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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: bivouaquer dans un chaos rocheux  (Lu 6961 fois)

18 avril 2010 à 23:21:12
Lu 6961 fois

olafur


Il y a eu une discussion intéressante récemment sur le bivouac. J'ai une question plus spécifique.
Le titre n'est pas très précis, je ne parle pas d'un chaos rocheux façon Huelgoat.
Je parle de ça:


Dans la discussion sur le bivouac, il y avait un dessin d'abri idéal dans une falaise, et une photo d'abri derrière un rocher, sur sol déblayé.

Un cas plus difficile: admettons qu'en traversant une zone montagneuse pleine de rochers saillants qui couvrent uniformément le sol sur des dizaines de kilomètres, on soit obligé par les circonstances à établir un bivouac. Quelqu'un a-t-il expérimenté? Ou une idée?
L'installation de tente est radicalement impossible. Trouver 2 mètres carrés de plat est sans espoir. Que faire?
J'ajoute pour compliquer le défi, que contrairement à la situation sur la photo, admettons qu'il n'y a pas de neige (parce que s'il y a de la neige, il reste possible d'amortir l'irrégularité et le tranchant des rochers par une épaisse couverture en un point).

 :ohmy:
ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
vous avez bien dit la route
la route va traverser l'épaisseur du monde et l'obstacle vainement accumulé des heures

Jean Tardieu - le voyage

19 avril 2010 à 01:52:28
Réponse #1

jeantroovpa



19 avril 2010 à 01:57:52
Réponse #2

Rôdeur


Salut. Faire un petit muret coupe vent et aplanner le terrain de couchage au maximum. A+

19 avril 2010 à 07:54:31
Réponse #3

Outdoorsman


Dans un environnement tel que celui-ci, il est tout de même souvent possible de trouver une portion à peu près plate (on le voit sur ta photo). Au pire, dans de tel cas, il m'est arrivé de bivouaquer sur le chemin (qui est souvent plus plat que la pente). Sinon, comme le dit Rôdeur, avec les pierres tu peux aménager une plateforme. Il te faudra un bon tapis de sol ! Monter un mûr pour le vent, en demi cercle, voire en cercle complet est aussi un bon conseil.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

20 avril 2010 à 21:18:13
Réponse #4

olafur


Merci pour ces idées. Bivouaquer sur le chemin, je me souviens n'avoir eu aucun autre choix dans une région de France entièrement cultivée ou enclose; peur du tracteur au petit matin... Mais là ça risque d'être un minuscule sentier, s'il y en a un. En effet, une partie de la situation galère que j'essaye d'anticiper provient de ma volonté de marcher dans ces coins rocheux qui ne sont pas exactement faits pour la randonnée. Il y a une satisfaction à marcher en dehors des sentiers battus, et ensuite une satisfaction à retrouver le chemin après les éboulis.
Pour mettre le terrain à plat, je crains qu'il faille plutôt compléter vers le haut qu'araser vers le bas, sinon ça peut durer un moment.
ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
vous avez bien dit la route
la route va traverser l'épaisseur du monde et l'obstacle vainement accumulé des heures

Jean Tardieu - le voyage

20 avril 2010 à 21:39:51
Réponse #5

Karto


Salut Olafur :)

J'ai bivouaqué pas mal de fois dans ce genre de pierriers. J'ai pas de solution miracle : j'utilise un matelas mousse complété par ce que je trouve comme rembourrage (sac à dos, sacs de bouffe...) et des côtes tolérantes  ;D
Comme dit Outdoorsman, y'a toujours un endroit plus plat que les autres.
- je trouve le sursac idéal dans ce cas, d'ailleurs à la base les sursacs (d'alpinisme ou non) sont justement c*nçus pour bivouaquer dans les endroits les plus malpratiques, quitte à être assis ou à moitié suspendu.
- s'enrouler dans une toile de tente est plus ou moins exclu si c'est une tente légère moderne, les rochers la tueront en moins de temps qu'il ne faut pour dire "je suis tout mouillé". C'est une bonne raison pour avoir autre chose en backup, quand on fréquente ce genre d'endroits.

- si t'es du genre à voir le verre à moitié plein, tu vois assez de cailloux pour construire un château

20 avril 2010 à 23:44:45
Réponse #6

olafur


Vouaa... La bonne nouvelle c'est que ça a été expérimenté sans souvenir traumatisant. :) La mauvaise c'est que je ne pourrai pas utiliser la toile de tente à la place d'un sursac que je n'ai pas et que je ne veux pas porter en plus, car ma tente c'est une Terra Nova Laser Compète, extrêmement fin (et cher).
En fait je ne voudrais pas dormir là-dedans, mais traverser et je ne sais pas combien de temps ça peut durer, donc j'essaie de planifier une solution pour passer une nuit à peu près paisible si besoin. A la place d'un sursac, je pourrais toujours utiliser une couverture de survie version un-peu-épais qui me sert de bâche à tout, c'est la grise à 5€ réutilisable qu'on trouve chez le vieux, dkt...


C'est vraiment dans une optique 1: ne pas mourir de froid bêtement 2: dormir assez pour faire une distance acceptable le jour suivant au lieu de s'écrouler fourbu une fois sortir des rochers...

ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
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Jean Tardieu - le voyage

21 avril 2010 à 08:51:19
Réponse #7

Karto


ma tente c'est une Terra Nova Laser Compète
:blink: :blink: :blink: !!!

