Excessivement difficile, malvenu, réducteur et intellectuellement malhonnête d'amalgamer les pensées et théories d'autrui afin d'en prôner d'autres.
Donc, en y mettant toutes les précautions d'usage, je dirais qu'ils enroulent et structurent des concepts autour, effectivement, de l'assertion que l'acte violent est impossible à produire pour une majorité de gens et que si, malgré cela, l'acte est posé, ses conséquences seront incontournables pour son auteur, soit sous formes de syndromes post-traumatiques, soit dans l'émergence à court, moyen ou long-terme de séquelles psychologiques diverses ( telles que culpabilisation aigüe, remords, affliction, dépression, etc ... ).
Je n'aime ni n'apprécie Grossman. Manipulateur, et intellectuellement très discutable.
Par contre, Laur et Dimitri ( entre autres ) me font énormément réfléchir, sans que je partage forcément leurs points de vue.
Mon opinion actuelle me situe dans la voie du milieu ( comme souvent ). J'ai donc la conviction que chacun est inégal devant la commission d'actes brutaux, violents et destructeurs. Pour les uns, cela équivaudra à devoir affronter bien des démons, pour d'autres, cela n'aura guère plus d'impact sur leur vie que le fait d'uriner paisiblement après l'ingurgitation d'un Guinness. Cela a l'air d'aller de soi, comme réflexion, mais, de manière surprenante, cela va à l'encontre d'un courant de pensée très puissant en SP.