> Emmuel: En te lisant, je me suis rendu compte que le type "lambda" développait effectivement pas mal de techniques du genre dans le RER / Métro

J'ai souri en te lisant et en me voyant réagir pareil, même si la configuration générale de mon RER (ligne A) diffère quelque peu.
En gare :De la même façon, j'ai tendance, tant que le train n'est pas en gare, à arpenter le quai pour prendre l'éventuelle 'température' en cas de soirée chaude (manif, sortie de supporters...)sans pour autant paraître perdu ou hésitant sur son trajet (rien de pire à mon avis que d'avoir l'air d'un touriste un peu paumé).J'évite de rester immobile.
Je suis d'accord avec toi, les emmerdeurs potentiels ont tendance à ne pas marcher longtemps entre l'escalator et "leur" wagon, c'est pourquoi, suite à ma petite ballade sur le quai, je monte généralement dans un wagon éloigné des flux principaux : on a souvent plus de place le matin/ le soir, et cela permet éventuellement d'éviter les embrouilles.
A l'arrivée dans ma gare de destination, je passe en mode exfiltration: le but du jeu est d'atteindre la sortie / correspondance le plus rapidement possible, sans courir

. Je marche vite, regard droit, je sais ou je vais, je le montre. Jamais eu d'emmerdes à ce moment là, ou la personne décroche vite (voir plus bas)
Choix du wagon : Pareil, je "scanne" généralement l'ensemble avant de monter, pour detecter les fauteurs de troubles potentiels, types bourrés, cherche-la-m*rde et compagnie.
Et +1 pour le "wagon des clodos", souvent dans la ligne 13 le matin.
En cas de gros débordement, de truc louche ou potentiellement chaud: un petit sourire niais au chauffeur, un petit mot sympa et on voyage directement dans la cabine. Ca doit être interdit, mais j'y ai eu droit une fois en métro, et c'était assez sympa.
Dans le wagon: Profil bas. Je scanne tout l'environnement, de préférence également depuis les premiers sièges, dos au mur, rangée de 4. Pas de walkman, ou alors planqué dans le sac avec juste le cable qui en sort. Tout dépend de la ligne et de l'heure.
Un bouquin, le 20 minutes ou tout autre gratuit du matin, ca fait passer le temps. L'avantage d'un journal plus gros (Le Monde, Le Guardian...) c'est que roulé serré sur lui même il peut éventuellement servir en cas de saloperie.
Pour les wagons à deux étages : tout à fait d'accord. On reste en bas, avec les vieux et les mères de famille.
Heures: J'ai souvent été surpris de voir que les heures ''chaudes'' étaient pas forcément les dernières.
Je m'explique :
-0800-0930 : Heure de pointe. Travailleurs et touristes. jamais vu autre chose que des pickpockets, et encore. Les gens dorment.
-1830-2030 : pareil, pointe du soir. Les gens sont un peu plus ennervés, excités par la journée de boulot et la soirée qui arrive, mais ce sont +/- les mêmes que le matin.
-Fin d'aprem / milieu de soirée : c'est parfois là que tu rencontre des glandeurs relous qui n'ont rien d'autre à faire. Et généralement, pas grand monde dans le wagon.
-Fin de soirée / dernier train : le dernier RER est en général bondé. Quelques fêtards, pas mal de jeunes, éventuellement des mecs bourrés / shootés, mais rarement vu des choses méchantes. Je ne pense pas que ce soit le pire, technique testée jusqu'en zone 5 nord et ouest. Ce qui commence à craindre à ces heures là, c'est à l'arrivée : toujours voir plus bas : Je trace
En cas de contact hostile ou pouvant le devenir
En voiture :Ca ne m'est pas arrivé hyper souvent, (ca fait 6 ans que je suis sur Paris.Taille moyenne, physique passe partout)
Dans tous les cas, je garde mon calme, je tente la discussion et l'humour. Ca désamorce souvent l'aggression et éventuellement peut attirer l'attention des autres voyageurs qui évidement n'ont rien vu, evidement

.
Désavantage : ne fonctionne pas sur les mecs bourrés, mais qui ont généralement des reflexes diminués / raisonnement faussé Solution : je change de voiture au prochain arrêt, le mec lâche généralement l'affaire.
En gare :Mode "Full Throttle" : Quoi qu'il arrive, je ne m'arrête jamais. (j'ai même fait le coup une fois à un flic en civil qui à a peine eu le temps de me sortir sa plaque : je suis passé devant, il n'a pas cherché plus, pourtant sur ce coup là, ca aurait pu me valoir des emmerdes...

)
Je pars du principe que rester immobile est potentiellement dangereux (voir plus haut : ca fait touriste, perdu...)
Si la personne qui me cherche des noises me suit, j'accelère le pas.
Je réponds à moitié, je n'ai pas le temps, je le montre. (sauf évidement s'il sagit d'un pauvre Japonais qui me demande sa route

je reste poli tout de même!). Ne jamais s'arrêter ou répondre à une provocation.
Généralement, au bout d'une dizaine de mètres, l'emmerdeur à laché l'affaire, et sinon les tourniquets permettent de rajouter de la distance. Si des contrôleurs / flics sont présents, on peut éventuellement amorçer une trajectoire dans leur direction (bien que je préfère toujours les éviter aussi, même s'ils font leur travail) Généralement,le maillage de vidéosurveillance est dense sur Paris, mais en cas de doute ou de situation craignos, bien se placer dans l'axe des caméras. (en espérant que le mec en faction au PC ce soir là ne soit pas, comme dans tous les films US au téléphone avec sa petite amie / en train de regarder le superbowl / en train de bouffer des donuts / en train de faire des lancer francs avec son pote dans la corbeille à papier

)
Concernant les gares, j'applique tant que je peux le vieux principe ''Know your exits'' et dans la mesure du possible, je sais ou je vais : ou mènent les sorties, et éventuellement comment rallier ma destination via une autre correspondance (grève d'une ligne, couloir bloqué, embrouille...) sans avoir à consulter de plan (ce qui équivaudrait à s'arrêter)
En synthèse pour moi : - Scan systématique
- Profil bas
- Know your exits
- Rester mobile et courtois.
Content de savoir que je suis pas le seul 'parano'
