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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La désescalade  (Lu 11508 fois)

28 octobre 2010 à 18:29:22
Lu 11508 fois

Lycaon


On a souvent affaire à deux formes de désescalade:

La forme assertive: voix ferme mais pas agressive en regardant dans les yeux  ex: Le gars vous rentre dedans (ce peut être dans une logique d'  « interview »): « Désolé, je ne vous avais pas vu ». Je ne m'attarde pas, j'ai à faire, je n'ai pas peur.
La forme inoffensive et/ou d'embuscade: « je suis vraiment  désolé, excusez moi ».  Plus propre au Senshido. Si c'est, pour reprendre les mots de Richard Dimitri, une bonne personne qui a eu une mauvaise journée, ça passe. Si on est dans une logique « d'interview », donc une « mauvaise » personne, ça ne passe pas . Par contre, vu que le gars nous prend pour une trogne, on rentre dans la phase d'embuscade: le gars s'approche et ne se méfie pas. Je suis en passive stance, les mains près de la poitrine et pas trop écartées (autrement on crée un couloir de bus pour un direct, c'est le reproche que je ferais à la posture de « paix universelle » façon protegor, on dirait que le mec se fait braquer ou qu'il bosse ses pecs à la machine).
Quoi qu'il en soit, les conditions sont réunies pour un bon préemptif.

Souvent on en reste là. Dans l'absolu, on est tous d'accord pour dire que y'a un moment ou faut rentrer dedans. D'ailleurs, au plus on attend, au plus on a tendance à attendre. Au plus on subit. D'où l'intérêt de se forcer à avoir des repères pour le passage à l'acte. (Ex: si il me pousse plus d'une fois, je l'allume).

Néanmoins, il y a d'autres options.


La forme « témoin de Jéhovah ». On lui donne ce nom avec Luc pour le côté légèrement benêt et à la logique un peu déphasée.  Exemple sur un type à la masse, main à la poche, qui disait vouloir me planter: « Je vais te planter ». Moi : « j'comprend pas ». « Je vais te planter je te dis » !!! « Oui j'ai entendu, mais je comprends pas pourquoi »; « put**n, je vais te planter ». « oui mais ça va changer quoi ? Tu vas me planter et après ? Je comprends pas pourquoi ? » au bout de deux minutes, le type : « t'es qu'un pédé, autrement tu m'aurais défoncé » Et la dessus il est parti.

La forme hyper offensive : j'ai lu un truc la dessus sur le forum. C'est la logique de l'incendie qu'on souffle par une explosion. On escalade à mort, vite et fort. J'ai vu une crevette de banlieue tenir en respect un gars plus gros de prêt de 30 kg.  ça parle méchant, vite, en continu. Une vraie saturation verbale du système nerveux. En deux minutes, on est verbalement mort 10 fois, notre copine violée 15, notre famille cramée trente, et en plus on sait ou t'habiteet on va te retrouver.

On peut noter qu'un gars comme Southnarc échelonne trois niveaux de gestion verbale.
Reculez s'il vous plait.
Reculez !!!
Pu***n barre toi j'te dis !!!

On peut trouver également

La forme « je suis en colère conte la situation »
:  « Non mais vous vous rendez compte de ce que vous me dites ??!!! Vous pouvez pas faire un truc pareil, c'est pas possible !!!  Je vous connais de nulle part et vous arrivez en me menaçant !!! Comme ça gratuitement !!!!.
On parle super fort mais pas d'insultes ni de menaces.(le gars peut sauver la face) On n'est pas dans le rituel. Mais en même temps la colère envoie un message. put**n il est pas commode le gars !!!


On peut également utiliser l'hyper-offensif sur un tiers imaginaire. Exemple: j'arrive en poste aux Minguettes (équipes d'intervention pour les HLM) Big problème, le palier ou on a notre bureau est squatté en moyenne par 4-5 gars qui foutent le bordel. Pas moyen de les dégager. Je demande a un gars de l'équipe de me passer un coup de fil dès que je rentre dans le hall et de ne pas raccrocher (je lui explique bien sûr pourquoi) et là je pète un plomb devant les mecs sur un gars qui n'existe pas. « La put**n de toi, tu me menaces moi, sale fils de P****, mais viens !!! viens !!!!. Amènes toi, viens à 50 si tu veux, viens me fumer baltringue....et blablabla. 5 minutes de rage verbales  (un samedi après midi parce que la plupart des gens sont aux courses  :) ). A l'issu de quoi je rentre dans le local et ressort 5 minutes après pour dire aux 5 jeunes qu'on a eu des plaintes pour les dégradations qu'ils occasionnent et qu'ils doivent partir. Résultat: « désolé monsieur » et ils sont partis.

 Ce sont quelques exemples de gestion verbale. J'espère ne pas enfoncer de portes ouvertes (n'ayant pas tout lu sur le forum). L'idée est que la gestion verbale peut être relativement riche -(mais pas trop, comme pour la self, trop d'options tue la prise de décision)-et que l'on peut combiner certaines approches (cf Southnarc).

