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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Des textes du Manitou - Inédit!  (Lu 13293 fois)

22 août 2007 à 09:14:18
Lu 13293 fois

guillaume


Salut les amis,

Certains savent déjà que David, avant qu'il ait le forum, avait un blog personnel. Un blog sur la survie avec pleins de textes sur la survie.

Il se trouve que ces textes, j'en ai imprimé une bonne partie (je me demande même si je ne les ai pas tous).Et pour vous en faire profiter, je les ai tous recopiés sous Word en scannant les images :).

Et donc, voici ces textes:

Citer

Exercices :

L’odorat :
Dans un petit bout de nature, couchez-vous à plat-ventre et reniflez le sol. Vous serez surpris(e) de voir à quel point il dégage des odeurs subtiles. C’est un véritable cocktail odoriférant. Prenez le temps de bien humer, puis déplacez-vous de quelques mètres, et recommencez. Vous trouverez à coup sûr des odeurs complètement (ou au moins partiellement) différentes.

L’ouïe :
Pour développer la sensibilité de vos oreilles, rien de tel qu’une période d’immersion prolongée en forêt, dans le silence. Après seulement quelques jours, on s’aperçoit rapidement que nos oreilles deviennent plus sensibles.

Quel que soit le niveau de sensibilité de vos oreilles, il existe des moyens efficaces d’amplifier les sons. Nous, humain, avons des oreilles très petites en comparaison de la plupart des animaux. Les oreilles d’un renard ou d’un cerf sont proportionnellement immenses par rapport à la taille de leur tête. Cette grand dimension fait office de caisse de résonance, et amplifie les sons, de la même manière que le corps d’un violon, par exemple.

Pour palier à la petite taille de nos « caisses de résonances », nous pouvons utiliser nos mains ou d’autres objets pour aider à la réverbération des ondes sonores.

Dans un coin silencieux, marchez vers une source sonore régulière (un ruisseau, par exemple). Marchez en tendant l’oreille. Dès que vous commencez à entendre votre ruisseau, arrêtez-vous, et faites demi-tour jusqu’à ce que vous ne l’entendiez plus. Dès que vous cessez de l’entendre, retournez-vous vers lui, et placez vos doigts derrière vos oreilles, de manière à les décoller volontairement de votre crâne tout en formant une sorte de cornet avec vos mains. Ecoutez bien, vous entendrez le ruisseau à nouveau. Cette méthode toute simple vous permet d’amplifier les sons de manière significative.

Ensuite, sans vous déplacer, et sans enlever vos mains de derrière vos oreilles, orientez votre tête de manière à trouver l’angle où le bruit vous parviendra le plus clairement. Cela vous indiquera la direction du ruisseau avec une précision impressionnante.

Ensuite, toujours sans vous déplacer, et sans bouger vos mains, penchez la tête sur le coté, puis élevez et abaissez la tête (comme quand vous dites « oui »). Vous pourrez ainsi déterminer la position exacte de la source sonore (non plus seulement sa direction, mais aussi sa hauteur et même sa distance). Evidemment, ça demande un peu d’entraînement ;^).

Pour amplifier encore plus ;es sons qui parviennent à vos oreilles, vous pouvez augmenter la taille de vos mains en utilisant n’importe quelle surface lisse… bouts de carton, d’écorce de bouleau, ou de cuir…

Goût :
Demandez à quelqu’un de vous préparer quelques aliments dont le goût se ressemble (par exemple, une tangerine, une orange et une clémentine, ou encore quelques pommes différentes). Sans les regardez, essayer de les reconnaître en les mangeant.

Lorsque vous mangez, surtout un plat de qualité, essayez de retrouver les ingrédients, épices, fines herbes…

Toucher :
Sortez, et ramassez quelques cailloux de taille à peu près semblable. Prenez-en cinq ou six, qui se ressemble mais de couleur et de texture différente. Choisissez-en un, votre préféré, et manipulez-le pendant un long moment. Regardez-le sous toutes ses coutures. Palpez-le, faites bien connaissance avec lui. Une fois que vous aurez l’impression de bien le connaître, placer-le avec tous les autres dans un petit tas. Mélangez-les bien, et, les yeux fermés, retrouvez-le. Vous verrez, vous réussirez probablement du premier coup. Vous pouvez répéter ce genre d’exercices avec plain de types d’objets différents.

Pour développer les capacités tactiles de vos pieds, sortez faire une ballade pieds-nus. Marchez en ville, ou mieux, en forêt, sans vos chaussures. Prenez le temps de sentir le terrain, la douceur de certaines pierres, les picotements de l’herbe, etc. Marchez dans le sable, et essayez de sentir chaque grain de sable sous vos pieds. Marchez doucement !!!

