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Auteur Sujet: petit coup de calgon a propos de la "communication"... ca doit être hormonal...  (Lu 9467 fois)

03 juin 2010 à 08:39:16
Réponse #25

Jérôme A


L'idiot parle ,le sage écoute... ça peut arréter tous net une conversation   :lol:
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

03 juin 2010 à 09:25:17
Réponse #26

DavidManise


Je suis toujours  épaté lorsque je rencontre quelqu'un pour la première fois et qui au bout de cinq minutes se met à me raconter sa vie.

C'est peut-être justement parce que toi, contrairement à la plupart des gens, tu passes pas ton temps à tchatcher en meublant le silence avec des trucs creux ?  ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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03 juin 2010 à 09:30:17
Réponse #27

Meow


Ne la chargeons pas trop non plus sans la connaître. ;)
Effectivement c'est un peu facile, mais c'est simplement une réaction épidermique que j'assume. ;)
Je ne veux pas rentrer dans la vie privée du sieur Lambda, mais ma réaction se base uniquement sur ces éléments : s'entendre dire être "très malpoli ce soir..." ça induit la responsabilité unique de Lambda et ça appelle une mise au point dans le couple quant au rôle et responsabilités de chacun dans cette histoire car, comme le dit Patrick, on se farci suffisamment de personnes qui tentent de forcer notre espace intime pour ne pas qu'en plus ce soit notre compagne (où nous même) qui leur fournisse les clés.

Après explication peut être que nos deux protagonistes principaux ont pu mettre les choses au clair et c'est tant mieux. Peut être aussi que madame avait de bonnes raisons et que Lambda s'est involontairement donné le beau rôle hein !  ;#
DON'T PANIC !

03 juin 2010 à 09:32:22
Réponse #28

camoléon


Citer
Je suis toujours  épaté lorsque je rencontre quelqu'un pour la première fois et qui au bout de cinq minutes se met à me raconter sa vie.

Moi, ça me saoule tout de suite, mais si la personne semble vraiment déprimée ou au bord du suicide, je le l'envoie pas paitre.
Je suis peur être trop gentil ou alors l'écoute est plus développé chez moi que la parole.
Généralement, on se dit alors "celui là, il va me demander de l'argent". La dernière fois que ça m'est arrivé dans le métro, effectivement, le mec a tenté par la suite de me braquer avec un flingue... :blink: :glare: ;#
Mais bon, quelque fois, une oreille attentive fait plus de bien que mille mots.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

03 juin 2010 à 09:43:37
Réponse #29

le_glaude


Moi je pense qu'on devrait tous avoir le droit de ne pas parler quand on n'en a pas envie...  question de respect de base des libertés de chacun, m*rde !

Je suis plutôt ouvert comme mec, pas trop bavard, mais j'aime bien les gens, et les intéractions sympas...  ceci dit y'a des jours où je suis dans ma bulle, et où j'y suis bien.  Quand on essaie de la percer, ma bulle, et en plus de force ou en m'y contraignant par de la gentillesse normée, ben ça me saoûle...


Voilà c'est tout à fait ça ! Les gens ont beaucoup de mal à comprendre... (nous vivons une époque moderne !)
Claude

03 juin 2010 à 09:53:55
Réponse #30

Lily


A propos de ta douce, Lambda :
Je ne parle que pour moi, mais quand on sort en couple, on est responsables l'un de l'autre. Je veux dire, contrairement à des copains, le fait qu'on se soit spécialement choisis chéri et moi fait que ce qu'il fait est un peu de ma responsabilité et vice-versa. Moi qui suit assez policée et plutôt diplomate, j'ai parfois des suées quand chéri ouvre sa gueule, donne ses opinions (euh... tranchées !) avec son vocabulaire plutôt fleuri. D'où nos discussions. De la même manière que quand je m'emmerde dans une soirée potes/souvenirs/musique, je me le fais remarquer. Bref, dans un couple on est trois : soi, l'autre et le nous justement. On le néglige parfois un poil, je trouve.

Sur le "bonjour" qui ne veut plus rien dire de Mathieu : C'est sans doute vrai. A la fois, c'est aussi une politesse de ne pas asséner ses problèmes quand on salue. Typiquement en Afrique, les salutations sont toujours du type "comment vas-tu ? Je vais bien". C'est pas que les gens s'en foutent, c'est qu'ils se respectent.
Je dis ça parce que d'un côté, on critique le fait que le bonjour ne veuille plus rien dire mais AUSSI le fait que les gens racontent leur vie. Faut choisir à mon avis. Et ne pas perdre de vue que le fait que les salutations à la française n'aient pas beaucoup de sens évite de s'entendre dire "mes parents viennent de mourir, je suis en dépression et je vais bientôt être à la rue parce que j'ai perdu mon boulot". Or le fait d'asséner ses problèmes est pour moi la véritable indifférence : celle de ne même pas se demander si autrui est disposé et assez fort pour entendre nos soucis.

Perso, je ne connais que trois cas où quelqu'un m'a vraiment agressé en me racontant sa vie. J'avais l'impression d'être une machine à écouter et plus un humain. C'est effectivement très désagréable mais quand même, c'est pas si courant.
Ce qui me gêne un poil dans la lecture du fil c'est que, comme il vous arrive de ne pas avoir tellement envie de parler (je dis "vous" parce que je tchatche), vous semblez considérer un peu que les gens n'ont rien à dire. J'ai un peu la sensation que vous les mettez dans des cases (un mec qui veut parler alors que moi je veux pas, c'est un gros lourd inintéressant). Or c'est exactement ce que vous ne voulez pas qu'on fasse avec vous.

Je dis pas que je fais pas régulièrement pareil, hein. Ni que je n'aime pas les fabuleux silences entre amis. Je dis juste qu'il faut faire gaffe. Et se laisser l'opportunité d'être (agréablement) étonné :)
« Modifié: 03 juin 2010 à 09:59:39 par Lily »
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

03 juin 2010 à 11:31:47
Réponse #31

lambda


Salut à vous,  :)

Je vois qu'on est en gros sur la même longueur d'ondes ici  :D

C'est vrai que faire la part entre sa propre individualité et celle de son couple peut aider à arranger les choses niveau compréhension sur nos différences de comportement vis à vis des autres. On en a discuté et elle à bien compris l'idée...
mais on en a discuté parce que c'était ma douce et que j'avais envie que le message passe.

Y'a pas de problème, hein avec elle, vous inquiétez pas, je vais pas dans les jours a venir, toquer un soir tard a votre porte avec mon duvet et ma plante verte pour vous demander si je peux dormir sur le canapé "pour quelques nuits, juste histoire de me retourner", hein?  ;D

Disons que en tant que physicien, mon gros défaut est de raisonner "physique"  :-[: à savoir que je me dis que quand un système est bien calé au fond de son puit de potentiel, à l'équilibre bien stable, pépère, à emmerder personne, ben ca coute vachement d'énergie pour l'en déloger.... surtout si il a pas envie d'en être déloger et que ca apporte rien de plus ni au perturbateur ni au dit système d'insister dans cette voie...  ;D

Après Lily, je pense pas que ce que nous considérions ici que les gens n'ont rien à dire, hein, tout au contraire, mais que plutôt on à le droit de pas avoir envie de recevoir, même si on sait pertinement que ce que les gus d'en face disent des trucs pleins d'infos dans l'absolu...Bref qu'on est pas obligé à être rationnel à tout bout de champs, en ce qui concerne la gestion de nos état d'esprit...

Tout est intéressant dans l'absolu, mais des fois, même si le gars d'en face me révélait le secret de la pierre philosophale ou de comment réussir à coup sur une omelette norvégienne... ben si j'ai pas envie, j'ai pas envie et puis voilà....

Ce que j'aimerai, finalement, c'est qu'on soit capable de décrypter l'envie de communiquer qu'a notre interlocuteur... ou pas, et qu'on soit capable de la fermer et "d'attendre le bon moment" pour causer... je dis on car je me mets dans le même panier que les autres, et je dois bien faire, de façon la plus inconsciente, sans le vouloir, du "forcing communicatoire" de temps à autre aussi...  :-[

Avec mon pote finlandais, de par chez lui... le soir, à la gamelle, c'est souvent de gros silences poussant à la léthargie, genre silences masticatoires un peu bovins, les yeux dans le vague plantés dans le feu de camp, à penser à que dalle... moments joussifs, mamalien, que dis-je quasi réptilien... ;D et puis y'a un truc qui germe, une idée, et puis ca part doucement, la conversation s'anime, passe par son maximum, et finit sa vie gentiment, naturellement, quelques minuets après...C'est un peu gaussien comme façon de voir... mais ca se fait tout naturellement.... ca j'aime bien, un peu de causette entre 2 baffrages... :love:

Ouaip, Acorn, c'est vraiment ca qui serait cool... qu'on soit tous conscients et au moins un peu sensibles à l'
état d'esprit de la personne en face, que c'est pas une tare et "que ca arrive à tout le monde"...

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

03 juin 2010 à 11:43:07
Réponse #32

Mrod


Bonjour,

Je vois qu'on est nombreux comme Lambda à subir les remarques des autres sur notre tempérament silencieux. Comme si c'était une tare.

Pour ma part j'utilise beaucoup la communication non-verbale de ce fait mes silences passent beaucoup mieux. Un regard, un sourire ou un geste, je communique mais pas de la même manière. Quand j'ai rien d'intéressant à dire je ferme ma gueule, mais ça dans notre société c'est pas courant et parfois dérangeant. Je fuis les discussions sans intérêt car elles ne m'intéressent pas et qu'elle me font passer à coté de tant de belles choses qui nous entourent.

Je pense et j'ai souvent constaté que les personnes qui ne peuvent pas s'empêcher de parler ont un problème avec le Vide. Comme si le silence était une absence de tout, une petite mort en quelque sorte.

J'aime discuter, échanger et partager par le biais du verbe mais ce n'est pas tout. Cela ne me suffit pas car certaines chose ne peuvent pas être mises en mots. Par chance je partage ces choses là avec quelques personnes, sans mots. Ces deux modes de communications ne sont pas tranché et distinct. Parfois, même souvent, ils s'entremêlent.
Notre société ne favorise que la communication orale et souvent superficielle. De ce fait peu de gens savent utiliser les deux. C'est bien dommage.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

03 juin 2010 à 11:46:49
Réponse #33

jeantroovpa


ah lambda,
on dirait que tu découvres ce que d'autres ont connu pendant longtemps, c'est touchant.
Une fois le coups de blues passé, tu pourrais voir les choses sous un autre angle et avec le recul acquis voir ce qui fait tourner les gens dans le sens où ils tournent, ca peut permettre d'être soi même moins près des rôles que jouent les gens dans leurs petits théâtres, ca peut rendre serein

voilà comment d'aucun serait catalogué de c*nnard par les uns, et de plus heureux des hommes par l'autre;
c'est beau la relativité  ;)

03 juin 2010 à 11:57:29
Réponse #34

jeantroovpa


Je pense et j'ai souvent constaté que les personnes qui ne peuvent pas s'empêcher de parler ont un problème avec le Vide.
avec leur vide ?
quoi qu'il en soit, étonnant que certains aient ce problème et pas d'autres, j'aimerai bien trouver des raisons à ces réactions différentes ...


Me semble que les humains ont peu confiance en eux pour la plupart, qu'ils cherchent à se rassurer, ...
Je crois également qu'ils ont peur de l'inconnu et enfin il me semble que pour certains (beaucoup) meubler les communications de frivolités leur permet de se rassurer en pensant connaitre la personne d'en face, en pensant avoir établi un lien qui les mettraient loin de l'instinct supposément sadique de l'inconnu d'en face.
J'exagère beaucoup en disant cela mais j'ai quand même tendance à penser qu'il n'y a pas ne devrait pas y avoir de raison, dans cette grande fratrie qu'est humanité, de devoir faire des pieds et des mains ou de vraiment connaitre la personne en face pour s'en faire un pote; pour peu que l'on ai pas démesurément peur de l'inconnu, d'immenses choses à cacher, que l'on ai suffisamment confiance en soi, et ... confiance en autrui peut être

bah, je divagues  ;D

03 juin 2010 à 12:27:57
Réponse #35

sebastienb


Marrant ce topic, ça me rassure de voir que je ne suis pas le seul à trouver non necessaire le fait de tout le temps parler :) J'aime beaucoup le silence, j'aime aussi écouter les autres et m'exprime quand je le souhaite. Mais je ne ressens pas le besoin de meubler les instants de silence. Le hic c'est que nous sommes un minorité j'ai l'impression.

En société (parfois en couple) je ressens parfois comme une pression : "mince il faut que je trouve un truc à dire, mais quoi ??"


03 juin 2010 à 12:40:17
Réponse #36

DavidManise


Je vois qu'on est nombreux comme Lambda à subir les remarques des autres sur notre tempérament silencieux. Comme si c'était une tare.

Pour ma part j'utilise beaucoup la communication non-verbale de ce fait mes silences passent beaucoup mieux. Un regard, un sourire ou un geste, je communique mais pas de la même manière. Quand j'ai rien d'intéressant à dire je ferme ma gueule, mais ça dans notre société c'est pas courant et parfois dérangeant. Je fuis les discussions sans intérêt car elles ne m'intéressent pas et qu'elle me font passer à coté de tant de belles choses qui nous entourent.

Je pense et j'ai souvent constaté que les personnes qui ne peuvent pas s'empêcher de parler ont un problème avec le Vide. Comme si le silence était une absence de tout, une petite mort en quelque sorte.

J'aime discuter, échanger et partager par le biais du verbe mais ce n'est pas tout. Cela ne me suffit pas car certaines chose ne peuvent pas être mises en mots. Par chance je partage ces choses là avec quelques personnes, sans mots. Ces deux modes de communications ne sont pas tranché et distinct. Parfois, même souvent, ils s'entremêlent.
Notre société ne favorise que la communication orale et souvent superficielle. De ce fait peu de gens savent utiliser les deux. C'est bien dommage.

Merci Nico :)

Comme souvent, tu mets des mots clairs sur des trucs que je ressens de manière diffuse ou confuse.

Juste pour compléter, maintenant que tu as lancé ma machine à penser : j'aime par dessus tout communiquer avec des ACTES.  Prendre le temps de faire un truc pour quelqu'un qu'on aime bien, y penser et prendre le futal que je veux filer à mon pote samedi prochain, laisser quelqu'un tranquille quand il en a besoin, même si nous on aurait envie de papoter...  tous ces petits actes tous simples mais remplis d'indices du fait qu'on les aime, quoi. 

Ce ne sont plus des signes, ce sont des indices...  et les indices ne mentent pas, en général.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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03 juin 2010 à 13:19:26
Réponse #37

raphael


te sens tu coupable ?ci dessous un résultat de test vu psychologies.com

La culpabilité endossée

" Coupable, forcément coupable "
Vous subissez votre culpabilité. Presque trop. Trop souvent, trop loin... Vous vous sentez coupable d'avance. Redevable d'avance aux autres de quelque chose. " La honte, compagne de la conscience du mal... ", écrivait Jean-Jacques Rousseau. Votre conscience du mal qu'il est possible de faire aux autres est très élevée. Au point, d'ailleurs, d'en être parfois manipulable, si les autres ont repéré cette tendance en vous. Car vous avez l'obsession de la réparation, de l'expiation, du pardon. Votre tendance aux tourments et aux ruminations est grande : " Pourquoi ai-je fait cela ? ", " Je n'aurais pas dû ", etc. Chez vous, la culpabilité (douleur morale face à ce que l'on a fait) se transforme trop souvent en honte (douleur morale face à ce que l'on est). D'où des tendances à l'autodépréciation, et un ébranlement de l'estime de soi. Vous ne commettez pas des " erreurs ", mais des " fautes ". Il y a pourtant des bénéfices à votre façon d'être : on vous apprécie, car vous vous mettez souvent au service des autres. Et vous faites partie des personnes sans qui la vie en société serait impossible. Mais le sens moral, indispensable pour vivre ensemble, est chez vous excessif. Et encombrant, tant pour vous (à quoi bon vous tourmenter inutilement ?) que pour les autres (vous ne les aiderez pas mieux en vous déchirant). Pour évoluer : attention, la culpabilité est un outil pour s'améliorer et se changer, mais ne doit pas être une manière de se punir ou de se dévaloriser ! Transformez plutôt vos scrupules en réflexion tranquille, sans chercher à vous infliger de punition. Ne vous demandez pas " En quoi suis-je coupable ? ", mais plutôt " Qu'est-ce qui est réparable ? Qu'est-ce qui sera évitable la prochaine fois face à ce genre de situation ? " Tournez-vous vers la recherche de solutions plutôt que vers celle de jugements.   c.a.

La culpabilité limitée

" Coupable mais charitable "
La culpabilité ? Oui, bien sûr, comment ne pas en ressentir ? Vous vous sentez très responsable de vos actes et de vos paroles. Votre souci de ne pas faire de mal aux autres vous amène à être assez " culpabilisable ". Car, pour vous, ce sentiment témoigne du sens de l'autre en nous : sens de sa souffrance possible, de notre responsabilité éventuelle dans cette souffrance, et de la nécessité, parfois, d'une réparation (dans le présent) ou d'une évolution de nos attitudes (dans l'avenir). La culpabilité est donc à vos yeux comme un petit signal d'alarme qui se déclenche à chaque fois que l'on est allé un peu trop loin ou un peu trop fort. Elle nous indique après coup que nous avons manqué de compassion, ou de délicatesse, ou de gentillesse, ou de générosité... Vous acceptez donc de ressentir la douleur et la tristesse liées à la culpabilité, mais en essayant de ne pas les laisser vous dominer. Responsable, à la rigueur, mais pas coupable. Vous préférez réparer que ruminer... Ou faire de la prévention : vous vous montrez attentif à ce que pourraient penser ou ressentir vos interlocuteurs. Vous prenez garde à ne pas les blesser ou les négliger : mieux vaut prévenir que guérir. Si débordement il y a, vous vous efforcez toujours d'en limiter l'emballement et l'extension : on peut regretter ce que l'on a fait ou pas, mais on ne doit pas pour autant se dévaloriser en tant que personne tout entière. Pour évoluer : cette aptitude fait de vous quelqu'un de prévenant et sensible, avec un grand sens des responsabilités interpersonnelles, une personne sociable et solidaire. Mais occupez-vous aussi de vous. Vous êtes un peu trop sensible, et vous vous emballez parfois sans raison valable. Bien sûr, vous pouvez toujours réparer et compenser. Mais se sentir coupable ne signifie pas forcément qu'on le soit. Et puis il y a des blessures que l'on inflige qui ne sont pas si graves et qui, parfois, peuvent même aider l'autre. Vous n'avez pas à être parfait ni irréprochable, juste attentif aux autres. Et vous n'y arrivez déjà pas si mal.

La culpabilité refusée

" Coupable, moi ? Jamais... " 
La culpabilité, pour quoi faire ? Vous êtes plutôt peu " culpabilisable ", voire pas du tout. Vous en avez parfois marre de cette société compassionnelle jusqu'à la névrose, où il faudrait se sentir coupable de tout, même d'exister... Car ce sentiment n'a pas grand-chose de positif à vos yeux : il restreint notre liberté de pensée et de parole. Vous êtes pleinement d'accord avec Nietzsche, qui écrivait : " Ne plus avoir honte de soi-même est le sceau de la liberté conquise. " Bien sûr, vous en ressentez de temps en temps la morsure (" Et si j'avais fait souffrir inutilement ? "), mais vous vous empressez de ne pas l'écouter. Inutile de spéculer sur d'éventuels dommages causés à autrui : ce qui est fait est fait. D'ailleurs, avant de vous préoccuper de ce que peuvent penser ou ressentir les autres, vous vous souciez d'abord de savoir ce que vous-même pensez et ressentez. On se trompe si souvent lorsque l'on cherche à imaginer ce qui se passe dans l'esprit de nos interlocuteurs ! Cette attitude vous permet d'être vous-même : cultivant votre sincérité, préservant votre liberté, offrant votre spontanéité. Vous vous efforcez aussi d'être sans rancune par rapport aux blessures que l'on peut vous avoir infligées. Car si vous ne vous culpabilisez pas, vous cherchez également à ne pas culpabiliser les autres, et à ne pas leur en vouloir. Pour évoluer : tout de même, ne pensez-vous pas que la culpabilité est parfois utile, au moins à petite dose ? L'écouter et y réfléchir permet de développer le sens de l'autre. A trop vouloir s'y fermer, on peut appauvrir ses capacités d'écoute et d'empathie. Et on peut blesser plus souvent que nécessaire. Prenez garde à ne pas évacuer trop rapidement toute forme de remise en question personnelle (" J'ai fait ce que j'avais à faire, et voilà, c'est fini... "). Alors, pourquoi ne pas accueillir en vous votre culpabilité à certains moments ? S'accepter parfois coupable, c'est s'accepter imparfait et responsable, c'est-à-dire humain...
Se connaitre et s'accepter


03 juin 2010 à 13:54:18
Réponse #38

Gros Calou


Yo  :)

Généralement quand je connais pas les gens instinctivement je me met un peu en retrait et livre au fur et à mesure de mes impressions. Dans le cas de figure, tu vas au resto avec ta copine, 2 inconnus emmanchent une conversation que tu n'avais pas prévu, tu étais parti pour un tête à tête avec ta petite femme et deux inconnus chamboule ton programme. Et c'est eux qui disent "qu'est-ce qu'il a, il fait la gueule" m*rde et pourquoi ils ne se seraient pas dit "put**n on est gonflé, il va au resto avec sa copine et nous on lui prend le choux, il avait peut-être l'intention de lui dire ou déclarer ou que sais-je et on lui a ruiné sa soirée"
Maintenant, moi il m'arrive plus souvent qu'à mon tour d'avoir envie d'être au calme et ou en tête à tête avec une personne qui a une grande importance pour moi, mais pour personne d'autre. Il m'est arrivé que l'on me dise "put**n tu fais la gueule" ou "ça va t'as l'air absent" et oui non je fais pas la gueule, oui je suis absent, parce-que j'ai besoin d'être seul dans ma tête avec moi même, pas envie de parler, avoir envie de rêver, faire des projections, des rêves, penser à des intérêts autres que le décor qui m'entoure etc...

Et des fois tu as envie que ça se passe comme ça  ;#

http://www.youtube.com/watch?v=A7IgHkK6its

 ;)

03 juin 2010 à 14:05:41
Réponse #39

Karma


Interressant cette discussion ! Je me retrouve pas mal dans le témoignage de Lambda. Quand je ne veux pas faire d'effort, j'ai beaucoup de mal à faire semblant.
A mon avis, si beaucoup sur ce forum ce retrouvent dans ce témoignage, il y a une raison. Les personnes qui viennent ici sont généralement attirées par la vie sauvage, la nature, plus ou moins la vie en autharcie, le "do it yourself", ça découle d'un trait de caractère.
On peut résumer ça comme une tendance à l'introversion. Un petit résumé qui explique ça mieux que moi :


Citer
Le type extraverti :

 Si l'on examine le type extraverti de Jung, son psychisme est orienté vers l'extérieur et il considère l'intérêt du groupe avant le sien. Sociable, il s'adapte bien à la nouveauté et se fait facilement des amis.  Il peut être actif ou tranquille, peu importe : ce qu'il veut avant tout, c'est ne pas être seul.  Son comportement est basé en fonction de sa relation aux autres, auxquels il cherche instinctivement à s'assimiler. Par exemple, lorsqu'il planifie son avenir, il fera son choix de carrière en fonction du marché du travail plutôt que de poursuivre des études d'intérêt strictement personnel.

 Dans mes propres échanges avec mes amis, j'ai cru remarquer que la tombée du jour le rend souvent triste l'extraverti car il aime la lumière, l'action et la vie à la grande ville.  C'est souvent un lève-tôt. Le temps qu'il fait affecte son humeur ; il peut faire un froid de canard en plein mois de janvier mais si le soleil brille, il dira qu'il fait beau et sera de bonne humeur.

 Son côté négatif :  Il a tendance à généraliser et croit que tout le monde est, vit et pense comme lui. Parce qu'il manque de discernement, on se demande parfois si ses opinions sont vraiment les siennes ou s'il ne répète pas de simples ouï-dire.  Il ne peut se passer de compagnie et lorsqu'il se retrouve seul face à lui-même, il est franchement désorienté.  Et comme il n'est pas très introspectif, il s'ennuie à mourrir et vous téléphone parce qu'il ne sait pas se divertir autrement.

 Le type introverti :

  L'introverti trouve sa raison d'être en lui-même.  C'est sa vie intérieure qui conditionne son comportement.  Il peut être actif ou tranquille, peu importe : ce qu'il veut avant tout, c'est qu'on respecte sa vie privée.  S'il prône tant les libertés individuelles, c'est qu'il croit au caractère unique de chacun. Porté à l'introspection, il fuit les foules car il bénéficie d'une vie intérieure riche et intense qui le nourrit spirituellement. Son sens critique et son discernement étant développés, son choix de carrière se porte instinctivement vers les activités qui l'intéressent d'abord, même si les débouchés dans ce domaine se font rares.

 Encore une fois, j'ai personnellement remarqué que le type introverti accueille souvent la tombée du jour avec bonheur car c'est à ce moment que le brouhaha du monde se tait et qu'il peut se laisser aller et écouter sa musique intérieure.  C'est souvent un un oiseau de nuit.  Le soleil ou la pluie n'affectent pas beaucoup son humeur ; c'est plutôt la température ambiante (le chaud, le froid) qui joue ce rôle. C'est qu'il juge son bien-être de l'intérieur, les yeux fermés.

  Son côté négatif : Sa subjectivité et son esprit critique le rendent intraitable et la communication avec lui est souvent ardue.  À le voir se cantonner dans sa solitude, on ne sait pas trop s'il est simplement timide ou s'il a mauvais caractère. Il fait rarement les premiers pas et quand on l'aborde, on a l'impression de le déranger. Bref, on dirait qu'il ne sort jamais de sa coquille ou qu'il n'a jamais besoin de personne.

 Rappelons que ce sont là des traits bien exagérés des deux types et que dans la réalité, personne n'est extraverti ou introverti à 100 %.  Si de tels types existaient, ils ne pourraient pas survivre, pas plus l'un que l'autre — imaginez juste un peu le parfait extraverti qui ne saurait rien faire tout seul ; quant à l'introverti, il ne pourrait même pas gagner sa vie à moins de vivre en hermite dans la nature!


Dans la société, seule l'extraversion est encouragée. Pour être bien integré, comme il faut, il faut être extraverti, avoir une grande gueule. A la TV, on ne voit que ça. Un introverti dans un jeu de télé réalité, une émission de TV, aucun interêt. Dans le monde du travail, même chose. L'introverti va souvent être cantonné à du boulot opérationnel, manuel, informatique.. etc... il est souvent associé à d'autres qualités, plus calme, plus posé, conscencieux (c'est pas forcément vrai hein..)



« Modifié: 03 juin 2010 à 14:19:37 par Karma »

03 juin 2010 à 14:47:48
Réponse #40

lambda


 :blink:

Comme tu le dis, on est un peu des 2... mais là côté tendance, j'ai le maximum de la gaussienne qui tend pas mal vers le second cas....C'est bluffant...  :blink: :doubleup:

Ca vient d'ou?

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

03 juin 2010 à 15:00:44
Réponse #41

Sieg


 Jme permet de vous raconter deux experiences personnelle qui refletent bien ma facon de voir les choses et qui rejoint bien la phrase de leif
Citer
et puis un jour je me suis forcé a parler aux gens mais de tout et de rien et la je me suis aperçu que les gens avaient des trésors cachés a dévoiler.

 -Un aprem normal dans le centre de lyon, je sirote un coca avec ma douce a une terrasse, quand un mec me demande une clope, il le fait de facon tres sympathique donc pas de soucis jlui en passe une, il l'allume et la commence a me parler d'un logiciel pour calculer la somme dépensée par la conso de clope, honnetement j'en ai rien a foutre, mais bon jlui laisse faire son truc, tout en parlant avec lui de chose plus ou moins diverses et sans interets selon le fil (d'ou tu viens, c'est quoi ton nom, qu'est ce que tu fais dans la vie ?etc).
   Au bout de 10min j'apprend que le mec est Para et viens de revenir d'Afghanistan, moi c'est un domaine qui m'interesse vachement !! mais dont je ne connais rien a part les articles de presse...on discuteras pendant plus d'une heure de la situation la bas, de son contact avec la population, de son resssenti par rapport au conflit, a la mort etc... :)

 - Je suis a une soirée chez un pote bien calé a siroter ma bierre en train de bavarder avec un pote, d'un coup il se leve pour aller faire je ne sais quoi et je me retrouve seul a coté d'un de ses ami, premiere fois que je voyais ce mec. Donc au bout de 2min j'engage la conversation ( bla bla bla tu fais quoi dans la vie,  blablabla a t'es a cette fac ??) et puis je remarque qu'il a les doigts calleux...ni  une ni deux, "tu joues de la gratte ?  ;D"
 S'en suit une discussion sur les points forts et point faible du blues rock classique par rapport au hard rock du début des 70's et une semaine plus tard je jammais avec ce mec et mon pote bassiste pendant tout une aprem.... :)

Tout ca pour dire que dans ces deux situations, j'aurais pu me dire, "ouééé mais jsuis avec ma copine qu'est ce qu'il vient me faire chier!!" "ouéé mais jsuis trankil en train de boire ma bierre pas envie de causer!", bah le fait d'essayer de créer un contact par des truc un peu plat, PUIS de creuser par la suite m'a permis de faire deux SUPERBE rencontre, put**n rien que d'y penser j'imagine pas tous les trucs que j'ai loupé a cause d'une envie de rester pepere dans mon coin...
« Modifié: 03 juin 2010 à 15:06:20 par Sieg »

03 juin 2010 à 15:12:25
Réponse #42

Karma


:blink:

Comme tu le dis, on est un peu des 2... mais là côté tendance, j'ai le maximum de la gaussienne qui tend pas mal vers le second cas....C'est bluffant...  :blink: :doubleup:

Ca vient d'ou?

a+,
Lambda

Si vous voulez lire un article vraiment interressant sur ce sujet, je vous conseille de lire "Au pays des Introvertis" sur le n°118 de Sport et Vie : http://www.sport-et-vie.com/numero-118/route-vancouver/pays-introvertis.26404.php#article_26404
J'avais jamais trop réfélchit à tout ça et en lisant l'article, je me suis vraiment reconnu ! Ils font bien la distinction entre introversion et timidité, que les gens confondent souvent...

J'ai pas osé mettre la référence de ma citation précédente parce que je l'ai pris au hasard d'une pseudo psychologue sur un site internet tout pourri. C'était juste pour illustrer le propos.
On retrouve la même chose ici : http://blog-carl-jung.blogspot.com/2007/04/types-psycholgiques-introversion-et.html

03 juin 2010 à 15:13:07
Réponse #43

Anke


Y'avait une pub dans le temps qui faisait un peu comme ça :

Les parents catastrophés que leur gamin ne parle pas, mais ne parle pas de chez ne parle pas. Pas un mot, pas une syllabe ! Psy, machin etc... Et puis un jour le môme y dit un mot. Les parents " Mais il parle Youpi ! Mais pourquoi tu disait rien hein, pourquoi ?
...
....
.....


J'avais rien d'interessant à dire..."

Et patati et patata et que je te siphonne la "boite Legrand" de trucs dont on a rien à foutre, qui ne comptent pas, qui ne font que meubler... faire du bruit...
J'aime parler, faut pas se méprendre hein ! Mais parler pour dire quelque chose... et encore... Parler c'est quelquefois plus compliqué que de faire un clin d'oeil, serrer une épaule, prendre dans ses bras, embrasser, faire un calin ou tout bêtement sourire en fermant sa gueule... Ou encore donner une petite paquerette cueuillie à l'instant sans dire pour autant : " tiens, c'est pour toi." Juste la donner.
Tu veux pas parler, t'as pas envie, c'est pas le moment pour toi ? Pas grave... tu es là, je le sais bien, je te sens, ta présence, ton odeur, la place que tu prends.
Le reste c'est du verbiage, de la saoulerie et à se saouler on risque fort de manquer des trucs qu'on aurait pas loupé en se taisant...

03 juin 2010 à 15:16:34
Réponse #44

sandrine booth


Belle discussion... Parler ou se taire...  C'est vrai que le silence passe souvent pour de l'impolitesse dans notre société "civilisée", et moi, comme beaucoup d'entre vous, je l'aime le silence, j'adore les moments où on est assez bien avec quelqu'un pour que la conversation s'arrête, et laisse place au reste, aux regards, aux gestes, à ces petits riens qui viennent embellir les mots, et les contre-dire parfois... J'aime beaucoup ce que Mrod a dit là-dessus d'ailleurs, sur les autres moyens de communiquer. Et pourtant, depuis que je vis dans mon petit village drômois, une centaine d'habitants, avec la première grande ville à 70 km, je ne peux pas sortir sans me taper un brin de causette futile avec la grand-mère d'à côté qui arrose ses fleurs, le pépé qui repeint ses volets, le paysan qui au milieu de ses vignes regarde le ciel et m'annonce la météo pour deux semaines. Et j'aime ça! Ce joli ruisseau de banalités qui ralentit ma marche et me rappelle qu'il faut prendre le temps...
Et puis ça leur fait plaisir, et c'est chouette aussi quand les mots sont comme des cadeaux qu'on donne. Qu'on partage. Tenez ce matin, je suis passée voir la grand-mère d'une copine, pour lui apporter un truc de la part de la copine en question. Elle est très vieille, Mémé, c'est comme ça qu'on l'appelle, je crois que personne ne connaît son prénom et elle est d'une gentillesse à s'arracher une côte pour elle . Et bien Mémé, le silence, c'est son compagnon quotidien, et chaque fois que je passe la voir, je vois bien que c'est des mots qu'elle veut, alors je lui en donne ma foi... Et ce matin, on a parlé du temps (c'est sacré le temps, c'est le passage obligé...), de ses arrières petits-enfants, de sa tarte aux pommes que mon fils a goûtée une fois et que j'ai vainement tenté d'imiter par la suite, il faudra vraiment qu'elle me donne sa recette, de mes gosses, de son ménage, la maison de Mémé elle est super bien tenue, elle n'a plus que ça à faire, "mais il faut y aller mollo Mémé, faut pas vous crever à la tâche", "Bah, à mon âge", et elle m'a dit son âge, et qu'elle ne pouvait plus coudre à cause de ses doigts, elle qui était couturière, et que c'était dur tout de même, et une petite larme s'est échappée de dessous ses lunettes. J'ai relancé la conversation sur les arrières petits-enfants qui viendront manger chez elle à midi, et elle m'a détaillé le menu, impressionnant... Je ne sais pas combien de temps je suis restée, à l'écouter, et à la relancer avec mes questions bateaux, mais avant de venir, j'avais mal au ventre et j'étais stressée par mon interminable liste de "choses à faire", et quand je suis partie, j'avais la banane jusqu'aux oreilles, et elle m'a demandé de revenir bientôt... Et bien sûr que je reviendrai Mémé, par ce que des futilités comme ça, ça me réchauffe le coeur pour une dizaine d'années. Voilà, ensuite chacune est retournée à son silence, sauf que le sien n'a pas la même saveur que le mien: il a un petit goût amer...
à+
Sandrine

03 juin 2010 à 15:33:46
Réponse #45

lambda


Sieg, tes 2 expés sont intéressantes en ce sens qu'elles illustrent le fait que dans les 2 cas, si j'ai bien compris, ben t'as pas eu vraiment à te forcer ou te poser la question pour démarrer la communication. tu étais sembles t'il dans un état de réceptivité et prêt à communiquer dés que le bon trigger aura été présent (Afga ou gratte...).

Mais le truc c'est que parfois, même si toute la raison du monde nous pousse à chercher l'échange pour faire
de faire deux SUPERBE rencontre
afin de pas louper de super trucs, ben des fois ca j'ai envie de passer outre, même si c'est pas raisonnable, ou optimale, voir même contre productif niveau enrichissement perso....
mais juste parce que à ce moment là j'ai pas envie d'avoir envie...  :D

c'est comme la bouffe la clope, la picole ou ce qu'on veut, dés fois on se lache même si on sait que c'est pas fondamentalement et objectivement bon pour nous, mais que paradoxalement c'est parfois nécessaire à notre équilibre...

Ben pour la non communication, en ce qui me concerne, je passe parfois par ces périodes là, et je m'y vautre, en sachant pertinemment que je loupe des trucs sans doute, mais parce que j'en ai par dessus tout besoin pour être bien dans ma couenne...

Je me dis que c'est aussi un peu ca le libre arbitre, ou une certaine forme de liberté... ne pas être obligé de faire tout le temps le truc optimal nickel chrome qui va bien pour être tout le temps au top tant mental que physique...

j'aime me dire que je peux choisir de tomber dans la déchéance sociale, physique ou mentale.... ou  pas.... quand je veux/ si je veux...  ;D

Y a un film avec Dupontel (Le Créateur) ou celui-ci veut tuer un mec qui bosse comme decorateur/accessoriste dans un théatre, pour des raisons particulières bref... et pour rendre ce futur meurtre acceptable, au moment de passer à l'acte, il dit en gros à la victime:
" il faut que je te tue, ne m'en veut pas, hein, mais bon il faut parce que... bla bla..." et l accessoriste de lui repondre:
" mais je ne veux pas mourir!!!"
et Dupontel de lui dire:
" mais ecoute, si on y pense, t'es vachement malheureux dans la vie, ca se voit, tu souffres, t es tout seul, moche, grincheux, personne ne t'aime, alors bon, si je te tue je te rends service quelque part..."
Et l'accessoriste de lui retorquer...
" oui je suis malheureux, et alors, et si j'aimais ca, être malheureux, hein, j'ai pas le droit d'aimer être malheureux? ca me plait moi être comme ca..."

etc...

C'est mega caricatural mais bon, je pense un peu que j'aimerai pas vivre dans une société ou la communication à tout prix devienne un crédo, pire qu'une mode, un dictature positiviste du comportement en société, voir même l'ultime moyen d'accéder au bonheur et à un certain équilibre... celle ou les dents sèchent à l'air à force de sourire et ou le décibel est tyran omnipotent, omniprésent...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

03 juin 2010 à 16:27:16
Réponse #46

Sieg


Sieg, tes 2 expés sont intéressantes en ce sens qu'elles illustrent le fait que dans les 2 cas, si j'ai bien compris, ben t'as pas eu vraiment à te forcer ou te poser la question pour démarrer la communication. tu étais sembles t'il dans un état de réceptivité et prêt à communiquer dés que le bon trigger aura été présent (Afga ou gratte...).

 En y réfléchissant bien, c'est vrai que j'avais pas une volonté de ne pas parler a ces deux moments. 


Citer
Ben pour la non communication, en ce qui me concerne, je passe parfois par ces périodes là, et je m'y vautre, en sachant pertinemment que je loupe des trucs sans doute, mais parce que j'en ai par dessus tout besoin pour être bien dans ma couenne...

 Ca rejoint ce que j'ai dis sur le fil sur la clope, si le silence est un besoin pour toi, qui rends ta vie plus "savoureuse" ( ou tout autre adjectif ) inutile de te  dire que je suis 100% d'accords avec toi, c'est pas etre introverti ou mysanthrope ou quoique ce soit de péjoratif, ca fait juste parti de tes plaisirs, point !!!

 Par contre je comprends la reaction des amis de ta compagne, j'aurais pu avoir la meme reaction. Parce que meme si pour toi ( et tu le savais ) c'est naturel et non quelques chose d'hostile, chez d'autres personnes ca aurait pu etre un signe voulant dire "vous me faites chier bande de con".

 Je pense qu'il faut etre capable de se dire, "ok, la j'ai pas envie de parler, mais je peux pas en vouloir aux autres si ils comprennent pas forcément que c'est un plaisir pour moi", en gros etre capable de se dire que oui le silence c'est quelques chose de très apréciable et necessaire par moments, mais que ceux qui viennent le rompre ne sont pas des ennemis/connards/beauf/genssuperficiels.  :)

03 juin 2010 à 17:14:21
Réponse #47

Patrick


j'aime par dessus tout communiquer avec des ACTES.  Prendre le temps de faire un truc pour quelqu'un qu'on aime bien, y penser et prendre le futal que je veux filer à mon pote samedi prochain, laisser quelqu'un tranquille quand il en a besoin, même si nous on aurait envie de papoter...  tous ces petits actes tous simples mais remplis d'indices du fait qu'on les aime, quoi. 

Ce ne sont plus des signes, ce sont des indices...  et les indices ne mentent pas, en général.
Et, crois moi, tu commmuniques bien et surtout juste. :)

03 juin 2010 à 21:59:41
Réponse #48

Meow


Comme tu le dis, on est un peu des 2... mais là côté tendance, j'ai le maximum de la gaussienne qui tend pas mal vers le second cas....C'est bluffant...  :blink: :doubleup:

Ca vient d'ou?
Si le sujet t'intéresse tu devrais t'amuser avec le MBTI.
Je crois me souvenir que Mathieu a abordé le sujet, mais comme d'hab', impossible de mettre la main dessus...  ;#
DON'T PANIC !

03 juin 2010 à 22:13:01
Réponse #49

crotale


La communication non verbale est à mon goût la plus plaisante et intuitive, le regard, les attentions, les attitudes et la gestuelle ont des vertus et une portée que les mots atteignent difficilement, aussi beaux soient-ils.

Le paradoxe est qu'il est aussi bénéfique de parler, d'échanger pour partager des émotions, évacuer des tracas, du stress, et découvrir en la personne de l'interlocuteur une oreille attentive, bienveillante, accueillante...Evacuer !

Mais parler pour parler, c'est comme une fuite inconsciente de notre cerveau qui déborde d'un trop plein de je ne sais quoi ;D et qui ressent le besoin d'innonder son prochain d'un débit de paroles chargées d'émotions, d'inquiètudes et d'incompréhension....A la recherche d'une réponse, d'assurance, de conviction.

Et au delà de ces critères de verbalisation, il y ceux, plutôt rares qui ont cette faculté, en quelques mots et attitude, de tout remettre en place bien comme il faut.
Une phrase de quelques mots, en fonction de la personne qui les prononce, suffit à changer le cours d'une journée, et parfois davantage ;)

Les rencontres, les échanges ne sont pas uniquement le fruit du hasard :)

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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