Enfin, je reste persuadé qu'on gère d'autant mieux verbalement qu'on a un bon potentiel offensif en réserve. Grosso modo on négocie mieux avec un « flingue chargé » dans la poche.  Cela peut paraître évident, mais certains pro de la gestion des conflits ne partagent pas cette opinion.
Vivez comme le Bouddha (mais pas tout le temps) et battez vous comme le diable

28 octobre 2010 à 18:50:42
Réponse #1

sharky


Enfin, je reste persuadé qu'on gère d'autant mieux verbalement qu'on a un bon potentiel offensif en réserve. Grosso modo on négocie mieux avec un « flingue chargé » dans la poche.  Cela peut paraître évident, mais certains pro de la gestion des conflits ne partagent pas cette opinion.

Rien qu'avec ce paragraphe, on est à deux années lumières de ce qui existe sur le marché des boîtes de formation en "gestion des conflits".
Je passe un peu pour un extra terrestre à chaque fois que l'institution pour laquelle je travaille m'y force à y aller.
La désescalade est effectivement beaucoup plus facile quand tu sais que tu as les capacités de défoncer le type en face.

Par rapport à la forme "hyper défensive", je trouve perso que c'est la plus épuisante et la plus dangereuse car çà peut vraiment partir à tout moment. A réserver quand tu sais que tu joues un rôle et que tu vas pas partir en vrille pour de vrai.

A+
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

28 octobre 2010 à 19:20:54
Réponse #2

Lycaon


Pour la forme "hyper offensive", je suis d'accord. En tous cas, je rapporte l'anecdote d'une forme "extrême". Je pense que la "crevette" n'avait pas d'autre option. Perso je ne l'ai jamais employé sous cette forme.
Vivez comme le Bouddha (mais pas tout le temps) et battez vous comme le diable

28 octobre 2010 à 20:09:24
Réponse #3

sharky


Pour la forme "hyper offensive", je suis d'accord. En tous cas, je rapporte l'anecdote d'une forme "extrême". Je pense que la "crevette" n'avait pas d'autre option. Perso je ne l'ai jamais employé sous cette forme.

Utilisé une fois face à un "client" qui est monté très vite et très fort. Tout autre forme de désescalade, c'était un baissage de froc en puissance.
Par contre très lente et longue la déscente:Ca a commencé par "je vais te défoncer" puis"je t'attends sur le parking ce soir" puis c'est passé à "on est de la même ville, je te retrouverais".
Je lui ai dit après: "bon maintenant qu'on a montré qu'on a des c*u!lles tous les deux, on va pouvoir s'asseoire et discuter".

Situation très tendue, j'étais prêt à partir au moindre geste déplacé de sa part.
Une heure après, grosse crise de tremblement suite au sevrage d'adrénaline ;#Bref, c'est quand même pas le top mais bon
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

30 octobre 2010 à 18:10:12
Réponse #4

Bomby


(...)

 Ce sont quelques exemples de gestion verbale. J'espère ne pas enfoncer de portes ouvertes (n'ayant pas tout lu sur le forum). L'idée est que la gestion verbale peut être relativement riche -(mais pas trop, comme pour la self, trop d'options tue la prise de décision)-et que l'on peut combiner certaines approches (cf Southnarc).
(...)


Bonjour Lycaon, et merci de cette contribution, d'autant plus intéressante à mon avis qu'on peut souvent facilement en rester à l'idée que la désescalade verbale ça consiste à s'excuser voire à s'écraser...

Or, comme tu le soulignes bien, c'est comme pour les techniques "physiques" de combat, les options possibles peuvent être relativement riches, mais avoir le moment venu trop d'options handicape gravement l'efficacité.

J'ajouterai que, précisément comme pour les techniques physiques, il faut aussi tenir compte de ce qui nous convient le mieux, de ce que l'on "sent" le mieux, tout en ayant conscience des avantages et des inconvénients (que tu évoques assez clairement ici) des différentes approches...

Et que, d'autre part, même si les contextes dans lesquels elles pourraient être employées peuvent être très différents, toutes les approches ne se valent probablement pas, de même que parmi les techniques physiques, certaines sont quand même à privilégier par rapport à d'autres.

Si on a un caractère à vite monter dans les tours, on aura beau travailler là-dessus, il me semble que ça risque d'être compliqué d'être crédible dans un registre "inoffensif" tout en restant suffisamment vigilant pour percevoir à temps un démarrage hostile en face de soi ou le bris de la distance de sécurité.

Si à l'inverse on a naturellement tendance à faire profil bas, il faut peut-être paradoxalement éviter aussi le registre "inoffensif", pour ne pas trop laisser penser qu'on pourrait être une proie facile, et privilégier par exemple la forme "assertive" ou la technique dite ci-dessus "témoin de Jéhovah"...

Bref, à mon humble avis, à moins d'en avoir un besoin professionnel (ce qui est certainement le cas de certains sur ce forum), il est sans doute préférable de travailler plusieurs options graduées mais sur un registre restant tout de même très limité, plutôt médian, et dans lequel on se retrouvera suffisamment à l'aise.


(...)


