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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Détente mentale ?  (Lu 9154 fois)

05 août 2007 à 12:19:31
Lu 9154 fois

DavidManise


Salut :)

Je sais que plusieurs ici ont déjà été dans des situations qui puent... 

Perso, un truc que j'ai toujours trouvé difficile, ça a été de trouver le bon moment, dans une confrontation ou une altercation qui se pourrit, pour me mettre en mode "on".  Autrement dit arrêter le mode parlementaire et passer en mode baston.

Je me rappelle qu'à chaque fois il y avait une sorte de déclencheur.  Le truc qui me mettait instantanément en mode combat.  Et sans m'en rendre compte, je me suis créé, au fil des soirées pourries, une petite phrase clé.  Je n'en avais pas vraiment conscience jusqu'à tout récemment où je voyais un vidéo de "streetfighting secrets" (Bob Spour et son pote Loki :))...  Bob Spour demandait à son pote ce qu'il se disait dans sa tête au moment où il voyait que ça tournait mal.  Il disait "here we go".  Au lieu de se dire "eh m*rde" ou "oh put**n", ou "oulala je vais mourrir"...  bah il se disait simplement "here we go". 

Moi, ma petite phrase clé quand la m*rde heurte le ventilo, c'est "ok, c'est parti".  Style tu l'auras voulu.  Ou alors "Ok, c'est maintenant".  Juste de l'écrire, ça me fait monter la testostérone et l'adrénaline.  C'est comme une put**n de formule magique.  Surtout le "OK, c'est MAINTENANT !".  Dans ma tête je le dis avec les tripes.  Les dents serrées.  Mes muscles se tendent, je sens l'aggressivité qui déferle en moi en même temps que l'adrénaline.  Ca brûle dans mon plexus solaire.  Ca rayonne partout dans les bras, les jambes.  C'est maintenant.

En fait, cette petite phrase est associée, pour moi, au combat de survie. 

Le truc, c'est que je n'en avais pas conscience du tout.  Et que là, maintenant que je le sais, je peux utiliser ça pour augmenter l'intensité de mon entraînement, pour que mes séquences soient plus significatives...  pour entraîner non seulement mon corps, mais aussi mon cerveau, mon esprit pour le combat.

Juste tout à l'heure, je bossais des enchaînements (1-2 crochet, ou bloque, check, frappe...)...  mais avant je m'étais juste fait monter l'adrénaline et l'aggressivité en me disant "c'est maintenant" 3-4 fois de suite.  Je vous PROMETS, put**n, c'est le meilleur entraînement que j'ai fait depuis des mois.

Le truc, c'est de visualiser vraiment une situation qui pue, qui fait peur, qui craint...  puis la phrase clé... 

C'est maintenant.

Merci m'sieur Spour :up:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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05 août 2007 à 12:50:27
Réponse #1

** Serge **


Donc, pour les gens intéressés, ils peuvent se rendre sur YouTube afin de visionner les documents de Richard Grannon :

http://www.youtube.com/profile_videos?user=streetfightsecrets

Et y consulter les entretiens réalisés avec Bob Spour, notamment sur le " Functional NLP ", " About Fear ", " No doubt, no fear ".

N.B : le " framing/reframing " de Bob Spour mentionné par David, s'appelle chez d'autres, " triggering ".
Tous les documents sont en anglais; le débit y est rapide et les accents assez prononcés. Si vous êtes anglophones, ou bilingues, la vision vaut le coup uniquement pour le sens de l'humour corrosif de Bob Spour.

Et, David, le pote de Bob dans la video n'est pas Loki, c'est Richie  ;)

« Modifié: 05 août 2007 à 13:56:54 par SergeTheBC »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

05 août 2007 à 13:41:06
Réponse #2

dents-de-sabre


Bonjour à tous et bon dimanche  :)

Sujet sympa que voilà David. Le point de la détente mentale est soulevé maintes et maintes fois ici et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que tout le monde parle de se mettre en mode ''on''. Il est intéressant ici de remarquer que le mode ''on'' , représentant le côté violent et sans retenue que chacun évoque dans une situation de confrontation , est une sorte d'état d'éveil de ces personnes qui laissent sortir une part de ténèbres, obscure d'eux-même..et le mode ''off'' représente leur état au quotidien, c'est à dire un état calme. Donc perso moi je vois cela comme une  non-acceptation de cette part des ténèbre, comme une espèce d'ami honteux mais balaise qu 'on a honte de présenter à ses amis mais qu'on laisse sortir  lorsque ca pue parce qu'il va nous protéger efficacement.

