Une cure? A vie alors!

On est censé se nourrir correctement tout le temps! La qualité primant sur la quantité.
Le rapport omega-3 et omega-6 est des plus important. Un excès d'apport en acides gras de la famille omega-6 gêne l'utilisation des acides gras omega-3 (compétition des enzymes disponibles, des vitamines et minéraux nécesaires), en plus d'avoir des effets négatifs sur la santé (maladies inflammatoires). Rapports recommandés oméga6/oméga3: 1/1 - 4/1, alors que l'alimentation moderne est plus proche de 10/1 - 30/1.
Les acides gras oméga-6 sont bien plus répandus dans notre alimentation actuelle, et plus résistants à l'oxydation. Les oméga-3 sont plus fragiles, s'oxydent rapidement, et les huiles végétales en contenant ne conservent pas longtemps leur qualité, surtout s'il a fallu les raffiner. De plus, les changements d'aliments consommés (moins d'oléagineux, et autres huiles alimentaires), le choix des variétés de légumes cultivés, et l'alimentation des animaux font que l'apport en oméga-3 a fortement diminué.
Les sources d'oméga3 sont certaines huiles et certains oléagineux, et les poissons gras. Attention, maintenant que les poissons proviennent d'élevage, leur teneur en oméga-3 est réduite (ils sont nourris comme les animaux des fermes!).
Besoins journaliers en oméga-3 que l'on peut trouver dans l'alimentation d'origine végétale:
- demi cuillère à café d'huile de lin
- 1-2 cuillère d'huile de canola (variété de colza, riche en omega-3)
- une poignée de cernaux de noix (des vraies, riches!)
Pas besoin de forcer sur le poisson et les oeufs "enrichis" donc. Faux juste équilibrer.
Quand à l'effet d'une cure, à moins d'une carence dramatique, je ne sais pas si cela peut se voir. De la même façon que se nourrir de façon déséquilibrée ne se voit pas forcément. Mais à la longue, l'effet se mesure sur une population (statistiquement).