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Auteur Sujet: Que faire face à une tentative de suicide ?  (Lu 28704 fois)

20 janvier 2009 à 21:12:48
Réponse #75

pierro


J'ai un oncle qui a fait une tentative de suicide. Son médecin lui avait dit qu'il avait une maladie grave et que dans quelques années il serait complètement paralysé. En rentrant chez lui, il avale tout une boite de médocs. Des amis à lui sont passés le voir. Ils l'ont retrouvé inanimé et ont appelé les pompiers.
Les pompiers ont réussi à le sauver.
Il s'est retrouvé 3ans plus tard totalement paralysé. Cette paralysie est arrivé petit à petit. Il a souffert le martyr pendant trois ans.
A l'enterrement je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il n'aurait pas vécu toute cette douleur s'il avait réussi son suicide.
Je pense qu'on a pas le droit d'obliger une personne à vivre.
Les amis qui ont appelé les pompiers ont bien fait.
On ne peut pas savoir si c'est un appel à l'aide ou une volonté réelle de mourir.


20 janvier 2009 à 21:16:45
Réponse #76

vik


Un autre cas , plus courant
Je connais une fille qui, je ne sais pas si elle en a vraiment, prétend avoir des problemes (meme si je suis presque sur qu'elle fait ca pour se rendre intéréssante, si c'est le cas, c'est ca son probleme), et m'a envoyé des messages comme quoi elle se suicidait, enfin passons,

Que faire dans ce cas la? (en sachant que la periode ou elle me parlait de ca a durer 2-3 mois)

au debut, on essaie de réconforté, mais ensuite, on s'echauffe vite quand on voit qu'elle se fou de la g*e*le du monde
J'ai fini par ne plus lui parler aprés une embrouille, et aujourd'hui elle est normale, souriante et gentille, j'avais fini par la menacer de soumettre a son pere les discussion , c'est a la suite de ca qu'elle a arreter je pense

C'est pour ca, je me demandais, que faire quand on ne sait pas exactement si c'est sérieux ou pas? (sachant que je conaissais la fille, j'étais presque sur que c'était pas vrai, mais ca revele un autre probleme), comment réagir?

En sachant que si on alerte les secours a la moindre communication, ca mets en danger d'autres personnes qui en ont vraiment besoin

Des conseils?



20 janvier 2009 à 22:11:17
Réponse #77

f2000@pl


Juste pour le cas que ce serait vrai j'éviterais de l'engueuler et de la menacer.
C'est peut être une technique de drague? ::)
Bon je sors...

20 janvier 2009 à 22:39:44
Réponse #78

Rod


Salut Anke,

je pense avoir la même atitude que toi, sauf sur un point
Pourquoi est-ce que je me suis permis ça Anke? Je citerais un passage de mon premier message dans ce sujet:

A mon réveil, les premières paroles de l’infirmier furent « Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là », avant de me retirer la sonde urinaire avec toute la tendresse d’un personnel hospitalier qui pense souvent qu’il a mieux à faire que de soigner les gens en bonne santé qui essaye de se foutre en l’air… Je lui ai répondu que oui… Je savais parfaitement pourquoi j’étais là et je n’étais certainement pas dans le déni. A vrai dire à ce moment le seul sentiment que j’éprouvais était la honte et la rage d’avoir rater mon coup! Et commença en plus la valse des proches ou moins proches, certains les larmes dans les yeux (et pas toujours ceux qu’on auraient cru), vous demandant pourquoi avoir fait cela et n’avoir jamais appelé à l’aide. Et il me faut bien avouer que je n’en avais une fois de plus rien à cirer de tout cela, le problème était toujours pour moi le fait d’être toujours là sans en avoir plus envie…

Quand tu vis ta crise suicidaire, l'amour des autres tu n'en as rien à battre... Tu n'y penses même pas!
Oui après mon suicide raté on a déversé sur moi un torrent d'amour... Mais je m'en battais les c*u!lles! J'ai du trouver la motivation autre part...
Aujourd'hui quand je n'ai plus envie de rien, je me dis: "On ne baisse pas les bras, on se ramasse et on fait ce qu'il y a à faire". Si je me mets la pression par rapport aux gens que j'aime ou envers qui j'ai des responsabilités, ce n'est pas pour eux... C'est pour moi! Si j'essaye d'être une personne de parole et d'aider mon prochain c'est finalement une démarche très égoïste... C'est parce que ça m'aide à me sentir bien!
C'est ça que j'ai expliqué à la personne... Pour un dépressif lui dire d'aller mieux parce qu'on l'aime ou qu'on compte sur lui ce serait comme jeter un paraplégique hors de sa chaise et lui demander de courir un 100 m parce que ça nous ferait plaisir... La démarche mentale est très différente!

Des conseils?
Relis mes interventions... Toujours mettre la personne face à ses responsabilités... C'est elle qui choisit d'en finir, même si ça nous cause de la peine. Et puis il faut toujours aider dans la mesure de ses capacités sans se mettre en danger.