En ce qui me concerne maintenant je ne conçois pas les choses pareillement, lorsque je suis confronté à une situation qui pue, je me met plutôt en ''off'' .. c'est à dire que ''j'éteins'' le cerveau, qui pour moi réfléchis de manière verbale et posée, donc en émettant des phrases clairement entendues dans ma tête, et je laisse ce que j'appelle le ''pilote automatique'', ce qui correspondrait au mode reptilien. Je cesse de parler ..(d'ailleurs en y pensant, j'en serais même incapable , la partie commandant la parole étant ''off'' momentanément) mon regard se fixe dans le vague, je ne regarde plus l'adversaire,   mais légèrement à côté, pour activer la sensibilité aux mouvements de mes yeux ( nos yeux étant placés devant comme ceux de tous les prédateurs de cette Terre , ils sont entre autre ''programmés'' pour évaluer correctement la distance exacte aux ''proies'' et pour réagir aux mouvements mêmes infîmes et lointains que nous percevons, pour ceux qui n'avaient jamais remarqués , notez comme les bébés réagissent aux mains qui bougent à proximité, leur vision générale étant floue à la naissance) et je me tiens prêt à ''rentrer'' . Je n'ai pas de phrase de déclenchement, car tout l'état évoqué ici est une phase de déclenchement à elle seule.  Dès le moment propice arrivé, un geste brusque , une main qui se cache, ou simplement une garde qui se relâche, l'attaque se déclenche d'elle même, elle est évidente, sans hésitation . J'essaie de me mettre en symbiose avec ce qui m'entoure, le déplacement d'air, les pensées de l'adversaire, pour prévoir ses mouvements et les contrer .

Je pense qu'il est primordial de l'accepter, d'accepter une situation d'injustice qui nous arrive pour y faire face, et réagir efficament. Curieusement l'adrénaline peut atteindre des pics dignes de l'Everest dans la phase de désescalade, mais une fois en mode ''S-D'' ( seek & destroy  ;D )enclenché, tout devient calme, clair et limpide.. si dans mon mode reptilien il devait y avoir une phrase de déclenchement verbale , ca serait ..''menace identifiée, on y va ou m*rde ?? allezzzzzzzzzz !! '' ;D  ...

Il est juste marrant de soulever un autre point peut-être , je pense que certains ont dû le ressentir également, lorsqu'on parle de l'effet tunnel, un truc qui y ressemble pour moi, c'est le mode ''spectateur''. Quand t'as l'impression d'agir sous les commandes de ton instinct, et que ton cerveau conscient, lui, observe tes actions à travers tes gestes mais n'en est pas directement responsable. C'est ce que je trouve le plus dingue dans cette curieuse alchimie..

voilà


Diego ;)
« Modifié: 05 août 2007 à 13:56:41 par Diego »

05 août 2007 à 13:51:34
Réponse #3

DavidManise


Et, David, le pote de Bob dans la video n'est pas Loki, c'est Richie  ;)

Ioups.  Autant pour moi :-[  Merci de me corriger.

David
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05 août 2007 à 14:02:00
Réponse #4

dents-de-sabre


Je profite de rajouter une petite question perso :  si chez vous, il est plus ou moins dur de ''switcher'' en se concentrant ou en prononcant une formule magique, que faites-vous pour vous arrêter?..cesser tout engagement à temps?

Il serait je pense intéressant d'entendre ce qu'on aurait à dire là-dessus également.. ;)

05 août 2007 à 14:16:36
Réponse #5

DavidManise


En ce qui me concerne maintenant je ne conçois pas les choses pareillement, lorsque je suis confronté à une situation qui pue, je me met plutôt en ''off'' .. c'est à dire que ''j'éteins'' le cerveau, qui pour moi réfléchis de manière verbale et posée, donc en émettant des phrases clairement entendues dans ma tête, et je laisse ce que j'appelle le ''pilote automatique'', ce qui correspondrait au mode reptilien.

