Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: menaces de groupes  (Lu 29755 fois)

02 octobre 2010 à 12:24:04
Réponse #75

Patrick


Et avec les réductions d'effectifs police/gendarmerie d'ici 2012 ça ne va pas s'arranger du coup... (Est ce que, légalement et deontologiquement, des sociétés privées pourraient participer au MO dans les grandes manifs de ce genre, d'ailleurs ?).
Oui, certes mais pas seulement. Les effectifs cumulés de la Police Nationale + Gendarmerie + Police Municipale font que la France à le taux de force de police / habitant le plus élevé d'Europe et un des plus élevé des sociétés modernes et démocratiques au monde.

Ne pourrait on trouver des modes d'organisation et de maillage plus performants ? Est-ce qu'une meilleure synergie entre ces trois forces qui n'est pas, c'est le moins qu'on puisse dire optimale aujourd'hui, ne serait pas possible ?

02 octobre 2010 à 12:32:27
Réponse #76

Patrick


J'ai fait face, ou ai assisté a pas mal d'agressions ou de début d'agression ( c'est moi que tu rgarde batard ??! ) qui semblent totalements gratuite, en ce sens qu'elle ne sont légitimé par aucune des motivations que tu viens de citer, en gros un groupe te tombe dessus ( en t'ayant provoqué ou non avant ) comme ca pour aucune autre raison, que ta gueule ou ta coupe de cheveux.

 Est ce qu'on pourrait les rangées dans "Stigmatisation" ( contre les bourges, les blancs...) ou alors c'est un phénomene récent qui a pas été repertorié ?
Tu viens de répondre toi-même à ta question et les criminologues s'accordent au moins sur un seul principe : Il n'y a jamais d'agression gratuite et même un aliéné au dernier stade répond à sa logique.

Je reprend tes exemples :

c'est moi que tu regardes batard
  • Soit territorialité : "tu me défie" ou "je veux assoir ma position dans le groupe"
  • Soit stigmatisation : ce que tu es (groupe ethnique ou culturel) attise ma haine ou ma frustration
  • Soit prédation : je te chauffe exprès pour enclencher la baston et la dépouille comme butin
souvent un mix des trois d'ailleurs.

ta gueule ou ta coupe de cheveux. On est là bien en pleine stigmatisation de ce que j'ai appris à haïr par mon éducation dans le groupe.

02 octobre 2010 à 12:44:56
Réponse #77

Patrick


C'est probablement une c... (de plus), mais bon j'essaie de suivre ;) : est-ce que ce n'est pas l'antique mais toujours vert sujet de philo politique qui met en balance sécurité et liberté, l'un des deux paramètres pris en charge ensemble par le pouvoir politique se développant au détriment de l'autre ?

  
jiluc.
Encore une fois, je crois que nous avons des exemples fâcheux en France des forces de police nuisant à la liberté, depuis les luttes sociales des 18e et 19e siècles, en passant par la période vichiste et même mai 68. Ces exemples sont inscrits profondément dans notre inconscient qui assimile police et armée à la privation de liberté alors qu'ils en sont théoriquement depuis la révolution, les garants. Pour autant si la méfiance est grande au regard de ce passé, peut on affimer aujourd'hui en France que la police empêche le citoyen de circuler, de s'exprimer librement, d epratiquer le culte de son choix ou de nuire à sa liberté d'association ?

Pour autant, comment les mêmes personnes peuvent réclammer plus de sécurité, affirmer que celle-ci est du seul ressort de l'état et de ses commis et assimiler la présence policière à une privation de celle-ci ?

La solution, n'est elle pas de remettre le citoyen au coeur du dispositif de sécurité collective dont il est un des acteurs principaux, voire l'acteur essentiel ?

02 octobre 2010 à 13:12:03
Réponse #78

Sieg


  Une des solutions ne serait elle pas aussi de faire du policier une personne connue et appréciée des citoyens, et pas uniquement un représentant d'une force de repression ?