Bien à vous,

Rod
« Modifié: 21 janvier 2009 à 00:21:55 par Rod »

20 janvier 2009 à 23:48:27
Réponse #79

Anke


J'ai bien lu Rod, et je ne juges pas, jamais. Et ta réflexion est légitime, et je n'émettais aucune critique et ne condamnais personne, si ça a été perçu autrement, je te (vous) prie de m'en excuser.
Bien sûr mettre la personne face à ses responsabilité, bien sûr, les "torrents d'amour" il se peut que ça ne serve pas à grand chose et bien sûr, celui ou celle à qui ils s'adressent s'en bat peut-être les steacks.
En tout cas, ce n'est pas une raison ( dans l'exemple de l'infirmier que tu cites) pour rajouter une quelconque cruauté gratuite ( c'est le cas me semble-t-il) sous prétexte qu'il y a des gens qui ne demandent qu'à vivre. On est pas égaux ni devant la vie, ni devant la mort.
Le " je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là", ne donne pas une quelque raison d'être fier d'être infirmier...
En tant que soignant ce qu'on peut juste dire c'est : " Je suis désolé, mais on ne pouvait pas vous laisser mourir. On ne comprend surement pas pourquoi vous avez ce but. Mais peut-être n'avez vous pas envisager toutes les solutions, peut-être pouvons nous chercher ensemble...."
Bon ce n'est pas facile de se retrouver en face de quelqu'un qui s'est loupé, tu peux me croire...

Tu sais Rod, quand  a perdu son gosse, dans la "bande" y'en avait qu'un qui pouvait tenter de l'aider, parce que quelques années plus tôt, il avait vécu la même chose.
Tu vois j'avais vraiment pas envie d'y aller. Je savais que j'allais tout revivre, que tout ce que j'avais essayé d'enterrer allait remonter. C'est dur à chaque fois, parce que mon pote, il faut qu'il en parle de son gamin.
Alors... Je suis juste là, quelquefois sans rien dire, dans le silence et on regarde le feu du poêle.
Je ne sais pas ce qui lui passe par la tête à mon ami, ça fait rien.
Tu vois, si je m'étais croché en 1986, ben mon pote il aurait eu personne, pour être juste là à coté.
Je ne sais pas si c'est un sentiment égoïste et pour moi, ça n'est pas tellement important, ce qui est important c'est puisse en parler aujourd'hui sans s'effondrer en larmes en sanglotant : "tu sais titi, c'est dur...c'est dur..."
L'important aujourd'hui c'est qu'il se soit remis à sourire...

Mais bon, c'est perso, je ne supporte pas de voir le désespoir et rester les bras ballants à ne rien faire.
Tu as peut-être raison, c'est peut-être pour me sentir "bien" que je réagis comme ça...
Pour autant qu'on ait besoin d'une raison pour sauver des vies, si oui, celle là en vaut bien une autre...
Amitiés

21 janvier 2009 à 00:37:28
Réponse #80

Rod


Et ta réflexion est légitime, et je n'émettais aucune critique et ne condamnais personne, si ça a été perçu autrement, je te (vous) prie de m'en excuser.
En tout cas pas par moi... Je voulais juste préciser le problème par rapport au mode de pensée d'une personne quand elle est vraiment dans une phase aiguë de mal-être...

Bien sûr mettre la personne face à ses responsabilité, bien sûr, les "torrents d'amour" il se peut que ça ne serve pas à grand chose et bien sûr, celui ou celle à qui ils s'adressent s'en bat peut-être les steacks.
Attention je n'ai pas écrit cela pour dire que ces "torrents d'amour" étaient inutiles... Ils sont sans doute plus souhaitable que des reproches. Je voulais surtout dire qu'on ne pouvait pas baser toute sa stratégie de communication là-dessus car on risquait d'être fort "déçu" (le terme est faible) en cas de récidive, encore plus si la personne décède!
Je voulais simplement évoquer une stratégie globale: soutenir la personne mais aussi tenter de lui faire trouver des solutions en elle.

