Bonjour Robert,
Très intéressant ton post. La situation que tu illustres est aussi un bel exemple de complexité historico-belliciste.
Il me semble qu'Oka est un autre nom pour ce que les français appellaient Caughnawaga (lieu d'implantation des Mohawks à proximité de Montréal, 1716) ? Mais peut être que je me trompe...Il faudra que je revienne plus en profondeur sur ce sujet délicat et complexe.
De Bello
D'un point de vue plus général, il me semble que s'il est courant de dire que les guerres ont des causes économiques (ou idéologique/religieuse/dogmatique), ce n'est pas pour autant que cette affirmation est vraie.
AMHA les conflits sont bien souvent le résultat d'une incomprehension irréductible entre deux groupes. Cette incomprehension peut avoir une cause économique et religieuse, mais pas seulement. La culture intervient aussi. C'est la phase d'allumage.
Dans un second temps, pour qu'une guerre se développe il faut qu'elle puisse s'auto entretenir. Ce qui nécessite des supports économiques. Rien ne perdure très longtemps si c'est économiquement couteux (le très longtemps peut être plus de 50 ans).
Par la suite, pour que le conflit devienne une fin en soi et non plus un moyen, il faut que l'idéologie viennent s'en mêler. L'objectif initial disparaît au profit du moyen. Il s'agit alors d'éliminer l'adversaire désigné. Dans certaines cultures cela passe par son extermination.
Cette "bascule" intervient soit d'emblée, mais c'est rare. Elle intervient souvent dans un second temps.
*Soit parce que les coups portés ammènent au pouvoir les extrémistes, qui sont arivés par la guerre aux manettes et donc bénéficient de l'état de belligérance.
Ou bien encore parce que seule la victoire pourra justifier les préjudices subis. Où les massacres perpétrés.
*Soit parce qu'une économie de guerre s'est mise en place. L'exemple type c'est lorsqu'un enfant/ado/adulescent a quitté l'école depuis trop de temps pour combler son déficit. Son seul moyen de survie désormais, c'est son arme....il ne peut plus faire que ça. C'est très difficile de renverser cette logique économique.
Les braises couvent longtemps sous la cendre...
Didier.