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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Coup de gueule contre l'Education Nationale  (Lu 14011 fois)

03 février 2011 à 11:02:15
Lu 14011 fois

modl


Bonjour. Une goutte d'eau vient de faire déborder mon vase...
Comme vous le savez, faut faire des économies. Soit... Mais pas à n'importe quel prix.
Dans l'EN, il n'y a plus de remplaçant : trop chers, payés sans avoir de gamins devant eux... Un remplaçant (TZR dans notre jargon), c'est comme une roue de secours. C'est inutile quand tout va bien, pratique de temps en temps...
Là, l'EN recrute dans les Poles Emplois tous ceux qui ne disent pas non pour être devant les gamins. Qu'ils aient des compétences en la matière n'est même pas obligatoire. Faut juste qu'il y ait quelqu'un, du coup, les gamins sont "encadrés".
Hier, un article de l'AFP, repris par les médias, (http://www.europe1.fr/Faits-divers/Evade-d-un-asile-il-devient-prof-396847/) indique qu'un rectorat a quand même fait embaucher un type évadé d'un asile...
D'où mon coup de sang.
Ca sert à rien, mais j'évite un ulcère...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

03 février 2011 à 11:50:55
Réponse #1

Campeur


la seule solution à mon sens... c'est une urne ! ;#
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

03 février 2011 à 12:57:32
Réponse #2

Anke


Une urne ?
Pas trop d'accord.
Notre système éducatif est "bancal" depuis  plus de 50 ans ( au moins). Néanmoins, ce système commence à la maison, par la FAMILLE. L'instit ou le prof ne sont là que pour supplèer ( amha) à mon manque d'instruction sur certains sujets. Il s'agit donc ( pour moi) d'une collaboration étroite entre parents et enseignants ayant pour but d'EDUQUER nos enfants. Le pb aujourd'hui c'est que l'instit, ou plus généralement l'EN, sont devenu des substituts aux parents qui n'assument ( ou ne peuvent, ou ne veulent, plus assumer) leur rôle ( je ne me fais surement pas que des potes en disant ça). Le véritable noeud du pb est là, je crois.
Les urnes c'est bien pour revendiquer des droits. Pour faire face à ses propres responsabilités, pas besoin d'urnes, la conscience de son rôle, de son devoir reste suffisante.

03 février 2011 à 13:10:03
Réponse #3

Pit


Je serai tenté de dire "+1" à Anke (toujours bon de te lire).

Je perçois aussi le problème comme impliquant le désengagement de beaucoup de parents et aussi une politique de "bas coûts" de l'EN.

Disons que si les parents s'occupaient mieux de leur gamins, la baisse du nombre de personnel aurait moins de conséquences. (ça ne veut pas dire que je cautionne cette baisse, loin de là).

Enfin bon, je veux pas faire déraper le sujet sur du politique (déjà que...), mais j'ai un peu trop souvent vu des parents espérer que leurs gamins s'élèvent seuls, ou que la nounou le fasse pour eux (pas "les" profs, c'est rien que des faignasses  ;#)

Pit.

ps: je ne ciblent pas LES parents, seulement une partie d'entre eux.
pps: j'ai absolument rien contre "les" profs, c'est une boutade au second degré.

03 février 2011 à 13:38:59
Réponse #4

Campeur


ben sur la baisse des effectifs, c'est au politique qu'il revient de prendre la décision, quant à ouvrir à du personnel non formé, sans l'approbation tacite des élus, c'est tout simplement impossible.

maintenant quant à la nécessaire adéquation entre l'éducation parentale et l'éducation scolaire, je ne peux être que d'accord !

le tout c'est qu'au rythme des réformes, c'est à se demander si les parents ne vont pas se retrouver seul face à un corps qui n'aura plus rien d'enseignant...

Bon, bref ça s'arrenge pas !

