C'est cela trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Mais c'est un plafond et dans la réalité ce sera peut-être, compte tenu des circonstances, des antécédents du type, etc... quelques mois avec sursis, c'est-à-dire qu'il ne sera pas incarcéré.
En revanche, si c'est quelqu'un bien connu des services de police, comme on dit, ou pire, si c'est un délinquant en état de récidive, il peut alors craindre l'application de la peine plancher d'un an ferme, et là il ira réellement en taule.
Pour ce qui est de l'indemnisation, la victime qui a porté plainte reçoit quand l'affaire passe devant le juge (ici le tribunal correctionnel) un "avis à victime" une sorte de lettre-type qui l'invite à formuler sa demande de dommages-intérêts. Il est alors intéressant de prendre un avocat qui aura une idée du montant à réclamer.
La condamnation prononcée, il s'avérera assez souvent que l'agresseur n'a pas un centime en poche, à plus forte raison s'il est en prison. Il reste donc la solution du SARVI qui est un fond d'aide aux victimes. Le SARVI, en fonction du montant des dommages-intérêts obtenus, vous verse d'abord une avance, puis lorsqu'il vous a versé le montant total des dommages-intérêts se charge de se rembourser sur le condamné. Mais le SARVI préfère souvent une solution plus simple, qui est de réclamer à l'employeur le paiement intégral des dommages-intérêts, à charge pour ce dernier de se débrouiller pour se faire rembourser...