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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: [SUJET UNIQUE] Arme à feu de survie  (Lu 499426 fois)

23 novembre 2011 à 12:39:58
Réponse #775

nicolas11


J'ai une connaissance qui a un juxta IJ43 "hammerless", le modèle court de battue (pas de chokes ni d'éjecteurs, seulement des extracteurs, deux queues de détentes, seulement grain d'orge pas de V).

Le défaut du "hammerless" c'est qu'une fois le fusil fermé (en général lors du stockage), il faut penser à percuter sinon les ressorts restent "à l'armé" et peuvent vieillir prématurément. Évidemment on ne doit pas percuter trop souvent à vide (idéalement jamais) sous peine de fragiliser les percuteurs.


Salut,

pour ne pas stocker le fusil avec les marteaux armés il est possible de les désarmer sans percuter à sec.
Il faut presser les deux queues de détente pendant que tu fermes l'arme.
Sur mon Baïkal ça fonctionne.

Nico

23 novembre 2011 à 12:55:36
Réponse #776

vz


 
Citer
Par contre j'avoue un intérêt pour le genre coach gun à chien apparents et effectifs type Rossi

Je me suis fait un coach gun dans un vieux fusil espagnol dont le bout d'un canon était abimé, hammerless et sans éjecteur, pour le cow-boy action shooting dans mon ancien club de tir. Les coyotes et autres foies jaunes (en carton) ont eu du souci à se faire quand je sortais mon « tromblon »  :o :D :D
Je pense qu’avec une réserve de cartouches sur la crosse et des anneaux de grenadière pour attacher une sangle, c’est le genre de truc que je prendrait avec moi en cas d’attaque zombie ! ;)

La marque St*eger a sorti une version tactical avec crosse synthétique, rail picatinny, télémètre et lampe, je ne connais pas trop et mis a part l’idée de la lampe en dessous des canons pour éclairer la cible,  je crains le marketing de la « morkitue ».

Ce n’est sûrement pas pour rien que c’était l’arme de prédilection des migrants de l’ouest américain (avec les surplus de la guerre de sécession)  et non pas la trop coûteuse winchester ( à l’époque).  Il servait aussi bien à améliorer l’ordinaire qu’à la SD voire à régler ses comptes comme à Ok Corral.

Citer
L’intérêt des chiens apparents, est qu'il permet de stocker l'arme chargée. Attention de ne pas acheter une arme avec des chiens de décoration
Tafdak, c'est vrai que c'est mon seul regret concernant mon coach gun, les chiens apparents restent le meilleur système de sécurité pour ce type d'arme.
"Timéo danaos et dona férentes"  Laocoon

23 novembre 2011 à 13:11:22
Réponse #777

Moleson


Salut,

pour ne pas stocker le fusil avec les marteaux armés il est possible de les désarmer sans percuter à sec.
Il faut presser les deux queues de détente pendant que tu fermes l'arme.
Sur mon Baïkal ça fonctionne.

Nico
Pas vraiment sur tout les fusils.

Dans la majorité tu vas effectivement pouvoir fermer le fusil, sans que les coups partent, parce que le percuteur vient juste se poser doucement sur l'amorce.
Mais ça c'est la condition sine qua none, pour avoir une arme qui fait boum, quand tu la pose violemment sur la crosse.

Alors je te conseille fortement de vérifier, que c'est prévu par Baikal pour pouvoir stocker de manière sure l'arme chargée ou si c'est comme je le décrit plus haut.

Moléson

23 novembre 2011 à 13:17:00
Réponse #778

Kilbith


Re,

Merci de l'information, je la dirais à mon copain.

Mais moi, depuis 30 ans, quand je ferme un fusil, j'ai exprès les doigts loin des queues de détentes, parce qu'une glissade de doigt est vite arrivée. Même si quand je le ferme je fais attention à ne pas avoir les canons dans une direction dangereuse (et j'essaye donc de manier la crosse, pas les canons). Donc je préfère faire simple : fusil cassé, je ferme dans une direction safe ET je percute dans une direction safe.