Oui.  C'est exactement ça.  Moi c'est pareil, sauf que j'appelle ça le monde "on".  Le mode "on", c'est juste que le combat est engagé et que les barrières tombent.  Et la petite phrase mentale, c'est juste avant de passer en mode combat que je me la dis.  Quand ça monte.  Quand on sent que ça devient tendu et qu'on a, justement, du mal à l'accepter.  Envie de ne pas être là et envie que le con qui arrive en face n'existe pas...  La petite phrase, elle me replonge là-dedans, mais en quelque sorte avec l'autorisation de me préparer au combat.

En fait, ce qui me bloque MOI, le plus, c'est pas tellement la peur d'avoir mal ou de l'affrontement lui-même...  ce qui me bloque c'est la peur d'être injuste.  J'ai peur de défoncer la geule à un mec pour rien.  J'ai peur de réagir trop fort, d'avoir mal jugé la situation et de casser un mec qui n'aurait pas attaqué, etc.  Du coup je recule le plus possible le moment où j'engage les hostilités...  et parfois trop.  Parfois j'attends au point de manger avant de donner... 

Donc pour contrer cet effet là, j'ai développé cette petite phrase mentale sans m'en rendre compte.  C'est comme si mon cerveau "logique" ne voulait pas directement engager les hostilités, même quand il reconaît le danger.  Donc le cerveau logique, via cette petite phrase, envoie le signal au barbare qui est en-dessous.  "Ok, c'est maintenant", c'est en fait le cerveau logique qui tourne la clé du cadenas et qui libère le chien de guerre qui était là, enchaîné depuis trop longtemps. 

Vu la dangerosité de l'animal, c'est pas plus mal qu'il soit enchaîné tout le temps SAUF quand je lui donne l'autorisation d'agir...  Et je lui donne l'aurotisation de s'exprimer en me disant "OK, c'est maintenant".

Citer
Je cesse de parler ..(d'ailleurs en y pensant, j'en serais même incapable , la partie commandant la parole étant ''off'' momentanément) mon regard se fixe dans le vague, je ne regarde plus l'adversaire,   mais légèrement à côté, pour activer la sensibilité aux mouvements de mes yeux ( nos yeux étant placés devant comme ceux de tous les prédateurs de cette Terre , ils sont entre autre ''programmés'' pour évaluer correctement la distance exacte aux ''proies'' et pour réagir aux mouvements mêmes infîmes et lointains que nous percevons, pour ceux qui n'avaient jamais remarqués , notez comme les bébés réagissent aux mains qui bougent à proximité, leur vision générale étant floue à la naissance) et je me tiens prêt à ''rentrer'' . Je n'ai pas de phrase de déclenchement, car tout l'état évoqué ici est une phase de déclenchement à elle seule.  Dès le moment propice arrivé, un geste brusque , une main qui se cache, ou simplement une garde qui se relâche, l'attaque se déclenche d'elle même, elle est évidente, sans hésitation . J'essaie de me mettre en symbiose avec ce qui m'entoure, le déplacement d'air, les pensées de l'adversaire, pour prévoir ses mouvements et les contrer .

Oui, pareil...  quand je suis en mode "survie", je ne parle plus.  Je suis juste un paquet de muscles et d'os qui cherchent à broyer les points sensibles de la menace.  Même mon cerveau se recentre tout entier sur les impératifs tactiques à très court terme.  TOUT mon être est là, prêt à survivre.

Si je suis parfaitement honnête, c'est une sensation que j'adore.  Je ne me suis pas souvent senti aussi vivant que dans ces moments là.  Mais quand on voit les effets que ça produit, par contre, ça calme...

Citer
Je pense qu'il est primordial de l'accepter, d'accepter une situation d'injustice qui nous arrive pour y faire face, et réagir efficament. Curieusement l'adrénaline peut atteindre des pics dignes de l'Everest dans la phase de désescalade, mais une fois en mode ''Ta gueule le cerveau'' enclenché, tout devient calme, clair et limpide..

Oui.  C'est avant de faire le choix qu'on se sent mal.  Une fois qu'on est passé en mode "on" (ou "off", ou "ta gueule le cerveau" ou "survie"), la sensation de peur disparaît.  C'est fini.  On est dans un état bizarre à cheval entre la vie et la mort -- style je vais peut-être être mort dans 5 secondes autant en profiter à fond -- et on s'en bat les c*u!lles.

