Alors, dernièrement.
Liste de matériel pour 6 jours, 5 nuits d'autonomie complète sauf une fois une glace à l'eau offerte par le fils d'un fermier qui repeignait la grange en rouge. Cycles avant rechargements nettoyages etc.
Plage de température : de 0 à disons 30 degrés (plus probablement 27 - 28)
Conditions climatiques rencontrées : temps à coups de soleil, pluie abondante, pointe de vent vers 35 km/h, neige, brouillard.
Altitude : de 0 à 1000 mètres.
Milieu rencontrés : route, un peu de champs, forêts, collines, tourbières, montagnettes à base de blocs de lave anciens et plateaux rocheux. Nombreuses étendues d'eau.
Trajets balisés, sauf coupe franche en hors-piste pour cause d'égarement vicieux.

Budget matos : bien trop élevé, réparti sur des années.
Le portage : 
- Sac à dos Exped mountain pro 40. Je cherchais depuis longtemps un sac de litrage idéal (ici 42 l), mais je m'étais fourré dans la tête : pas de Sabre. Kriss à trouvé pour moi. C'est le sac à dos le plus intelligemment conçu que j'ai jamais vu de ma vie, tout simplement. A la base c'est un sac d'alpinisme et ça se voit. Sac de conception quasi étanche (l'orifice qui laisse passer l'eau laisse aussi passer l'air, c'est particulièrement utile pour bien compacter le sac : l'air s'échappe par là). Hyper simple, mais plein de mini détails qui font la différence. Depuis la mini pochette intérieur amovible jusqu'au mousse de sûreté dans le dos, en passant par les nombreuses attaches extérieures, le système d'attache intérieure pour relier un item essentiel (ex : trousse de premier secours) pour accès immédiat et le système de fermeture mousqueton (quelques réserves pour ce dernier, en voulant vraiment bien serrer le tout j'ai parfois galéré à cause du "crantage" pas assez fin). Le fait qu'il puisse se porter pas complètement rempli en restant réellement compact. Pour ce que j'ai testé (pas à fond) bien étanche. Portage agréable mais bretelles un peu lèges pour du long terme ou alors je l'ai chargé trop lourd par rapport à ce pour quoi il a été conçu. Il fait un peu mal aux épaules à la longue. Léger, solide, pas effrayant pour un automobiliste. Vraiment nickel.
Un seul défaut : poche hydratation pas vraiment existante, c'est la même poche que celle du mousse de renfort. Je bois beaucoup quand je marche. Ca m'a très vite emmerdé de tout ouvrir et vider pour rajouter l'eau dans mon sac tout serré, avec une poche à eau que je connais mal, remplie au milieu d'un lieu de vêtements secs ET au sec. J'ai vite collé la flotte au sommet du sac, comme un gros dégeulasse. Pas très bon pour l'équilibre général du portage, mais étant en bonne condition physique, ça passe quand même. Et je suis très vite passé à ne pas stocker d'eau aussi, mais j'y reviendrais.
- Butt Pack armée US. Un grooosse banane en cordura que m'a offert Rod pour le projet escape cube (hein ?!?

). Se porte en banane, en bandoulière, un système d'attaches permet également de le porter devant soit accroché aux bretelles de sac à dos. Concrètement, il est souvent resté coincé sous le rabat de mon sac à dos, mais c'est très bien comme ça. Au départ il était un contenant "matos de survie". Très vite il est devenu un contenant "trucs mouillés". Poncho, gourde, sardines, guêtres, moustiquaire de tête, chaps, arktis + un tube de miel pour accès facile… Au final, un contenant "truc mouillés", pour peu qu'on ait des bricoles sur soi, c'est pas très loin d'un bon kit de survie.
J'en suis très content. Elle m'a beaucoup servie en ville également comme petit sac à la journée, pour porter ma veste et un bouquin, par exemple.
Pompes, guêtres et chaussettes : 

- Meindl Bornéo, il me semble. Pas sûr du modèles. Cuir, pas de goretex. La seules marque de pompe qui ne se déforme pas à cause de mes larges pieds.