Enfin, je reste persuadé qu'on gère d'autant mieux verbalement qu'on a un bon potentiel offensif en réserve. Grosso modo on négocie mieux avec un « flingue chargé » dans la poche.  Cela peut paraître évident, mais certains pro de la gestion des conflits ne partagent pas cette opinion. (...)

A moi aussi, cela semble tout à fait évident... Ne serait-ce que parce que, à défaut d'avoir ce potentiel offensif en réserve, l'impact du stress risque d'être encore bien supérieur et bien plus handicapant. Difficile de parlementer efficacement si le cerveau est déjà en mode panique après avoir abouti à la conclusion intuitive que si la castagne démarre, on a aucune chance rationnelle de s'en tirer...

Ne serait-ce aussi parce que, si on a ce précieux potentiel offensif en réserve, on manifestera sans doute plus nettement et facilement, sans même le rechercher particulièrement, une attitude et un langage non-verbal aux vertus dissuasives.

J'ai de la peine à imaginer le raisonnement des pros de la gestion de conflit que tu évoques et qui sont d'un avis inverse au tien et au mien...

Je me demande si ça n'est pas une question de point de vue ou plutôt de but poursuivi : si l'objectif de la gestion de conflit est de réduire le conflit à néant, définitivement et quel qu'il soit, leur optique peut peut-être plus facilement se concevoir. Mais si l'objectif de la gestion de conflit est que l'agressé ou celui qui est sur le point de l'être s'en sorte au mieux, et si possible donc en évitant un affrontement ouvert sans devoir "s'écraser" (ce qui peut parfois avoir des conséquences sociales pas si évidentes que cela à assumer), alors il me semble totalement imprudent de ne pas y inclure la prévision d'un potentiel offensif...

Mais bon, à écrire ça ici, j'enfonce aisément des portes ouvertes tout en ayant la prétention de prêcher à des convertis...

Cordialement,

Bomby

30 octobre 2010 à 19:18:57
Réponse #5

Leif


Citer
Si on a un caractère à vite monter dans les tours, on aura beau travailler là-dessus, il me semble que ça risque d'être compliqué d'être crédible dans un registre "inoffensif" tout en restant suffisamment vigilant pour percevoir à temps un démarrage hostile en face de soi ou le bris de la distance de sécurité.

de la nécessité nait  la réussite, plus une habitude a juste échanger avec les autres.

tous ceux qui tiennent le discours"moi je réfléchis pas je cogne", tous sans exception n'ont pas tenu leurs paroles quand la brise fut venu.

c'est justement ça qui est tres marrant les gros nerveux qui soudainement arrive a trouver un calme olympien, quand le nombre n'est plus en leur faveur ou que les armes ne sont pas équivalente.

allez je vais mettre ça sur le fait qu'ils deviennent soudainement très "humble".

pour ce qui est de la possession d'arme chargé sur soi, je en pense pas que cela joue dans la désescalade, si on la garde en backup pour le cas c'est que deja on emet que l'on va perdre.

l'arme nous protège et on ne protège pas son arme.

tout est question de feeling.

savoir quand desescalader, frapper, tirer etc...

on en revient toujours a l'histoire de chacun, c'est ce qui a creer la personne qui va influer sur c'est choix.

tous ce travail et on peut vraiment devenir tres bon dans l'art de la manipulation sur autrui, par contre une seule chose compte  tout le temps "etre honnete".

au moins ne pas essayer de mentir, etre le plus crédible possible.

qui on est , ou on est et avec qui.


sortir et parler , echanger apprendre a dialoguer avec "les autres"

30 octobre 2010 à 20:17:58
Réponse #6

Moleson


...

pour ce qui est de la possession d'arme chargé sur soi, je en pense pas que cela joue dans la désescalade, si on la garde en backup pour le cas c'est que deja on emet que l'on va perdre.

....

Et alors? penser que l'on peut gérer toute les situations par la désescalade est tout aussi présomptueux que de penser qu'un flingue en poche est la réponse à tout.


Il y a un temps pour la parole et il y a un temps ou il faut flinguer.... et il y a tout ce qu'il y a entre les deux.

Les flics ils ont une arme pourquoi ???


Moléson

30 octobre 2010 à 20:22:07
Réponse #7

sharky


Par rapport au 1er post, j'avoue ne pas comprendre le fait de théoriser des tonnes sur un truc que n'importe quel Q.I. d'huitre peut faire : la désescalade verbale.

=> "Oui tu as raison, je suis un [insérer ici une vulgarité], ne perds pas ton temps avec moi"    X n

Pourquoi se fatiguer à essayer de trouver des stratagèmes pacifiques verbaux avec d'abjectes personnes qui veut vous faire du mal ? Pourquoi de tels plans alors qu'une phrase répétitive dit de façon robotique suffirait ?

:popcorn:

Si celà te sert à rien, tant mieux pour toi.
Si tu n'en vois pas l'intérêt tant pis pour toi.
Tu as déjà travaillé sous forme de scénario? Non je pense sinon tu comprendrais pourquoi c'est important aussi de se connaître quand on est pris à parti d'abord verbalement.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

30 octobre 2010 à 20:50:57
Réponse #8

Leif


Citer
pour ce qui est de la possession d'arme chargé sur soi, je en pense pas que cela joue dans la désescalade, si on la garde en backup pour le cas c'est que deja on emet que l'on va perdre.

a ma lecture , ce n'est pas ce que je voulais dire, mais plutot:

croire que  c'est parce que l on a une arme que tout un coup on est super serein calme ,car au cas ou on aurait toujours plus fort dans la poche.