Il y a peut être une meilleure méthode, mais j'ai appris petit comme ça.  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 novembre 2011 à 13:36:40
Réponse #779

Moleson


Re,

Merci de l'information, je la dirais à mon copain.

Mais moi, depuis 30 ans, quand je ferme un fusil, j'ai exprès les doigts loin des queues de détentes, parce qu'une glissade de doigt est vite arrivée. Même si quand je le ferme je fais attention à ne pas avoir les canons dans une direction dangereuse (et j'essaye donc de manier la crosse, pas les canons). Donc je préfère faire simple : fusil cassé, je ferme dans une direction safe ET je percute dans une direction safe.

Il y a peut être une meilleure méthode, mais j'ai appris petit comme ça.  ;)
-Une arme est chargée
-Le canon pointe dans une direction sure.

Donc tout vas bien.

En ce qui concerne les ressorts. Un ressort ne s'use pas s'il est compressé dans le cadre de son cahier de charge, c'est le fait de le tendre et de le détendre qui va l'user à la fin.

Moléson

23 novembre 2011 à 13:36:46
Réponse #780

nicolas11


Pas vraiment sur tout les fusils.

Dans la majorité tu vas effectivement pouvoir fermer le fusil, sans que les coups partent, parce que le percuteur vient juste se poser doucement sur l'amorce.
Mais ça c'est la condition sine qua none, pour avoir une arme qui fait boum, quand tu la pose violemment sur la crosse.

Alors je te conseille fortement de vérifier, que c'est prévu par Baikal pour pouvoir stocker de manière sure l'arme chargée ou si c'est comme je le décrit plus haut.

Moléson

Je me suis mal exprimé, c'est uniquement pour le stockage chambre vide. ;#

De toute façon le mien est doté d'éjecteurs donc du coup de le casser pour réarmer les marteaux après un stockage de ce genre provoquerait l'éjection des cartouches, comme après leur percussion.

Nico

23 novembre 2011 à 13:40:16
Réponse #781

DA


Citer
Tafdak, c'est vrai que c'est mon seul regret concernant mon coach gun, les chiens apparents restent le meilleur système de sécurité pour ce type d'arme.

Idem pour mon baikal juxtaposé (en plus du fait qu'il y a une "sécurité" automatique). Cependant, si c'était ma seule arme de défense, j'envisagerai un stockage avec arme "cassée" et chargée. Est-ce qu'à terme cela pourrait endommager la bascule ?

23 novembre 2011 à 13:46:20
Réponse #782

DA


Citer
Le défaut du "hammerless" c'est qu'une fois le fusil fermé (en général lors du stockage), il faut penser à percuter sinon les ressorts restent "à l'armé" et peuvent vieillir prématurément. Évidemment on ne doit pas percuter trop souvent à vide (idéalement jamais) sous peine de fragiliser les percuteurs.

Pour ma part, je ne vais sans doute rien vous apprendre, mais j'emploie des munitions inertes de chez D4 en 12 :


« Modifié: 23 novembre 2011 à 14:21:33 par DA »

24 novembre 2011 à 09:03:56
Réponse #783

kovaks


Le .223 est très répandu au US, et en Europe, c'est dans un cadre militaire/FO ou tireur avec l'autor kivabien. Donc à moins de recharger, l'approvisionnement dans nos contrées est donc loin d'être simple, notamment vu son classement en 1ère cat (ceci dit en survie, les autors...).
Donc c'est :
- plus efficace que le 22 en terme de balistique terminale
- d'approvisionnement + délicat
- d'approvisionnement + délicat que du 12 de chasse classique
- - efficace que du 12 pour la balistique terminale
- plus précis que le 12 et le 22 de 50m à plus mais on s'en fout un peu en survie amha.