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

03 février 2011 à 13:44:55
Réponse #5

modl


D'accord avec tous !!!
Quand je reçois des parents (toujours avec leur gamin), et que je vois comment les gamins leurs parlent... J'ai même dû une ou deux fois faire remarquer qu'on ne parlait pas comme ça en ma présence... Si j'avais seulement penser à parler comme ça à mon père ou ma mère, il aurait fallu que je commence à courir TRES vite, et en zig-zag... C'est déjà un problème. Et là, Anke a raison : le problème commence à la maison. Une amie, instit retraitée, me disait que quand elle était en petite section de maternelle, le premier mois servait avant tout à apprendre le sens du mot "non" à beaucoup d'enfants.
Là, c'est plutôt que dans le but de faire des économies, et de pouvoir dire "si si, il y avait quelqu'un devant vos enfants...", on recrute des personnes sans aucune qualification dans la matière qu'ils sont censé enseigner. Et c'est valable dans toutes les disciplines et toutes les académies. Du coup, on a des schyzofrènes (pas sûr de l'ortho sur ce coup là...) qui arrivent devant les mômes. Les élus n'ont pas vraiment leur mot à dire, c'est le rectorat qui recrute pour les collèges et lycées.
C'est donc un problème politique aussi, et pas de droite ou de gauche : de politique au sens "noble" du terme. Quelle éducation veut-on pour nos enfants ?
Et je suis d'accord aussi pour dire qu'il y a des choses à réformer dans l'EN (j'en fais parti). Mais la seule logique comptable me semble un peu légère pour quelque chose d'aussi important...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

03 février 2011 à 13:54:43
Réponse #6

LaMouette


Je dirais +1000 à Anke

L'école n'est pas destinée à éduquer les enfants mais à les instruire. Son rôle est l'enseignement.
L'éducation, c'est le rôle de la famille. C'est elle qui élève l'enfant.

Mon père disait souvent, parlant d'une personne sans éducation : "Untel n'a pas été élevé, il a été nourri".

Trop d'enfants ne sont malheureusement que nourris par leurs parents :'(


03 février 2011 à 14:15:20
Réponse #7

StormX


Je suis tout à fait d'accord avec Anke sur ce problème récurent qu'est la disparition de ce qu'ils appellent l'institution familiale. Même si cela ne concerne pas tous le monde, nombre de repères, jadis cadrant l'enfant et lui permettant de grandir dans un environnement plus ou moins stable, disparaissent ou deviennent bancales. Le plus bel exemple est le nombre de séparations des couples qui apportent une instabilité certaine (même si souvent nécessaire, aussi bien pour les adultes que pour l'enfant, malheureusement).

On est en train de vivre une véritable révolution sans vraiment sans rendre compte. Pour moi, nous sommes en train de  changer tout bonnement de civilisation. Les progrès ont été à une telle vitesse, qu'aujourd'hui, la génération grandissante ne peut presque plus trouver d'exemples dans ce qui a été déja fait par ses parents. Nous sommes dans un monde où des problèmes à l'échelle planétaire touchent chacun d'entre nous dans sa vie de tous les jours. Regarder la crise de 2008 qui ne fait que de commencer... Aujourd'hui, nous ne devons pas trouver des solutions, mais bien en inventer de nouvelles. Nous ne pouvons plus adapter les solutions du passé à ce qui se passe aujourd'hui. Les mécanismes en marchent ne sont simplement plus les mêmes.

Nous sommes donc face à ce constat : la famille à de plus en plus de mal à remplir ce "contrat" passer implicitement avec les professionnels de l'enseignement. Ok, bon, on fait quoi alors ? Trouver des solutions à ce problème si complexe prendra du temps. Il faut tenir en compte de facteurs économiques, sociaux, politiques, culturel et surement beaucoup d'autre que je ne connais même pas. Cela prendra du temps, et des enfants seront sacrifiés sur l'autel du progrès. Que faire alors ? Ce qu'on peut ! En fonction de votre degrés de citoyenneté vous pouvez aller voter, en fonction de votre métier vous pouvez déjà agir, en fonction de votre temps libre vous pouvez vous impliquer dans des associations... Face à n'importe quel constat l'on réagit...qu'est ce qu'on attend !?  >:(

Alors, oui, je crois qu'on est beaucoup à le crier sur tous les toits : l'éducation ne peut être qu'optimale qu'avec la collaboration de l'enseignant et du parent. Mais dans un monde ou même les valeurs fondamentales sont remises en question par ceux qui sont sensé incarner les exemples à suivre, l'avenir de notre nation et du monde...c'est difficile de parler la même langue quand on réfléchit à ce que veut dire l'éducation.   :closedeyes:
« Modifié: 03 février 2011 à 14:23:21 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

03 février 2011 à 16:30:59
Réponse #8

Patrick


J'ai été il y a une quinzaine convié à participer à un jury de soutenance de mémoire de stage de 3ème. Dans un collège sympa avec de très bonnes infrastructures et des gamins qui feraient pleurer d'envie les enseignants des quartiers nords de Marseille, Lyon et Paris.