En tout cas, ce n'est pas une raison ( dans l'exemple de l'infirmier que tu cites) pour rajouter une quelconque cruauté gratuite ( c'est le cas me semble-t-il) sous prétexte qu'il y a des gens qui ne demandent qu'à vivre. On est pas égaux ni devant la vie, ni devant la mort.
Le " je suppose que vous savez pourquoi vous êtes là", ne donne pas une quelque raison d'être fier d'être infirmier...
En tant que soignant ce qu'on peut juste dire c'est : " Je suis désolé, mais on ne pouvait pas vous laisser mourir. On ne comprend surement pas pourquoi vous avez ce but. Mais peut-être n'avez vous pas envisager toutes les solutions, peut-être pouvons nous chercher ensemble...."
Bon ce n'est pas facile de se retrouver en face de quelqu'un qui s'est loupé, tu peux me croire...
Le gars était jeune (il ne devait pas être beaucoup plus vieux que moi à l'époque) et je ne pense pas qu'il ait été particulièrement cruel. Il manquait juste d'expérience... En tout cas je ne l'ai pas ressenti comme tel. Sans doute pensait-il à tort ou à raison que son énergie aurait été employée de manière plus productive si elle avait été dirigée vers des gens dont il comprendrait mieux les souffrances.
A la limite je comprenais mieux et avais plus de respect pour son attitude que pour celle de la vieille tante qui est venue m'apporter une corbeille de fruit en versant une larme de crocodile. Lui parlait avec ses tripes, elle était venu par goût morbide...

Mais bon, c'est perso, je ne supporte pas de voir le désespoir et rester les bras ballants à ne rien faire.
Tu as peut-être raison, c'est peut-être pour me sentir "bien" que je réagis comme ça...
Pour autant qu'on ait besoin d'une raison pour sauver des vies, si oui, celle là en vaut bien une autre...
Tout à fait d'accord avec toi...

Bien à toi,

Rod

21 janvier 2009 à 00:44:39
Réponse #81

Berhthramm


la bienveillance encore...

l'amour peut-être bienveillant, un coup de pied au cul peut-être bienveillant, la présence, l'écoute, le respect du silence, tout cela peut-être bienveillant.

c'est la bienveillance qui aidera peut-être la personne à "vivre"... c'est l'impression que ce que vous rapportez me fait.

l'estime de soi aussi, et là ça rejoins bien ce que dit Rod.

Citer
Si je me mets la pression par rapport aux gens que j'aime ou envers qui j'ai des responsabilités, ce n'est pas pour eux... C'est pour moi! Si j'essaye d'être une personne de parole et d'aider mon prochain c'est finalement une démarche très égoïste... C'est parce que ça m'aide à me sentir bien!

21 janvier 2009 à 07:33:35
Réponse #82

Anke


ça me "travaille" bien c't'affaire... Et c'est un sujet très difficile.

On est en 1992, c'est le mois de mai, le printemps, il a fait beau toute la journée, je suis de quart d'après-midi.
"ça" sonne en régul : " VL ( véhicule lèger de réa)) à telle adresse, tel étage, une TA ( tentative d'autolyse,= tentative de suicide) !" On part avec Pierre (toubib), c'est à coté, on a mis trois mn pour arriver, c'est presque à coté de l'hosto. On grimpe les trois étages 4 à 4, les voisins sont sur le palier, le monsieur qui a appelé, nous dit : "C'est là". On entre dans l'appart.
La dame s'est pendue à la porte de la cuisine avec une rallonge électrique, elle est morte.
Assis par terre au pied de la porte.... il y a un petit garçon... 3 ou 4 ans.
Des grosses larmes coulent le long de ses joues, il est silencieux et je ne vois plus que son regard. Je m'accroupis près de lui pendant que Pierre entame les procédures d'usage ( appeler les flics, on ne peut pas la décrocher la dame, doit y avoir une espèce d'enquête, enfin un truc comme ça).
" C'est ma Maman...
Comment tu t'appelles, mon p'tit bonhomme ?
Kevin.
Et tu as quel âge ?
Quatre ans...c'est mon anniversaire aujourd'hui...."

Voilà... Alors, je sais pas, sur cette intervention là, j'ai vachement de mal à rester neutre, alors que je devrais, surement...( c'est sans aucun doute lié à mon histoire perso d'ailleurs), mais y'a des jours où j'aimerais bien ne pas me rappeler de ça...

Bon allez, gardez le sourire et faites des pompes, ça va être une belle journée.

21 janvier 2009 à 08:43:43
Réponse #83

DavidManise


^-^ :'(

Eh bé.  On est tous libres et égaux hein...  on part tous avec les mêmes chances dans la vie et tout :glare:

Je suis plutôt d'accord avec Rod.  On a des responsabilités. 

J'ai un pote qui s'est suicidé.  J'ai eu du mal à le digérer, je lui en ai voulu, et j'ai été triste, et je m'en suis voulu à moi, surtout, jusqu'à ce que je réalise qu'en fait c'était son put**n de choix.  La liberté, c'est aussi la liberté de faire des conneries, et donc la responsabilité de ne pas en faire.  Et les responsabilités, quelque part, c'est aussi une porte d'entrée vers le mieux-être pour une personne qui déprime.  Qand on réussit à se mette des coups de pied au cul et qu'on arrive à assumer quelque chose, même un petit truc, c'est qu'on va déjà mieux.