Pour étendre l’expérience à tout votre corps, trouvez un endroit calme, à l’abri du vent. Enlevez vos vêtements (rien ne vous oblige à être complètement nu(e), mais plus vous exposez de peau, et plus l’exercice sera efficace. Un maillot de bain fait très bien l’affaire…), et fermez les yeux. Vous verrez, même dans un endroit apparemment sans aucun vent, l’air bouge sans cesse. Essayez de déterminer sa direction, sa vitesse, sa texture, sa température, son degré d’humidité…

Vue :
On voit souvent, sur les photos historiques des grands chefs indiens, leur regard magnifique, qui semble perdu dans le lointain, comme une profonde contemplation d’une chose qui nous échappe… En faite, sur ces photos, ils regardent tout simplement le monde en utilisant leur vision périphérique, il faut relever la tête, fixer un point imaginaire un peu surélevé par rapport à l’horizon, et éviter de laisser nos yeux faire le point sur quoi que ce soit. Ensuite, par un simple effort de concentration (au début), on réussit peu à peu à inclure toute la périphérie de notre champ de vision dans notre sphère visuelle.

Cette façon de regarder a ses avantage et ses inconvénients. Elle ne permet pas de voir quoi que ce soit avec une grande précision, mais elle permet d’avoir une vue d’ensemble surprenante, et de repérer immédiatement tout mouvement dans un rayon de 180 degrés ou plus. De même, cette façon d’utiliser ses yeux permet de voir d’une manière surprenante dans l’obscurité.

En forêt, je passe le plus clair de mon temps à passer du mode de vision « global » que je viens de décrire, à un mode « détails ». En fait, je suis la plupart du temps en mode « global », et à chaque fois qu’un mouvement attire mon attention, je me mets en mode « détails » pour voir avec précision de quoi il s’agit. Cela me permet de repérer de nombreux animaux que je ne verrais pas autrement, et cela me permet de changer mon état d’esprit par la même occasion. En effet, ce type de vison sollicite beaucoup plus l’hémisphère droit du cerveau, qui est associé à l’intuition, à la sensibilité esthétique, et à toutes une série de fonction cérébrales qui nous éloignent des fonctions logiques, et de la pensée analytique. Elles nous permettent d’entrer dans un état d’esprit très serein, très calme, proche de la méditation. Rien de bien mystique là-dedans… Notre cerveau, sollicité de manière différente, se met tout simplement à fonctionner en conséquence. C’est une expérience très intéressante… :^).

Essayez… maintenant ! ;^)

Détendez-vous, et relevez la tête. Fixez un point imaginaire dans l’espace devant vous, quelque part dans le lointain (à travers les murs, la ville, les arbres ou peu importe). Ne faites pas la mise au point. Le centre de votre vision restera légèrement flou. Puis, essayez de voir ce qu’il y a tout autour de vous. Vous verrez le monde différemment ;^).

Ensuite, écartez les bras à 180 degrés, et faites remuer vos doigts. Vous pourrez probablement détecter un mouvement aux confins de votre champ de vision…

Les abris :

Dans certains cas, les abris ne sont pas réellement nécessaires. En plein cœur de l’été, et par beau temps, on peut généralement passer une nuit à la belle étoile sans aucun risque. Pourtant, s’il fait très froid ou s’il fait très chaud, on peut mourir en quelques heures sans la protection qu’offrira un bon abri de fortune

Choisir un bon emplacement :
On néglige souvent, lorsqu’on commence à construire un abri de fortune dans l’urgence, de bien regardez où et comment on peut le construire sur le terrain. On néglige ainsi des opportunités intéressantes, qui pourront faciliter la construction de votre « nid », et en augmenter le confort de manière importante…

Plusieurs facteurs devront guider le choix de l’emplacement pour votre abri de fortune. Ces facteurs, bien évidemment, changeront en fonction des saisons, de votre situation, des outils dont vous disposez, etc. Voici quelques exemples de choses à prendre en considération :

-Exposition directe au soleil (favorable en hiver, à éviter si la chaleur est une menace).
-Exposition au vent (très pratique en été pour éloigner la chaleur et les moustiques, à éviter en hiver).
-Proximité d’un cours d’eau potable (pour boire, pêcher, piéger et chasser !).
-Proximité des matériaux de construction
-Relief, arbre, rocher, grotte que l’on peut utiliser en guise d’abri, ou de base facilitant sa construction

Bref, avant de construire un abri, prenez le temps de voir les possibilités que le terrain peut vous offrir, et choisissez le meilleur endroit possible en tenant compte de votre situation réelle.

Récupérer de l’eau :


Ensuite, placez la bouteille debout, tout en prenant soin de créer une pente dans la toile du poncho qui permettra à l’eau de ruisselet efficacement vers le capuchon et votre bouteille.