. Graissées tous les soirs à la graisse spéciale trois jours avant le départ. J'ai pris la flotte, les herbes hautes mouillées, marché dans des torrents, mis les pieds dans des trous, dans la tourbe. Elles n'ont pas percées. Confort impeccable. Pas d'ampoules. Bonne came. Au bout d'un an et demi, j'ai une couture de languette qui se barre. C'est tout. Content.
- Guêtres Lowe alpine Gore Tex, il me semble. Je les portes quasiment tout le temps, même si il ne pleut pas. Dans ce cas j'ouvre la fermeture éclaire faciale pour laisser rentrer de l'air. D'abord ça évite que des merdes ne rentrent dans mes chaussettes et mes chaussures. Ensuite j'ai la trouille des serpents.

Enfin ça prévient un peu des surprises de type trou d'eau. Elles font leur job. Ca marche, rien à dire.
-
Chaps Helsport. Bon, ok c'est un peu ceinture et bretelles. Rien à foutre.

Ca pèse pas lourd, apport chaleur d'appoint, futal d'appoint si loup déclaré et nécessité de marcher cul nu. Par contre j'en ai pas eu besoin et elles sont toutes neuves, donc je n'ai rien à dire dessus.
- Chaussettes. 3 Paires de Marque Monnet. On me les a filé. Je ne saurais dire ce que c'est exactement comme modèle. Deux sont doublées d'un tissu noir (pour sécher vite) et fin, peut-être du polypropylène. Je pense que l'extérieur est en laine fine. Super pour marcher. Le frottement se fait entre les deux couches de tissu, du coup, pas d'ampoules. Pas froid, pas chaud, sèchent vite, sentent peu etc. J'ai jeté un coup d'œil au catalogue et je pense que le mieux reste de cibler ses besoins et de faire son choix. L'autre paire est plus basique et est restée au fond du sac de couchage. Inutilisée d'ailleurs.
Je ne suis pas loin de penser que Monnet, c'est la Rolls de la chaussette. Une petit boîte ultra-spécialisée à faire de bons produits, je trouve ça chouette.
Fringues.
La nature est généreuse, Lemuel aussi. 
- Un caleçon Janus en laine. Un des meilleurs cadeaux qu'on m'ai jamais fait.

Quelques années que je l'use, le mettre dans un sac est toujours synonyme de grand bonheur. Il a traîné dans toutes les conditions possibles de +35 à -30. Il commence à montrer des signes de faiblesse. Rebique un peu sur les jambes. Mais franchement du super matos. Il faut vraiment qu'il fasse très chaud pour qu'un début de loup ne se manifeste avec ça. Ce qui pourrait être évité si j'en prenais deux. Je pense que la sueur accumulée dans la laine y est pour beaucoup. Mais j'en ai qu'un. Donc un seul je prends.

- Polo en Merino Icebreaker. Convaincu par mon caleçon en laine, j'ai voulu changer de couche de base du haut. Je me traîne depuis presque 8 ans un tee shirt gis de marque "All Day Sport", en synthétique qui fait très bien son job l'été, en rando à la journée. Sinon le tee shirt de base D4 est son unique compagnon. J'ai décidé d'investir pour cette dernière occasion dans un truc qui pue moins (comprendre : ne sera jamais lavé sur le terrain) et plus classe pour pouvoir rentrer en stop et aller au bistro sans avoir l'air de trop sortir du bois. J'ai donc opté pour un polo en merino Icebreaker. C'est pas mal. C'est joli. Ca fini quand même par puer, mais vraiment pas beaucoup.
Par contre, trempé de sueur, ça devient un peu fragile. Mon pouce est passé à travers alors que je voulais faire redescendre le dos du tee-shirt qui remontait sous mon sac à dos. Sur le coup je me suis dit "c'est cher c'est de la m*rde", puis "si le tissu avait été plus épais je l'aurais jamais mis". En plein caniard en marchant, ça reste un peu chaud, je trouve, même si je suis très tolérant à mon propre taux d'humidification. Mais j'ai trouvé que ça retenait beaucoup la sueur (j'en perds vraiment des litres.)
- Pantalon Fjallraven Vidda (je crois). Tout à été dit sur ce futte. Je l'ai depuis trois ans maintenant. Il s'use pas. Il se nettoie bien. Il se met à puer quand même. Le mien est troué à trois endroits : jambe gauche : coups de crampon du pied droit. Poche fine : un couteau à dû passer par là. Poche de droite, cargo : je ne sais pas. Pour tout vous avouer, j'en ai plein le cul de ce futal. Je vais le "finir" sûrement, mais j'en ai marre. Je le trouve trop chaud, pas assez aérable, même si je marche avec l'ample braguette ouverte, j'aime pas la coupe haute, ni le bas droit des jambes. En plus j'ai maigri, je maigris encore plus quand je marche, il est devenu trop grand, je suis obligé de le porter avec une ceinture qui couplée à la chaleur de l'effort et ambiante, la sueur et la compression de la ceinture ventrale du sac à dos, me nique la peau sur les hanches, le tout m'irrite, j'ai encore des cicatrices alors que je suis rentré depuis deux semaines.
La seule solution que j'ai trouvé c'est de mettre des morceaux de seconde peau pour brûlés scotchés à l'elasto là où ça frotte.
J'ai vu mon prochain pantalon, j'ai essayé j'adore : le traverse pant de Lundhag. Ca à l'air plein de ventilations (derrière les poches cargos) ceintures bien foutues, coupe qui me convient. Bref ça règle les problèmes de mon fjallraven, a priori. Affaire à suivre.
- pantallons ullfrotte 200. Juste par securité. "One should never leave without them" M Blomgren.
- Couche intermédiaire : Capilene 3 patagonia. Peu servi, mais j'ai apprécié de pouvoir mettre un haut sec et un peu plus chaud le soir. Ou à cumuler toutes les couches les fois où ça a un peu caillé. RAS, j'en suis content. Je le porte depuis deux ans, surtout au repos. J'ai peu rencontré les conditions où j'avais à le porter pour marcher, faire de l'exercice proprement dit. Soit trop chaud soit pas assez. Je l'ai porté épisodiquement pendant l'effort. Ca fait son job. J'aime le col montant, la possiblité de ventiler. Ca évacue bien. What you see is what you get. Juste la couleur marron passe d'un effet maron mat à légèrement métallisé violet en le lavant.