Citer
Il est juste marrant de soulever un autre point peut-être , je pense que certains ont dû le ressentir également, lorsqu'on parle de l'effet tunnel, un truc qui y ressemble pour moi, c'est le mode ''spectateur''. Quand t'as l'impression d'agir sous les commandes de ton instinct, et que ton cerveau conscient, lui, observe tes actions à travers tes gestes mais n'en est pas directement responsable. C'est ce que je trouve le plus dingue dans cette curieuse alchimie..

C'est clair... tu te vois réagir, bouger, et tu te fais presque l'effet d'n commentateur sportif embarqué dans ta propre tête...  style "ouh...  magistral crochet de la droite du gros barbare qui malheureusement rippe sur la tempe de son adversaire qui profite du déséquilibre pour..." ;D

Ca et l'effet ralenti...  et la précision hallucinante de la pensée...  la vitesse à laquelle tu improvises des façons de contrer, de bouger, de survivre...  c'est vraiment bien foutu, comme machine...

Ciao ;)

David
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05 août 2007 à 14:21:57
Réponse #6

DavidManise


que faites-vous pour vous arrêter?..cesser tout engagement à temps?

Quand je vois que l'autre ne bouge plus, qu'il n'a plus de réactions.  C'est le stimulus de "off" où typiquement je me retourne pour voir ce qui se passe autour.  Direct ensuite je me tâte de partout pour voir si j'ai des trucs de cassés, plantés...  j'essaie de retrouver la sensation de mon corps pour analyser d'éventuelles blessures, et ensuite je m'éloigne et je reprends peu à peu mes esprits (et mon souffle, faut avouer ;D)...

Suite aux enseignements du GHC, je me dis que je pourrais faire mon bilan de santé APRES m'être barré de la zone...  ça serait largement mieux.

Ciao ;)

David
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05 août 2007 à 14:36:35
Réponse #7

DavidManise


P.S.: juste une précision...  quand j'étais videur et que je devais virer des mecs ou que j'étais dans une situaion "pro", je me suis toujours démerdé pour éviter de tomber en mode reptilien pur.  Evidemment l'adrenaline et la peur sont présentes, mais je ne me suis jamais laissé aller au mode combat pur, même les fois où j'ai dû me cogner avec les mecs.  Je sais pas exactement pourquoi, mais je sais que ça m'a évité pas mal d'embrouilles. 

P.P.S.: le mode "on" je le réservais pour les mecs qui m'attendaient à 3 dans le parking à la sortie...  :(
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05 août 2007 à 14:39:56
Réponse #8

bison solitaire


le mode on chez moi: le mauvais geste de la personne en face. Dernière en date (il y a déjà plusieurs années): un crachat... le pied est parti quasiment avant que le crachat vienne se coller à mon T-shirt. Ca a suffit, j'ai pas continué.
Pour le mode off: un peu comme David, ou alors une personne venant s'interposer (bien sûr je ne parle pas d'un complice).
Par contre l'effet tunnel: je ne me retrouve pas dans la définition que vous en donnez.
Pour moi l'effet tunnel, c'est être tellement focalisé sur une chose qu'on n'a plus conscience de ce qui nous entoure (voix, vision, odeur).
Alors qu'en situation: j'entends tout, je ressens beaucoup de chose, et je parviens à faire la différence entre un "satellite" pacifique, et un parasite.
« Modifié: 05 août 2007 à 14:45:46 par DavidManise »

05 août 2007 à 14:46:09
Réponse #9

DavidManise


Oups, sorry, fausse manip...

David
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05 août 2007 à 14:49:10
Réponse #10

dents-de-sabre


Quand je vois que l'autre ne bouge plus, qu'il n'a plus de réactions. 