  Le berger est aimé de ses brebis car meme si il les privent de liberté il les protege, il les soigne, il les aime.

  Or si on n'a pas été victime d'un délit, souvent le seul contact que l'on a avec les forces de l'ordre n'est pas très amicale, voir fortement désagréable.

02 octobre 2010 à 13:20:20
Réponse #79

bison solitaire


 Une des solutions ne serait elle pas aussi de faire du policier une personne connue et appréciée des citoyens, et pas uniquement un représentant d'une force de repression ?

  Le berger est aimé de ses brebis car meme si il les privent de liberté il les protege, il les soigne, il les aime.

  Or si on n'a pas été victime d'un délit, souvent le seul contact que l'on a avec les forces de l'ordre n'est pas très amicale, voir fortement désagréable.

Je vais passer pour un réac' mais tant pis:
un policier n'est pas un copain, ni un assistant social, ni un concierge, ni un psy... Par contre oui il peut (devrait) être poli, courtois, parfois à l'écoute...
En outre, dans la profession on se rend compte que la victime n'est pas forcément la personne qui prend l'initiative de la procédure judiciaire.
Et on se rend compte que la personne avec laquelle on a été sympa la semaine d'avant possède un fabuleux vocalulaire ordurier parce que ce coup-ci c'est elle qui a été verbalisée...
Le policier n'est pas un berger et les citoyens ne sont pas des brebis...
Quant aux libertés, c'est encore un vaste débat...

02 octobre 2010 à 13:21:59
Réponse #80

Patrick


mais comment faire lorsque les citoyens ont été transformés en contribuables :(
Les citoyens n'ont pas été transformés, ils ont préférés croire en la fable de l'état providence qui peut et doit assurer une sécurité connotée comme péjorative.

A eux de se ré approprier leurs responsabilité au risque sinon d'être condamné à subir.

Au lieu de comités de vigilance, pourquoi ne pas imaginer des comités de quartier avec des réunions régulières avec polices et gendarmerie et tous les acteurs sociaux. Aujourd'hui de telles réunions existent dans le cadre de contrats locaux de sécurité, mais sans représentants de tels comités. Je vois ces comités avec toutes les composantes de la société et du quartier, jeunes et moins jeunes, célibataires, couples avec et sans enfants, commerçants, RMistes, tous.

Je n'ai pas de recettes miracles, mais je crois juste aux vertus de se bouger le cul ensemble sans toujours attendre d'une abstraction toujours fautive et impalpable.

Arrêter de considérer le flic comme un suppôt de l'oppresseur et le citoyen comme un mineur irresponsable qui doit être "managé" par ceux qui savent.

Nous voulons être des citoyens dignes de ce nom, prouvons le, comportons nous comme tel.

02 octobre 2010 à 13:39:04
Réponse #81

Sieg


Par contre oui il peut (devrait) être poli, courtois, parfois à l'écoute...

 Et c'est la que le bat blesse, un policier n'est pas un seigneur dont on serait le vassal.

 Alors quand il se permet de fouiller ta camionette de fond en comble parce que t'as pas mis ta ceinture, et que t'as une tete qui lui revient pas.
 Que t'essaye d'etre amical en lui souriant en lui disant "bonjour, pas de soucis! merci bien" et qu'il te parle comme a une m*rde.
 Qu'il te montre le bout de shit qu'il vient de trouver dans ta voiture alors que tu ne consomme pas et que personne n'est monté dans ta voiture depuis des lustres.
 Sans parler de toute les affaires de gard av' abusives que j'ai la chance de jamais avoir vécu mais dont on connait bien les existances.

 C'est un réel probleme actuellement a mon sens. Car on voit bien que pour beaucoup de Francais et a fortiori de jeunes, le flic peut vite apparaitre comme un enfoiré acariatre et aigri. Il ya des brebis galeuse partout c'est clair est net, mais les policiers plus que tout autre métier se DOIT de montrer du respect et de la politesse envers le citoyen qui n'a pas commis de délit.