Bref, pas un calibre à retenir à mon sens, malgré ses qualités. Mais ce n'est que mon avis.

24 novembre 2011 à 10:27:12
Réponse #784

Kilbith


Salut,

Par construction un mixte est moins précis et endurant que l'équivalent carabine de qualité égale. On peut donc s'interroger sur l'utilité d'avoir une munition permettant le tir à longue distance.

Dans une optique "survie nature":

- Si on est dans une région pas habitée, normalement le gibier est peu farouche et se laisse approcher. Un 20 mag serait suffisant et bien moins lourd en ce qui concerne le poids des munitions. Il conserve une bonne capacité à abattre le gibier proprement si on utilise la bonne munition. Le réapprovisionnement plus facile en 12, dans une optique survie donc isolement ou isolement temporaire, n'étant pas un avantage déterminant.

- Le second calibre pour le canon rayé est l'objet de nombreux débats (c'est pour ça que l'on a inventé les drilling et les vierling). Déjà, vu la relative fragilité de la bascule, on peut s'orienter vers des cartouches développant plutôt une basse pression. De même, pas besoin d'une extraordinaire vélocité puisque l'on tire à moins de 200 m. Si la munition n'est pas à gorge, c'est encore mieux pour l'extraction fiable (mais pas obligatoire).

- En survie on est contraint comme les autochtones : il faut un couple  arme/munition qui abime très peu la venaison et les peaux (c'est idiot de gaspiller). De ce fait, le tir dans la tête est souvent privilégié (le trophée est useless). Je dirais donc balles plutôt "dures" et pas hyper rapides. D'autant plus que la chasse est à l'affût ou à l'approche : on peut viser.

Pour ces raisons et afin de compléter un mixte si on s'oriente vers le diamètre de projectile de type .22 (5.56 mm) à choisir je prendrais une .222 peut être même une Winchester magnum. Encore une fois avec les balles appropriées. Le choix classique en chasse traditionnelle c'est plutôt des gros calibres (8 ou 9,3), bien lent (ils ne nécessitent pas d'ogive perfectionnées pour fonctionner et sont tirables sans punitions), mais adapté au tir de battue ou dans les bois fréquents par chez nous (font de gros trous profonds).

Le .223 ayant pour seul intérêt à mes yeux de bénéficier de munitions militaires à bas prix dans les pays ne discriminant pas les calibres "de guerre", ce qui est toujours bien pour l'entrainement (mais un mixte s'use relativement vite, ce n'est pas une bonne arme d'entrainement). Modulo l'efficience des ogives militaires pour le gibier (mais dans la tête cela devrait le faire).

Pour la survie "hors nature" : C'est un poil différent. Et si le choix se porte sur le mixte (???), ok pour la .223.

 ;)

« Modifié: 24 novembre 2011 à 15:26:03 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

25 novembre 2011 à 19:59:07
Réponse #785

Mishkin


Si le chien n'est pas armé, il faudrait un énorme choc, et direct sur le chien, à mon avis, pour percuter. Certes, ça fait une pièce de plus. Les goûts et les couleurs.  :)

méfiance ,les chiens peuvent s'accrocher et percuter lors d'une traversée de buissons ,ronces ,ou autre.
Le cylindre dans lequel coulisse le percuteur est sensible à la crasse
(Je cite Kovaks mais juste pour reparler des chiens rien de perso)

28 novembre 2011 à 09:07:21
Réponse #786

Raolux


Le choix de "l'arme de survie" est dicté par les missions qu'on lui affecte d'une part (essentiellement la chasse et, dans une moindre mesure, la défense) et, d'autre part, le contexte de notre survie (urbain/rural, sédentaire/itinérant).
Concernant le premier point, le choix d'un calibre polyvalent s'impose (ce qui n'est pas le cas du 22lr) ; concernant le 2nd point, un contexte de survie urbaine sédentaire* (qui, je pense, concerne une grande partie d'entre nous) autorise le choix d'un matos relativement lourd et volumineux.
Par ailleurs, l'observation de Kilbith sur la non utilité de la longue portée doit, selon moi, être nuancée. Comparons une 22lr et une 222/223 rem : les portées utiles respectives sont de 50m et 200m. 4x plus de portée signifie...15x plus de surface couverte. Certes, on ne disposera pas toujours d'un champs de tir permettant d'exploiter cette portée, mais, il me sempble que 15x de surface potentiellement chassable constitue une avantage certain.