J'ai rencontré une vingtaine de professeurs et adminsitratifs et j'ai tourné avec deux d'entre eux.

Bein, ils sont tous éteints, démoralisés et tirent une tronche qui doit pas faire beaucoup espérer leurs élèves en l'avenir.

Pourtant, je peux vous assurer que les gamins que j'ai vu ont du potentiel.

J'imagine même pas dans quel état doivent être les profs des structures difficiles.

03 février 2011 à 16:52:46
Réponse #9

Melkor


Petite anecdote ce matin au boulot, après avoir vidé une cave et avoir le camion plein de bois, on passe devant le rectorat à Lyon.
Il y avait une manif d'enseignants. Ils étaient pas beaucoup, une vingtaine, regroupé devant deux bidon dans lesquels ils faisaient du feu pour pas trop se peler les miches.
A leurs pied, une petite cagette avec du petit bois, presque vide.
Du coup on s'arrête : "Bonjour, vous voulez du bois ? =) "
Ils étaient super content car ils étaient à sec et le froid leur cassait le moral. On leur a donc filé un bon petit stock pendant qu'ils nous expliquaient que six postes allaient être supprimés dans leur établissement, supprimant au passage une filière entière.
C'est pas grand chose mais c'était un échange sympathique qui nous à donné le sourire à tous  :)

03 février 2011 à 17:14:41
Réponse #10

Pit


Je pense qu'on s'est compris, fosa, c'est principalement un problème sémantique / culturel.

Quand on parle de quelqu'un de bien élevé, c'est pas dans le sens d' "élever des animaux".

Parenthèse HS, pour pas que le fil parte en quenouille pour un mot.

Pit

03 février 2011 à 17:21:32
Réponse #11

dedenimes


Citer
élever : verbe transitif (de élever)
Procurer les soins nécessaires au développement de quelqu'un, d'un animal, de sa naissance à un certain point d'accomplissement : Élever son petit.
Former sur le plan psychologique, intellectuel, spirituel, social, etc. ; éduquer : Élever ses enfants dans le respect d'autrui.
Faire l'élevage d'animaux domestiques ou utiles : Élever des chats.

source

Donc il n'est pas faux d'utiliser élever en lieu et place d'éduquer. Mais je te comprends fosa, c'est dur de se dire qu'au fond nous ne sommes que des animaux  ;D


03 février 2011 à 17:24:34
Réponse #12

Le Barbu'


Vous embêter pas pour ce qui ressemble a première vue a un abus de langage.  8)
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

03 février 2011 à 17:51:36
Réponse #13

Solstice


amha, l'éducation nationale devrait arrêter d'éduquer et devrait plutôt instruire, mais ça reste une vision personnelle.

03 février 2011 à 17:55:43
Réponse #14

Meow


Nous avons eu une "discussion", mais je suis même persuadé que le gamin a du en faire les frais une fois rentré.
Alors là Patrick je serais vraiment curieux de savoir comment tu as abordé la "discussion" !
Je me sentirais incapable de réagir à chaud dans une telle situation sans partir dans les tours, ce qui serait plus que contre-productif...  :-[
DON'T PANIC !

03 février 2011 à 18:00:53
Réponse #15

sharky


Alors là Patrick je serais vraiment curieux de savoir comment tu as abordé la "discussion" !