Citer
Je sens un peu d'animosité dans ton post.

Ce que je voudrais qu'on m'explique c'est le pourquoi du comment d'une telle mise en théorie.

Qu'on m'explique et qu'on m'énumère les variables de tons et les registres de mots à employer selon les situations si c'est si tant compliqué que ça... Autant ne pas faire les choses à moitié, non ?

C'est quasi-impossible de jouer du théâtre en situation chaude. C'est bien sur-estimer le contrôle de ses émotions primaires...

car c'est ce qui ferra toute la difference entre rentré avec un ok desolé; vas y dégage pauvre con(marque deposé ns); un oeil au beurre noir;un coup de couteau, ou ne pas rentré du tout.

30 octobre 2010 à 21:01:47
Réponse #9

sharky


Je sens un peu d'animosité dans ton post.

D'animosité non, une pointe d'agacement peut être ;#

Dire que la désescalade, c'est simple il suffit de... C'est aussi réducteur que dire que la SD se résume à des coups de pied dans les boules.

De part mon activité pro, la déscalade je la pratique quotidiennement et je peux te dire que il y a rien de simple et qu'aucune situation se ressemble.
Suivant le client, il y a des choses que tu peux te permettre et d'autres non.

Enfin, si la désescalade était aussi simple, pourquoi est ce qu'on serait autant à se casser le cul à passer du temps en séminaire alors qu'on pourrait l'avoir au chaud chez soi justement   ;#
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

30 octobre 2010 à 23:27:31
Réponse #10

Elektro




Si on a un caractère à vite monter dans les tours, on aura beau travailler là-dessus, il me semble que ça risque d'être compliqué d'être crédible dans un registre "inoffensif" tout en restant suffisamment vigilant pour percevoir à temps un démarrage hostile en face de soi ou le bris de la distance de sécurité.


C'est clair,je suis plutot très cool mais aussi très impulsif et il m'est impossible de rester zen si on m'emm**de .
Meme si j'ai peur,c'est un truc que je ne peux pas faire car je suis systématiquement trahi par mon corps (sourcils froncés,machoires crispées,poings serrés,tremblements etc)
Jusqu'a aujourd'hui j'ai évité beaucoup de bagarres/agressions car les agresseurs semblent sentir que le moindre geste chez eux provoquera une réaction très importante chez moi.
En meme temps j'aimerai etre plus zen car ,dans ces cas la, ca a toujours été hyper tendu ,au bord de la rupture , mais je n'y arrive tout simplement  pas   ;)

31 octobre 2010 à 07:05:05
Réponse #11

Eric Lem




Si on a un caractère à vite monter dans les tours, on aura beau travailler là-dessus, il me semble que ça risque d'être compliqué d'être crédible dans un registre "inoffensif" tout en restant suffisamment vigilant pour percevoir à temps un démarrage hostile en face de soi ou le bris de la distance de sécurité.


J'aurais tendance à te répondre oui ET non.

Oui, on ne change pas ce qu'on EST vraiment et très souvent l'agresseur potentiel "sent" à qui il a à faire avant le début de l'"agression".
Ce qui permet parfois de ne même pas avoir à désescalader. ;#

Pour autant, je ne suis pas d'accord avec cet espèce de "déterminisme".
J'ai eu personnellement plusieurs élèves à gros caractère, très chatouilleux sur les questions de "respect", habitués à la cogne dure et qui ne rechignaient pas à aller au charbon.
Et poutant, avec beaucoup de boulot, TOUS jusqu'à présent sont arrivés à jouer dans un répertoire suffisemment crédible pour faire une véritable désescalade...
D'ailleurs, la plupart de ces mecs, qui se battaient au minimum 2 à 3 fois par mois, ont sérieusement réduit la fréquence de ces accrochages... j'ai tendance à penser que d'une façon ou d'une autre, ils sont parvenus à maitriser une certaine désescalade.
Ca demande beaucoup d'efforts, mais c'est faisable si on accepte de tavailler sur son égo et si on accepte de se remettre honnêtement en question.

A ce sujet, ceux qui fréquentent les stages de l'ACDS ont peut-être déjà eu l'occasion de voir PP en train de faire une désescalade, c'est un bel exemple...  ;)

Par rapport au 1er post, j'avoue ne pas comprendre le fait de théoriser des tonnes sur un truc que n'importe quel Q.I. d'huitre peut faire : la désescalade verbale.


Si je peux me permettre, c'est dingue le nombre de gens dont le QI est inférieur à celui d'une huitre (et oui, tu sens bien une pointe d'animosité devant ce genre d'affirmation péremptoire ;))
Evidemment, ça SEMBLE tellement facile de "désescalader"... le problème c'est que ça l'est beaucoup moins en situation.
Alors on peut se dire qu'il suffit d'un "Qi d'huitre", que ça vient naturellement (ce qui est d'ailleurs parfois vrai chez certaines personnes) et qu'on sera toujours capable de le faire si un jour on en a besoin....
Mais la vérité, c'est que sans entrainement tu ne le feras pas, point barre....

