
ça y est, c'est fait !
je dois dire que rien ne s'est vraiment passé comme je l'imaginais, petit retex car je crois que ça peut être transposé d'autres situations
déjà, rien dormi dans la nuit précédent la course : stress, cogitations ... Le matin, levé à 5 heures pour déjeuner de bonne heure... noué, pas faim, je me force à manger un peu
Arrivé sur le site de la course, je me détends un peu, m'échauffe et bois un mélange (citron + sirop d'agave +eau + une ptite dose de maltodextrine) pour attendre le départ.
les deux premières heures de courses, je suis super à l'aise, parti doucement et bien décider à ménager ma monture, je discute même avec certains participants, bref, ça roule !
Arrivé au 17 ème kilomètre, je sens qu'il y a un problème avec mon petit orteil sur lepied droit : ça frotte dur sur la chaussure
et là, première connerie : ne pas m'arreter tout de suite pour voir ce qui se passe
je serre les dents, mais ça m'obsède un peu, du coup je m'alimente moins bien et j'ai un gros coup de barre vers le 20 ème ... heureusement le ravitaillement est juste deux kilomètres plus loin ...en haut d'une magnifique côte interminable

je suis en mode mental à fond, je serre les dents ...
au ravitaillement je me déchausse enfin : grosse ampoule pleine de sang

d'autant plus déçu que j'avais pris la précaution de mettre des pansements anti ampoules sur mes petits orteils ... comme quoi c'est pas infaillible ou je les ai mal mis ?
je reprotège la zone avec un pansement
en tous cas le ravito fait du bien, je suis parmi les derniers, ils sont déjà en train de ranger ... ça casse un peu le moral ...
les 12 deniers kilomètres sont une bel entrainement au stoicisme ... j'alterne petit trot et marche, me fait doubler plusieurs fois, termine par une desente finale de 5 kilomètres ou mes pieds souffrent un martyr ...
la douleur s'est en effet propagée à l'ensemble des pieds, surement parce que je me contracte énormément.
Je me force à expirer longuement car je me rends compte que j'ai tendance à faire de l'apnée
à l'arrivée, je suis cuit, mais j'ai fini ... toute la soirée je vais avoir beaucoup de mal à marcher ... j'essaie de prendre un bain avec des glaçons pour la récup, je l'ai déjà fait, c'st une technique qui me donne de bons résultats, mais là, est-ce la fatigue ? je ne le supporte que deux minutes
ce que j'en retiensdéjà , c'est une super course très belle, mais il faut avoir fait beaucoup de dénivelé avant, et je n'en avais pas fait assez ! je connaissais mal le terrain, et là aussi c'est une grosse erreur..
ensuite, le choix du matériel : j'avais pourtant confiance dans mes runnings, un modèle que j'avais déjà porté (adidas supernova trail), confortable... Ont-ils modifié la forme ? le même modèle d'une ancienne version ne m'avait jamais donné d'ampoules...ou est-ce les chaussettes ?
par contre le reste du matos (sac quechua, cuissard skins, tee shirt quechua) a fait ses preuves!
enfin, l'importance de 'alimentation et de l'hydratation, que j'ai bien géré sauf ce trou vers le 20 ème ... comme quoi un simple bobo peut te faire sortir de ta concentration et commettre des erreurs qui pourraient être grave en situation de survie (ou évidemment il n'y a pas de ravitaillement au 22 ème ...)

je me suis aussi rendu compte qu'il fallait impérativement que je maigrisse, car là, c'est trop lourd à porter !
et pour finir, quelle connerie de ne pas s’arrêter tout de suite des que j'ai senti ce frottement ! gros manque de lucidité ! là aussi ça pourrait couter très cher en situation de survie !
bon, vivement le prochain car c'était super sympa malgré les bobos !
