Bonjour,
- les secouristes qui risquent leur vie même pour des gars qui font n'importe quoi c'est un choix de vie.
Je ne peux pas parler pour eux ... mais le "choix de vie", je connais un peu. Alors, puisque ceux là sont souvent peu bavards, je me permets d'imaginer, de me mettre à leur place.
J'imagine que les secouristes en montagne, les pilotes, les "piétons", les auxiliaires ... sont tous des volontaires pour le secours en montagne. Ils aiment tous la montagne. Pour les pilotes : ils aiment en plus les missions "exigentes", ce ne sont pas des pilotes de confort. Ils ont donc choisi, par vocation, un métier exigeant, à risques, et en plus extrêmement moral, altruiste ... bref un "beau" métier.
Quand on a choisi un "beau métier", on est heureux de l'exercer. Que la mission soit facile, difficile ou "délicate". Rester de garde, bien peinard, inutile ... ce n'est pas vraiment leur idéal de vie.
En général, ce beau métier, on ne l'abandonne pas, même si on voit, de temps en temps, un confrère y perdre la vie. Même si on est père de famille. Même s'il suffisait de demander une mutation ...
J'imagine ce qui doit les faire le plus enrager, au jour le jour :
1. être appelé trop tard
2. ne pas être en mesure d'intervenir
Ce qui doit leur faire mal : aller ramasser des cadavres.
Alors, à mon avis, ils ne sont pas outragés d'être appelés de temps en temps pour des raisons de "confort-prudence-prévention" par des personnes qui ont su mettre leur ego au placard.
Ajoutons ceci : le danger d'une mission de sauvetage est le plus souvent lié à la météo. Quand la météo est mauvaise pour les secours, elle l'est également pour les gens en perdition : on ne peut certainement pas, dans ces conditions parler d'appel de "confort".
Pour ce qui est des personnes qui ont pris un risque inconsidéré au départ ... qui leur jettera la première pierre? Pas les secouristes, s'ils ont bonne mémoire de leurs propres erreurs de jugement, à un moment ou à un autre de leur carrière. Car ce sont des hommes, pas des dieux ... Le jugement s'éduque, l'expérience aide beaucoup ... mais personne n'est définitivement à l'abri d'une grossière erreur.
Et puis ...
Enfin, quand un hélico doit hélitreuiller un trou du cul qui a pissé sur les interdictions, ce même hélico ne pourra pas aller chercher la mère de famille qui s'est prise un ébouilis sur le toit de la bagnole en allant chercher les gamins sur une route de montagne
.
Ouais ... notons quand même que le pc des secours sait gérer les urgences, que les interventions en hélico ne durent pas des heures ...
Cela arrive souvent, qu'un accidenté "sans reproche" doive attendre parce que le seul moyen de secours est le seul hélico du coin, justement occupé à treuiller un "trou du cul" qui aurait bravé les interdictions?
Heu ... quelles interdictions, à propos? Celles édictées par les maires, concernant le ski?
Parce que, pour ce qui est des alpinistes, des randonneurs, je ne vois guère d'interdictions ... Ou bien on parle des plages interdites à la baignade?
Pour rappel, en montagne, les interventions hélico concernent majoritairement les randonneurs, bien en tête des accidents mortels.
Que le ciel nous protège des interdictions!