=> "Oui tu as raison, je suis un [insérer ici une vulgarité], ne perds pas ton temps avec moi"    X n

Pourquoi se fatiguer à essayer de trouver des stratagèmes pacifiques verbaux avec d'abjectes personnes qui veulent vous faire du mal ? Pourquoi de tels plans alors qu'une phrase répétitive dit de façon robotique suffirait ?

Rien qu'en lisant ça, on se rend compte que tu ne sais ABSOLUMENT PAS de quoi tu parles...
Désolé, c'est pas gentil et tout, mais ta phrase est tellement c*nne qu'elle n'apelle aucun autre commentaire.

Pourquoi essayer de trouver des stratagèmes?
Au choix, soit pour ne pas te faire défoncer, soit pour ne pas avoir à défoncer une autre personne (même abjecte) et devoir en assumer les conséquences morales, légales et éthiques.
Talk is cheap ammo is'nt...

Une phrase répétitive dite de façon robotique suffirait?
Suffirait à quoi?
A passer pour un golmon et espérer que le mec en face aura de la pitié pour un handicapé?
A déclencher l'altercation et pouvoir se dire après "Je savais bien que c'est de la connerie leur truc de désescalade"?

Avant de la ramener sur un sujet aussi important que celui-ci, prends le temps d'essayer de comprendre, avec ton QI tellement supérieur, de quoi il est REELLEMENT question.


Rico, QI de moule-frites depuis 1979.
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

31 octobre 2010 à 08:20:26
Réponse #12

Moleson


Tiens un




Moléson

31 octobre 2010 à 08:44:17
Réponse #13

sharky


Tiens un




Moléson

Et surtout ne pas le nourrir ;#
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

31 octobre 2010 à 09:12:20
Réponse #14

Eric Lem


C'est incroyable. Voilà un mec qui comprend, semblerait-il, tout à la désescalade, mais qui peine à garder son sang-froid avec un p'tit con sur internet !  :lol:

Je garde mon sang-froid, avec tous les petits cons, même ceux dans ton genre.
Et trés honnêtement, je me contre-fous de savoir si tu penses que la désescalade c'est utile ou non... à voir (ou lire plus précisément) le genre d'attitude que tu déploies sur ce forum (et pas uniquement sur ce post), un jour ou l'autre qqn se chargera de te remettere les pieds sur terre, je n'ai aucun doute là-desus  ;)

Je me refuse simplement de te laisser dire n'importe quoi, par respect pour les gens qui sont réellement intéressés par ce sujet.
Mais savoir ce que toi, Fredou, tu penses, planqué derrière ton écran, je m'en bats les steaks...

Après tout, qui ose agresser les malades ?...

Encore une belle preuve de ton implacable connaissance du sujet...
Personne, voyons, aucun prédateur n'oserait s'en prendre à une personne qu'il/elle juge faible ou diminuée... ::)


Dites plutôt que mes arguments sont absolument vrais, et que vous ne savez plus quoi dire...

 :)
Ben voilà, on a qu'à dire ça et on se quitte bons amis, OK?

Maintenant, tu peux prendre ton "avis à deux balles" par la main et aller faire un tour un peu plus loin?
Histoire qu'on puisse discuter tranquille, entre théoriciens déconnectés de la réalité?
« Modifié: 31 octobre 2010 à 09:20:18 par Eric Lem »
Peace,

Eric.
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31 octobre 2010 à 09:46:56
Réponse #15

Bomby


(...)
Pour autant, je ne suis pas d'accord avec cet espèce de "déterminisme".
(...)



Loin de moi toute idée de déterminisme, j'avais dû mal m'exprimer.

Ce que je voulais dire c'est que, dans le cas des, disons pour caricaturer, "gros nerveux, il fallait peut être privilégier un registre moins inoffensif que celui décrit plus haut par Lycaon (comme registre "inoffensif ou d'embuscade"), sans pour autant du tout renoncer à la désescalade, ni renoncer à terme à travailler les autres registres...

Vu le retex que tu fais sur certains de tes élèves, les fais-tu travailler systématiquement différentes options de désescalade, en jouant parmi les différentes options possibles décrites par Lycaon?

Ou est-ce que tu privilégies par principe tel ou tel des registres évoqués?



(...)
Ca demande beaucoup d'efforts, mais c'est faisable si on accepte de travailler sur son égo et si on accepte de se remettre honnêtement en question. (...)


Oui, bien sûr, tout tient toujours à ça, et d'ailleurs dans tous les domaines, et on ne le rappellera sans doute jamais assez.

Mais comme on vient de le voir un peu plus haut, ce n'est apparemment pas si simple pour tout le monde...

Cordialement,

Bomby

31 octobre 2010 à 10:19:10
Réponse #16

Eric Lem


Vu le retex que tu fais sur certains de tes élèves, les fais-tu travailler systématiquement différentes options de désescalade, en jouant parmi les différentes options possibles décrites par Lycaon?