"Excusez moi Monsieur, vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire à votre fils?" Le tout sur un ton très calme et très sûr de soi.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

03 février 2011 à 18:38:32
Réponse #16

gmaz87


Bonsoir,
Ceci étant c'est une démarche dans l'air du temps.Dès lors que les enseignants de cette année ont été recrutés et envoyés au boulot sans formation pédagogique, il est logique qu'un crâne d'oeuf ait pensé que n'importe qui pourvu du même diplôme fera l'affaire... cqfd.
En ce qui concerne l'aspect éducatif des élèves, en fait leur adaptation au milieu scolaire et donc le travail des parents en amont c'est une autre paire de manches.
J'ai trouvé un job comme EVS (employé vie scolaire) dans une école a classe unique, moins de 20 élèves de la maternelle au CM2, je passe mon temps a demander des "sil te plait, merci etc..." et ce pour des trucs basiques du style : donner un essuie main, fermer un manteau etc...
Faire accrocher un manteau à une patère, ranger une paire de chaussure, ne pas laisser tomber le contenu d'une trousse débordante à craquer de trucs inutiles est un combat quotidien.
Dans ma mémoire de vieux crouton, une école était un lieu à part, les règles existaient et la parole du Maître avait force de Loi, les parents (les miens du moins) ne remettant jamais en question les sanctions données (au mieux ils les doublaient  ;D).
La j'ai le sentiment que c'est différent, les gamins s'en battent les oreilles, contestent, argumentent, bref en permanence c'est un rapport conflictuel à ce qui me semble pourtant n'être qu'une petite forme d'autorité, enfin non plutôt de bonnes règles de vie dans une communauté.
Je ne suis pas enseignant, mais je les vois autour de moi, ça relève de plus en plus du sacerdoce, et vu la rareté des vocations....
Bref, à terme ne resteront que quelques convaincus (rares...) et les autres, désabusés pour beaucoup.
Bon courage Modl
Gérard


Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

03 février 2011 à 19:04:05
Réponse #17

Le Barbu'


Au point de vue des diplômes et de leur "valeurs" sur le marché de l'emploi on peut dire que la "tendance" du bac pour tous a fait des ravages : elles nous obligent a poursuivre plus longtemps encore nôtre formation pour pouvoir se différencier parmi les étudiants et occuper des postes valorisants.



Maintenant pour faire le "trou" comme on dit, ben tu rame, c'est ce qui conduit une personne qui a un Bac + 4 a occuper un poste habituellement destiné a une personne ayant un niveau Bac + 3... :down:
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

03 février 2011 à 19:17:58
Réponse #18

modl


Les diplomes, moi, je me contente de former mes petits pour qu'ils puissent les passer avec un max de probabilités pour réussir. Jusque là, ça va (100% pour mes T°L de l'an dernier !!! :o). Il ne m'appartient pas d'en juger le bien-fondé. J'ai toujours envie de dire à ceux qui pense que le bac, c'est facile, de le repasser... Ceux qui en ont fait l'expérience ont été surpris...
Je crois aussi qu'on est respecté parce qu'on respecte, pas plus, pas moins. C'est une de mes phrases de la rentrée (tout niveau confondu). "Bonjour, au revoir, s'il vous plait et merci" ne sont pas négociables (en lycée !!!). De leur part et de la mienne. Du coup, un concours a été lancé il y a au moins 10 ans, et 35 mômes me disent "au revoir" en sortant 3 mn pour un pause, "Bonjour" en rentrant de la pause. Ben je réponds à tous. J'ai décidé qu'ils craqueraient avant moi, eux sans doute aussi...  ;D
Après, j'ai la chance de travailler dans un lycée rural du Poitou où je peux faire mon travail et pas jouer à Rambo un cours sur deux. D'où ma gueulante sur les remplaçants, chose qui me hérisse le poil vis-à-vis des mes petits. Actuellement, un(e) prof d'anglais, de math (2), de philo, de français (2) sont des remplaçants, gentils, mais sans compétences. J'ai des dizaines d'exemples comme ça, y compris pour mes enfants "perso".
Elle est où l'égalité des chances là ?
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

03 février 2011 à 19:36:54
Réponse #19

gmaz87


Elle est où l'égalité des chances là ?

