J'aurais aimé faire un inventaire des techniques de défense contre les animaux nuisibles...(potentiellement et mortellement)
Notamment les "gros" mammifaires pouvant tuer un homme, pas les petits que l'on peut avec un peu de bon sens contourner sans problème mais plutot ceux capables de charger ou de vous traquer,
cette question je l'ai maintenant en tete depuis 25 ans et je profite du forum et de l'échange amical d'idée des intervenants pour tirer ca au clair
dans ma ligne de mire, le LOUP (alpes) et l'OURS (pyrenees) mais le LION, TIGRE et autres sont les bienvennus
personnellement je n'irais pas m'en prendre à eux que sauf si ma vie était en jeu, même si les chances que cela se produise sont proches de ZERO
mais le but de la survie c'est un peu comme l'arme atomique, quand on s'en sert (réellement) c'est qu'on plus du tout le choix (je le concède c'est un raccourci qui justifie ma démarche)
Je pense plutôt l'inverse, c'est à dire qu'à mon avis, avec du bon sens, on peut éviter de provoquer un comportement agressif chez un gros animal (en signalant sa présence, en évitant certaines zones, etc...) alors que c'est moins évident avec les petits animaux que l'on ne voit pas et qui n'ont pas les moyens de fuite pour éviter la confrontation.
Voilà quelques exemples de choses vécues pour illustrer mon propos :un scorpion venu se mettre au chaud dans un sac à dos lors d'un bivouac en Afrique, un nid de frelon dérangé par inadvertance, une vipère se faisant dorer la pilule sur un chemin sur laquelle on marche, des serpents très mimétiques dans des buissons à 2 mètres du sol dans les mangroves australiennes, des araignées plus que dangereuses dans la partie centrale de ce même continent, etc...
Avec les gros animaux, comme je l'ai dit plus haut, il me semble plus facile d'éviter la confrontation par des moyens de prévention. Pour faire simple, un animal est agressif dans 2 cas :
pour se défendre : cela se produit quand l'animal se sent acculé ou surpris par une présence soudaine et proche. On retrouve alors les stratégies de contournement et surtout de signalement évoquées dans les posts précédents.
Parfois, c'est malheureusement trop tard. Il m'est arrivé de me retrouvé entre un hippopotame et sa mare parce que je ne l'avais pas vu assez tôt

ou encore face à un éléphant qui débouche d'un sentier en face de moi et même à une centaine de mètres d'un groupe de lions (tout ça à pied et sans arme). A chaque fois, je me suis figé et est reculé doucement pour signaler clairement mes intentions non agressives à l'animal. Je n'ai surtout pas couru ni fait de gestes brusques. Ça a marché puisque je suis encore là pour en témoigner
pour se nourrir : à quelques exceptions près (crocodile, parfois tigre ou lion, requins ?, ...?), l'homme ne représente pas une proie pour les animaux. C'est plutôt ce que vous transportez (réellement ou potentiellement) qu'ils convoitent. A ce titre, les animaux les plus dangereux ne sont pas les plus gros mais ceux qui ont assimilés l'homme à la bouffe, parce qu'ils ont été nourris par nos congénères. Typiquement, c'est le cas de certains groupes de babouins en Afrique et, je crois, d'ours en Amérique du Nord. Dans des cas plus
normaux, il conviendra là encore de prendre des précautions préventives : écarter sa nourriture lors des bivouacs, ne pas pique niquer n'importe où, etc...
A ce propos, le lien vers le système d'alerte au bivouac