C'est précisément CA dont je voulais parler. Quand je disais à temps je voulais dire avant d'avant franchi une limite irréparable.C'est à dire en avoir trop donné  ;D

Comme toi je dois avouer que je ne déteste pas cette sensation proche de l'état berserk et il est vrai qu'une fois lancé , la bête a un certain mal à stopper sa charge d'une brutalité et d'une sauvagerie que plus aucune borne mentale ne retient. Car le véritable danger, moi ce qui me fait réellement peur, tout comme toi tu as peur d'injustement défoncer, moi j'ai peur de rentrer dans cet état car je sais d'avance qu'il sera extrêmement difficile de trouver la force d'appuyer de nouveau sur ''on''  . Je pense que c'est plutôt là au contraire que j'aurais besoin d'entendre une pensée clairement verbale, une voix qui me dira un truc du genre '' wooooputain !!!  calmos maintenant !! cessez le feuuuuuuuuuu , haaaaalte !  ;D

On a parlé une fois dans un topic du fait qu'il est nécessaire de distinguer une certaine forme de combat rituel de la SD , mais comment distinguer un combat de survie ( exposé par Plonky dans l'autre thread ) de la SD? pour moi cela ne fait qu'un. Il est extrêmement dur je trouve à ce stade d'un affrontement, de rationnaliser ses pensées pour en faire un mélange d'efficacité et d'actes en même temps raisonnables et dignes de bon sens.

Maintenant dans la loi suisse, y'a un article qui dit aussi un truc du genre : ( je condense hein ,j'suis pas juriste ) '' n'est pas punissable celui qui met un peu beaucoup d'entrain à se protéger dans une situation de légitime défense'' En gros j'ai peut-être le crâne épais, mais je comprends cela comme '' si tu as donné , même très généreusement alors que ta légitime défense est  prouvée, tu ne seras pas puni''.





Suite aux enseignements du GHC, je me dis que je pourrais faire mon bilan de santé APRES m'être barré de la zone...  ça serait largement mieux.


Ca en effet, ca serait  pas con du tout, déjà le simple fait de se ''checker '' après une bonne salade de phalanges n'est pas un réflexe universel. J'ai un pote qui est venu me voir boire un verre après s'être fait ''chahuter '' en chemin , eh ben il a débarqué au café avec 2-3 bon centimètres d'une lame de cutter plantée  au niveau des trapèze sous la nuque..il n'avait rien senti et je n'ai remaqué que lorsqu'il s'est tourné pour parler à la serveuse.. :o

Mais c'est vrai qu'évacuer en premier lieu, se mettre dans un lieu sûr au préalable reste le top :up:
« Modifié: 05 août 2007 à 14:57:34 par Diego »

05 août 2007 à 16:49:49
Réponse #11

cubitus


Très intéressant tout celà...

Dis moi David, comment t'es tu rendu compte de cette "phrase gachette"  ?

Personnellement je n'ai jamais eu besoin de passer en mode "on" dans la rue. Mais j'essaye de trouver des moyens de s'approcher de cela à l'entrainement (attaques surprises, en sur-nombre, scénarios pourris,...).
Le seul entrainement vraiment proche de cet état "reptilien" à mon avis est le shadow boxing : imaginer des adversaires dans tous les coins et les détruire. Sinon on est toujours limité par le fait qu'en face le copain ne vous a rien fait et qu'on a des scrupules à le démonter.

J'ai parfois vu des pratiquants passer en mode "reptilien" à l'entrainement... dangereux dans une salle, mais instructif pour les autres !

Personnellement, même débordé, attaqué par surprise, avec armes, sonné, etc... je n'ai jamais basculé dans ce mode, sauf en mode "shadow boxing".

La décharge d'adré dont tu parles, David, je la ressens parfois simplement en imaginant des situations pourries.

Le pouvoir de la pensée...  :up:
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

05 août 2007 à 18:44:18
Réponse #12

DavidManise


Dis moi David, comment t'es tu rendu compte de cette "phrase gachette"  ?

En visionnant des vidéos de Richard Grannon et Bob Spour (voir le lien fourni par Serge ci-haut...).  Je ne retrouve plus celle en particulier où ils parlent de ça.  De toute manière, regarde les toutes.  C'est pas perdu ;)

Ciao ;)

David

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05 août 2007 à 18:55:18
Réponse #13

Fox


La décharge d'adré dont tu parles, David, je la ressens parfois simplement en imaginant des situations pourries.

Le pouvoir de la pensée...  :up:

Pareil. J'ai beaucoup d'imagination, on me l'a toujours dit.  ;D

Sinon je crois que le mode "off" est tout aussi interessant/important à  connaitre vs entrainer...

