J'ai un avis plus mitigé concernant "la dizaine de km à parcourir pour quitter la zone dangereuse".
Qui sait, si selon la catastrophe, la distance ne sera pas de 100, 200, 300 km ?
Quelques exemples nécessitant de plus longs parcours, en partant du principe qu'à chaque fois les routes sont embouteillées :
- Accident nucléaire type Tchernobyl
- Approche d'un ouragan
- Invasion hostile
- Troubles politiques, économiques, alimentaires, on va chez mémé à la campagne (scénario très probable dans les années à venir)
- Pollution chimique (genre un super AZF)
- Pollution biologique
Du coup je pense qu'il vaux mieux tabler sur des sacoches. Après, plutôt que d'en profiter pour ajouter du matériel, autant s'en servir pour répartir un peu le contenu lourd du BOB, histoire de limiter le poids sur le dos (très chiant quand on pédale longtemps). Solution certes risquée car en cas d'abandon précipité du vélo, on perd une partie du BOB. Usage à réserver au réserves d'eau et de bouffe qui seront consommées pendant le voyage.
Salut Halcyan
Je parlais non d'une dizaine, mais de plusieurs dizaines de km, genre 60 à 80 km, voire 100 km, en partant du principe que les troubles sont localisés dans une zone urbaine ou géographique précise (cas des inondations vues récemment par exemple...) à l'échelle d'un département. Il s'agit de s'extraire du cœur de la zone de danger alors que c'est le chaos doublé de risques humains, mais de continuer la fuite au delà : même distance le lendemain, déplacement à pieds en montagne...
Pour les accidents nucléaires, chimiques gravissimes il y a le signal d'alerte aux populations (sirène 3 X 90 secondes) avec consigne d'allumer la radio et de se confiner chez soi. Cela vaut aussi pour l'approche d'un ouragan. L'évacuation se ferait plutôt après coup dans un contexte général très dégénéré : plus d'approvisionnements, plus de sécurité publique, très graves troubles de l'ordre public, pillages.
- Troubles politiques, économiques, alimentaires, on va chez mémé à la campagne (scénario très probable dans les années à venir)
Oui ça j'y pense aussi, et même avant, cela me parait hautement possible, genre un mai 68, les émeutes en plus, en version XXL cela s'appelle la guerre civile (et en France l'idée ne me fait pas sourire).
Maintenant la fuite n'est pas toujours possible ni facile à décider en 5 minutes : c'est très bien quand on est tout seul dans son loyer tout ça, que faire quand ladite mémé partage la maison avec nous ? avec la femme et les enfants ? avec ses parents dont la maman ne voudra pas quitter sa vieille maison ? on ne peut la laisser en pâture aux pillards, ni lui demander de faire 80 km à vélo avec un BOB et d'enchainer sur de la marche en montagne...
Dans cas de figure on peut s'attendre à des réactions de dénégation, d'hébétude, de protestation et de crise de nerfs, avec toutes les conséquences que ça implique, et dont on pourrait discuter.
Ce sujet ferait bien l'objet d'un fil aussi : les personnes chères mais à mobilité/volonté/force réduite en cas de troubles sociaux gravissimes...