Ça m'est arrivé en avril 2008 dans mon ancienne maison de l'Aisne. Les voyous sont entrés par une petite porte latérale (bête porte en bois, vitrage simple et serrure basique) qui donnait dans la salon.
J'ai eu de la chance car ils ne sont pas montés à l'étage où on dormait tous et même en bas ils n'ont visité que le salon.
Perte : un appareil photo, mon arc et un vieux pc portable à disquette de 1998 qui ne me servait que de machine à écrire (mais avec un an de travail à l'intérieur, plus les disquettes de sauvegardes et les ouvrages qui me servaient de référence qui étaient tous dans la sacoche qui contenait le pc).
Nous n'avons rien entendu. Et c'est tant mieux. Car à l'époque je ne m'étais jamais posé la question d'une intrusion chez moi et, entendant du bruit je serai sans doute descendu et pour peu qu'ils soient nombreux ou armés...
Bref, depuis j'ai eu le temps d'y penser et voilà mes conclusions :
1 - On ne peut plus entrer chez moi sans faire un bruit fou en fracturant une porte (serrures spéciales, plusieurs points d'ancrages, plus des fermetures accessibles uniquement de l'intérieur) ou en cassant une vitre (toutes "sécurit" et double vitrages et volets fermés bien sur).
2 - Si un voyou essaye quand même : je ne descend pas. Je n'allume pas la lumière du haut (je ne tiens pas si c'est un dingue, prêt à monter l'arme au poing, à lui signifier, que je suis là, où je suis et que je sais qu'il est là). A ce moment là mon épouse est évacuée dans la chambre des enfants où elle se barricade et appelle la gendarmerie, et elle dispose de quoi se défendre. Quant à moi je reste planqué dans un recoin après avoir déconnecté la lumière d'en haut, et si le gars monte, tant pis pour lui, je n'attendrai pas de savoir s'il vient apporter des cadeaux à mes filles ou bien les... Pour ce faire j'ai une très belle baïonnette de l'armée suisse (j'ai d'ailleurs une très belle collection de ces objets de la guerre 14-18).
Donc en pratique, j'essaye de faire en sorte qu'on ne puisse pas entrer chez moi, je ne descend pas à la rencontre des criminels (s'ils partent avent l'arrivée des gendarmes tant pis, de toutes façon à part des livres il n'y a rien à voler au rez-de-chaussé et ce n'est généralement pas ce qui intéresse les cambrioleurs), et s'ils montent je fais ce qu'un homme doit faire pour protéger sa famille.
une solution sans dommages corporels [...] pour l'individu.
Moi je dirai que l'individu pourrait adopter la maxime de Petit Gibus :"si j'aurai su j'aurai pas venu".
S'il ne veut pas avoir mal, il ne rentre pas chez les gens pour leur faire du mal. On ne lui a pas demandé de venir après tout.