Et peut être plus dur.

Ne dit on pas qu'il est facile d'apprendre à un chien à mordre, mais 1'000 fois plus dur de lui apprendre à lacher..
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

05 août 2007 à 18:55:59
Réponse #14

dents-de-sabre


Moi j'essaie de capter ce qu'il raconte mais j'ai l'impression que c'est du chinois le truc..

Il a un de ces accents le mec..pire que Tommy Lee Jones en V.O. :o

sérieux, incompréhensible. :(

05 août 2007 à 19:03:48
Réponse #15

DavidManise


C'est vrai que c'est pas évident cet accent British de m*rde ;D

C'est presque encore pire que l'accent New-Yorkais ;D ;)

(Ok, ok, Serge...  non pas les c*u!lles !!  rrAAAaarrrrgblblblb...)
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05 août 2007 à 19:46:02
Réponse #16

papa-falcon


Bonsoir à tous,

Le travail "pré-conflit" prépare d'une part aux techniques de prévention et de maîtrise de l'envirronnement afin d'éviter le conflit et d'autre part à enclencher le combat de la manière la moins mauvaise possible (la meilleur possible est illusoire lorsqu'on est le défenseur), quand on a échoué dans l'évitement du conflit.

Le mot ou phrase code, le geste déclencheur, la limite, distance au delà de laquelle on n'accepte plus la négociation de crise, et on a décidé de déclencher les techniques de défense personnelles, sont autant de préparation mentale tendant à conforter le défenseur dans sa maitrise de la situation et d'ainsi d'éviter de sombrer dans le "mode panique"

Le code couleur permettent de graduer les séquences de mise en situation de crise afin de ne pas passer immédiatement du mode "létargie" au mode "panique totale", fatal pour la personne agressée.

Ainsi le passage maîtrisé, au moyen d'un code (signal) préétabli, de la stratégie du "diplomate" (négociateur) à la stratégie du "guerrier" (combatant) est un moyen de limiter le stress occasionné par l'effet de surprise et le sentiment d'injustice engendré par cette agression...

@ + Chris


05 août 2007 à 19:53:54
Réponse #17

papa-falcon


Le franchissement de la Zone de Danger Immédiat (fixé mentalement) sans invitation est souvent un code déclencheur de mise en oeuvre des Techniques de Défense Immédiate.

@ + Chris

05 août 2007 à 20:37:04
Réponse #18

Patrick


Je n'ai pas de phrase que je me dis à moi même mais quand je fonctionnais en équipe, il y avait une phrase courte codée signe d'engagement de l'affrontement.  Sinon j'ai aussi une phrase visant à déconcentrer l'opposant par son incongruité, c'est "quoi de neuf Docteur", le gars à toujours un temps d'arrêt et paf le chien.

Les liégeois fonctionnent aussi comme ça, je crois.

05 août 2007 à 20:40:08
Réponse #19

papa-falcon


Citer
Sinon j'ai aussi une phrase visant à déconcentrer l'opposant par son incongruité, c'est "quoi de neuf Docteur", le gars à toujours un temps d'arrêt et paf le chien.

Astucieux de choisir une phrase "code", déstabilisante pour l'agresseur.  :up:

05 août 2007 à 20:42:15
Réponse #20

dents-de-sabre


 "quoi de neuf Docteur",


Je viens d'éclater de rire si fort que mon chat a fui..

06 août 2007 à 10:10:46
Réponse #21

vince


Ouaip rigolo quand on imagine la scène   :D
Sur des vidéos déjà indiquées sur le forum, faites par un spécialiste belge, la phrase clef est ''fépalkon'' et boum, c'est vraiment rigolo aussi.
On se rend compte de l'utilité de cette phrase parce que c'est la même à chaque scène, et je la trouve d'autant plus pertinente qu'elle permet dans le même temps d'attirer l'attention de témoins, tout en leur signalant qui est le défenseur, pour d'éventuelles suites judiciaires  ;)
à pluche
vince