 Je tiens a saluer tous les policiers qui font leur travail, honnetement, correctement, et courageusement meme si il est parfois difficile, et dont la profession est entaché par certains cowboys. Je vous admire.


Au lieu de comités de vigilance, pourquoi ne pas imaginer des comités de quartier avec des réunions régulières avec polices et gendarmerie et tous les acteurs sociaux. Aujourd'hui de telles réunions existent dans le cadre de contrats locaux de sécurité, mais sans représentants de tels comités. Je vois ces comités avec toutes les composantes de la société et du quartier, jeunes et moins jeunes, célibataires, couples avec et sans enfants, commerçants, RMistes, tous.

 Je suis a 200% pour ce genre d'initiative. D'ailleurs dans un autre domaine, J'essairais de mettre ce genre de comité en place si d'aventure pendant l'année des groupements pseudo révolutionnaires décidaient de bloquer ma fac, qu'il y est un réel contact fait entre force de l'ordre, direction de la fac, étudiants.

02 octobre 2010 à 13:50:21
Réponse #82

bison solitaire


Et c'est la que le bat blesse, un policier n'est pas un seigneur dont on serait le vassal.

 Alors quand il se permet de fouiller ta camionette de fond en comble parce que t'as pas mis ta ceinture, et que t'as une tete qui lui revient pas.
 Que t'essaye d'etre amical en lui souriant en lui disant "bonjour, pas de soucis! merci bien" et qu'il te parle comme a une m*rde.
 Qu'il te montre le bout de shit qu'il vient de trouver dans ta voiture alors que tu ne consomme pas et que personne n'est monté dans ta voiture depuis des lustres.
 Sans parler de toute les affaires de gard av' abusives que j'ai la chance de jamais avoir vécu mais dont on connait bien les existances.

 C'est un réel probleme actuellement a mon sens. Car on voit bien que pour beaucoup de Francais et a fortiori de jeunes, le flic peut vite apparaitre comme un enfoiré acariatre et aigri. Il ya des brebis galeuse partout c'est clair est net, mais les policiers plus que tout autre métier se DOIT de montrer du respect et de la politesse envers le citoyen qui n'a pas commis de délit.

 Je tiens a saluer tous les policiers qui font leur travail, honnetement, correctement, et courageusement meme si il est parfois difficile, et dont la profession est entaché par certains cowboys. Je vous admire.


 Je suis a 200% pour ce genre d'initiative. D'ailleurs dans un autre domaine, J'essairais de mettre ce genre de comité en place si d'aventure pendant l'année des groupements pseudo révolutionnaires décidaient de bloquer ma fac, qu'il y est un réel contact fait entre force de l'ordre, direction de la fac, étudiants.

On est bien d'accord le policier n'est pas un seigneur, et lui non plus n'est pas vassal (faut voir aussi comment certains parlent aux policiers justement).
Les GAV abusives: faut pas croire que le policier aiment placer les gens en GAV; c'est quelque chose de lourd procéduralement. Il y a parfois un monde entre une affaire qui est présentée à une OPJ et la réalité de celle-ci... Et oui je parle de faux PV. Maintenant ce qui me gonfle dans ce débat sur les GAV c'est que les mêmes gens qui incitaient au chiffre crie maintenant au scandale et demande de réduire les-dits chiffres.
Et faudrait voir aussi le nombre de plainte abusive à l'encontre des policiers...
Tout ça n'est vraiment pas simple...
Ce qui parfois me rend triste c'est qu'il a fallu un code de déontologie pour une profession qui normalement ne devrait pas en avoir besoin que ce soit à son échelon le plus bas qu'à celui qui est tout en haut...

En fait les citoyens et les policiers sont parfois opposés à cause de l'idéologie... Cette dernière prend le pas sur les humains qui composent ces deux entités.