Ici, j’ai roulé un bâton de randonnée dans l’une des extrémités et j’ai placé le poncho dans une pente. On peut évidemment accrocher les coins du poncho dans des arbres ou peu importe…

Même une petite pluie ou une rosée abondante finissent par mouiller suffisamment le poncho pour récolter un peu d’eau. Il suffit de relever les extrémités et de bien secouer pour récupérer les centaines de gouttes ainsi formées. Une petite pluie très fine fournit ainsi facilement un demi-litre à l’heure.

Il arrive que des insectes ou certaines particules tombent dans l’eau, évidemment. On pourra facilement filtrer à l’aide d’un chiffon pour en éliminer tous les indésirables les plus gros.

Hypothermie

L’hypothermie est un abaissement de la température corporelle centrale. On distingue 4 stades d’hypothermie :

Stade: put**n ça caille ici !!!

Température corporelle: Entre 36.7° et 35°C

Tout le monde a déjà eu froid, dans sa vie. Frissonnements sporadiques de plus en plus intenses, extrémités tantôt rouges et tantôt blanche (nez rouge qui coule, oreilles rouges, etc.), selon le stade exact de refroidissement. Le corps  se met à produire plus sa chaleur (sécrétion d’adrénaline, métabolisme accéléré, thermogenèse dans les cellules adipeuses) et cherche à conserver à la fois un maximum de chaleur et des extrémités en bon état ;^). C’est le moment idéal pour agir et faire remonter sa température corporelle…



Stade: Hypothermie légère

Température corporelle: entre 35 et 34°C

La personne est consciente. Elle dit avoir froid, et elle frissonne violemment. La peau est pâle et froide, avec parfois les extrémités bleues (cyanosées). Le pouls est accéléré. La motricité fine est déjà fortement altérée (il est déjà très difficile d’allumer un feu, par exemple).



Stade: Hypothermie modérée

Température corporelle: entre 34 et 32°C

La conscience est altérée : omnubilation, désorientation. La personne continue à frissonner, mais les frissons peuvent être entrecoupés de contractions musculaires plus longues et/ou de rigidité. La pression artérielle chute, et les marbrures peuvent apparaître. La personne n’est déjà plus du tout en été de sauver sa propre vie. Elle n’a souvent même plus froid, et n’est plus consciente du danger.



Stade: Hypothermie profonde

Température corporelle: entre 32 et 25°C

Les troubles de la conscience s’accentuent jusqu’au coma (à  27°C). Les yeux peuvent bouger de droite à gauche (mouvement pendulaire). Les pupilles peuvent être dilatées (parfois d’un seul côté). La peau est froide, violacée, avec des marbrures peu contrastées. La respiration est lente et peu profonde. Le pouls est lent et faible, difficile à prendre (parfois seulement 1-2 battements par minute). La pression artérielle est effondrée. Attention : grave risque de fibrillation ventriculaire ou même d’arrête cardiaque complet.



Stade: Hypothermie majeure

Température corporelle inférieure à 25°C

Etat de mort apparente : coma profond, deux pupilles dilatées et non-réactives, disparition des réflexes, rigidité musculaire, pouls et tension indétectables. La personne est dans un état critique, mais peut être encore vivante malgré les apparences. Les complications lors de la réanimation sont malheureusement aussi fatales que fréquentes à ce stage.



Traitement :
Dans tous les cas, le traitement consiste en un réchauffement lent et contrôlé (environ 1° par heure). On peut par exemple placer la personne nue dans un sac de couchage avec une ou deux autres personnes, ou encore la transporter dans un endroit plus chaud et veiller à ce qu’elle ne se réchauffe pas trop vite (ne pas trop la déshabiller, par exemple).

Si la personne est consciente (hypothermie légère), on peut lui donner à boire des liquides NON-ALCOOLISES tièdes (thé, café, etc.).

Dans tous les cas, il faut absolument éviter un réchauffement rapide, et privilégier un réchauffement du centre du corps, sans réchauffer spécifiquement les extrémités (qui elles-même seront réchauffées par le sang plus chaud provenant du centre du corps, comme cela se produit quand une personne se réchauffe d’elle-même.

Les complications liées au traitement de l’hypothermie modérée, profonde ou majeure peuvent subvenir de manière brutale. Elles sont souvent mortelles. Parmi ces complications possibles :

-troubles du rythme cardiaque (fibrillation, arythmie, bradycardie), lors du retour dans la zone d’hypothermie modérée (32-34°C).

-arrêt cardiaque brutal

-hémorragie digestive massive

Il est donc préférable que ce traitement se fasse sous surveillance médicale, avec toutes les précautions d’usage. Si, toutefois, une surveillance médicale n’est pas accessible, il faut surveiller la personne de très près, tout en se tenant prêt à pratiquer la réanimation cardio-respiratoire si nécessaire (suivez un cours !!!). Veillez à ce que la personne reste allongée, et aussi immobile que possible. Si vous devez la transporter, faites-le extrêmement délicatement, et sans la faire bouger. Prévoyez des douleurs importantes lors du dégel de membres ou extrémités gelés, et veillez à ce que la personne reste immobile malgré cette douleur intense. Traitez les engelures comme des plaies ouvertes (désinfectez, et couvrez).
L’hypothermie survient plus facilement chez les personnes fatiguées, déshydratées ou qui ne mange pas assez. Prenez donc soin de ne pas trop vous épuiser, de boire suffisamment et de manger de grandes quantités de viande et de matières grasses pour fournir à votre « fournaise interne » des calories à brûler.