- Couche chaude : pull marin Saint-James. J'en parle ailleurs. C'est un peu lourd pour l'apport thermique. Je le prends lui pour plusieurs raison. D'abord c'est ce que je porte en général. Donc je sais exactement à quoi m'attendre avec lui. C'est quelque chose que j'essaie de faire en général avec mon matériel. L'utiliser dans ma vie quotidienne. Sur le terrain on conaît ainsi réellement chaque item. Ensuite ça pue pas, ça prend pas feu, gère l'humidité (UN PEU), j'aime bien la laine. Enfin, ça me permet d'aller me balader en ville et d'aller au bistro sans avoir l'air de sortir du bois (again).

- Coquille : j'ai voulu tester la SASS smock. Ouiiiii j'ai acheté, consommé, copié, niqué la décroissance, fashion-victimisé. Bon. J'ai testé en ville, en sortie à la journée, trois jours et une fois un peu intense celle de cette dernière liste. Verdict : je suis paaaaaaaaaas ultra convaincu par le machin. Le bon dieu a été clément avec moi :
il est pas tombé des cordes tout le temps. Ca n'est pas un immense coup de bol, mais un bon coup de bol quand même. Ce qui est bien : on le porte volontier, on pense se passer des pochesmais en fait non, ca enveloppe bien tout (vent, moustiques etc.), c'est cool pour dormir dedans à l'arrache, la capuche est bien foutue, ça ne prend pas le feu.
Sinon : faut suivre les conseils de Camp. Virer les etiquettes, doublures et tout. Au maximum. Garder deux poches peut-être, bien utiles, je trouve. Ne pas se laisser avoir par le charming accent du gars de SASS et se battre pieds à pieds pour modifier la veste.

Bon, sinon le coté cartonnage, j'ai toujours pas compris ce que c'était. Je dois être bête ou bigleux. En revanche la veste est un réceptacle à sueur absolument fantastique. Faut vraiment la faire sécher au soleil après utilisation intensive. C'est vrai qu'elle devient vite sèche, mais tuer toutes les bactéries de plusieurs heures de sueur imprégnées est une autre paire de manche.

Peut-être que la combinaison avec le polo n'est pas la bonne, ou que je la porte quand il faut pas. Je ne sais pas. Mais le résultat, chez moi, c'est ça :

Pour une utilisation en veste de montagne, franchement j'ai des doutes. C'est sûrement pas fait pour. Maon opinion perso : si il faut avancer dans le vent quand il pleut des tromblons en montagne, c'est "out" le poncho, et quand il reste juste la smock (qui est mieux que rien) on se retrouve tout de même avec une veste en coton trempée sur soi. Autant dire : je n'aurai pas craché pas une bonne Trollveggen dri3 à la place.

