Il est évident que l'emprunte paysagère des éoliennes est importante, on ne peut pas le nier.
Leur implantation dépend du gisement de vent et à ce que j'ai lu, leur nombre d'un problème de cheminement de l'énergie.
D'ou la pousse d'un parc plutôt que d'une seule isolée de ci de là.
Je ne veux pas faire de politique environnementaliste, parce qu'il faudrait intégrer lobbyisme, politique gouvernementale (clefs urbanistiques, réglementaire, normatives...) et je n'aurais pas les arguments pour avancer objectivement et clairement.
Par contre je ferais un parallèle en témoignant d'un échange avec un prof de géographie un jour lors d'une sortie à Superdévoluy. (Station de ski composée en tout et pour tout de 3 barres accolées de 9000 lits).
Devant nos vives réactions d'étudiants "pas beau" "emprunte paysagére" "architectes vendus" "nous au moins on a des chalets" etc....
Le prof nous a sortis de notre repère de pensée.
- sur la base qu'il existe un contexte et un comportement social (les vacances)
- qu'il réfère à des exigences techniques (construire, distribuer l'espace,stationner, alimenter, assainir, desservir etc...)
- qu'il s'intègre (bien ou mal) dans un contexte humain, naturel, mais aussi urbanistique et technique.
Dans ces conditions imposées par la réalité contemporaine du moment, quel est le meilleur choix
- reconstituer un décor romantique et disperser des hameaux de petits logements
- concentrer, densifier, intégrer, organiser
Le résultat de l'équation est évident: le projet "moche" est la meilleure réponse écologique.
- moins de couts fonciers/contraintes agricoles ou forestieres
- moins de béton/matériaux/transports/travaux
- moins de routes/réseaux/entretiens/déplacements
- moins de couts de gestion locative/services publics
- moins d'impact négatif sur la société locale tout en ayant un impact favorable économiquement
Bref un max d'économie d'échelles (économies pécuniaire, mais économie environnementale également)
Et in fine, en fin de système en cas de fin d'exploitation du domaine, trois pétards et la barre disparaît du paysage.
Ce que je veux démontrer, c'est que les choix plus respectueux de l'environnement sont parfois antinomiques avec notre vision sensible de notre jardin naturel et de notre perception romantique de la nature, fut elle plus ou moins anthropisée.
C'est tout le problème du NIMYG : Not In My Garden. Aussi, refuser aujourd'hui des concessions pour sois c'est finalement les accepter pour les autres, et après tout, les habitants de la Beauce ont tout autant le droit que nous en montagne de refuser qu'on leur verticalise l'horizon. Alors en attendant que tout le parc puisse être mis en mer, ou que l'on parvienne à rendre les habitats tous à énergie positive, il faut bien accepter que le progrès en passe par des essais plus ou moins réussis, et que la société fasse son chemin.