Hyperthermie :

L’hyperthermie, ou coup de chaleur, est une élévation exagérée de la température centrale corporelle. Elle peut conduire à une foule de symptômes souvent très différents :

-fatigue
-maux de tête
-vertiges
-crampes
-sueurs
-obnubilation
-délire agité
-agressivité
-convulsions
-diminution de la tension artérielle
-augmentation de la fréquence cardiaque
-nausées
-vomissements
-perte de conscience
-mort…

Les conséquences de l’hyperthermie peuvent être très graves si la température s’élève trop (on en meurt à 41.6°C). Le « coup de chaleur » est généralement plus grave qu’on ne le croît, car il peut provoquer des dommages irréversibles au foie, aux reins, ou au cerveau. Dans tous les cas, les victimes d’une hyperthermie important devraient être hospitalisées. Si cela est possible, prenez la température de la personne au plus tôt, afin de pouvoir transmettre cette information à l’équipe médicale qui la prendra en charge. C’est en effet la température « de pointe » qui déterminera très souvent les séquelles prévisibles d’un coup de chaleur, et le traitement indiqué.

Les principales causes de l’hyperthermie, chez les personnes en bonne santé, sont la déshydratation dans un environnement chaud, et l’effort physique prolongé (surtout dans des températures élevées ou quand le taux d’humidité est très élevé). Mais attention, l’hyperthermie due à un effort intense peut se produire même s’il fait frais ou froid !

On sent généralement venir ce « coup de chaleur ». Ses symptômes sont souvent progressifs (commencent par une sensation de faiblesse, par de légers vertiges, et évidemment par la sensation d’avoir très chaud…) et il est important d’apprendre  à les reconnaître afin de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Pour prévenir l’hyperthermie :

-Evitez les effort intenses et prolongés, et surtout interrompez-les aux premiers symptômes d’hyperthermie (faiblesse, vertiges, nausées).
-Evitez par-dessus tout la déshydratation (buvez souvent, même si vous n’avez pas soif, et buvez en quantités suffisantes, surtout si vous urinez moins et/ou si votre urine devient plus concentrée. Tant que votre urine est claire et abondante, vous ne risquez pas d’être déshydraté(e)… et c’est parfait comme ça. Clai-re et a-bon-dan-te !!!
-Abritez-vous du soleil du soleil ou des sources de chaleur, portez des vêtements de couleur claires, légers et amples, ainsi qu’un couvre-chef adapté.
-Evitez de trop manger. Préférez les plats légers pendant les périodes plus chaudes de l’année.

Dans tous les cas, le traitement de l’hyperthermie consiste en la diminution graduelle de la température corporelle, en supprimant si possible la cause (exposition au soleil, effort physique, etc.).

Il ne faut pas refroidir le corps trop brutalement (en le plongeant dans l’eau froide, par exemple), car le risque d’hydrocution (mortel !) est important. Ne pas non plus boire de grandes quantités de liquide froid (risque d’hémorragie gastrique mortelle). Allonger la victime à l’ombre, dans un endroit frais et/ou aéré. Enlever un maximum de vêtements, ou mouillez-les progressivement à l’aide de petites quantités d’eau tiède.

Si la victime est consciente, vous pouvez lui faire boire de petites quantités d’eau (1-2 gorgées à la fois, tout doucement… pas trop froide !) à toutes les 2 minutes, puis, lorsque la personne a pleinement retrouvé ses sens, laissez la boire à volonté (évitez toujours l’eau trop froide et les boissons alcoolisées).

Si possible, transporter la victime le plus rapidement possible auprès d’une équipe médicale compétente.

S’orienter :

Bon… soyons logiques. La meilleure façon d’éviter le pire en forêt, c’est de ne pas se perdre… autrement dit, il est important de savoir s’orienter, avec ou sans équipement.

Le sens de l’orientation est peut-être inné chez certaines personnes (quoi que j’en doute…), mais pour la plupart des gens, ça s’apprend. Savoir lire une carte et utiliser une boussole (ou un GPS) sont évidemment des éléments importants pour une personne qui s’aventure loin des sentiers battus. Je pourrai expliquer ici la théorie, mais cela ne remplacera jamais un cous sur le terrain, dans des conditions réelles.

Simplement être attentif, se retourner de temps en temps et faire attention à quel sentier on devra prendre au retour peut être une excellente habitude à prendre… Si vous aviez une idée du nombre de gens qui réussissent à se perdre sur des sentiers balisés, vous seriez surpris(e) ;^).