Ceci dit, à force de réprimer toute pulsion violente, à force de castrer tout le monde, et à force de vouloir que tout le monde soit bien à sa place, la colère finit par s'exprimer vers l'intérieur, au lieu d'être dirigée vers sa source...  dans les sociétés où la colère n'a pas sa place, et où la revendication ou l'expression toute simple de ses besoins n'est pas admise, le taux de mortalité par suicide est toujours super élevé.  Dans les endroits bien calmes, où "tout va bien", où personne ne fait jamais de vagues, ben les gens souffrent en silence, retournent leur rage contre eux même, et deviennent dépressifs/suicidaires/anorexiques/etc.

Y'a qu'à regarder les taux de suicide chez les jeunes au Québec (pays par excellence où tout va toujours bien et où personne dit jamais un mot plus haut que l'autre) ou en Suisse :down:

Les sentiments, les trucs qu'on ressent profondément, ça ne peut pas rester enfermé impunément.  Le tout est de trouver une manière acceptable socialement de les exprimer...  et dans certains coins/milieux c'est pas facile.  Perso je m'en bats les gonades.  Je suis cool et arrangeant, mais put**n quand faut que ça sorte, ça sort, et démerdez vous.  Y'a pas de place pour ma colère ?  Pas grave, je vais en faire...

Des fois, la meilleure chose qu'on puisse faire pour prévenir les "tentatives d'autolyse", c'est d'accepter et d'écouter la colère d'autrui, de juste la laisser sortir et d'être là comme témoin qui comprend, et qui ne juge pas.  Juste être là, comme Anke pour son pote, ouvrir ses oreilles et fermer sa gueule, parfois c'est le mieux à faire.

Bref. 

Allez ciao ;)

David

P.S.: mon Roro je t'aime  :love:  Accepte mon torrent d'amour  :love: :love: :love: ;)
« Modifié: 21 janvier 2009 à 09:02:47 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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21 janvier 2009 à 12:31:44
Réponse #84

Moleson


Poignant ce topic :'(

J'aimerais juste ajouter:

- On ne peut normalement assumer seul la prise en charge d'une personnes qui exprime des idées de suicide.
- Il faut toujours prendre à 100% au sérieux une personne qui exprime ce type de sentiments et ne surtout pas se laisser berner par " ca va mieux, j'y pense plus etc.."
- Toujours aller chercher une aide professionelle et essayer de convaincre la personne de l'accepter
- Savoir que le processus de guérison prend des années, voire souvent ne vient jamais
- Accepter qu'il y a des choses que l'on ne peut influencer ainsi que l'échec d'aider ce type de personne
- Savoir que c'est toujours émotionellement destructeur d'essayer d'aider une personne dépressive avec risque de suicide si on est proche d'elle et que souvent dans la durée on ne tient pas.
- Le discours rationel n'apporte rien, rationellement le dépressif aimerait surtout ne pas être dépressif.
- Les personnes agées sont souvent vraiment déterminées et ne vont pas rater leur suicide.

Moleson


21 janvier 2009 à 12:51:47
Réponse #85

Anke


Moleson..... Je t'aime !

Manitou, tu prêtes la hutte ?
 :lol:

21 janvier 2009 à 12:55:14
Réponse #86

DavidManise


Nan, la hutte c'est perso :closedeyes:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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21 janvier 2009 à 13:36:57
Réponse #87

Patrick


Les pompiers ont réussi à le sauver.
Il s'est retrouvé 3ans plus tard totalement paralysé. Cette paralysie est arrivé petit à petit. Il a souffert le martyr pendant trois ans.
Une illustration, s'il en est, que l'objectif est d'essayer de faire ce qui est le mieux. Et le mieux c'est aussi avoir le courage de laisser partir quelqu'un dans la dignité.

Quand je pense à ce genre de situation, si cela m'arrivais j'espère que quelqu'un aurait suffisemment d'amour pour moi afin de me permettre de partir dignement et sans infliger aussi à mes proches un calvaire de plusieurs mois ou années.

Totalement différent d'une situation ponctuelle ou quelqu'un ne trouve pas d'autre solution que de disparaître, bien que des espoirs existent tout de même. On est tous à certains moments prisonnier de cloisons mentales qui nous empêchent de croire à un avenir meilleur. Si quelqu'un est là à ce moment donné pour avoir ce recul et proposer cet espoir, cela peut être déterminant.

21 janvier 2009 à 14:55:44
Réponse #88

Berhthramm


Une illustration, s'il en est, que l'objectif est d'essayer de faire ce qui est le mieux. Et le mieux c'est aussi avoir le courage de laisser partir quelqu'un dans la dignité.

Quand je pense à ce genre de situation, si cela m'arrivais j'espère que quelqu'un aurait suffisemment d'amour pour moi afin de me permettre de partir dignement et sans infliger aussi à mes proches un calvaire de plusieurs mois ou années.
Totalement différent d'une situation ponctuelle ou quelqu'un ne trouve pas d'autre solution que de disparaître, bien que des espoirs existent tout de même. On est tous à certains moments prisonnier de cloisons mentales qui nous empêchent de croire à un avenir meilleur. Si quelqu'un est là à ce moment donné pour avoir ce recul et proposer cet espoir, cela peut être déterminant.

