Commenter un petit livre récent sur la survie en forêt me rappelle une réflexion que j'ai eu cette été.
De la même manière qu'en milieu urbain repérer ses portes de sortie à l'avance peut s'avérer salvateur, je me suis dit plusieurs fois sur les pistes cet "été"… "Et si ?"
Dans une situation où l'on se perd dans la nature, dans une situation où les éléments nous dépassent, on a parfois à suppléer le manque au niveau matériel par ce qu'on trouve sur le terrain. Et c'est peut-être complètement débile, mais je me suis dit plusieurs fois, si je suis trop lège, je fonce dans la forêt. Peut-être parce que tous les stages que j'ai pu faire étaient en milieu plus ou moins forestier ?
Toujours est-il que c'est là que je pense pouvoir trouver le plus de matières premières, d'abris naturels, et que je sais avoir de grandes chances de trouver aussi de l'eau (à croiser avec la orme du terrain). La vie en est la preuve, non ?
Il y a bien sûr le cas par cas. Une récente visite du coté du Morvan, avec de très visibles traces d'arbres arrachés par la tempête me fait tempérer l'absolu de ma refléxion. en même temps on a le droit d'essayer de réfléchir un peu si on en a les moyens.

Toujours est-il que je vois là un intérêt direct au bushcraft : mettre en confiance dans un milieu qui pourrait à priori sembler hostile. Il y a quelques années, je n'aurais certainement pas considéré la forêt de la même manière qu'aujourd'hui. Quand on a pas l'habitude, ça ne semble pas très accueillant. Et je ne me serais peut-être pas dit alors qu'il commence à faire sombre : "je redescend, je vais me mettre dans cette forêt ou je sais pouvoir me chauffer, m'isoler, m'abriter."
Ou peut-être beaucoup plus tard.
Je vous raconte donc un peu ma vie pour que certains puissent avoir ça en tête avant de perdre quelques heures précieuses.
Et aussi pour savoir ce que vous en pensez. Mais peut-être que ce fil ne mérite pas plus que ce qu'il est.