Pour revenir au sujet, quelqu'un a yeuté le reportage sur M6 sur la PJ du 93? Dans un premier temps les policiers ne peuvent même pas procéder à des constatations sur les lieux d'un viol parce que c'est le repère de squatters... Les groupes ne menacent pas seulement les gens lambda dans une manifestation qui ne devrait être que festive...

02 octobre 2010 à 14:12:35
Réponse #83

vagabond


Un policier ne peut pas être un copain parce qu'il ne sait jamais sur qui il va tomber ni comment cette personne va évoluer dans une relation copain-copain avec la police...

En fait les citoyens et les policiers sont parfois opposés à cause de l'idéologie... Cette dernière prend le pas sur les humains qui composent ces deux entités.

Ça ne serait pas un peu antinomique, juste un peu.

D'un coté, il est normal qu'ils ne copinent pas avec les "civils" que nous sommes, mais nous ne devrions pas être en opposition avec une corporation hermétique qui ne justifie pas ses agissements.

Vagabond

02 octobre 2010 à 15:50:36
Réponse #84

mrmagoo


On s'éloigne, on s'éloigne...
Citer
les groupes qui développent des stratégies pour se protéger que notre ami Bertrand nomme à juste titre les « teuffeurs » ont parfaitement compris le mode de fonctionnement
Les groupes qui ont mis en place les stratégies en question font ils partie de la "tribu urbaine" habituée à la fréquentation des événements techno (rave, technival), ou ces stratégies sont elles aussi mises en pratique par d'autres groupes qui ne font pas visiblement partie de cette sous culture?
Si sous l'étiquette "teuffeurs" on désigne bien les membres de la sous culture (pas de dénigrement là dedans), le partage d'expérience est la règle, donc je comprends mieux la diffusion de la stratégie à adopter.
Exemples de RETEX (reports de teuf dans ce milieu) sur des évènements techno:
http://www.son2teuf.org/Forum/Reports/
« Modifié: 02 octobre 2010 à 16:02:22 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

02 octobre 2010 à 15:59:54
Réponse #85

g-dag



Au lieu de comités de vigilance, pourquoi ne pas imaginer des comités de quartier avec des réunions régulières avec polices et gendarmerie et tous les acteurs sociaux.

C'est ce que les anglo-saxons appellent le "community policing". D'ailleurs, les citoyens peuvent exercer à titre bénévole des fonctions de police. Cela est dû à une culture de police totalement différente de la nôtre: une police au sein de la communauté et au service de celle-ci.

En France,  notre organisation policière est étatique puisque notre système se fonde sur le postulat selon lequel seul l'Etat dispose du monopole de la violence physique légitime. La police au sens large est un organe de l'Etat au service de celui-ci.

Le développement des polices municipales et du secteur privé de la sécurité est récent. Il correspond à une mutation de notre approche de la problématique de la gestion de la cité. On parle notamment de coproduction de la sécurité. De même, la réduction des déficits dans le cadre de la RGPP fait que l'Etat souhaite se désengager de certaines missions et les renvoie donc aux PM et au secteur privé.

D'où les questions de l'armement et  des compétences de polices municipales qui reviennent à la surface.

Dans le même temps, le refus de faire intervenir les forces armées autre que la Gendarmerie sur le territoire nationale, pour assurer le maintien de l'ordre n'est plus aussi fort qu'avant. L'armée est ainsi concernée par le concept de sécurité intérieure. D'où les réflexions sur la mise en oeuvre des préceptes de guerre révolutionnaire (quadrillage de quartier, identification des citoyens, etc.) dans le cadre du maintien de l'ordre, d'où l'utilisation de moyens au départ militaires, type drônes, d'où la formation d'unités de l'armée au maintien de l'ordre (utile d'ailleurs en OPEX).

La place de la police et des formes de police sont en pleine mutation. Je crois que plutôt que de parler de la "police" au sens institutionnel, on devra aussi à l'avenir évoquer "la fonction de police" tant différents acteurs en seront chargés.

