allez, une petite citation du Grand Gourou de la survie, j'ai nommé le vénéré Xavier Manigance!

trève de galigeades... Si au niveau survie, on peut douter de son expérience, je pense qu'au niveau médical on peut lui faire confiance...
"Nous avons tous vu des centaines de films où le moribond surmonte la douleur par une grande lampée d'alcool, se donne du courage par une "petite lichette", traverse le blizzard grâce à une bonne rasade de gnole, ressuscite d'une morsure de serpent à l'issue d'une cuite magistrale, etc. Que faut il penser de ses idées reçues? Rien de positif.
L'acool ethylique possède 2 vertues qu'il ne faut pas nier: c'est un antiseptique efficace s'il tire plus de 40°, et peut donc aider à désinfecter les plaies. C'est par ailleurs un anesthésique partiel dans la mesure où il agit sur le système nerveux central et diminue la vigilance proportionnellement à la quantité bue. A ce titre, il peut aider à de la petite chirurgie de guerre si on ne dispose pas de morphine ou de valium. Soulignons quand même qu'une ampoule de 1cm3 de morphine fera beaucoup plus d'effet que 500cm3 de whisky, tout en étant 500 fois moins volumieuse et 500 fois moins lourde!
L'apport calorique de l'alcool est réel, indépendamment de tous les effets nocifs qui accompagnent immanquablement son ingestion: il fournit 7 calories par gramme et est utilisé par l'organisme pour la dépense calorique de base jusqu'à concurrence de 50%. En pratique, cela veut dire que si l'on est bloqué dans les neiges avec un container de whisky et rien à manger il vaut mieux boire chaque jour la quantité de whisky qui apportera la ration nécessaire à la survie (boire de la neige fondue n'apportera aucune calorie). On conviendra que cette situation cocasse a peu de chance de se produire. Certains ressentent un "coup de fouet" tonifiant juste après l'ingestion d'alcool. Cet effet n'est pas niable parfois, mais malheureusement toujours suivi d'une phase de lassitude et d'une baisse de rendement musculaire.
Pour ceux qui voient dans le vin une source inégalée de vertus en tous genre, nous leur rendrons justice jusqu'à hauteur de 2 verres par jour sous certaines conditions. Le vin doit être de qualiité supérieur, sans être le résultat de savants mélanges. Il doit être bu à raison d'un verre de taille normale au cours de chacun des 2 repas principaux. [...]"