Eh, tu veux pas que je te passe toutes mes recettes non plus?  ;D

Dans la plupart des cas, la première chose que je fais c'est de les "désesnsibiliser", et pour ce faire, j'ai pas encore trouvé mieux qu'une longue et persistante exposition aux pires provocations que tu peux imaginer  :lol:
Concrètement, je leur casse les burnes, longtemps, en allant les provoquer sur des sujets que je sais sensibles et en répétant l'opération aussi souvent que possible.
La première étape, c'est de leur faire comprendre que ce n'est qu'un jeu, un jeu d'acteur, un jeu de dupes, un jeu dangereux, mais au final ça reste un jeu et il faut être deux pour y jouer.

A partir de là, tout deveint plus facile et ils choisisent eux mêmes leur "voie" parmis les options présentées par Lycaon (super post au fait), selon leur sensibilité du moment.

Ou est-ce que tu privilégies par principe tel ou tel des registres évoqués?

Comme je le disais le choix entre tel et tel registre appartiens à chacun selon ce qu'il est, ce qu'il fait et l'endroit où il se trouve.
A titre perso, je suis plutot dans l'approche innoffensive/embuscade, car c'est dans cette approche que je me sens le plus naturellement à l'aise ( et la fréquentation d'un certain instructeur egypto-canadien de petite taille ne doit pas y être pour rien non plus  :lol: ).
Peut-être suis-je, par la même, plus tenté de "pousser" mes élèves vers cette voie, honnêtement je sais pas...
En même temps, c'est vrai que je trouve que c'est l'approche la plus "équilibrée" entre le respect d'autrui (on ne fait pas à qqn d'autre ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse) et le respect de sa propre sécurité.


Mais comme on vient de le voir un peu plus haut, ce n'est apparemment pas si simple pour tout le monde...

Meuuuuh non... c'était juste pour la science...  ;)

Peace,

Eric.
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31 octobre 2010 à 10:20:23
Réponse #17

** Serge **


Citer
The Power Of Semantics (The Use Of Choice Speech):
 
 
The power of words (semantics) has been the catalyst, in many cases, that has caused
countries to go to war.  The same holds true for individual self-protection encounters,
which are really just a war in microcosm. Time and time again, I have seen physical
confrontations initiated by those who fail to understand the power of words, and how
what one says can either escalate or de-escalate a physical encounter.
 
Prior to an actual physical assault taking place, there will usually, not always, be an
exchange of words between the attacker and the intended victim.  It is during this Pre-
physical contact interview, that the attackers intent  to fight can often be de-railed
through choice speech.  In many cases, the interview is being used as the lure  to both
entice and goad you into a physical confrontation.  The attacker is hoping that no matter
what you say, the words you speak will give him the excuse he was looking for to
physically engage with rage.  
 
 
Knowing this, how can we use the power of semantics to our advantage ?  A fellow
Canadian Self Protection instructor, Richard Dimitri (founder of Senshido,
http://www.senshido.com) stated and I am paraphrasing : "  I am not really interested in the  final result or the technique used in a street fight, rather I am more interested in how it escalated to the point of the physical " .  This statement is true brilliance, and something that I have been preaching for years.  Too many in our field are more concerned about the physical (which, don 't get me wrong, is important) rather than pre-contact psychology.
Dimitri' s work in the area of semantics, as it relates to personal combat, is some of the
best around and what has spawned this posting on the topic.
 
 
So, let's look at some common baited statements that are used to elicit a response from us , and discuss how we can remold them, or as Neuro Linguistic Psychology calls it,
pattern interrupt (brain fart) the user to our advantage.
Remember, these statements are the bait that the potential attacker wants you to b!te at, thus giving them the excuse to physically engage.  What we want to do is DE-RAIL this mental process to our advantage.
 
 
EXAMPLE #1:
 
 Do you have a F*****G problem ?  
 
Here the usual reply is no, or no reply at all.  Both of these responses, if given, are too
finite, and tend to elicit a negative response from the attacker.  The key word here is
PROBLEM, so use this to your advantage by giving a response such as:
 
 Yes, I do have a problem.  I just got fired at work, and I have no financial way to feed
my family, our look after their needs at home.  
 
 
IMO, this reply is very powerful in that it answers your attackers question in a way that
is psychologically very disarming.  Identifying the fact that you have a problem that is
going to directly affect your family, is something that can be related to by most would be attackers, thus causing the pattern interruption which can lead to diffusion
 
 
 
 
EXAMPLE #2:
 
 
 What the F**K are you looking at ?.  
 
 
Here the usual reply is nothing or no reply at all.  Again, both of these responses are
too finite and tend to elicit a negative response from the attacker.  The key word here is
LOOKING, so use this to your advantage by giving a response such as:
 
 
 I m sorry if you thought I was looking at you the wrong way, my wife just left me, and
my mind is scrambled right now and as a result, I have a habit of staring out in space
which people mistake as staring, sorry man,. I didnt mean anything by it .  
 
 
IMO, this reply is again very powerful in that it answers your attackers question in a way
that is psychologically very disarming.
 