Edit : en fait il y a trois stratégies distinctes pas toutes compatibles :
1/ phrase clef prononcée silencieusement ou pas, programmée pour déclenchement de violence : par exemple ce que dit David
2/ phrase clef prononcée à voix haute, pour égarer l'agresseur, genre la question piège de Patrick, compatible avec 1.
3/ phrase clef prononcée à voix haute, pour signaler l'agression et l'agresseur à témoins, comme mon exemple ci-dessus ; compatible avec 1 mais pas avec 2.
Je pense que la solution 2/ est plus utile pour les videurs et forces de l'ordre, qui ''vont vers la m****'' alors que 3/ plus utile à simples quidam qui demandent rien et sur qui tombe la foudre criminelle. non ?
« Modifié: 06 août 2007 à 11:16:51 par vince »

06 août 2007 à 10:44:28
Réponse #22

BULLYSSON


Vraiment rès interressant ce Topic !

L'échange entre notre Manitou et Diego m'a fait dréssé les poils sur les bras tellement je m'y suis retrouvé, notamment sur la description du mode "Off" de Diego  :doubleup:

Bruce Lee avait cette phrase "c'est ici et maintenant"

Perso je n'y avais jamais vraiment pensé (un tord !) mais je sais que ce qui me déclenche est plutôt une idée de l'ordre " tu vas être choqué émotionnellement par ce que je vais te faire" adressée à mon agresseur le plus proche et "switch Off" ça part...


A savoir que le vice est plus d'arriver à donner le 1er coup au milieu d'une explication, d'une phrase... en concordance avec des gestes à la hauteur de la gorge ou du visage de l'interlocuteur qui se justifient par ce qu'on est en train dire... tout cela en regardant bien les regard de l'autre pour voir si/quand ces yeux regardent nos mains et profiter de l'occasion... c'est très "Joussotesque" pour ceux qui connaissent et c'est super effcicace ! ça s'appelle le Vice.


Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

07 août 2007 à 00:11:24
Réponse #23

Rod


Ca en effet, ca serait  pas c*n du tout, déjà le simple fait de se ''checker '' après une bonne salade de phalanges n'est pas un réflexe universel. J'ai un pote qui est venu me voir boire un verre après s'être fait ''chahuter '' en chemin , eh ben il a débarqué au café avec 2-3 bon centimètres d'une lame de cutter plantée  au niveau des trapèze sous la nuque..il n'avait rien senti et je n'ai remaqué que lorsqu'il s'est tourné pour parler à la serveuse.. :o

Mais c'est vrai qu'évacuer en premier lieu, se mettre dans un lieu sûr au préalable reste le top :up:
On enseigne une procédure de check mutuel si on est à deux ou plus (c'est quand même mieux) ainsi qu'une pour les phases où on est seul... Il y a plein de gens qui sont morts pour ne pas avoir arrêté des saignements qu'ils n'avaient pas senti.

Les liégeois fonctionnent aussi comme ça, je crois.
"Tu n'as pas du beurre?" Et là le mec se demande si il a entendu "du beurre" ou "l'heure"... ;D

A savoir que le vice est plus d'arriver à donner le 1er coup au milieu d'une explication, d'une phrase... en concordance avec des gestes à la hauteur de la gorge ou du visage de l'interlocuteur qui se justifient par ce qu'on est en train dire... tout cela en regardant bien les regard de l'autre pour voir si/quand ces yeux regardent nos mains et profiter de l'occasion... c'est très "Joussotesque" pour ceux qui connaissent et c'est super effcicace ! ça s'appelle le Vice.
Dans l'entraînement, on insiste surtout sur le fait de maintenir la communication et de parler pendant la ou les premières frappes... Cela déstabilise beaucoup les nouveaux même habitué des sports de combat car ils ont l'habitude de se concentrer sur l'action. C'est aussi une stratégie très utile lors d'une frappe préventive sur adversaires multiples... ;)

Bien à vous,

Rod

07 août 2007 à 00:44:49
Réponse #24

Patrick


"Tu n'as pas du beurre?" Et là le mec se demande si il a entendu "du beurre" ou "l'heure"... ;D
Non ça c'est la phrase fétiche de Marlon Brando dans dernier tango à Paris et manifestement ça marche.

Si "quoi de neuf docteur" vous a fait rigoler, j'avais un pote qui disait "bien grillé les toasts, s'il vous plait", le mec : "hein ?" et vlam  ;D

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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