A mon sens, perdue dans les limbes de la foi républicaine!!!
Maintenant ( selon ma vision actuelle et à mon humble niveau), si les parents ne se bougent pas en plus, pour beaucoup c'est cuit!!
Dans le système que j'ai connu (il y a un bail), nous étions tous égaux devant le savoir qui nous était dispensé, seul comptait l'intellect, la perséverance et l'envie d'apprendre.
Rien dans ma classe  hormis le cartable de meilleure qualité ne me distinguait du fils du patron de l'usine locale, nous avions la même blouse, les mêmes cahiers, stylos et autres crayons.
ça ne faisait pas tout mais c'était l'école de la République, égalitaire.
Maintenant les mômes se distinguent par les vêrements, les fournitures, ça demeure accessoire mais surtout par la capacité des parents à s'investir dans un suivi du soir.
D'aucuns le font, d'autres pas, pas forcement par manque d'envie mais plus par laisser aller ou plus dangereux encore par manque de savoir de base.
Certains des gosses que je vois seront des parents quasi analphabêtes, sans goût pour la lecture, comment imaginer leur demander de suivre et d'aider leurs futurs enfants?
Si on ajoute à ça le commentaire avisé de Kilbith sur le coût futur des études, clairement nous aurons des castes, ceux qui auront les moyens financiers et intellectuels et les autres...
Jusqu'ici chaque génération a peu ou prou fait mieux que la précédente, élevant le niveau général, maintenant ça risque de repartir à l'envers.
Pas joyeux.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

03 février 2011 à 19:51:05
Réponse #20

Féline


L'enfant est roi, gna, gna, gna, etc. Pourtant, en France depuis le 21 janvier 1793… ?

03 février 2011 à 19:54:21
Réponse #21

Gros Calou


L'enfant est roi, gna, gna, gna, etc. Pourtant, en France depuis le 21 janvier 1793… ?

Quel rapport avec l'éxécution de Louis XVI ???? :huh:

03 février 2011 à 20:33:06
Réponse #22

Kam


Citer
Dans l'avenir, la compétition ne sera plus franco-française, ni même franco-européenne. C'est fini la nationalité comme "avantage acquis". Nos enfants seront en compétition avec des centaines de millions d'enfants dans un monde globalisé ou l'information circule et ou l'éducation est disponible, ce n'était pas le cas par le passé. Parmi ces milliards de jeunes un bon peu sont issus de cultures qui mettent l'accent, beaucoup plus que nous, sur les études comme facteur n°1 d'ascension sociale.

Nous sommes dans une phase de transition dans laquelle nous passons d'un monde fermé, peu compétitif et au règles maitrisées, vers un monde ouvert ou les places seront redistribuées.

Difficile à prédire... Même si c'est vrai qu'au niveau économique ça va dans ce sens, comment savoir si ce mouvement va se poursuivre? Et comment savoir si le pays dans lequel vivent les enfants dont tu parles (la France a priori) va suivre ce mouvement?

D'autre part, je pense qu'il ne faut pas tout mettre dans le même sac. Un serveur de resto ou le maître nageur de la piscine du quartier ne sera jamais en compétition avec son homologue indien, même si ce dernier, pour le même taf, va gagner un centième de son salaire.

Cela dit, je suis d'accord sur le fait qu'il y a un gros problème au niveau de l'éducation en France. Il serait peut-être bon de repenser entre autres la façon dont on oriente nos gamins, et de revaloriser en particulier les filières techniques en créant de véritables centres de formation, dotés des moyens qui vont avec. J'ai été très agréablement surpris de voir ce qui se faisait en Suisse à ce niveau-là par exemple, pour ne pas aller bien loin.

Mais pour revenir au débat sur l'intérim ou assimilé dans nos institutions, ce n'est malheureusement pas nouveau, et l'Education Nationale n'est pas la seule à être concernée. Je me souviens à l'époque combien j'étais consterné de voir des emplois-jeune dans la gendarmerie porter une arme (tout comme le gendarme avec qui j'en parlais d'ailleurs)...

EDIT - Je ne refais pas un post pour ne pas poursuivre le semi-HS, mais merci kilbith pour les pistes de réflexion qui suivent.
« Modifié: 03 février 2011 à 21:03:14 par Kam »

03 février 2011 à 20:59:27
Réponse #23

modl


Merci pour vos apports.
Ca fait du bien de voir que je ne suis pas tout seul dans mon coin. :D
Effectivement, il y a des choses à revoir, mais avant tout, il faudrait faire au moins un bilan honnête du système éducatif : qu'est-ce qui marche ? qui marche pas ? pourquoi ? peut-on y remédier ? Et ensuite avoir un objectif : que veut-on pour la scolarité de nos mômes ? comment y arriver ?
Les "faisant fonction", quel que soit le métier, peuvent inquiéter, doivent inquiéter... A quand un "faisant fonction" dans un bloc opératoire ? Responsable d'un stage survie ? ;)
Je sais, c'est excessif...
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

03 février 2011 à 21:07:10
Réponse #24

Kilbith


A quand un "faisant fonction" dans un bloc opératoire ?  ;)
Je sais, c'est excessif...