 
 
 
EXAMPLE #3:
 
 
 Give me all your fucking money
 
 
If you don't have any money, never state this fact, by itself, to the attacker.  Remember,
they have picked you for a reason and have placed themselves in a dangerous situation
where they could be arrested and sent to jail if caught. The last thing the attacker wants to hear from you, is that you do not have anything of value for them to take. Instead a
response might be:
 
 Man, I dont have any cash with me right now, but I have my bank card that has a
$1000.00 limit on it.  You can have it, and I will give you the pin number  .

Or :
 
 Man I dont have any cash right now, but see this gold ring, it' s worth $700.00, here take it.  
 
 
 
I hope that you, the reader, can see how tactically and psychologically disarming the
above examples are.  It is because of this cause and effect  strategy that we can
psychologically reverse the intended lure , and use it to our advantage to either verbally
de-escalate the situation, or use it as a set up for first strike.  Due to the fact that only
about 10% of communication is verbal, body language used with this tactic must be
congruent with what you are attempting to communicate verbally !!!!!  If not, the potential attacker will not believe a word you say.
 
 
As with any other strategy or tactic, one must practice these skills in realistic scenario
based replication training.   Proper Pre Planning Prevents Piss Poor Performance. The
power of words, and their application, is a MUST for those who seek realistic self-
protection training.  Remember, winning a fighting isn't always about the physical !!!!!!
 
 
Darren Laur
 
CAVEAT:
 
I would highly recommend Richard DIMITRI' s work in this area as a blueprint for others
to follow. From a NLP perspective, specific to this topic, what he is doing is brilliant.  
Richards work in the area of the physical is also most desirable.  
 
 
 

© -2010 - Darren Laur - http://www.personalprotectionsystems.ca/Safety_Articles.html
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

31 octobre 2010 à 17:43:12
Réponse #18

run974


Citer
A titre perso, je suis plutot dans l'approche innoffensive/embuscade
 

:up:

C'est ce qu'il y a d'intéressant dans la désescalade, qui permet tout à la fois d'éviter que ça parte, ce qui est le but premier rappelons le... mais aussi de mettre toutes les chances de son coté pour porter une attaque surprise, le plus souvent au beau milieu d'une phrase ...

Bla..bla..bla.. écoute moi bien comme je te désesc.. BAAAF !!
A la tu vois, t'es bien ré-escaladé par exemple............... :lol: discutons ! :o
« Modifié: 31 octobre 2010 à 18:31:07 par run974 »

31 octobre 2010 à 21:30:28
Réponse #19

Lycaon



Je reviens sur la notion « capacité offensive en réserve », et je fais le parallèle avec ce qui à été écrit sur la nécessité ou non de prendre des coups. Il faut en faire l'expérience. Je pense que tout le monde sera d'accord. Il faut juste ne pas confondre ça avec un endurcissement « stupide » aux coups. Il faut juste avoir conscience de ce que ça fait. Ça rends prudent et ça limite le stress de la gestion verbale: « si il me tombe dessus, non seulement, je peux faire face mais en plus, je connais un minimum les conséquences d'un engagement physique ».
Et puis ça évite de tomber dans le piège de « l'invincibilité ». On a donné une initiation aujourd'hui avec Luc de protection personnelle. Quand on a abordé les agressions à arme blanche, on a fait circuler des photos de blessures au couteau. Un des gars a du sortir prendre l'air. Seulement quand on leur à dit que si ils avaient le choix, il fallait « se tirer », personne n'a sorti un truc du genre « je suis pas une tarlouze ». Tout le monde était d'accord.
S'entraîner, c'est un peur se nourrir à l'homéopathie de la violence, réduire l'inconnu, être au plus proche du réel.
Pour ce qui est des différentes approches « techniques » de la gestion verbale, bien d'accord pour dire qu'elles doivent correspondre à la personne (plus crédible). Après, on peut faire la différence avec l'activité professionnelle et la vie privée. Je variais plus mes approches dans mon ancien boulot en fonction du résultat recherché. La gestion verbale ou désescalade n'est finalement que l'utilisation de la parole en vue d'un résultat. C'est de la manipulation. Dans la vie privée je reste partisan du « parle cool et frappe méchant ».
Enfin, je suis d'accord pour dire que « ce sale con d'en face ne mérite pas que je le gère verbalement, il mérite juste que je le défonce ». Tout à fait d'accord. Il ne le mérite pas, mais moi, je le mérite. Si on reste fidèle à l'idée que « il n'est pas seul et il est armé ». Si on rajoute que « on ne sait jamais à qui on à affaire », alors, il faut tout faire pour éviter. Je pense que chacun se le doit.
« Vivez comme le Bouddha, battez vous comme le diable ».


