La question du "niveau de compétence" dans une langue est important.
Se débrouiller avec quelques mots/phrases de politesse, avoir un peu de patience, un grand sourire, un lexique de 200-300 mots et pas mal de langage verbal: permet de demander une aide simple, de faire des rencontres, de visiter un pays en se faisant accepter. On passe de touriste "à fuir absolument" à touriste sympa et potentiellement intéressant.
Pouvoir comprendre et tenir une conversation un peu plus élaborée, avoir suffisament de vocabulaire simple pour la plupart des situations quotidiennes, apprendre un vocabulaire pertinent pour les situations plus critiques: A mon sens un minimum dans une voir deux langues complémentaires à sa langue maternelle pour pouvoir participer un minimum à la société dans laquelle on prétend évoluer. Pour les voyageurs fréquents, les participants aux expéditions et autres voyages au long cours, les prétendants à l'installation dans une autre région du monde, etc.
Avoir assez de vocabulaire (et un lexique qui ne demande qu'à s'étendre), un minimum de grammaire, c'est indispensable pour l'accès au ressources d'information et de connaissances. Que ce soit internet (je parle pas de cliquer au hasard sur youtube ou sur la baie

), les autorités des pays visités, les livres et films sur la survie, les ouvrages scientifiques, etc.
Pour certains (la plupart se sont caché en France

) l'anglais les autres langues sont un obstacle qui semble insurmontable. Mais si les "my tailor is rich" et autres "meeting John at the airport" vous font peur, fuyez! Une langue s'apprend parce qu'on aime ce que l'on y découvre. Alors lancez vous dans un apprentissage passionant: les sources concernant la vie dans la nature et la survie par exemple (keywords: wilderness, bushcraft, Kochanski, Ray Mears). Ou lisez les posts en anglais de ce forum.
Proposition de lecture en anglais: passionnant, facile (vocabulaire assez simple et tournures de phrases allant à l'essentiel): Bushcraft, Outdoor skills and wilderness survival, Mors Kochanski. S'il y a des profs, essayez avec vos élèves! Images associées super claires, un coup de main pour attaquer le texte sans passer par le dico permanent. Le risque, c'est l'école buissonière...
Pour répondre à la question de Nemesys:
En voyage je m'en sort avec l'anglais ou l'allemand (plus de peine là), tant pour les gens du pays, que pour les contacts avec les autres voyageurs. Donc jamais isolée.
Et je prends le temps d'apprendre un minimum de vocabulaire local avant mon départ.
Une anecdote: Slovakia, minuscule village des tartras, une seule "épicerie", avec un minuscule guichet en bois dans une fenêtre. Derrière, une mama agée - genre babayaga russe, et pas moyen d'entrer, de faire un dessin, ou des gestes (me voyait presque pas la babayaga). Bon, avec des mots de bases en Slovaque - pain, patates, oeufs, quelques chiffres - un peu d'allemand (la guerre n'est pas si loin pour certains), et quelques restes de russe... j'ai réussi à faire les courses pour l'équipe. Selon le guide qui nous a rejoins le soir (anglais obligatoire), nous étions les premiers "touristes" à avoir réussi à nous approvisionner dans cette vallée (mais le pain, il était totalement immangeable

).