Je trouve que cet item ne se suffit pas à lui même. En l'occurence, j'avais prévu :
- La grenouillère Arktis. Elle je l'aime. Coupe vent. A peine déperlante. Le cordon de serrage s'est barré en bas. Facile à remettre. Génial pour rajouter un peu de chaleur. Et surtout génial pour faire sécher des fringues sur soi sans trop se les geler. On met ça en dessous des fringues mouillées, et hop, on laisse tout évaporer tranquille (le icebreaker sèche plus vite comme ça qu'au soleil soit dit en passant). Pas mal pour complêter les défaillances coupe vent de la veste en statique, se planquer des moustiques sans crever de chaud. Pas mal comme merdouille d'appoint dans un buttpack "de survie."

Vu l'encombrement de la veste, je trouverais dommage de m'en passer. On a encore de beaux jours ensembles devant nous.
- Bonnet Saint James. On fait plus chaud, plus confortable. Mais il est si pittoresque. C'est une signature

. Ca dit : "les Français arrivent".

Ca doit faire 7 ans que je le trimballe. Chez moi, pour un bonnet, c'est même plus un record, c'est un Big Bang. Je l'aime. En hiver je le double avec un bonnet en windstopper. Et puis j'achèterais le Arklight quand il sortira. (Quoiiiiiiiiii un bonnnet arklight ?????

)
Un bob Fjallraven : trop épais pas assez ventilé pour moi mais c'est ce que j'ai.
Nuitée.- Tarp 3 x 3 "special forum" Arklight. Bon matos. Les coutures fuitent un peu sous la pluie, mais je ne les ai pas enduite comme recommandé, c'est donc ma faute. Elles tiennent, je leur en suis reconnaissant étant donné que je suis suffisamment con pour m'installer un bivouac sur un sommet sans abri naturel. Les annaux sont bien placés, c'est très bien conçu.

La couleur est soit trop, soit pas assez voyante pour moi. Je déteste ce vert. Mais on l'a voulu, on l'a eu. J'ai privilégié un montage totalement fermé, avec un bâton de marche comme mât. Pour fermer je rabattais un des milieu de coté vers le mat à l'intérieur. Ca donne une forme bizarre un peu en forme de V, avec deux cotés qui s'avancent, mais ça tient bien, et les moustiques ne rentrent pas trop si c'est bien tendu serré au sol. Evidemment ça condense à mort. Dans ce cas un coup de cheiche de temps à autre sur les parois. C'est rapide et efficace.
- 6 sardines. 4 oranges D4 ultralight et deux en allu de ma tente Ferrino. Les trucs D4 sont pourris. Les crochets sont trop courts. Pour 5 grammes de plus on cracherait pas sur plus long. En revanche, orange c'est bien (surtout vu la taille de ce qui dépasse). La prochaine fois j'en prends 10. Un par attache, point barre. Là, j'ai dormi en mettant des caillasses sur mon tarp pour stabiliser par grand vent, mais ça abîme la toile et en utilisant mon couteau comme sardine, ça abîme la lame. Je suis pas à 15 grammes près, surtout avec la sécurité supplémentaire que ça apporte.
- Diverses ficelles. No comment. Des merdes, de la paracorde, du high tech, de toutes tailles, anarchiquement pelotéees et pleines de noeuds.
- Sac de couchage synthétique Mountain Hardwear 32 machin.
C'est le même que celui de Corin. (On se ressemble beaucoup avec nos vêtements, en vérité, c'est pour ça que je ne voulais pas de sabre et j'ai bien fait, hinhinhin.) J'avais été bluffé par la taille du machin, son poids et ce que cet Homme (et quel homme !) en faisait. Bon j'avais pas prévu que le sac serait si petit. Ca manque un peu de place pour que j'agite mes grands pieds, et j'aime embarquer des choses avec moi la nuit. Nottament des choses à faire sécher. J'aime aussi être mobile pour installer un sursac, me mettre dans le hamac etc. Ca manque aussi d'un soufflet autour du cou, pour moi. Mais c'est tout à fait respectable, comme matos. Ca tient bien plus que ses promesses. Plein de choses ingénieuses, (doublure noire…) Avec cet encombrement, ca se trimballe partout. C'est vraiment bien. Tissu fragile d'apparence. Je l'ai acheté sur un coup de tête après des journées d'immersion de taf très rentables. Ca serait à refaire, je le referais et le reprendrais (encore que le Alta LT…