*la survie dans un cadre urbain peut (doit) évidemment comporter des phases de sortie en espace rural péri-urbain pour la recherche de nourriture.

28 novembre 2011 à 09:14:06
Réponse #787

Maximil


Concernant le premier point, le choix d'un calibre polyvalent s'impose (ce qui n'est pas le cas du 22lr)
et pourquoi ?

Citer
les portées utiles respectives sont de 50m [pour la 22LR]
pourquoi encore ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

28 novembre 2011 à 09:45:26
Réponse #788

kovaks


et pourquoi ?
 pourquoi encore ?


+1, je ne pige pas complètement.
La portée utile d'une 22 va bien au delà de 50m pour du petit gibier. Taper un lapin à 100m n'a rien d'une perf (tir posé, affut).
Je ne jugerais pas la partie urbaine, étant un rural (et pas près de revenir en ville!  ;) ). Mais estimer la portée utile du 222 à 200m suppose deux choses :
- Pas d'angles morts, et en ville c'est pas ce qui manque, surtout sur 200m. C'est sur que si on est en plaine, pour un tir posé et affut, je suis ok pour les 200m.
- Entrainement conséquent, on ne tire pas une ogive de 52 grains à 200m pour un tir chasse (donc précis) sans entrainement. Donc soit on est entrainé, et ça s'envisage (et encore, l'entrainement se perd, même lentement), soit on ne l'est pas (et j’entends par entrainement un VRAI entrainement), et on va au devant de cruelles désillusions quant à l'efficience de l'arme. Surtout si on envisage non un tir chasse sur une cible statique, mais un tir, heu, défense (A 200m je privilégierais la technique dite du courant d'air :) ) sur une cible mobile. Et là ça devient carrément illusoire, pour des raisons d'entrainement et de nombre de munitions emportées.
- Enfin, si c'est pour de l'urbain, quel sera donc le gibier qu'on ne pourrait chasser avec une 22 et qui nécessiterait une 222? Y'a pas de Buck au Trocadero, ou alors ça fait vraiment longtemps que j'y ai pas mis les pieds. (Humour!)

méfiance ,les chiens peuvent s'accrocher et percuter lors d'une traversée de buissons ,ronces ,ou autre.
Le cylindre dans lequel coulisse le percuteur est sensible à la crasse
Okay, je note, je n'y avais pas pensé, vu que ça ne m'est jamais arrivé. Merci!


28 novembre 2011 à 10:06:16
Réponse #789

Kilbith


Par ailleurs, l'observation de Kilbith sur la non utilité de la longue portée doit, selon moi, être nuancée. Comparons une 22lr et une 222/223 rem : les portées utiles respectives sont de 50m et 200m. 4x plus de portée signifie...15x plus de surface couverte. Certes, on ne disposera pas toujours d'un champs de tir permettant d'exploiter cette portée, mais, il me sempble que 15x de surface potentiellement chassable constitue une avantage certain.

Déclaration préliminaire :
Globalement, sur ce type de fil, on titille un peu nos amis les diptères. En effet, la probabilité d'utiliser une "arme à feu de survie" est extrêmement faible pour un francophone en 2011. Mais c'est aussi un bon "support" à la réflexion et partant à la connaissance des armes à feu. Tout en sachant que c'est comme la boxe : il est conseillé de ne pas se contenter d'une culture livresque.