Dans le même temps,

02 octobre 2010 à 16:00:41
Réponse #86

force999


Je me disais aussi...  :(

Et avec les réductions d'effectifs police/gendarmerie d'ici 2012 ça ne va pas s'arranger du coup... (Est ce que, légalement et deontologiquement, des sociétés privées pourraient participer au MO dans les grandes manifs de ce genre, d'ailleurs ?).


Pendant trois années de suite je me suis fais recruter par une société chargée de l’ordre dans les enceintes sportives ( stadiers) , j’ai participé à des rassemblements de foot et rugby au parc des princes, et au stade de France, l’objectif pour moi étais justement de comprendre comment cela fonctionnait et l’efficacité en cas de problème. En trois années je suis passé de stadier, à chef d’équipe et ensuite superviseur, j’ai donc une vue plutôt globale de la situation, j’avoue que dans une certaine mesure nous avions appris à être efficaces dans certaines situations, des équipes, qui à défaut d’être solides étaient suffisamment soudées pour être efficaces et régler les petits problèmes, ( petites bagarres en tribunes etc …. ) les gros problèmes étant eux du ressors des professionnels que sont les force de l’ordre. J’en garde un très bon souvenir, des interventions sympas, un bon esprit mais j’avoue qu’en dehors de quelques groupes solides, habitués à travailler ensemble, le reste ne tient pas la route et fait de la figuration. 
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

02 octobre 2010 à 16:10:30
Réponse #87

vagabond


Corporation (cf le petit larousse) Ensemble des personnes exerçant la même profession.
C'est un corps de fonctionnaires — et non une corporation —
Je ne parle pas de la police mais bien de tous les agents affectés au maintien de l'ordre quelque soit leur statut ou ministère de tutelle.

C'est un corps de fonctionnaires — et non une corporation — qui n'a à "justifier ses agissements" que dans le cadre légal et réglementaire (démocratiquement mis en place et contrôlé), comme tous les agents de l'État et des collectivités locales : il n'ont pas à justifier personnellement leurs actes devant les citoyens/usagers individuels.

 
jiluc.
C'est exactement la réponse du : Pourquoi il y a un aussi grand fossé entre les citoyens et les forces de l'ordre ?

Quelque soit les réglementations, obscures pour tout citoyen non initié, il entend et comprend, nous n'avons pas de compte à vous rendre, nous sommes au dessus des lois.

Un peu d'humilité, de correction et de respect ne ferait pas de mal, et comme on récolte ce que l'on sème, les forces de l'ordre devraient en sortir grandit.

Pour en revenir au fil, bien sur qu'elles sont limitées dans leur capacité à répondre mais aussi quand elles sont dans l'action. D'ailleurs, que doit faire le citoyen moyen :
Intervenir, au risque de se prendre un mauvais coup, ou pire, d'en donner un et de se retrouver ipso facto dans la situation du délinquant potentiel.
Faire l'autruche et se dire qu'aujourd'hui il a de la chance, ce n'est ni à lui, ni à sa famille que le groupe s'en prend.


A eux de se ré approprier leurs responsabilité au risque sinon d'être condamné à subir.

Je suis entièrement d'accord, mais comment en arriver là ?

Vagabond

02 octobre 2010 à 16:21:18
Réponse #88

mrmagoo


Discussions d'un forum (de djeunes!) à propos des conduites à tenir pour cet évènement:
http://www.joachimgarraud.com/forum/viewtopic.php?f=10&t=30047&st=0&sk=t&sd=a
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

02 octobre 2010 à 16:52:00
Réponse #89

Sieg




 @Bison-solitaire : Je suis bien d'accords que ce n'est pas uniquement de la faute du fonctionnaire de police ces histoires de GAV, ca s'inscrit dans le cadre d'une mauvaise politique, de repression et de chiffres, clairement.