), par contre pour se refaire la boucle du trip de 6 jours et vivre avec à droite à gauche comme j'ai fait là, j'aurais repris le bon vieil Helsport des famille. Plus balaise, ample, facile à mouiller et à malemener (et je me demande si le dernier LT n'a pas son sac de compression étanche fourni avec). Ce Mountain Hardwear est un sac de couchage de gentleman, en fait. Moi je suis un peu rustre.
- Sursac survival zone de Rab. A la mort de mon cyrano de chez Millet, j'ai voulu passer à plus adapté à mes besoins. Celui là est léger, pas trop mal respirant si on s'en sert bien. Il faut en prendre soin, ce n'est pas un truc blindé comme un sursac militaire anglais goretex. En revanche, le poids, le volume :

. Et c'est VRAIMENT l'assurance-vie fond-de-sac. Pour 250 g de pertex avec une face réfléchissante UV, je ne sors plus sans. Je vois vraiment ça comme un truc à utiliser comme un Jerven, le cas échéant. L'abri de la dernière chance quand ca pleut, avec le brouillard à ne pas pouvoir avancer autour, que la température est tombée, et que la roche rend inutilisable les tarps, les tentes etc.
- Couverture de survie épaisse, retaillée et rafistolée au scotch. Je m'en sers sous le tapis de sol.
- Petit tapi de sol de stretch D4. Un peu limite en confort et isolation, mais suffisant, à l'évidence. Et à moins de 3 euros.

- Sac en soie Nature et découverte. Cet Item me fait chier. Je ne m'en sers pas, mais je le prends. Des questions ?

- Hammac de rando "Maison du hammac" : m'a servi une seule fois, pas confortable (on ne dors pas en diagonale, là-dedans, et les bords montent trop haut), pas de moustiquaire au pays des moustiques. Je repasse à : soit rien, soit Henessy. Ma nièce sera heureuse du cadeau. Moi j'ai besoin d'un vrai truc qui me protège et dans lequel je me repose. 300 grammes de confort ludique pas vraiment confortable, je m'en passe.
Hydratation- Une nalgène. No comment.
- Outre et pipette D4. Fait son job, ne fuit pas. Bien.
- Pas de Vario et

. J'avais oublié ce que j'avais dit. "Tu
arrêtes de te trimballer 4 litres de flotte et tu prends ton vario et tu bois les lacs". Ben non. Comme un abruti, je me suis porté mon outre, et j'ai filtré et j'ai fait bouillir et j'ai mis les pillules et patati et patatata et que je te taxe de la flotte en passant au chalet des gens partis être peinard, et que je te taxe de l'eau à la ferme… Merci de me le rappeler pour la prochaine fois.

. En réalité, j'ai vite arrété de me prendre la tête et j'ai décidé une bonne fois pour toute que, là ou j'étais, je trouvais de l'eau partout et qu'une nalgène à boire toutes les deux heures suffisait (une heure pour absorber l'eau, une heure pour purifier). En vrai, c'était vrai. Mais j'aurais pu avoir faux.

- Des pilules micropures je ne sais plus lesquelles et un bandana, donc, pour boire dans les lacs et les torrents et les marres dans lesquels le bétail et les autres animaux font caca.
Alimentation 
- L
'indétrônable Optimus Crux. Indétrônable. Un point c'est tout. Les autres mentent.
- Une popotte Titane avec son couvercle de je ne sais quelle marque. Mais elles se valent toutes non ? Dedans une tasse repliable verte, un tampon jex, le crux, un briquet dans son sac plastique.
- Une spork jaune.
- Un ziplock à spork, épices, sucre sel, thé, café, bouillons cubes, soupes miso.
- Un tube de miel au ginseng (dans la banane).
- 4 barres de pâte d'amande et 200 g de chocolat.
- Deux sachets individuel de purée pomme de terre - épinards, 5 sachets d'oeufs brouillés aptonia, un sachet de polenta, deux sachets de tipiak, un ziplock de carottes déshydratées par mes soins, un mini sachet de fusili aptonia.
- 5 petites portions de céréales allemandes trop bonnes dans leur sachet argenté aux fruits rouges. Et 5 sachets de "nuage de lait" pou le petit-déjeuner.
- Oui j'ai un peu merdé sur la bouffe, oui j'ai eu faim.