Quelques rappels pour garder le cap :

Je n’expliquerai pas ici en détail le maniement d’une boussole, ni la lecture de cartes. Je ne parlerai pas non plus des GPS (plus ou moins fiables selon l’humeur des batteries par
–20°C…). Tout le monde devrait savoir se servir de toutes ces petites merveilles. Je rappellerai simplement un petit détail qui écarte beaucoup) de gens de leur itinéraire prévu : le nord magnétique se déplace lentement mais sûrement (il bouge d’environ 40 km par an). Actuellement, le pôle nord magnétique de la terre se situe actuellement au Canada (eh oui ;^) autour de 81,3 degrés nord et 110,8 degrés ouest.

Autrement dit, le haut de la carte, le nord géographique, n’est pas exactement le nord que vous indique votre boussole. Votre boussole vous indique toujours le nord magnétique. Selon l’endroit où vous vous trouvez, la boussole indique quelques degrés trop à l’est ou trop à l’ouest.

Sur une carte topographique de bonne qualité, la déclinaison magnétique est généralement indiquée pour l’année d’édition de la carte. On ajoute aussi la dérive annuelle, qui vous permet de calculer la déclinaison réelle. N’oubliez JAMAIS d’en tenir compte !!!

Attention : la déclinaison, c’est simplement l’angle qui sépare le nord magnétique et le nord géographique. On n’a pas fait le calcul pour vous. Si on vous dit que la déclinaison à utiliser sur une carte est de –2°, ça ne veut pas dire que vous devez soustraire deux degrés à vos azimuts ! ça veut bel et bien dire que le nord magnétique est deux degrés à l’ouest du nord de la carte.

On soustrait toujours la déclinaison de l’azimut.

En tirant un trait (imaginaire ou réel) sur votre carte entre votre positon et l’endroit où vous voulez aller, et en prenant l’angle entre cette ligne et le nord géographique de votre carte, vous obtenez votre azimut. Soustrayez ensuite la déclinaison, et visez :^).

N’oubliez pas non plus que si vous maniez votre boussole près d’un objet métallique (grosse montre, couteau accroché au cou, voiture, mine de fer…), elle sera faussée… parfois beaucoup.

S’orienter sans boussole :


Dans un monde idéal, toute personne qui déciderait de quitter un sentier balisé devrait avoir une boussole, savoir s’en servir, et effectivement l’utiliser. Pourtant, c’est rarement le cas… et je suis le premier fautif, j’avoue…

Marcher avec une boussole prend du temps, réduit la spontanéité de la ballade, empêche les promeneurs de tourner en rond, quoi ;^). Si vous faites le choix de ne pas utiliser votre boussole, sachez que vous prenez un risque, et minimisez-le au maximum en vous orientant par d’autres moyens…

Ne vous fiez pas à votre mémoire visuelle ou à votre « instinct » de pigeon voyageur pour retrouver votre chemin. Trouvez-vous plutôt un point de repère visuel fixe et bien visible. Le sommet d’une montagne avoisinante, l’étoile polaire ou un grand arbre. Si, à l’aller, vous avez votre repère à votre gauche, vous n’aurez qu’à marcher en l’ayant à votre droite pour faire chemin inverse. Divisez votre monde en tranches horaires, comme les pilotes de chasse… ça fait un peu militaire, mais ça fonctionne. Ainsi, si vous avez le soleil à deux heures à l’aller, pour revenir sur vos pas, vous devrez l’avoir à…

… combien ?

… hein ?

… vous donnez votre langue au chat ?

Non. Pas à 10 heures, Toto ;^)


S’orienter avec le soleil :

Le soleil peut être utilisé comme point de repère, de la même manière qu’une montagne ou qu’un arbre… mais évidemment il n’est pas fixe dans le ciel. Il se lève à l’est, culmine au sud, et se couche à l’ouest (grosso modo). En douze heures de clarté (environ… ça dépend de la saison ;^), il parcourt 180 degrés dans le ciel. Ça fait exactement 15 degrés à l’heure (et c’est pareil à toutes les saisons, ça)… Il faut en tenir compte. Par ailleurs, en plein été, lorsqu’il est proche de son zénith, le soleil n’est plus d’aucune utilité pour l’orientation… Il est tout bonnement en haut. Le soleil a aussi tendance à se cacher par temps gris… Bref, beaucoup d’inconvénients. Mais, contrairement aux boussoles, le soleil ne se dérègle pas, il est difficile à oublier chez soi, et il n’est pas perturbé par les masses métalliques ;^).

Pour trouver efficacement le nord à l’aide du soleil, il faut avoir l’heure. L’idéal est d’avoir l’heure solaire, mais en sachant à quelle heure se lève et se couche le soleil (dans votre fuseau horaire) et en ayant une montre sous la main, vous pourrez vous orienter.

