Un prédateur est toujours à l'affût du moindre signe qui lui permette de repérer une proie facile.
D'où l'importance du langage corporel...

J'ai eu une discussion sur un sujet similaire avec une amie psychologue. Elle m'expliquait que les psychotiques de façon générale ont une sensibilité accrue qui leur permettent de très rapidement detecter les failles chez leurs interlocuteurs.
Ils peuvent ainsi tenir des propos extrêment durs à des gens qu'ils ne connaissent absoluement pas parce qu'ils arrivent à cibler très vite les personnalités, quand une personne a un problème. Ils font plus attention aux gestes, aux tics, aux yeux qui se baissent... et peuvent tenir des propos très blessants.
De la même façon elle me disait qu'un jour à son hôpital, un patient a aggressé verbalement une infirmière en lui disant quelque chose du genre "va crever avec ton bébé". Et elle a appris quelques jours plus tard qu'elle était enceinte. Ils arrivent très facilement à voir ce genre de chose.
Cela semble manquer un brin de précision.
Psychopathe, n'implique pas forcément psychotique...
Psychotique se rapporte à la
psychose.
Psychopathe à la
psychopathie.
Ce sont deux termes différents.
Et ce truc de la sensibilité accrue me paraît biaisé : cela ne relèverait-il pas plutôt d'une simple question de motivation et d'intention ?
Le prédateur a un meilleur taux de réussite que l'individu lambda car il a un objectif à atteindre.
Et pour atteindre son objectif, il doit obligatoirement être en mesure de détecter précisément les proies faciles...
De la même manière qu'un profiler, un psychologue, un directeur des ressources humaines, ou tout autre métier qui s'appuie sur l'analyse des comportements, des personnes, etc.
De plus, au niveau de la sensibilité nous sommes tous (sauf maladie ou problème génétique) dotés de capacités qui pourraient sembler surnaturelle ; par exemple des études ont montré que les hommes étaient capables de détecter quand les femmes ont leur règles, ou quand elles sont en ovulation, avec un taux de réussite très élevé, ou comment les femmes à partir de l'odeur d'un T-shirt peuvent dire si le génome d'un homme est intéressant en vue de la procréation, etc.
{Petit HS : Sans vouloir tout mélanger, cela me donne envie de renvoyer vers la discussion Brain Power - The Gut}Tout cela n'a rien d'irrationnel ; nous sommes tous dotés d'un arsenal de circuits neuronaux dédiés à la survie.
Ensuite tout est question d'objectif :
Dans une société pacifiée, pas besoin de mobiliser les mêmes ressources que dans un contexte dégradé.
Mais le prédateur, lui, qu'il soit un simple délinquant, ou un psychopathe, évolue dans un contexte bien différent, et qui nécessite la mobilisation de ressources de combat...
C'est somme toute parfaitement cohérent.