 :lol: :lol: :lol:

Tu fais du second degré j'espère... :up:  :huh:

Un Article de 1995 du Point (15 secondes pour le trouver sur le net) : http://www.lepoint.fr/archives/article.php/7261

Citer
C'est par un professeur américain d'économie politique que le scandale est arrivé. « Je vous somme de faire paraître ma plainte et de me donner des explications », écrivait l'éminent universitaire au professeur Maurice Mercadier, vice-président de l'Académie de médecine. Motif de cette indignation : séjournant en France, il avait amené son fils, blessé à la main, aux urgences dans un hôpital. Reçu par un Asiatique s'exprimant très mal en français, le père et le fils avaient attendu près de trois heures avant qu'un interne ne les adresse à un service spécialisé... Pour attendre de nouveau. L'universitaire, passablement énervé, finit par conduire son fils dans un établissement privé où il fut immédiatement soigné.

La lettre comminatoire relatait une histoire somme toute terriblement banale, mais ô combien embarrassante, car elle mettait en scène l'un des 7 900 médecins étrangers (voir encadré) qui exercent dans les hôpitaux français, où ils représentent 24 % des effectifs. Cette missive allait déclencher un rapport de l'Académie de médecine dont les conclusions ne sont guère diplomatiques : « Que penser d'un système de santé qui laisse certains postes hospitaliers à des étrangers en situation criticable, voire irrégulière, sinon qu'il s'agit d'un système laxiste intolérable qui n'a que trop duré ! » « Des histoires inquiétantes, nous en connaissons tous, admet le professeur Mercadier. Et certains d'entre nous trouvent que le nombre d'incidents, voire d'accidents, devient exagéré. » Les médecins étrangers compétents sont les premiers à abonder dans ce sens.

« Un samedi où j'étais de garde à Montmorency, se souvient le docteur Fayez Hoche, chirurgien d'origine syrienne et président de l'Association médicale franco-syrienne, l'interne de garde en médecine était vietnamien, celui de chirurgie viscérale était marocain, l'anesthésiste syrien et l'infirmier de bloc algérien. Le malade a râlé, trouvant anormal qu'il n'y ait pas un seul Français pour l'accueillir dans l'hôpital. On a appelé le chef de service, qui est venu le rassurer et l'opérer. »

Un jeune chirurgien orthopédiste de la région parisienne raconte : « Alors que j'étais externe, j'ai travaillé avec deux FFI (« faisant fonction d'interne ») de garde aux urgences. L'un d'eux était togolais, l'autre syrien. Ce dernier comprenait mal le français et ne le lisait pas. C'est lui qui a reçu un ouvrier blessé à la tête par la chute d'un élément de faux plafond. Il a recousu ce malade, sans tenir compte - et pour cause - de la lettre du médecin du travail qui nous l'avait adressé et dans laquelle il suspectait la présence d'un hématome cérébral sous-dural. Quand l'homme est tombé dans le coma, c'était trop tard. Malgré la réanimation et son transfert en hélicoptère vers un centre de neurochirurgie, il n'a pas pu être sauvé. »

Un célèbre patron parisien, qui préfère garder l'anonymat, a failli perdre son fils. L'adolescent a fait une chute de vélo en pleine campagne. Il est conduit par un automobiliste chez le médecin du coin. Celui-ci, suspectant un problème, l'envoie à l'hôpital. Il y est reçu par un FFI syrien, qui ne détecte rien. Au bout de trois heures, le chef de service, enfin joint par le professeur B., se déplace pour voir le garçon et l'opère en urgence. Il souffrait d'une hémorragie interne, son guidon lui ayant provoqué une plaie au foie. A deux heures près, il risquait de mourir....

la suite de l'article est "délectable". ;)
« Modifié: 03 février 2011 à 21:17:09 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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