La "longue portée" est parfois utile, mais cela dépend du biotope. En montagne au dessus de la ligne des arbres, c'est très utile, sur un mirador en lisière de bois et devant un open fiel aussi...dans la steppe ou la toundra certainement (mais là j'ai jamais exercé).

Ce qui tue, c'est la balle. Et une balle, même peu puissante, qui touche un organe vital, tue vite. A la chasse on cherche à tuer vite (je vais employer le terme "d'abattre" parce qu'il est préférable de chasser avant de tirer que de chasser après avoir tiré. Avec un .22lr tiré d'un contender ou drulov (pistolet précis) on peut abattre une biche à une trentaine de mètre (les braconniers le font)...mais il faut taper dans la tête. Sinon on crée une blessure, qui tuera peut être d'infection mais bien plus tard.

Dans une situation de survie, on est par définition dans un lieu peu habité. La pression de chasse est donc faible et le gibier abondant et peu farouche. En fait ce n'est pas si évident l'abondance du gibier, car les lieux inhabités sont des lieux inhospitaliers sinon l’homme aurait trouvé un moyen de s'installer. mais on peut espérer que le gibier soit peu farouche.

Un gibier peu farouche se laisse approcher...tout simplement par ce qu'il ne craint pas l'homme et ne l'identifie pas comme prédateur armé. Or c'est le seul prédateur qui peut atteindre une cible à 30/50 m. Dans nos contrés, les animaux qui n'ont pas intégrés ce dernier point sont déjà morts depuis longtemps (invention de l'arc).

La portée d'une munition n'est pas tout. Avant de tirer il faut repérer le gibier, l'identifier, le viser, l'atteindre (avec précision) et c'est seulement à la fin que la balle fera le travail. Avoir une munition capable d'abattre à 300m dans une arme imprécise et avec des instruments de visés mal réglés ou inadaptés est tout simplement très aléatoire. Si à cela s’ajoute les capacités standard d'un homme dont ce n'est pas l'activité n°1 (hypothèse "de survie") ce n'est pas bon.

Citer
les portées utiles respectives sont de 50m et 200m. 4x plus de portée signifie...15x plus de surface couverte.
La portée "utile" n'est pas la portée létale. C'est habituellement la portée correspondant à la DRO (distance de réglage optimale), combinée à la chasse avec l'idée d'avoir une puissance suffisante pour réussir un tir "à abattre" dans le coffre.

Pour rappel la DRO c'est la partie de la trajectoire d'une munition ou la balle ne se trouve jamais à + ou - 4 cm (valeur courante en Europe) de la ligne de visée. Cela permet donc d’atteindre le cœur d'un ongulé avec une munition de chasse sans avoir à estimer la distance de tir. Donc à 50 m la balle va taper un peu "haut" (mais toujours dans le coeur) et à 200m un peu "bas" mais toujours dans le coeur.

Il faut aussi que la balle puisse atteindre le coeur (qui est assez profond et protégé par les cotes) et éventuellement, si on le loupe, faire assez de dégâts dans la cage thoracique pour que l’hémorragie consécutive abatte l'animal rapidement (sachant que dans un lieu dégagé si un animal fait 100/200m ce n'est pas grave alors qu'au bois sans chiens on le perd souvent). Elle doit conserver suffisamment de puissance à l'impact et ne pas s'arrêter trop vite.

Tout cela c'est pour une arme de chasse qui essaye d'être optimale. Le résultat que le chasseur/carabinier moyen tire des cartouches bien plus puissantes que des munitions de guerre, avec des balles bien plus sophistiquées, dans des armes bien plus précises et avec des optiques bien plus performantes que ce dont dispose les militaires, y compris les snipers (sauf exception, notoirement les dispositifs électroniques interdits pour les civils et les calibres "maouss costaud" en faveur actuellement).


Revenons à la "survie".

