Difficile d'imaginer que des gens subsistent dans de telles conditions ... /...
Oui ... et non.
Si tant est que l'on développe sa qualité d' " éveil ", il suffit d'effleurer la surface des choses, voire de simplement les
regarder pleinement, pour se rendre compte de l'existence d'autres modes de ( sur)vies.
Comme part-time new yorker, je dois dire que cet underworld m'est familier depuis facilement trente années, au bas mot. Et qu'en fait, la spécificité de la vie new yorkaise fait que tout le monde a vraiment conscience de l'existence de celui-ci.
Comme globe trotter, il ne m'a jamais été difficile de le retrouver sur tous les coins de planète, sous d'autres formes.
Ce qui me frappe plutôt, à l'heure actuelle, c'est combien la distance qui nous sépare de l'hypothèse que nous y soyons plongé ( pour y "sur"vivre, pour diverses raisons ou pour cause d'infortunes ) devient de plus en plus mince.
Comme décrit, d'une certaine façon ( romancée et extrême ), par Tom Wolfe dans The Bonfire of the Vanities .
Cela aussi, je crois que beaucoup le réalise. Ce qui induit une peur, sinon une terreur, face à ce qui pourrait être notre lot, un jour funeste. Et, pour beaucoup d'entre nous, un déni, voire une agressivité lors de rencontres fortuites avec celles et ceux qui ont un jour vacillé et basculé.
C'est un documentaire en noir et blanc qui marque et impressionne. Mais, c'est une réalité quotidienne en couleurs pour beaucoup de citadins, spectateurs de ces vies affligées.