Koppostick et kubotan
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KubotanKoppostickQuelques fabrications de koppostickCe post va montrer les étapes de fabrication d'un koppostick en bois. La fabrication métal est la même mais les outils peuvent changer. Vous remarquerez que les bois ne sont pas les mêmes, car le tuto a été fait sur plusieurs fabrications.

- du bois
- de quoi couper le bois (scie, scie circulaire)
- de quoi tourner le bois (perceuse, tour à bois, tour à métaux)
- de quoi poncer (papier de verre...)
- de quoi percer (forêts, forêt à chanfreiner à 60°)
- de quoi mesurer, couper, un briquet
Résultat final : 
Bon alors une 40aine d'étapes sont nécessaires avant d'en arriver là. Pour info, on peut en fabriquer en 5 minutes autrement, mais où serait le plaisir

1) Choisir le bois: un bois dense et beau. On peut prendre du cocobolo, du chène, du padouk, de l'ébene etc... Ici, je pars avec une chute de cocobolo.

2) Couper le bois à la bonne dimension, ici à la scie circulaire sur table. Attention, pour atteindre un koppo de 18mm par exemple, prendre au moins 24 mm de côté. Prendre toujours les précautions d'usage (pousseur ABSOLUMENT, lunettes etc.). Les protections sont retirées ici à titre informatif


3) Une fois un carrelet découpé, trouver les centres en tracant deux traits passant par les diagonales et marquer le centre au pointeau.

4) Je le mets au tour, version tour à bois avec griffe et contrepointe. Vue la longueur, la contrepointe est indispensable si le carrelet est long et ne passe pas dans la broche. Si vous ne le faites pas (j'ai tenté pour vous), vous tenterez le concours de distance de lancer de carrelet

Le but est d'arrondir une extrémité pour la prendre dans le mandrin. On pourrait travailler tout du long entre pointe mais je préfère faire ainsi.

On obtient ainsi cela:

5) Une fois monté dans le tour, on tourne l'ensemble de la pièce jusqu'à obtenir le bon diamètre. Suivant la gouge, on attaquera la finition à un grain différent. Perso, je commence à 250 puis 500 puis 500 à l'eau( puis suivant le bois 800, 1000, 5000) et je finis par un polish avec du Mirror ce qui donne une finition polie miroir (d'autant plus que le bois est dense). Ansi, on peut, sur du chêne par exemple, obtenir quasiment la même finition qu'avec un vernis brillant.

6) Il est alors temps de percer. Cette étape comporte en fait 14 étapes. Pour les deux trous principaux: prépercage débouchant à 2mm, percage débouchant à 4mm, percage non-débouchant à 5mm sur la face inferieure du koppo. Cela va permettre de faire une gorge interieure pour mouler la paracorde. Puis chanfrein à 60° de chaque extremité du trou. Concernant le trou porte-clef, la manip est la même sans le percage à 5mm.


Le prépercage semble être une opération superflue. Pourtant, cela permet 2 choses : on minimise la taille des éclis de bois au trou débouchant, et on minimise la variation du repère de percage. En effet, on perce sur un rond, donc à moins de l'aplanir et de faire un avant trou au pointeau, le forêt risque de dévier un peu. Un demi-millimètre d'erreur de perçage sur 2mm, ca se fait sans soucis. Mais avec une mèche de 4mm, ca fait 1mm d'écart, ce qui veut dire jusqu'à 2mm d'écart entre les deux perçages. Ca commence à être sérieusement visible.
7) Une fois les percages effectués, je remets le koppo sur le tour pour les finitions


Les rainures sont faites soit à la lime, soit à l'outil à tronçonner, soit avec un outil de tour. Ces rainures ont un but esthétique mais aussi permettent une meilleure préhension. Attention, tous les bois ne réagissent pas pareil à ces rainures, de petits éclats de bois peuvent se produire. Eviter de travailler avec un bois humide (eau ou Mirror). Les fibres cassées nettes (donc bien sèches) rendent mieux.
Une fois tronçonnées, les rainures doivent encore être polies. J'utilise un bout de tissu fin, enroulé sur lui-même et enduit de Mirror.


9) Les bouts sont prêts à être faits. On ne travaille plus entre pointe, il faut donc faire attention à la force que l'on applique. Ici, des bouts ronds.

On recommence le ponçage des extrémités au papier de verre de plus en plus fin, puis au polissage.
10) Il ne faut pas oublier de polir les chanfreins des perçages, ici à l'aide d'une minimeule coton enduite de miror.

11) Une fois ces étapes réalisées, il faut passer à la finition. Je préfère la cire, que l'on enduira généreusement. Puis après 4-5 heures de séchage, le lustrage avec un chiffon doux. Puis on recommence histoire d'être sûr qu'il y en ait partout. Attention, les trous et les rainures ont tendance à stocker la cire

Il faudra donc nettoyer au coton tige (et minutieusement) ces parties là.
12) Il reste enfin à installer les cordes (paracorde, corde d'escalade, sandow etc...). Pour ce faire, on moulera l'extrémité au briquet afin d'obtenir quelque chose de solide et qui ne se sent pas du tout à la main et voilà, quelques uns des kopposticks qui ont été fabriqués pendant ce tuto :

A noter que l'on peut se passer de l'utilisation d'un tour, remplacé par une perceuse. On est alors limité au diamètre du mandrin (cf posts ci après). Concernant les finitions du bois ou du métal, elles sont très nombreuses, je ne détaille pas ici, n'ayant que peu de rapport avec la survie.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Maximilien PETTEX