Malheureusement on peut rien savoir AVANT, en début de carrière j'ai pas mal bossé avec des jeunes myopathes, ASA et autres... Donc des patho d'évolution longues et ineluctables... La cause du décés de ces patients c'est souvent la dégradation de la fonction respiratoire, on sait les "prolonger" par la trachéotomie et la ventilation assistée.

Un de mes patients "bien avancé" à qui on proposait la trachéotomie refusait dans un premier temps, puis sous la "pression" (explication, refus par les médecins (et les autres pusiqu'on est une équipe) d'entendre le "ça changera quoi au bout du compte ?", etc...) finissait par accepter... Je l'ai revu quelques années plus tard (je revenais sur ce lieu de travail pour dire bonjour à mon ancien cadre et à mes anciens collègues, revoir des anciens patients aussi), il était sur le départ et le savait en discutant de tout et de rien (voiture, football, gonzesses) il me dit (en gros) : "merci pour la trach, ça m'a prolongé que de trois ans, mais c'était trois années de vie, je donnerais beaucoup pour en avoir trois autres encore" (j'étais de ceux qui avait bien poussé à la roue pour qu'il accepte l'inter), il est DCD deux mois aprés cette conversation.

Juste pour dire qu'on pouvait s'interrogeait aussi sur la qualité de vie de cet Homme là (mon patient), qu'on a pas accepté dans un premier temps sa décision, qu'on a pris un risque en le faisant pas... On a fait ce qu'on pensait le mieux et pour une fois on a gagné.


22 janvier 2009 à 00:21:25
Réponse #89

Rod


P.S.: mon Roro je t'aime  :love:
Moi aussi mon gros Manitou! :love:

Accepte mon torrent d'amour  :love: :love: :love: ;)
Si il ne laisse pas de tache OK... ;) ;D


- On ne peut normalement assumer seul la prise en charge d'une personnes qui exprime des idées de suicide.
- Il faut toujours prendre à 100% au sérieux une personne qui exprime ce type de sentiments et ne surtout pas se laisser berner par " ca va mieux, j'y pense plus etc.."
- Toujours aller chercher une aide professionelle et essayer de convaincre la personne de l'accepter
- Savoir que le processus de guérison prend des années, voire souvent ne vient jamais
- Accepter qu'il y a des choses que l'on ne peut influencer ainsi que l'échec d'aider ce type de personne
- Savoir que c'est toujours émotionellement destructeur d'essayer d'aider une personne dépressive avec risque de suicide si on est proche d'elle et que souvent dans la durée on ne tient pas.
- Le discours rationel n'apporte rien, rationellement le dépressif aimerait surtout ne pas être dépressif.
- Les personnes agées sont souvent vraiment déterminées et ne vont pas rater leur suicide.
+1 Avec le discours de Moleson... :up:
Surtout la phrase que j'ai mis en évidence... Ce qui fait souffrir avant tout le dépressif c'est que souvent il ne voit pas de solution à sa douleur car il la regarde sous un microscope qui exclu tout ce qu'il y a autour. D'où l'importance de l'aider à changer sa perspective.
Je ne m'accroche pas plus à la vie qu'auparavant mais maintenant je m'en tape... Après des années à me dire "je n'ai pas envie de vivre ce n'est pas normal", je suis passé à "je n'ai pas envie de vivre et alors? Il y a quand même des choses à faire, remue toi le cul". ;) J'ai accepté une forme de handicap sans demander à ce qu'on me plaigne ou à ce que ça me donne plus de droits que les autres.

C'est pour moi une forme de handicap dans le sens où c'est quelque chose qui fait partie de moi sans que je puisse y changer quelque chose... Mais c'est comme tout dans la vie... Qu'est-ce qu'on fait avec ce que la vie nous a donné et qu'est-ce qu'on veut laisser derrière nous?

Bien à vous,

Rod

PS: Pat  :love:

07 juin 2014 à 07:57:25
Réponse #90

Pier13


Je suis inquiet de la tournure que prenne une suite d'événements dans la vie d'un ami proche. Il a toujours su s'accrocher à la vie tant est si bien que c'est la seule chose selon lui qu'il ait jamais réussi! Mais voilà, après qu'il se soit confié à moi, je ressens bien qu'il n'arrive plus à s'accrocher à quoi que ce soit. Il me semble qu'il a perdu toutes motivations, sa vie à ses yeux n'a plus aucun sens, il ne la supporte plus.
2 attitudes m'ont alerté, d'une part il se replie considérablement sur lui même, d'autre part il efface peu à peu son passé au fur et à mesure (photos, souvenirs etc...) comme s'il ne voulait laisser aucune trace derrière lui. Après avoir discuté avec lui, il m'a fait part de son mal être grandissant sans toutefois aborder le sujet du suicide. Je me fais du soucis car il était du genre à remonter sur selle rapidement mais cette fois il n'y arrive pas malgré ses efforts, il est totalement épuisé autant physiquement que psychologiquement. Il n'arrive plus à encaisser ni à reprendre le contrôle malgré en avoir vu d'autres et y être parvenu à maintes reprises par le passé. Là, il me semble vraiment usé.