 Maintenant les trois exemples du dessus, réels, sont difficilements excusables. Et je peux te dire qu'apres ca, certaines personnes qui reprochaient rien a personne peuvent plus sentir les mecs en bleu...

 Ce qui explique ou au moins agrave a mon sens une bonne partie du fait que comme dit Patrick, 
Citer
notre inconscient assimile police et armée à la privation de liberté alors qu'ils en sont théoriquement depuis la révolution, les garants


 

02 octobre 2010 à 16:59:02
Réponse #90

force999


On s'éloigne, on s'éloigne...Les groupes qui ont mis en place les stratégies en question font ils partie de la "tribu urbaine" habituée à la fréquentation des événements techno (rave, technival), ou ces stratégies sont elles aussi mises en pratique par d'autres groupes qui ne font pas visiblement partie de cette sous culture?
Si sous l'étiquette "teuffeurs" on désigne bien les membres de la sous culture (pas de dénigrement là dedans), le partage d'expérience est la règle, donc je comprends mieux la diffusion de la stratégie à adopter.
Exemples de RETEX (reports de teuf dans ce milieu) sur des évènements techno:
http://www.son2teuf.org/Forum/Reports/

Exactement oui, à première vue je ne l’ai pas encore constaté ailleurs, ceci dit je n’y faisais guère attention avant, je vais donc vérifier cela. Mais j’insiste sur une chose, il semble bien que les groupes en questions ne soient pas agressifs, l’esprit est plutôt cool, j’en saurai plus sur eux bientôt.

Pour revenir deux secondes à la police, je me permets de vous livrer une expérience dont je dois encore tirer les conclusions, j’appartiens à un groupe de recherche inter-universités et mon groupe bosse à fournir à la justice des outils pour faire son travail. Je me suis battu pour que les policiers soient associés à notre travail, lorsque je parle de policiers je parle  des gens de terrain pas ceux du ministère. Dans le cadre de mesures de réparation ordonnées par un juge pour enfant, nous avons eu l’idée de faire se rencontrer le délinquant et les policiers qui l’avait interpellé dans un cadre neutre qui est l’université. Au début les uns comme les autres étaient méfiants surtout les jeunes, nous les laissions seuls, en tête à tête, et j’avoue que cela fut une belle expérience.
Lorsqu’a la fin de la mesure de réparation ou du TIG mineur nous demandions aux jeunes, « explique nous les choses qui t’on le plus apportés durant cette mesure », la réponse à 89 %  a été,  « la rencontre avec le policier », lorsque la question lui était posée, «  pourtant il t’a interpellé, sans lui tu ne serais pas ici » aussi incroyable que cela puisse paraitre, le jeune  prenait la défense du policier. Les policiers étaient tous volontaires bien entendu, ils étaient libres de paroles et l’expérience fut locale et réalisable grâce à une équipe de patrons du tonnerre (commissaire et adjoint). Nous avons été contraint de mettre fin à l’expérience car elle n’était pas approuvée en haut lieu. Si l’université à rien à foutre du haut lieu en question, les policiers volontaires se retrouvaient explosés, en conséquence nous avons arrêté le travail de rencontre qui pourtant dura presque deux années. Il y en a qui ont parfaitement compris le pouvoir de l’empathie et qui le redoute plus que tout.
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

02 octobre 2010 à 17:09:05
Réponse #91

Moleson


.... L'armée est ainsi concernée par le concept de sécurité intérieure. D'où les réflexions sur la mise en oeuvre des préceptes de guerre révolutionnaire (quadrillage de quartier, identification des citoyens, etc.) dans le cadre du maintien de l'ordre, d'où l'utilisation de moyens au départ militaires, type drônes, d'où la formation d'unités de l'armée au maintien de l'ordre (utile d'ailleurs en OPEX).
...

Tu pourrais développer, car ce que tu décrit sont des techniques de contre-insurrection du type utilisée en Algérie et que je sache la France n'est pas dans un état de guerre civile...????