Attention hein, celle là est prévue pour faire quelques "mountain-marathons", mais la durée de vie est explicitement sacrifiée même en usage normal. C'est dans le contrat...
Pour quelqu'un qui peut se payer une Terra-Nova, quelque chose comme le Rab Survival Zone ne devrait pas être un gros problème j'imagine. C'est excellent pour "dormir" dans le genre d'endroits que tu montres, mais je comprends qu'après un investissement tel que ta tente ça puisse te faire mal aux fesses d'avoir 400 grammes en plus dans le sac  ;D Cela dit si le virus de la montagne te pique vraiment, le sursac offre vite un bon retour sur investissement !

21 avril 2010 à 11:18:14
Réponse #8

olafur


Oui, c'est fragile, mais en prenant quelques précautions (j'ajoute dessous la couverture de survie grise, je me méfie des branches basses...) c'est assez robuste pour un usage bivouac classique. Après au moins une centaine d'utilisations elle a toujours fière allure, c'est vraiment de la bonne qualité.

Merci pour la référence de sursac. Je pourrai y songer. Je vais regarder sur le forum s'il y a un fil là-dessus.
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Jean Tardieu - le voyage

24 avril 2010 à 22:48:45
Réponse #9

aquinatis


Je ne vois pas vraiment où est le problème: dans un pierrier tu as tout ce qu'il faut pour dormir tranquille. Bof tu auras peut être un peu mal au dos le matin, mais tu peux aplanir le sol en trimballant quelques cailloux, te faire un muret pour te protéger... Où est le problème? J'ai fait ça plein de fois en montagne, on ne dort pas forcément bien mais on dort. Ensuite ça ne mesure pas des kilomètres non plus. Tu auras toujours un bout de pelouse pas loin, ou de neige...
Bref...

24 avril 2010 à 23:04:43
Réponse #10

olafur


Moi en revanche je vois où est le problème et je crois que je le verrai encore mieux quand je serai dedans. Je ne parle pas de pierrier ponctuel sur un versant alpin, je parle de ces formations immenses qu'on trouve sur les plateaux de Norvège, c'est tranchant, les blocs sont gros (et donc pas si facilement déplaçable, sans compter que le "sol plat sous rocher" n'est pas forcément donné après l'effort), et il n'y a pas d'herbe un peu plus loin, il y a de l'herbe beaucoup plus loin. J'éviterai de dormir la dedans, si je posais la question c'était pour anticiper une situation d'urgence, genre un épais brouillard tombe avant la fin de l'étape, la nuit va venir, il n'est pas raisonnable d'aller plus loin, comment passer une nuit un tant soit peu reposante?

Pour mieux comprendre, ci-dessous photo faite par mon frère dans le massif de Jotunheimen, c'est un type de terrain assez fréquent.

ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
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la route va traverser l'épaisseur du monde et l'obstacle vainement accumulé des heures

Jean Tardieu - le voyage

24 avril 2010 à 23:23:19
Réponse #11

aquinatis


Je n'avais pas vraiment capté que tu nous parlais de la Norvège que je ne connais pas: donc pardon oui c'est peut-être grand et long à traverser. Mais bon dormir sur des cailloux, dans un pierrier ça se fait quand même, sans grand confort mais sans trop de problème.

24 avril 2010 à 23:25:12
Réponse #12

Madudu


C'est peut-être trop simple pour être pertinent, mais pourquoi ne pas tout simplement dormir assis ?
Il suffit d'aplanir au niveau des fesses et de s'appuyer sur un rocher.

Non ?

24 avril 2010 à 23:46:52
Réponse #13

olafur


C'est tellement simple que je n'y avais pas pensé  :ohmy:
C'est vrai qu'adossé à un bon rocher, avec un installation sommaire matelas en forme de siège,+ sac couchage + couverture de survie autour, il peut y avoir moyen de se reposer un peu.
ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
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Jean Tardieu - le voyage

25 avril 2010 à 09:16:11
Réponse #14

Bison


Si on parle de la Norvège, en condition non enneigée ... les journées sont quand même longues!

Donc, à moins d'être l'athlète qui marche seize heures par jour, il doit quand même être possible d'anticiper un peu pour trouver un chouette endroit de bivouac, non?

Et, vraisemblablement, de tels déserts doivent bien être repérables sur la carte, de même que leurs limites.

À vue de nez, et un peu présomptueusement sans doute, je dirais que progresser dans ce paysage en conditions de mauvaise météo (mauvaise visibilité) ne semble pas bien critique. Pour ce qui est de l'orientation, il en est qui se débrouillent avec une boussole, d'autres utilisent le sextant d'aujourd'hui  ;D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

25 avril 2010 à 10:57:56
Réponse #15

Karto


C'est peut-être trop simple pour être pertinent, mais pourquoi ne pas tout simplement dormir assis ?

En fait ça me paraissait trop évident pour que je le précise, désolé. Mais c'est clair que s'il se cale vraiment entre les rochers, il ne sera pas allongé. Le bivouac allongé bien élégant comme sur les gravures dans certains livres, sur un rebord qui fait exactement la bonne taille pour être à l'aise, avec le poncho d'un côté pour protéger des éléments, on y repense la nuit quand on a un coin dans les côtes et que la grésil arrive en tourbillons de tous les côtés à la fois, et qu'on est bien content d'être assis dans son sursac finalement.  ;#

25 avril 2010 à 12:57:42
Réponse #16

Lemuel


Ce genrede situation peut se rencontrer assez vite en Norvège, en particulier parce que les étagements de végétation peuvent être très différents de ceux de la France : on se retrouve avec du pelé assez bas en altitude. Je me suis déjà fait piéger comme ca lors de mon premier voyage la haut. Pas de solution a part souffrir. Ou essayer hamac etcoinceurs. Tu me dira si ca marche ;))
« Modifié: 27 avril 2010 à 00:28:11 par Lemuel »
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