Quelque soit la saison, le soleil parcourt 15 degrés à l’heure dans le ciel. En hiver, il parcourt simplement moins de degrés, mais la terre tourne à la même vitesse (360 degrés en 24heures, soit exactement 15 degrés à l’heure).

En admettant que le soleil se lève pile à l’est et qu’il se couche pile à l’ouest (180 degrés de trajet), il voyage très exactement 12 heures. C’est ce qui se passe aux équinoxes (le 21 septembre et le 21 mars). Sous nos latitudes (France ou Québec, c’est pareil) en plein cœur de l’été, où il peut y avoir 14 ou 15 heures de luminosité, il se lève un peu avant l’est (disons au nord-est) et il se couche un peu après l’ouest (disons au nord-ouest). Au contraire, en plein cœur de l’hiver, où il ne reste parfois plus que 8 ou 9 heures de soleil, le soleil se lève un peu après l’est (disons au sud-est), et se couche un peu avant l’ouest (disons a   u sud-ouest).

 

Pour simplifier : en été, le soleil se lève et se couche plus au nord, en hiver, il se lève et se couche plus au sud.

Un mnémotechnique : le soleil a trop chaud en été, il se déplace vers le nord, et il a froid en hiver, il descend vers le sud.

Le soleil, en faite, peu importe qu’il soit caché ou non derrière l’horizon, est toujours au même endroit dans le ciel à la même heure… À midi, il est toujours à 180 degrés. À minuit, il est toujours au nord, à 0 degrés, et derrière l’horizon (sauf dans l’un des cercles polaires en été). À midi, il est toujours au sud (sauf au solstice d’été où il est pile en haut). À 18h, il est toujours à l’ouest (270 degrés). À 6h du matin, il est toujours à l’est (90 degrés). Il est simplement plus ou moins haut par rapport à l’horizon en fonction de la saison. Il est intéressant de connaître le décalage qui existe entre l’heure officielle de votre fuseau horaire et l’heure solaire en cas de besoin, et vous orienter avec une grande précision en suivant le soleil.

À titre indicatif, dans l’est de la France (notamment dans les Alpes), en été l’heure officielle a deux heures d’avance sur l’heure solaire. Autrement dit, le midi solaire a lieu à 14h environs. En hiver, avec l’heure d’hiver, le midi solaire à lieu à 13h, heure de Paris.

S’orienter avec une montre :


Ainsi, avec une montre à aiguilles réglée à l’heure solaire, on peut s’orienter avec une précision étonnante. En tenant la montre à plat et en pointant la petite aiguille (celle des heures) vers le soleil, on peut connaître exactement la direction du sud. En effet, le sud est toujours à mi-chemin entre l’aiguille des heures et le 12 (du côté où l’écart est le plus petit).

Pourquoi à mi-chemin ? C’est assez simple. Si le cadran de notre montre avait 24 heures, l’aiguille bougerait à la même vitesse que le soleil dans le ciel. Mais comme l’aiguille de la montre fait 2 tours par période de 24 heures, elle voyage très exactement 2 fois plus vite que le soleil… L’angle doit donc être divisé par deux…

 

Autres indices :

Il est possible de déterminer approximativement la position du nord en observant l’environnement. Le soleil peut nous y aider, mais aussi la végétation. Des mousses et lichens poussent plus abondamment du côté nord des arbres, des montagnes, des rochers… Ayant besoin de beaucoup d’humidité pour pousser, ils poussent mieux du côté le moins ensoleillé des objets, donc au Nord. En montagne, ou dans les régions vallonnées, il n’est pas rare de voir un côté de sommet gelé ou enneigé, alors que de l’autre côté la neige et la glace fondent. La face la plus froide d’une montagne est généralement la face nord. La végétation, du côté nord des sommets, est généralement mieux adaptée à un climat froid que celle qui est du côté sud. Ça n’est évidemment pas une règle absolue, mais ça peut donner une petite idée quand même. C’est en observant une multitude de petits détails de ce genre que l’on peut, avec l’habitude, toujours avoir une idée relativement précise de l’emplacement des points cardinaux. C’est mieux que rien, en tout cas.

Lorsqu’on s’oriente sans boussole, il est bon d’avoir plusieurs points de repère et plusieurs indices de la direction qu’on prend avant de ce décider à bouger. Si deux ou trois indices vont dans le même sens, vous risquez moins de vous tromper que si vous avez deux indices contradictoires. Observez bien, prenez note des petits détails et faites les concorder.