Bien à tous  ;)

Vivez comme le Bouddha (mais pas tout le temps) et battez vous comme le diable

01 novembre 2010 à 09:46:05
Réponse #20

Patrick


Je reviens sur la notion « capacité offensive en réserve », et je fais le parallèle avec ce qui à été écrit sur la nécessité ou non de prendre des coups. Il faut en faire l'expérience. Je pense que tout le monde sera d'accord. Il faut juste ne pas confondre ça avec un endurcissement « stupide » aux coups. Il faut juste avoir conscience de ce que ça fait. Ça rends prudent et ça limite le stress de la gestion verbale: « si il me tombe dessus, non seulement, je peux faire face mais en plus, je connais un minimum les conséquences d'un engagement physique ».
Et puis ça évite de tomber dans le piège de « l'invincibilité ». On a donné une initiation aujourd'hui avec Luc de protection personnelle. Quand on a abordé les agressions à arme blanche, on a fait circuler des photos de blessures au couteau. Un des gars a du sortir prendre l'air. Seulement quand on leur à dit que si ils avaient le choix, il fallait « se tirer », personne n'a sorti un truc du genre « je suis pas une tarlouze ». Tout le monde était d'accord.
S'entraîner, c'est un peur se nourrir à l'homéopathie de la violence, réduire l'inconnu, être au plus proche du réel.
Pour ce qui est des différentes approches « techniques » de la gestion verbale, bien d'accord pour dire qu'elles doivent correspondre à la personne (plus crédible). Après, on peut faire la différence avec l'activité professionnelle et la vie privée. Je variais plus mes approches dans mon ancien boulot en fonction du résultat recherché. La gestion verbale ou désescalade n'est finalement que l'utilisation de la parole en vue d'un résultat. C'est de la manipulation. Dans la vie privée je reste partisan du « parle cool et frappe méchant ».
Enfin, je suis d'accord pour dire que « ce sale con d'en face ne mérite pas que je le gère verbalement, il mérite juste que je le défonce ». Tout à fait d'accord. Il ne le mérite pas, mais moi, je le mérite. Si on reste fidèle à l'idée que « il n'est pas seul et il est armé ». Si on rajoute que « on ne sait jamais à qui on à affaire », alors, il faut tout faire pour éviter. Je pense que chacun se le doit.
« Vivez comme le Bouddha, battez vous comme le diable ».
Tout simplement remarquable. Tu illustre un des principes clé d'une transmission efficiente des savoirs qui fait souvent défaut dans ce type de formation :

  • le savoir faire (je n'enseigne que ce que je suis capable de mettre en oeuvre moi-même)
  • le savoir être (qui doit être en congruence avec ce qu'on enseigne)
  • le savoir transmettre (décoder, adapter en fonction de l'individu, ancrer des repères simples)
  :akhbar:

Quand on a abordé les agressions à arme blanche, on a fait circuler des photos de blessures au couteau. Un des gars a du sortir prendre l'air. Seulement quand on leur à dit que si ils avaient le choix, il fallait « se tirer », personne n'a sorti un truc du genre « je suis pas une tarlouze ».
Dans mon propos "self protection vs disciplines de combat" je souligne justement toute notre éducation au combat qui nous pousse à plus craindre un supposé déshonneur du refus de combattre que les conséquences d'un combat. Nous avons tendance à avoir plus peur d'être ou plutôt paraître lâche que d'être blessé voire tué au cours de celui-ci. Avec des paroxysmes tel que le mode "berserk" ou la peur nous devient à ce point insupportable qu'elle va nous transformer en amok insensible aux coups même graves et capable des pires excès sur autrui.

01 novembre 2010 à 14:08:26
Réponse #21

** Serge **


Mettre toutes les chances de son coté pour porter une attaque surprise, le plus souvent au beau milieu d'une phrase ...

Belle idée. Malheureusement, c'est un cliché, un stéréotype.

Il s'avère que c'est excessivement difficile à réaliser; voire, c'est quasi impossible, sans des drills bien spécifiques, ou sans une tonne d'expérience de type city streets.


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

01 novembre 2010 à 14:20:33
Réponse #22

run974


Peut-être que ce sera plus facile en posant une question ?

Genre.. "t'as quoi comme mutuelle" ?  ;#

01 novembre 2010 à 14:23:03
Réponse #23

** Serge **


Absolument, c'est une technique d'interview classique qui mobilise partiellement les capacités cérébrales de l'antagoniste. Et, donc, qui favorise sa déconcentration.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

01 novembre 2010 à 14:47:11
Réponse #24

Thanos


Avec des paroxysmes tel que le mode "berserk" ou la peur nous devient à ce point insupportable qu'elle va nous transformer en amok insensible aux coups même graves et capable des pires excès sur autrui.

Ce qui n'empêchera pas de se vider, malheureusement  :(

Belle idée. Malheureusement, c'est un cliché, un stéréotype.

Il s'avère que c'est excessivement difficile à réaliser; voire, c'est quasi impossible, sans des drills bien spécifiques, ou sans une tonne d'expérience de type city streets.

+1000, si on n'est pas habitué à ce genre de situation la peur/adrénaline fera plus trembler et bafouiller qu'aider à gamberger sur des "pièges à con pour militaire isolé"...


@Lycaon, dans quelle "catégorie" placerais tu le détournement d'attention où on va rebondir sur les propos du type pour le calmer et/ou lui faire penser qu'on est avec lui le temps de mettre les voiles ? (Plusieurs fois utilisé avec des types drogués ou dérangés)

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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