Moléson

02 octobre 2010 à 17:33:46
Réponse #92

bison solitaire


nous n'avons pas de compte à vous rendre, nous sommes au dessus des lois.



Je digresse toujours:
Il doit y avoir entre 100 et 150 policiers qui se font virer tous les ans; parfois c'est amplement justifier, parfois, c'est juste pour faire un exemple.
En dehors de cela il y a tout un panel de sanctions.
La police est sans doute l'administration dont les fonctionnaires sont le plus contrôlés et sanctionnés, l'ensemble étant plutôt médiatisé au regard de la gendarmerie qui a gardé dans ce cas son aspect de "grande muette".
C'est pourquoi Vagabond, je ne suis pas sûr de l'absolue généralisation de ton interprétation.

Du coup je pense que le fossé est à chercher ailleurs, et notamment, pour une bonne part dans l'histoire; les forces de l'ordre ont encore tendance à payer pour diverses sombres périodes...

Et puis le débat c'est toujours "c'est qui qui a commencé le premier hein?!!" Or il est un peu tard pour ça. On remet tout à plat et chacun repart sur de bonnes bases, Bonjour monsieur, bonjour madame.

Et dernier point, pas d'antinomie dans ce que j'ai pu écrire plus haut: ce n'est pas parce qu'on n'est pas copain avec quelqu'un qu'on s'oppose forcément... On n'est pas non plus obligé de se faire des mamours tout le temps, hein  :D

Sieg, comme quoi l'amalgame se fait dans les deux sens: le citoyen qui voit le bleu en mal et le policier qui voit dans le citoyen quelqu'un de forcément hostile à sa démarche.

On n'est pas si éloigné que ça du sujet; les mêmes préjugés alimentent les conflits entre groupe et police bien avant que les stratégies ne se mettent en place...

02 octobre 2010 à 17:36:28
Réponse #93

bison solitaire


En tant qu'ex-GAV, je me permets de vous rapporter les propos que j'ai entendu dans une école de GAV venant d'instructeurs :

Ménage fait

Je ne suis pas sûr de comprendre l'acronyme GAV dans ce contexte...
« Modifié: 02 octobre 2010 à 18:51:40 par Bison »

02 octobre 2010 à 17:41:47
Réponse #94

mrmagoo


Citer
il semble bien que les groupes en questions ne soient pas agressifs, l’esprit est plutôt cool
Oui, oui le terme "tribu urbaine" c'était juste pour décrire ces "bandes" parce que j'ai pas le vocabulaire précis nécessaire à les désigner.
Le portait type: des gens entre 16 et 25 ans qui écoutent de la techno, parfois qui mixent eux même, qui trainent sur les festivals musicaux(pas uniquement techno, on les croise aussi en bande sur d'autres festivals, mais ils restent entre amateurs de techno), qui courent les raves et les free parties et qui ont font preuve en général d'un esprit de débrouille assez remarquable pour se rendre à des évènements assez éloignés de leur domicile. Ils forment un milieu spécifique avec ses us et coutumes (une sous culture quoi) tournant autour de la musique techno.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

02 octobre 2010 à 17:42:05
Réponse #95

bison solitaire


Ah OK, merci  :D
Pour les répliques que tu as citées, j'y vois surtout comme une sorte de méthode d'autopersuasion, même si je l'accorde ce n'est pas très glorieux...

02 octobre 2010 à 18:29:44
Réponse #96

force999


Oui, oui le terme "tribu urbaine" c'était juste pour décrire ces "bandes" parce que j'ai pas le vocabulaire précis nécessaire à les désigner.
Le portait type: des gens entre 16 et 25 ans qui écoutent de la techno, parfois qui mixent eux même, qui trainent sur les festivals musicaux(pas uniquement techno, on les croise aussi en bande sur d'autres festivals, mais ils restent entre amateurs de techno), qui courent les raves et les free parties et qui ont font preuve en général d'un esprit de débrouille assez remarquable pour se rendre à des évènements assez éloignés de leur domicile. Ils forment un milieu spécifique avec ses us et coutumes (une sous culture quoi) tournant autour de la musique techno.