Pour les aller-retours, l’idéal est évidemment de baliser son sentier. Marquer son chemin, comme le petit poucet, est un peu laborieux, mais c’est le moyen idéal d’être sûr de retrouver son chemin au retour. Utilisez des rubans colorés, des bouts de tissus voyants ou n’importe quoi du même genre pour marquer votre passage en les accrochant aux branches, ou en les laissant par terre (si le terrain est dégagé). Vous pouvez aussi, si vous êtes sadique et que vous n’avez pas peur de blesser les arbres, enlever des bouts d’écorces ça et là avec une machette ou un couteau pour vous orienter au retour… Mais de grâce, ne faites ça qu’en dernier ressort. Ça blesse les arbres (vraiment…). Ah oui, et tant qu’à faire, arrangez-vous pour pouvoir voir vos traces au retour… autrement dit dépassez l’arbre que vous voulez marquer, retournez-vous et marquez-le… (je sais, faudrait être c*n, mais ça s’est déjà vu ;^).

Lorsque vous marchez, retournez-vous fréquemment pour prendre des points de repère qui vous seront utile au retour… Ne vous fiez pas uniquement là-dessus, évidemment. Sachez simplement que le sentier vu dans un sens ne ressemble pas toujours au sentier vu de l’autre côté. Prenez particulièrement garde aux intersections, et prenez toujours une note mentale (ou mieux, sur un bout de papier) de l’embranchement d’où vous venez.

Je ne suis pas d'accord avec tout (notamment pour l'abri l'été et 2-3 petits trucs) mais je vous laisse découvrir et faire des remarques!

Une remarque en passant: pendant longtemps, je me suis trimballé avec une feuille où j'avais imprimé les exercices décris au tout début, vraiment excellent en forêt  :up:.

a+

Edité: J'arrive pas à mettre les scans >:(, si quelqu'un peu m'aider, ça serait sympa.
« Modifié: 22 août 2007 à 09:39:39 par guillaume »

22 août 2007 à 09:48:49
Réponse #1

bellis



22 août 2007 à 10:21:03
Réponse #2

Bison


Merci,

C'est de la sauvegarde du patrimoine ... mes petits enfants en profiteront!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

22 août 2007 à 10:40:09
Réponse #3

modl


Très intéressant. Pour l'hyperthermie et ses symptômes, je me permets cet instant culturel en citant Henri IV, qui, tous les matins, précisait devant son pot "Je pisse dru et clair". Il n'était donc pas déshydraté !!!
Ca sert à rien, mais j'arrive pas à la placer tous les jours, alors je suis content de le faire ici !!! :D
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

22 août 2007 à 12:08:29
Réponse #4

Irys


Merci beaucoup Guillaume, c'est très intéressant tout ça  :doubleup:

22 août 2007 à 13:48:55
Réponse #5

Diesel


Hum voilà qui enfonce carrément la découverte des manuscrits de la mer morte.
A quand la découverte des ossements et peut-être même du linceul du manitou ?. :akhbar:

Ah ? il est encore vivant ?. M'enfin??? un prophète doit être mort sinon il n'est pas crédible.  ;D

22 août 2007 à 14:13:09
Réponse #6

ucorsu


Henri IV disait aussi :

"Une femme doit avoir le pied fumant et l'aisselle suette"

Bon exercice pour développer l'odorat  :D

Bruit hautement destructible[/font]

Il disait aussi:" Mangez de la poule au pot" :D Je ne sais, d'ailleurs, si ce n'est pas cela qui l'a tué...peut-être qu'énervé de manger de la p au pot tous les dimanches, le sieur Ravaillac lui a fait sa fête...au bon roi :-[
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

22 août 2007 à 16:20:58
Réponse #7

Patrick


Hum voilà qui enfonce carrément la découverte des manuscrits de la mer morte.
A quand la découverte des ossements et peut-être même du linceul du manitou ?. :akhbar:

Ah ? il est encore vivant ?. M'enfin??? un prophète doit être mort sinon il n'est pas crédible.  ;D
Des évangiles apocryphes en quelque sorte et le tout de son vivant.

22 août 2007 à 17:20:04
Réponse #8

Diesel


Des évangiles apocryphes en quelque sorte et le tout de son vivant.
C'est vrai qu'on l'a un peu aidé pour ces évangiles mais de là à dire que c'est apocryphe.
Ce sont les fautes d'orthographes qui te font penser qu'il y a du faux là dedans ?.   ;)

Il ne reste plus qu'a réunir les douze apôtres pour faire biblique.
Ah non les 9.5 autres c'est vrai , tu compte double Pat et moi pour moitié.  ;D
Ah la cène à Die ..... Réservons large si l'acds est du repas.

Qui va jouer le rôle de Juda ? James ?.  ;D

22 août 2007 à 19:22:57
Réponse #9

lepapat


Il existe encore le blog ?  :)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


22 août 2007 à 21:11:16
Réponse #10

Irys


Qui va jouer le rôle de Juda ? James ?.  ;D

Non.......... toi  :nana:

Vadé retro Dieselas !!!  ;D

22 août 2007 à 22:20:27
Réponse #11

Anke


Merci Guillaume pour cette mise en bouche avant la parution du livre.