Que devrais je faire et qu'en pensez vous? Je me sens désarmé même si la lecture des précédents posts m'ouvre des pistes de réflexion. (Ce qui en soi est déjà bien)
« Modifié: 07 juin 2014 à 08:23:21 par Pier13 »
« On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu'on en a juste une. »  Confucius

07 juin 2014 à 09:46:56
Réponse #91

Sotret


2 attitudes m'ont alerté, d'une part il se replie considérablement sur lui même, d'autre part il efface peu à peu son passé au fur et à mesure (photos, souvenirs etc...) comme s'il ne voulait laisser aucune trace derrière lui.

L'essentiel a été dit plus haut, mais ça, ça ne sent pas bon du tout.
Et ça me rappelle un souvenir aussi récent que très mauvais. :'(
Visiblement, ton ami est dans une grosse dépression, et à partir d'une certaine profondeur, je ne crois pas qu'on s'en sorte tout seul...

Bien sur, il n'y a que des cas individuels, mais il faut cerné l'origine du problème, s'il y en a une : burn out au travail, douleur d'un passé qui remonte, sentiment d'avoir raté sa vie (il a 50 ans et pas de Rolex ?).
Comme dit Moleson, le discours rationnel ne sert à rien. Reste peut-être le discours affectif. S'il ne sert à rien de démontrer que la vie vaut la peine quand même (parce qu'il le sait), on peut, peut-être, essayer de le lui faire ressentir.
Si ce n'est pas déjà fait, essaie de tisser un réseau bienveillant autour de lui.
A par toi, est il seul au monde ? une famille, d'autres amis ?
Lui même, est-il conscient de son état ?
Il a sans doute besoin d'une aide professionnelle, à chercher du coté de la médecine.
C'est ce qui a manqué dans le cas que j'évoquais plus haut, à cause d'un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :

psychiatre = réducteur de tête lobotomiseur
traitement médicamenteux = fix pour zombies
hospitalisation en hôpital psychiatrique = internement définitif en asile d'aliéné
dépression identifié = tare sociale

mais on peut prendre des antidépresseurs sans devenir un mort vivant,
je connais au moins une personne que l'hospitalisation en HP pendant une semaine ou deux a été salutaire pour sortir la tête hors de l'eau (sans mauvais jeu de mot). le vrai coup de pied au fond de la piscine.

pour finir, je veux bien concevoir qu'au final ce soit une décision personnelle, tout ça. Mais ça reste une violence inouïe faite à ceux qui reste. Alors protège toi psychologiquement parce que s'il arrive le pire dans le futur, dis-toi bien que ce ne sera pas de ta faute. Tu auras assez à faire avec la peine d'avoir perdu quelqu'un à qui tu tenais.

07 juin 2014 à 13:45:41
Réponse #92

Pier13


A par toi, est il seul au monde ? une famille, d'autres amis ?
Lui même, est-il conscient de son état ?

    C'est un solitaire dans l'âme, mais attention il a choisi sa solitude, elle ne lui a pas été spécialement imposé. Sa famille est quelque peu "hors normes" plus de contact avec depuis 2001, passé familial assez lourd, parents ayant eu une influence très mauvaise sur lui donc ponts définitivement rompus. Il a une copine mais à mon avis elle ne prends pas réellement conscience de sa détresse et du côté "borderline" de la situation. En quelques sortes je pense être pour l'instant son meilleur garde-fou.
    Il a pleinement conscience de son état et de la situation mais pour la 1ère fois, il n'arrive pas à rebondir. Tomber 7 fois, se relever 8.... Il est tombé plus de 9 fois... Je l'ai connu traversant des périodes sombres mais il rebondissait systématiquement, c'est presque un mécanisme naturel chez lui. Sauf que là, il a l'impression d'être acculé, de ne plus savoir "vivre" mais uniquement "survivre". C'est une machine à encaisser les mauvais coup de la vie, mais j'ai l'impression que son capital d'adaptation au stress est épuisé; que les rouages sont usés.
    J'y connais pas grand chose mais à mes yeux cela ressemble à une forme de "burn out" général et il m'est apparu démuni cette fois ci, avec beaucoup moins de ressources qu'auparavant pour faire front!
« Modifié: 09 septembre 2014 à 00:49:32 par Pier13 »
« On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu'on en a juste une. »  Confucius

07 juin 2014 à 23:15:32
Réponse #93

musher


Si ton ami est un genou à terre et que tu as l'impression que le prochain coup sera le bon, l'urgent est de le protéger, le mettre à l'abri.

