C'est un vaste sujet, qui à mon sens recquiert autant de prévention que de détention

Je pense que le plus gros frein est l'idée que "pour s'amuser il faut être bourré" : cela emporte toute considération rationnelle ultérieure du type "comment je rentre", car l'émotion l'emporte sur la raison (cf les dernières avancées en matière de compréhension du cerveau humain : 95% de nos actions sont dictées par l'émotion).
Bref, je me réjouis d'avoir des sensations et un vécu de lachâge grâce à l'alcool, donc je passe outre l'aspect rationnel de rentrer de manière safe. Et je m'auto persuade que je serais en état de conduire, puisque moi, je suis un bon conducteur, etc...
Ce qui rend difficile les tactiques genre capitaine de soirée, etc... Le seul truc qui fonctionne c'est l'aspect gratuit, c'est à dire quand c'est des volontaire dédié à la conduite qui propose de ramener les gens. Là, ca fonctionne, car tout le monde dans le groupe peu se biturer autant qu'il veut...
L'impact de la campagne que je cite vient à mon sens du fait qu'elle joue sur l'émotion : on me présente une addition de fou, j'ai un coup au coeur, j'ai une émotion très forte... On parle au coeur, pas au cerveau. On n'essaye pas de raisonner les gens, on dit juste : voilà ce qu eça peut vous coûter. Ca me parait plus fort que d'essayer de faire des éthylotests...
Prendre le consommateur par surprise en sortant du cadre classique, c'est souvent impactant,
Après je dis, je peux boire ce que je veux, je n'ai pas le permis

C'est sans doute pour ça que je ne bois pas !!
Djé