23 août 2007 à 03:29:27
Réponse #12

Patrick


C'est vrai qu'on l'a un peu aidé pour ces évangiles mais de là à dire que c'est apocryphe.
Ce sont les fautes d'orthographes qui te font penser qu'il y a du faux là dedans ?.   ;)

Il ne reste plus qu'a réunir les douze apôtres pour faire biblique.
Ah non les 9.5 autres c'est vrai , tu compte double Pat et moi pour moitié.  ;D
Ah la cène à Die ..... Réservons large si l'acds est du repas.

Qui va jouer le rôle de Juda ? James ?.  ;D
Et pour le role de Marie Madeleine, dixit Dan Brown, on tire au sort ?  ;D

23 août 2007 à 08:55:14
Réponse #13

Diesel


Et pour le role de Marie Madeleine, dixit Dan Brown, on tire au sort ?  ;D
Non on prend Rod, il a le profil.  ;D
Son accent Belge est parfait et il semble si fragile, si innocent.  :love: ;D ;)

23 août 2007 à 09:05:31
Réponse #14

Patrick


Non on prend Rod, il a le profil.  ;D
:o :o :o pervers va !

Son accent Belge est parfait et il semble si fragile, si innocent.  :love: ;D ;)
c'est sur quand je pense à lui ça me vient aussi à l'esprit juste derrière "low profile"  ;D

23 août 2007 à 09:18:16
Réponse #15

Diesel


:o :o :o pervers va !
Ben quoi ? Bien en toi, c'est pas de lui ?  ;D
La preuve !

Et un award spécial pour Emmuel...Quand on se connaîtra mieux, ce sera "Bien en toi" ;D ;D ;D

Les Paroles s'envolent, les écrits restent .....  :nana:

23 août 2007 à 22:44:35
Réponse #16

guillaume



24 août 2007 à 18:28:54
Réponse #17

tarzan_le_loup


GOOD JOB!
Merci beaucoup!
Siegfried

24 août 2007 à 21:40:55
Réponse #18

Vulpus


Good job Préservatif-Man!
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

25 août 2007 à 18:17:20
Réponse #19

guillaume


Yep, merci jpdelx :up:.

Ça te dirait que je t'envoies l'original sous word avec les scans pour que tu puisses le mettre sur le forum en pdf? (enfin si c'est possible).

Je suis une véritable bille en informatique :-[.

a+

25 août 2007 à 20:41:56
Réponse #20

dub72


Assez long, mais très intéressant.

Citer
Choisissez-en un, votre préféré, et manipulez-le pendant un long moment. Regardez-le sous toutes ses coutures. Palpez-le, faites bien connaissance avec lui. Une fois que vous aurez l’impression de bien le connaître, placer-le avec tous les autres dans un petit tas. Mélangez-les bien, et, les yeux fermés, retrouvez-le. Vous verrez, vous réussirez probablement du premier coup. Vous pouvez répéter ce genre d’exercices avec plain de types d’objets différents.

C'est bien pour la nuît vraiment très noir.

Citer
En effet, le sud est toujours à mi-chemin entre l’aiguille des heures et le 12 (du côté où l’écart est le plus petit).

Pas mal aussi, encore un petit truc pratique.

Il y a beaucoup de trucs dans ce texte qu'on pense pas forcement mais bon.


Merci bien pour ces infos, ciao  :doubleup:
My free style flying over this world, kill your bad mind but he's never back down... (dub in'c song)

25 août 2007 à 21:46:41
Réponse #21

Bison


Bonjour,

Plein de trucs intéressants en effet!
A relire ...

Attention quand même avec le soleil ... si on voyage dans l'hémisphère austral, il faut se rappeler que le soleil est au Nord à midi ...

Et pire, à l'équateur, ou plus généralement entre les tropiques ... cela dépend de la saison!

Je dis cela, car je me souviens à quel point cela avait pu troubler un jeune chef scout - "coopérant" tout droit débarqué d'Europe dans une brousse de chez nous, par 10°Sud. Ses trucs marchaient limite en décembre et foiraient complètement en juin ... C'était pourtant un jeune ingénieur, mais on n'avait jamais attiré son attention la-dessus ... :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

25 août 2007 à 23:52:30
Réponse #22

DavidManise


Exact :)  C'est valable uniquement dans l'hémisphère nord...  et au-dessus des tropiques.  J'aurais dû préciser...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

26 août 2007 à 16:44:13
Réponse #23

Spip


Voici le pdf :

http://rapidshare.com/files/51404710/Textes_de_David.pdf.html

vous cliquez sur free, vous recopiez le code et vous lancez le téléchargement

Bon téléchargement.

François

28 août 2007 à 10:28:06
Réponse #24

aurochs


Merci Guillaume.... En plus c'est bien concis. On peut en faire un mini manuel pour la pharma d'un camp de base.

Bravo

Aurochs

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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