Rien n'empêche d'abattre régulièrement un caribou à 100m avec une .22lr. Mais il va falloir l'atteindre à la tête. Ce n'est pas impossible avec des armes modernes précise à plus d'une minute d'angle. MAIS il faut une arme parfaitement réglée, un tir parfait, ET une bonne appréciation des distances et des conditions de tir (altitude, température, vent...). On peut oublier.

Avec une .222 , .223, .243 : la trajectoire sera tendue jusqu'à 100m, et la DRO d'environ 150/200m selon les munitions. La balle sera faiblarde pour atteindre le coeur à ces distances, sauf à être très dure. Ce qui oblige alors à une précision supérieure et à accepter l'aléa du passage de cotes (qui peuvent dévier la balle). Pour la tête, c'est vraiment assez puissant : mais la DRO n'est plus valide, il faut tomber sous la minute d'angle en précision de tir, ce qui exige une arme lourde, longue, parfaitement réglée, des munitions de précision, des instruments de visés performants et un tireur excellent... Au final, c'est mieux que la .22, mais pas énormément. On est dans le Varmint.

On peut envisager du "lourd" courant genre 7RM, 300 Win magnum (normalement un type devrait me reprendre sur ce passage et indiquer que la .30-378 Weatherby Magnum est le minimum requis et que lui il tire cette cartouche sans problèmes. C'est en général le même type qui se contente d'un tshirt par -20°C)...mais le gain sera d'une trentaine de mètre avec une arme et des munitions bien plus lourdes et encombrantes. Ce qui fait qu'on s'éloigne de l'arme de survie qui rentre dans un sac et que l'on transporte partout avec soit. Cela devra être accompagné d'une arme, d'une optique et d'un tireur excellent.

Enfin, un calibre peu rapide mais lourd e et à la trajectoire non tendue peut parfaitement abattre régulièrement un gibier à 200m ou plus. MAIS il faut un chasseur connaissant parfaitement les capacités de sa munition (données balistiques), son arme, ET qui soit capable d'évaluer la distance exacte du gibier (et le vent, la température...) pour compenser la trajectoire très courbe de la balle. Si son arme est précise, c'est possible...Mais excessivement rare.

Mes deux balles.  ;)
« Modifié: 28 novembre 2011 à 10:38:31 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 novembre 2011 à 10:07:34
Réponse #790

Raolux


Tout le monde n'est pas un sniper.
Le fait est que la portée utile communément admise pour le 22lr est de 50m (en carabine) et 25m (à l'arme de poing).
Mais bon, soit, disons que certains peuvent faire mouche à 100m avec, dans ce cas, il pourront le faire à 400m avec une 222, ce qui n'enlève rien à ce que je soulignais sur le différentiel de portée.
Concernant la polyvalence, la 22lr est cantonné au petit gibier (le plus courant certes) et fait une munition de défense trés aléatoire.

28 novembre 2011 à 10:42:09
Réponse #791

Kilbith


Tout le monde n'est pas un sniper.
Le fait est que la portée utile communément admise pour le 22lr est de 50m (en carabine) et 25m (à l'arme de poing).

Concernant la polyvalence, la 22lr est cantonné au petit gibier (le plus courant certes) et fait une munition de défense trés aléatoire.

Tafdak dans le cadre de nos contrées. :)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

28 novembre 2011 à 10:55:56
Réponse #792

.


« Modifié: 30 novembre 2011 à 19:32:44 par . »

28 novembre 2011 à 11:32:55
Réponse #793

kovaks


Tout le monde n'est pas un sniper.
Le fait est que la portée utile communément admise pour le 22lr est de 50m (en carabine) et 25m (à l'arme de poing).
Mais bon, soit, disons que certains peuvent faire mouche à 100m avec, dans ce cas, il pourront le faire à 400m avec une 222, ce qui n'enlève rien à ce que je soulignais sur le différentiel de portée.
Concernant la polyvalence, la 22lr est cantonné au petit gibier (le plus courant certes) et fait une munition de défense trés aléatoire.