J'ai dû tourner à un peu plus de 1200 calories par jour. Les trois premiers jours ont été durs. Ensuite, j'ai décollé.

Je volais littéralement par dessus les torrents, je montais les côtes en courant. C'était pas mal. Difficile à expliquer comme phénomène. Je suis rentré en super-forme.
Hygiène- un ziplock contenant une brosse à dent, un tube de dentifrice, 6 cotons-tiges, 6 lingettes (aines, aisselles, pieds > 1 lingette.

), un savon de marseille dans deux ziplocks.
- Serviette microfibre msr, petite et orange.
Bobologie dans un trousse rouge à croix blanche- Quelques compresses
- une bande de sparadrap.
- pas mal d'elasto
- des grandes plaques de seconde peau pour brûlés qui viennent d'un hosto (que j'utilise entre autre comme compeed avec l'élasto)
- Paracetamol, ibuprofene
- Tire-tiques
- Mini sak (jaune)
- HE helychryse (5ml)
- HE T tree (5 ml)
- HE fourre tout tee trea de m*rde + niaouli de m*rde + un peu de lavandin > desinfection mains, pieds, loup, déodorant, aissailes et pompes, mycoses légères etc etc (20 ml)
- HE bide > tt, basilic, menthe poivrée… (5ml)
- HE poumons > Niaouli, thym thymaol, eucalyptus globulus, Menthe poivrée.
- HE dodo brulures > lavande, mandarine, Petit grain (completé par hélychryse xxx) (5 ml)
- HE coupures et parfum > Ciste ladanifère.
- HE tendinites > gaulthérie eucalyptus citronné.
- SRO
- charbon activé en gellules
- Vitamines

- Spiruline
euuuuh voilà ?
Contre la pluie - Mon sac est étanche.
- Poncho sea to summit : très bon poncho je trouve, fait un tarp tout à fait respectable avec ses anneaux en tissu. Léger assez solide, étanche. La capuche est bien foutue. Il s'attache avec des boutons pression. C'est toujours un plaisir de l'enfiler. Soit pour marcher, soit pour s'asseoir et se faire à manger sans attraper froid.
- Chaps
- Guêtres.
Outils 
- Taberneck, Enzo dans étui fabriqué au duct tape, Swiss Tool Spirit. No comment, on connaît. Je précise simplement que le enzo ne m'a servi que comme sardine. Et que le Swiss Tool est peu sorti de son étui, surtout la pince, en particulier pour les robinet de chalets de montagne dont les propriétaires enlèvent le pas de vis en s'absentant.
- Firesteel, pour allumer le réchaud.

- Boussole Silva expedition 4. Un bon modèle, simple mais suffisant pour moi.
-
Ce truc là qu'on m'a offert il y a quelques années et que j'aime bien, vu que je ne porte pas de montre. Ca permet de jalloner son voyage. Sympatoche.
- Deux bâtons de rando d'une marque visible sur la photo au dessus. RAS. Ah si c'est un système de bloquage qui se visse. C'est pratique pour agrandir le baton pour bien tendre le tarp quand celui ci est déjà installé.
- Cheiche : serviette de plus, torchon de vaisselle, essuie tarp etc.
- Ass rag.
- Kit de survie mini dans poche cargo > Dans pochette étanche D4 > Bougie, 2 couvertures de survie, cachetons flotte, condom, café, mirroir, sifflet, briquet, duct tape, bandana, anti-inflammatoire balaise et une barre de pâte d'amende. Le minimum pour rentrer.
-
2 moustiquaires de tête. Ouais mec. Lemuel prend
un calecon et
deux moustiquaires de tête. L'une est une sea to summit. Sympa, mais maille trop large pour midges. En revanche comme je transpire sous l'effort, ça maintient les mouches a distance et c'est déja pas mal. Je suis passé a deux trois endroits où on prefere ne pas avoir de mouches dans la figure quand on marche, et où on préfère voir où met les pieds. L'autre est une
helsport pour sac de couchage. Dos étanche renforcé, maillage fin devant, descend bas sur le torse. J'aime.
- frontale petzl taktika noire
- carnet passeport Muji.
- Mini stylo bille Muji.
Lecture - Oméga mineur - Paul Verhaeghen traduit par claro, un pur chef d'oeuvre qui pèse son kilo.
Et je crois qu'on a fait le tour. J'ai fini ma BA. Rien de révolutionnaire. Liste de luxe. Dans les 12 kilos. C'est assez lourd.