Ah! La passive stance... quel sujet passionnant que voilà...

Shrek, tu as bien compris tous les intérêts de cette posture, brillemment résumés par Siewolf et Longues-Dents...

Chez nous, on en utilise en tout et pour tout 4 différentes , selon les niveaux "d'alerte" et surtout selon la distance.
La photo postée par Pat (c'est pas l'ami Morisson par hasard?

), illustre en fait la position "4", celle qu'on utilise quand la distance est la plus proche et le niveau d'alerte le plus élevé.
- Pour ce qui est d'intercepter l'intention:
Je suis d'accord avec Diego, si le mec en face est vraiment "bon" il ne laissera tout simplement RIEN transparaître et il attaquera au moment qui vous arrangera le moins en ayant fait préalablement tout pour se créer les conditions les plus favorables possibles.
Donc contre ce genre de types, tout se joue encore bien avant... en évitant tout simplement de croiser son chemin et, le cas échéant en ne portant pas un écriteau "victime" sur la poitrine.
Un pro, ne passe à l'action que quand il sait que les chances sont largement en sa faveur et même dans ce cas, il préférera souvent lâcher l'affaire si il sent qu'à un moment ou un autre la situation lui échappe.
Dans tous les autres cas, c'est souvent déjà trop tard.
Fort heureusement, pour le commun des mortels, le chance de rencontrer un "Nemesis" de ce calibre sont relativement réduites, et l'agresseur "lambda" n'a pas forcément cette faculté à cacher ses émotions.
Voilà quelques points qui, selon moi, doivent vous mettre la puce à l'oreille:
- Rupture du dialogue: Il ne communique plus, ou alors par phrase très courtes.
C'est le signe que la partie reptilienne de son cerveau vient de prendre le controle, et généralement c'est pas avec cette partie là qu'on fait de la diplomatie.
- Il sonde les alentours: il lance des regards rapides tout autour de vous, se retourne furtivement, etc...
Il recherche, de façon plus ou moins consciente, des témoins éventuels, ou pire, l'un ou l'autre complice.
- Le fait de se toucher le visage, le nez, les oreilles...
- Les mains qui crispent, qui se ferment, les articulations qui blanchissent...
- Une soudaine pâleur: le "fight or flight syndrom", le sang se concentre dans les organes vitaux du corps, signe que celui-ci se prépare à la confrontation ou à la fuite.
Un excellent moyen d'apprendre à repérer ces "tells" (les joueurs de poker comprendront

) est évidemment le travail en scénario "réaliste".
Naturellement quand on est dans le role de l'agressé, mais aussi et surtout dirais-je, quand on joue celui de l'agresseur... essayer d'identifier les sensations, les mouvements et les tics que vous avez juste avant de passer à l'offensive est un très bon moyen de les déceller chez les autres.
Mes 0.02€