Bien d'accord. Mais pas besoin du tout d'être un sniper pour tirer un lapin à 100m, en étant posé et peinard.
Ta remarque sur le petit gibier est également exacte, on survit plus (je pense... Jamais été paumé dans le grand nord ni ailleurs) en chassant des lapins et des pigeons qu'en flinguant un buck. Et si on le flingue, le buck, on en fait quoi? on ne va pas le bouffer en 4-5 jours, ce qui me semble la limite de conservation hors endroit frais et à l'abri.


Pour le 12, Murphy, je pense que ton sac, avec toutes ces cartouches, va te nécessiter une tribu de Sherpas. ;D Note : ce que tu as mis comme "chevrotine" est de la chevrotine "liée". Interdit, discutable, utilisations diverses... ;)

28 novembre 2011 à 12:09:45
Réponse #794

.


« Modifié: 30 novembre 2011 à 19:32:55 par . »

28 novembre 2011 à 12:18:29
Réponse #795

zapi


Si on utilise un duo 22 lr et arme de poing, l'arme de poing peut également servir a chasser a distance courte du gibier un peu plus grand.

28 novembre 2011 à 12:26:59
Réponse #796

Bison


Citation de: Kovacks
Bien d'accord. Mais pas besoin du tout d'être un sniper pour tirer un lapin à 100m, en étant posé et peinard.

Sauf que, si la carabine "22" est règlée à 50 m, il faudra, sans même envisager le vent : 
 - connaitre la chute de la trajectoire entre 50 et 100 m pour appliquer correctement la correction :  au moins 15 cm, probablement 20, suivant la vitresse réelle de la balle (qui ralentit pas mal après la sortie du canon)
 - ou règler la hausse à chaque tir.
On se rapproche bel et bien du métier de sniper ...

Et même si la carabine est parfaitement règlée à 100 m, il ne faudra pas se tromper de 20 m sur la distance.
Si le lapin est à 70 ou 120 m, on va lui faire peur ...

Par comparaison, la trajectoire d'une balle rapide (900 m/sec et +) reste assez tendue entre 0 et 150 m.
Une arme rapide règlée à 150 m ne demande guère de correction jusque 180 à 200 m (à la louche).

Evidemment, toutes les balles rapides à la bouche du canon ne se valent pas :  suivant leur forme, leur diamètre et leur masse, certaines ralentiront plus fort que d'autres. Intéressant donc à connaître :  les vitesses à 100, 200, 300 m.
Je parie que Kilbith a des données!  ;)
Mais de toute fàçon, à ce critère, la 22 est perdante sur toute la ligne.

« Modifié: 28 novembre 2011 à 14:12:26 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 novembre 2011 à 13:30:20
Réponse #797

kovaks


Grosso merdo 20cm pour une subso standard. Tu as raison, et cela cautionne ma remarque concernant l'entrainement. ;)

28 novembre 2011 à 13:31:26
Réponse #798

Patrick


Marlin takedown en 444 Marlin.[/color][/size]
Aïe, aïe, aïe, c'est pas le calibre "que tous les guides de là bas utilisent"  :lol: Comme quoi l'histoire sans fin.

Murphy tu chasses couremment avec du 444 ?

28 novembre 2011 à 13:53:31
Réponse #799

Raolux


Les avantages de la 22lr sont nombreux et importants (faible coût, faible encombrement, facilement silençable, disponibilité) et peuvent suffire pour en faire le calibre de survie à privilégier. Mais ces performance balistiques restent celles d'une munition "de loisirs" (portée et puissance limitées).

Moi, je m'orienterais vers un mixte (systême simple et robuste) en 12/222, idéalement en inox et synthétique. Je précise que mon contexte de survie m'autorise à choisir des calibres relativement lourds.


 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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