Oui en effet, je pense que tu a bien compris, le terme tribu urbaine est bien adapté en effet, avec les coutumes et donc les protections adaptées à la survie de la tribu. Pour autant je pense que la tribu en question ne se forme que lors des manifesations comme celle là, le week end par exemple, en dehors existe une autre vie , un des jeunes homme qui n a donné une carte de visite pour en discuter est à la direction générale d 'un grand groupe informatique, finalement la tribu urbaine est peut être  légerement skyzophrènique.
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

02 octobre 2010 à 18:52:08
Réponse #97

mrmagoo


Citer
un des jeunes homme qui n a donné une carte de visite pour en discuter est à la direction générale d 'un grand groupe informatique, finalement la tribu urbaine est peut être  légerement skyzophrènique
Je croisais les gens faisant partie de ce milieu y'a une quinzaine d'années, quand c'était des ados, ou de jeunes adultes, alors ils sont comme moi: il ont vieilli :D
Citer
je pense que la tribu en question ne se forme que lors des manifesations comme celle là, le week end par exemple
La différence entre l'époque dont je parle et maintenant c'est le développement d'internet, les communautés virtuelles et les groupes de potes restent en contact grâce à twitter/facebook/msn et aux forum, désormais plus besoin d'être physiquement présent tout le temps dans des endroits définis(bars, boites, disquaire...) pour rester en contact avec sa "tribu", son "clan", sa "bande".
Attention! Une boutade va suivre:
Citer
Xavier Roffer Professeur de Criminologie et Crimologue
C'est certain qu'il a pu vérifier du temps ou il était membre d'Occident qu'il n'y avait pas de corrélation entre le niveau social et l'appétence pour la violence  :D
« Modifié: 02 octobre 2010 à 20:17:21 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

02 octobre 2010 à 18:57:10
Réponse #98

Bison


Modération :

Fil bloqué.
Momentanément!  ;)

Le temps de finir le ménage.
Trop de disgressions hasardeuses et carrément politiques - peu porteuses d'enseignements utiles, contrairement à ce que l'on trouve dans les premières pages de cette discussions.

_ _ _ _ _

Ok, Fil débloqué.

Désolé pour le carnage dans les messages.

On en reste à la survie, aux enseignements utiles à tirer de l'expérience, ok?
« Modifié: 02 octobre 2010 à 19:05:40 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

02 octobre 2010 à 19:29:57
Réponse #99

force999


Je croisais les gens faisant partie de ce milieu y'a une quinzaine d'années, quand c'était des ados, ou de jeunes adultes, alors ils sont comme moi: il ont vieilli :DLa différence entre l'époque dont je parle et maintenant c'est le développement d'internet, les communautés virtuelles et les groupes de potes restent en contact grâce à twitter/facebook/msn et aux forum, désormais plus besoin d'être physiquement présent tout le temps dans des endroits définis(bars, boites, disquaire...) pour rester en contact avec sa "tribu", son "clan", sa "bande".C'est certain qu'il a pu vérifier du temps ou il était membre d'Occident qu'il n'y avait pas de corrélation entre le niveau social et l'appétence pour la violence  :D

merci à toi bison,

tu a raison de souligner le rôle vraiment très important des nouveaux moyens de communication, et le coté virtuel de la tribu , du groupe, mais de l'autre coté également, les agresseurs utilisent aussi beaucoup le portable et les réseaux sociaux, alors cela change pas mal de chose, les capacités de regroupement sont multipliées et cela pose bien des problèmes aux forces de sécurité. Nous assistons à un tournant, car les moyens de communications ne sont plus forcement à l'avantage des autorités, et celles ci doivent faire avec des lourdeurs administratives qui n' embarassent pas les bandes.
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //