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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Survivre en cas de guerre civile  (Lu 13753 fois)

03 mai 2010 à 22:40:31
Lu 13753 fois

Le-Jerome


Bonjour à tous

Je voudrais lancer une réflexion sur un sujet qui est plus ou moins débattu ça et là sur le forum, mais pas à ma connaissance traité en tant que tel.
Voici le scénario :
Imaginons que vous vous trouviez installé dans un pays quelconque, et que soudain la situation générale s'embrase, au point que votre vie soit menacée à très court terme, que vous soyez obligé de quitter l'endroit où vous vivez dans le plus bref délai, de votre propre initiative, sans aide, sans véhicule, rien que vous et vos affaires.  Vous n'avez que quelques heures pour vous décider avant que l'on vienne vous assassiner.

Qu'emportez vous avec vous, quelle stratégie tentez vous ?
Comment augmenter ses chances de survie dans ces circonstances très dégradées et chaotiques ?
Que prévoir en amont si jamais la situation se présente (entrainement, compétences, formation d'un petit groupe d'entraide) ?

Connaissez vous des gens qui survécu à cela, et se sont reconstruit ensuite ?

Patrick a parlé d'un stage "survie à l'étranger", est ce que cela rentre dans ce cadre ?

un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

04 mai 2010 à 07:57:49
Réponse #1

Patrick


Patrick a parlé d'un stage "survie à l'étranger", est ce que cela rentre dans ce cadre ?
Non, c'est Jean-Pierre, c'est le 23 mai à Die avec Eric Haffray.

Par ailleurs, je ne crois pas qu'il soit souhaitable d'aborder certaines notions dans un forum public au risque d'alterner sempiternelle pignolade et principes à ne pas divulguer en open source.

Par ailleurs je ne crois qu'il y ait un principe établit de guerre civile mais à chaque fois des guerres civiles qui tiennent compte de particularismes locaux et spécifiques.

Seules constantes bouffer et se mettre à l'abri des combats ou y participer.

04 mai 2010 à 08:49:49
Réponse #2

DavidManise


Ouais...

Ceci dit, n'empêche que...  !

De mon point de vue, il y a quand-même quelques points importants à savoir pour les civils coincés dans les troubles politiques, qui sont divulgables en open source...  et qui peuvent réellement faire la différence entre se faire chopper, violer, et découper en tranches, ou s'en tirer.

Je me permets donc de dresser une petite liste pas exhaustive du tout sur le sujet.  On complétera ou pas, et si ça tourne à la pignolade ben on dépignolera.  La modération est là pour ça.

1 - Etre informé

Combien d'entre nous ici sont réellement au jus de l'actualité dans le pays ?  Combien choisissent et recherchent sciemment des sources d'informations fiables ?  Combien font de leur recherche d'information une veille stratégique ?  Combien le font vraiment ?  L'actualité, et les infos de ce type, sont le principal moyen de détection du danger quand on est à l'étranger.  De savoir ce qui se passe, de sentir l'ambiance, est primordial.  De bien comprendre les mécanismes et motivations de la vague de violence qui arrive peut aussi permettre de bien évaluer le risque qui nous concerne.  Quand on est le seul blanc d'un coin de pays à Madagascar et qu'on sait que des équipes de chasseurs de prime cherchent des contractors européens qu'on accuse d'avoir semé le trouble...  ben faut savoir se faire discret.  Etc.

2 - Etre prêt mentalement

Je ne reviendrai pas sur les codes couleurs et tout ça, mais concrètement il est important de savoir où on est, et comment ça peut tourner.  Il est important d'avoir déjà fait la démarche mentale de se préparer, de faire ses choix à l'avance, etc.  Par exemple : "à partir du moment où (exemple bidon) ça commence à manifester dans les rues de ma ville, on rentre".  Ou "si jamais ils ne reconnaissent pas les élections comme valables, on se casse".  Etc.

3 - Etre prêt matériellement

Avoir ses passeports, du pognon, des contacts, des moyens de communication, une valise prête (ou un BOB, ou un kit de survie) avec le minimum dedans...  etc.

Bref, pour résumer, c'est toujours le même put**n de truc : OODA.  Observer, Orienter, Décider, Agir.  On peut orienter et décider à l'avance de plein de trucs, et créer de nombreux ponts entre Observer et Agir qui feront en sorte qu'on ne restera pas englués dans l'indécision.  Pour le reste, mieux vaut partir pour rien que de crever dans le doute.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

04 mai 2010 à 09:16:26
Réponse #3

Patrick


swat, heu soit  ;#. Mais tu parles là de l'étranger coincé dans un pays où le ventilo arrose copieusement les environs de bouse. Jérôme parlait, je crois d'une guerre civile sur son propre sol.

Pour les quelques cas que j'ai pu rencontrer de situations insurectionnelles, l'étranger se retrouve souvent à stigmatiser les rencoeurs de l'un ou l'autre camp et les représailles vont se faire rapidement sentir. Plus les liens sociaux auront été distants de la population plus la stigmatisation sera grande.

04 mai 2010 à 09:55:20
Réponse #4

Corin


Salut,

J'aime bien le guide de RSF, même s'il est destiné aux journalistes en situation de guerre. Sans aller jusqu'aux situations décrites dans ce guide, je trouve que beaucoup de choses peuvent s'appliquer en cas de troubles: attitudes face aux barrages routiers, vie en base arrière,...
Il vient d'être remis à jour.

http://fr.rsf.org/IMG/pdf/RSF_GUIDE_PRATIQUE_FR_V6vdef.pdf

A+

04 mai 2010 à 09:56:18
Réponse #5

DavidManise


Ouais, sorry.  Moi étant nomade dans l'âme, et n'ayant jamais de ma put**n de vie été "chez moi" j'ai du mal à raisonner comme un local, sorry ;#

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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04 mai 2010 à 09:58:29
Réponse #6

Corin


J'ai du mal à l'imaginer, aussi.

Pour ce qui est des voyageurs dans les pays à risque, la ressource du quai d'Orsay est toujours à aller lire:
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/fiches-reflexes_12464/faire_12465/index.html

A+

04 mai 2010 à 10:01:08
Réponse #7

DavidManise


Plus les liens sociaux auront été distants de la population plus la stigmatisation sera grande.

Point important à souligner ici.

Plus on tisse des liens, plus on est perçu comme un humain, et moins comme de la viande.  Faut pas sous-estimer le pouvoir de l'humanité toute simple.  Le tissus social.  C'est souvent juste ça qui évite les pires atrocités.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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04 mai 2010 à 10:43:25
Réponse #8

Fox



Plus on tisse des liens, plus on est perçu comme un humain, et moins comme de la viande.  Faut pas sous-estimer le pouvoir de l'humanité toute simple.  Le tissus social.  C'est souvent juste ça qui évite les pires atrocités.


Ça commence par dire bonjour au gens, y compris (voir surtout) ceux qui ont des armes.

Et se présenter par son prénom.

On a toujours plus de peine à tirer sur quelqu'un qu'on appelle par son prénom.

Une fois ce tissus social établi, noter les changement dans les relations.

Le renseignement est une mission permanente.  :)
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

04 mai 2010 à 10:55:37
Réponse #9

mad


Plus on tisse des liens, plus on est perçu comme un humain, et moins comme de la viande.  Faut pas sous-estimer le pouvoir de l'humanité toute simple.  Le tissus social.  C'est souvent juste ça qui évite les pires atrocités.

C'est vrai en grande partie - et il m'est arrivé de choisir de rester dans un pays alors que des troubles sérieux étaient annoncés, et que le quai d'Orsay prônait l'évacuation, parce que j'étais presqu'en famille dans le village où j'étais, et que les gens se seraient battus pour me défendre. A-contrario, il m'est arrivé ailleurs de voir des gens qui la veille étaient gentils et adorables devenir des tigres déchaînés sous l'influence d'un bon matraquage radio (des exemples au Rwanda et plus près de nous en ex-Yougoslavie sont bien connus de tous).

Je repars bientôt en Thaïlande, et ce n'est pas la première fois que j'y serai au moment de troubles. En général, ça se passe à peu près gentiment malgré quelques bavures, pourtant, il y a moins d'un mois il y a eu 19 morts en un jour ... Mais là-bas, c'est localisé,  et le truc est d'éviter les quartiers où se passent les affrontements. En Afrique, parfois et dans certaines régions, c'est tout le pays qui s'embrase.

Les réponses à donner dépendent de bien des paramètres, mais il est clair qu'une bonne information, et un bon feeling auprès des locaux sont des atouts précieux ...


11 mai 2010 à 23:26:43
Réponse #11

Tony


Salut,

Suite au sujet du post et avec l'accord de David  ;), je me permets de mettre l'adresse net de l'association que j'ai créé il y a peu avec mon pote Eric Haffray.
http://survivalfightingspirit.blogspot.com/

Voici le concept SFS:

Ce concept a vu le jour après plusieurs constatations…
La plupart des stages de survie n’abordent pas la survie en zones de combats. Aujourd’hui, lorsque vous êtes soldat, journaliste, humanitaire, touriste ou tout simplement citoyen votre vie ou votre liberté peut être en danger.

C’est pour cela que le mot « FIGHTING », combat en anglo-saxon est présent dans ce concept.

Nous allons vous apprendre à combattre pour rester vivant, voilà le but de S.F.S.

Chaque individu possède un interrupteur cérébral, « SPIRIT ». C’est l’esprit qui peut vous sauver dans des situations extrêmes. Nous allons vous aidez à le trouver, à l’utiliser et à le maîtriser.

S.F.S n’est pas une société secrète, ni une secte, ni un mouvement politique ou paramilitaire, S.F.S est juste un concept de survie « SURVIVAL » ouvert à tous et à toute personne honnête et de bonne moralité.

Merci à vous.

Tony.

14 mai 2010 à 18:43:57
Réponse #12

tarataya1


le mieux,être discret.armée au cas ou,et ne se battre que si sella et nécessaire

14 mai 2010 à 19:07:50
Réponse #13

jilucorg


le mieux,être discret.armée au cas ou,et ne se battre que si sella et nécessaire

Une pile de Bled ou de Guion, et une de Petit Robert, pour lancer à la tête des ennemis ça devrait faire l'affaire dans un premier temps ! ;# Et puis en attendant leur arrivée, aux ennemis, on peut toujours consulter ces bouquins avec profit, pour tuer le temps... ;)
 
jiluc.

14 mai 2010 à 19:26:09
Réponse #14

lepapat


Dans " When all hell breaks loose " Cody explique comment se défendre avec un... Bouquin  ;D Et paf, dans le pif  ;#
« Modifié: 14 mai 2010 à 19:32:37 par lepapat »
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


15 mai 2010 à 09:18:56
Réponse #15

Patrick


Dans " When all hell breaks loose " Cody explique comment se défendre avec un... Bouquin  ;D Et paf, dans le pif  ;#
On peut se défendre avec à peu près n'importe quoi si le mental est là et peu importe si on est un homme, une femme et de n'importe quel âge. Je connais des femmes d'apparence frêle qui sont des lionnes et je connais aussi des gaillards qui n'ont rien dans le bide. Je connais des anciens résistants a qui il vaudrait mieux ne pas laisser la chance de vous infliger un préjudice extrème car il la saisiraient sans la moindre inhibition. D'autres ainés aussi qui feraient encore la nique physiquement à 60 balais à des gamins de 20. Survivre c'est un état d'esprit. Nos parents nous donnent des billes avec ce don si prècieux de juste estime de soi sans chercher à marcher sur la tronche des autres. Ensuite, les hasards de la vie renforcent ou détruisent ces acquis et cette petite chandelle indéfinissable tout au fond qui refuse de s'éteindre sans tout tenter.

Quand au bouquin, mieux vaut être équipé de plus lourd et savoir faire en cas de passage en mode insurrectionnel.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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