Ca peut prendre plusieurs formes :
- Le mettre dans un autre lieu : chez un ami (vu qu'il a pas de famille), dans une maison de repos, pour l'éloigner de ses soucis quotidiens
- lui donner de l'air psycologiquement en prenant des médicaments qui vont lui faire voir les problèmes avec moins de stress.
- lui faire rencontrer des professionnels qui vont l'aider

Il faut lui permettre de ne plus être au cul du camion, la tête dans les emmerdes, l'horizon bouché, sans avenir (selon lui).

Visiblement, c'est pas un suscidaire maladif. C'est juste un type qui a force de prendre des coups est usé, fatigué et ne voit plus d'issue.

En le protégeant, tu vas lui permettre de souffler, de se reposer et de se reconstruire. Ensuite, vous allez pouvoir découvrir les causes de sa dépression (ou burn out) car le mettre dans un cocon, c'est l'urgent mais les problèmes, ils restent dehors et dès qu'il va sortir, ils vont lui retomber dessus, et surement amplifié car avec le temps qu'il aura  passé dans le cocon, ça se sera pas arrangé dehors.
Il faut donc résoudre ces problèmes et le préparer à la sortie sinon, c'est la replonge à plus ou moins court terme.

Il existe de très bons professionnels de la santé qui savent écoutés, entendre et permettre de voir les choses sous un autre angle, avec le recul qu'on a plus et de redécouvrir un avenir pas si noir qu'on le voyait.
 

08 juin 2014 à 08:17:52
Réponse #94

Cocoeau


C'est ce qui a manqué dans le cas que j'évoquais plus haut, à cause d'un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :

psychiatre = réducteur de tête lobotomiseur
traitement médicamenteux = fix pour zombies
hospitalisation en hôpital psychiatrique = internement définitif en asile d'aliéné
dépression identifié = tare sociale

Et toi Pier13, ton ami est-il a ton avis prêt à consulter / suivre un traitement ? C'est à mon avis là que se joue la différence entre le mec qui a encore un espoir même petit ("le traitement pourra peut-être m'aider") et celui qui n'en a plus.

Autre piste : ton ami a une petite copine disais-tu, mais vivent-ils ensemble ? Je sais que ce n'est pas une garantie mais avoir quelqu'un à la maison peut aider à repousser la date de l'acte. Sinon, il pourrait être utile de l'héberger, chez toi ou quelqu'un d'autre, comme le dit Musher, pour l'éloigner de ses soucis mais aussi pour éviter ou gérer rapidement (si ça arrive malgré tout) en cas de tentative de suicide : appel rapide au secours, dissuasion, premiers soins...

08 juin 2014 à 10:28:06
Réponse #95

gobiq


un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :

psychiatre = réducteur de tête lobotomiseur
traitement médicamenteux = fix pour zombies
hospitalisation en hôpital psychiatrique = internement définitif en asile d'aliéné

et alors ,on peut avoir sa propre vision des choses,en quoi elle serait fausse?

bonjour pier13 ,je me permet d'intervenir car j'était a la place de t'on ami il y a peu et je risque d'être a contresens et d'en choquer quelque uns ici .
on a beau avoir déjà rebondit plusieurs fois ,au bout d'un moment ,on fatigue et on se demande pourquoi rebondir puisque le cycle recommenceras tôt ou tard .

 -le psy:s'il parle avec toi sans sujet tabou ,le psy n'est pas forcement utile ,voir je le déconseille ,il n'a pas envie que l'on lui rappel son état en lui disant des vérité qu'il connait déjà.

-les médicaments:s'il réfléchit vraiment au suicide (pas un geste de désespoir),il a une décision importante a prendre et ne veut pas avoir l'esprit embrouiller.

-l'hôpital: comme pour le psy,il n'a pas envie de côtoyer des gens qui lui rappel son état .

2 ou 3 petites choses auxquelles tu devras faire attention,

l'éternel "ça va " qui a remplacer le "bonjour" est insupportable car ,non ça va pas .

quand tu aborde un sujet plusieurs fois ,fait le avec des mots différents et une approche différente au maximum ,on a pas envie d'être pris pour un demeurer ou un maternel a qui on fait la leçon.

pour les mêmes raisons,propose lui des solutions mais ne lui en impose pas,il peut très mal le prendre.

être présent oui,mais pas de trop  ;)

s'il ne veut pas sortir ,insiste un peu mais ne le force pas,voir des gens heureux alors que le monde va mal ,c'est pire que tout

quelques pistes qui m'on aidé ,
1-retarder l'échéance -attendre que mes enfants volent de leur propre ailes
2-revoir ses objectifs - le boulot est secondaire
                             -j'ai pas une belle voiture ,une belle maison ,ce n'est pas grave ,j'ai l'essentiel
3-s'occuper un maximum et être utile aux autres:je me suis engager comme entraîneur et coach auprès d'une équipe de poussin (basket),du coup l'esprit se trouve occupé par la "mission" ,et un sourire d'enfant m'apporte beaucoup  :)
4-trouver d'autres solutions au cas où,comme partir, changer d'air,fuir ce qui nous étouffe -je suis pas manchot,je serait certainement plus utile dans des pays comme madagascar ou haiti ,plutôt qu'ici a torcher le culs de mecs en cravate qui ne savent pas dire merci)

tout ceci ne sont pas des règles absolu,mais si une peut te servir....
je ne suis pas un grand écrivain ,suis je ne suis pas clair ou si tu as des questions ,n'hésite pas
« Modifié: 08 juin 2014 à 11:15:39 par gobiq »

08 juin 2014 à 13:46:51
Réponse #96

gobiq


une autre chose qui m'a aidé :
me replonger dans mes passions d'avant,quand tout allais bien

la musique:mauvaise idée au départ,devant mon incapacité a retrouver mon niveau de guitare a cause de mon arthrose aux mains,j'ai mal pris la choses,et je me suis mis aux percussions,ce que je fait est nul mais j'y prend du plaisir...

la moto:sans en racheter une faute de moyen,me replonger dans le milieu m'a rememorer de bon souvenir

le tir de précision:(oui je sais ,cela peu paraître inapproprié),mais le fait de se concentrer sur son corps ,sa position,sa respiration(presque du yoga  :) )m'a aider a garder mon calme et a évacuer la pression

08 juin 2014 à 21:34:06
Réponse #97

Cocoeau


un schéma mental dépassé (voir carrément pourri) du genre :
l'éternel "ça va " qui a remplacer le "bonjour" est insupportable car ,non ça va pas .

Je suis assez d'accord avec ça. Je trouve de plus que le "ça va" ne montre pas un réel intérêt pour l'état de la personne. Cette petite phrase est devenue au fil du temps une convention sociale qui a perdu tout son sens.

Un "Comment tu vas ?" montre plus ta sollicitude et ton intérêt pour la personne, notamment grâce au "tu" : je te parle, je m'intéresse à toi.
Tu peux aussi employer "alors, tu vas mieux ?" --> je te parle, je m'intéresse à toi, et en plus je me souviens que hier c'était pas la grande forme - ce qui veut dire que ça m'a touché. Ou même plus spécifique, "Alors avec (au choix : ta copine, ton banquier, ton boulot...) ça s'est arrangé ?" qui aide, si ça s'est en effet arrangé, à se focaliser sur un point positif - même quand tout le reste est totalement pourri dans sa vie.

09 juin 2014 à 02:32:49
Réponse #98

Pier13


Et toi Pier13, ton ami est-il a ton avis prêt à consulter / suivre un traitement ? C'est à mon avis là que se joue la différence entre le mec qui a encore un espoir même petit ("le traitement pourra peut-être m'aider") et celui qui n'en a plus.

Je ne sais pas encore nous n'en n'avons pas discuté; mais avec de bons arguments il sera prêt à entendre raison. Il a conscience que cette situation ne peut pas durer car intenable sur le moyen terme. Je veille qd même, voir d'autant plus.

2 ou 3 petites choses auxquelles tu devras faire attention,

l'éternel "ça va " qui a remplacer le "bonjour" est insupportable car ,non ça va pas .

quand tu aborde un sujet plusieurs fois ,fait le avec des mots différents et une approche différente au maximum ,on a pas envie d'être pris pour un demeurer ou un maternel a qui on fait la leçon.

pour les mêmes raisons,propose lui des solutions mais ne lui en impose pas,il peut très mal le prendre.

être présent oui,mais pas de trop  ;)

Le ça va, je l'ai vécu aussi donc je suis vigilant la dessus ainsi que dans la façon de communiquer avec lui, j'ai un peu de savoir faire dans le domaine en utilisant des ficelles pour faciliter, aider, améliorer la communication à travers la PNL ainsi que l'analyse transactionnelle.

    En tout cas merci de vos réponses, conseils avisés et de m'apporter des munitions, solutions pragmatiques.
Prolonger des vies, bienveillance, raisons d'être de ce forum si j'ai bien cerné... Messieurs on est en plein dedans; merci! :akhbar:
« Modifié: 09 juin 2014 à 15:00:08 par Pier13 »
« On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu'on en a juste une. »  Confucius

09 juin 2014 à 09:39:09
Réponse #99

Nemorale


Je suis peut-être un peu hors sujet, mais tant pis.
Au sujet, des médicaments ou non, le Millepertuis (déjà cité sur ce forum) a un effet anti-dépresseur. Cela peut accentuer son mal-être car il aura des émotions atténuées (négatives et positives) mais j'en parle car cela m'a aidée, moi qui ne souhaitais pas d'aide médicamenteuse.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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