Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Se sentir une victime  (Lu 12891 fois)

12 avril 2010 à 00:08:58
Lu 12891 fois

Le-Jerome


Bonjour à tous

Alors voila, pour autant que je sache, le sujet n'a pas été ouvertement débattu.
Dans ma présentation, j'ai parlé du fait que pendant longtemps j'ai eu une tête à recevoir les claques. dans le but d'aider à la compréhension de ce qui fait qu'on en arrive là, j'aimerais parler de mon ressenti, sur la question.
Gamin ou ados, j'ai toujours eu de l'admiration pour celui qui était capable de se défendre ou de se faire respecter, car moi je n'en étais pas capable, à vrai dire l'idée même de donner un coup ou de le rendre me faisait peur.
Il suffisait que n'importe qui vienne essayer de me faire peur pour que je panique immédiatement, et beaucoup ne s'en sont pas privés.
Ce que je ressentais, c'était d'abord la peur de me défendre, de faire du mal, de blesser, pour moi la violence c'était une grande inconnue.
Je crois que j'avais autant peur de MA violence que de celle des autres.
La simple idée de me défendre me terrifiait, et en même temps j'en avais honte. Jamais je n'aurais eu la cran de mettre un coup de poing dans la figure de quelqu'un.

Quand j'essayais de ne pas me laisser faire, je n'étais tout simplement pas crédible, j'avais aussi l'impression que l'autre était systématiquement plus fort que moi.
Je pense aussi que le manque de confiance en soi (du vécu), chez un enfant ou un ado, le met rapidement en état de désavantage.

Tout ceci pour en venir où ?
Je crois que dans mon cas, j'ai intégré une vision du monde totalement terrifiante, ce que les autres ont ressenti ensuite.
Être craintif, ça s'apprend, et ça s'apprend bien !

Ajoutons à cela l'éducation qu'on vous donne :

"Poli et gentil : ça passe partout"

Ensuite, je me souviens avoir essayé de trouver un mode de fonctionnement dans lequel, il me fallait absolument tout faire pour gagner l'affection de l'autre, pour attirer sa sympathie, et donc sa pitié, en devenant volontairement ridicule pour amuser, être drôle et transformer la violence physique subit en "simples" moqueries.

En fait, dans ces cas là, je n'osais pas me défendre, de peur trop prendre, de perdre, d'être blessé.
On vous frappe : vous pleurez, vous ne savez pas quoi faire. En revanche le sentiment de honte fait à la limite plus de mal que les coups, dans ce cas de figure.
Après quand à l'école on se reçoit quelques coups de pieds/coups de poing/bousculade/brimades/gifles etc... on se dit :
ça m'est arrivé cette fois, donc je suis tranquille pour un moment maintenant.

Ajoutez à cela un physique très peu dissuasif à cette époque. En grandissant cela donne un adulte plutôt peureux, soumis, qui en cas de conflit va tout faire pour obtenir la compassion de l'autre, fut il le pire individu. Dans la rue, les BG sentent que vous avez peur.

Pour moi il y a la victime qui n'a pas peur du tout, parce qu'insouciante, imprudente, voire inconsciente : je ne suis pas dans cette catégorie.
Et puis il y a l'autre extrême : la personne qui se méfie de tout, qui a peur et imagine souvent le pire, et chez qui les BG détectent la peur, la faiblesse, la soumission.












« Modifié: 11 mars 2024 à 20:29:02 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 avril 2010 à 03:31:41
Réponse #1

matho


Salut l'ami,
Je te comprend.
Conseil: cherche un Maître, euh...pardon un « coach », cela sonne mieux comme expression!

12 avril 2010 à 08:28:52
Réponse #2

Humain


Salut Jérome  :)

C'était le rôle de tes parents de te protéger contre les paroles stupides et délétaires de ton grand frère. C'était également leur rôle de t'apprendre qu'en tant être humain à part entière tu avais/as le droit de ne pas être brimé et de te défendre.
Mais il est tellement plus facile d'avoir un "petit" gentil et docile  :glare: ... et faire ainsi de sa vie un enfer sans même en avoir conscience.

Mais maintenant que tu es adulte tu PEUX changer. Il faudra du temps, il y aura de nombreuses "rechutes", des blessures de l'âme se rouvriront, d'autres seront créées aussi mais petit à petit tu TE trouveras et dans la glace tu seras fier de te regarder.
Mais surtout, ne laisse JAMAIS tomber, ne TE laisse jamais tomber quelqu'en soit le prix.

Et si tu as déjà réussi  :akhbar: ...

  l'Humain

12 avril 2010 à 08:43:59
Réponse #3

Rôdeur


Salut Jerome. Moi aussi, quand j'étais gamin, je pleurais au lieu de rendre les coups, mais ça fait maintenant bien des années que non. Et je ne suis pas Bruce Lee, ni Rambo. Et ni la politesse, ni la gentillesse ne sont en aucun cas des marques de faiblesse. A+

12 avril 2010 à 12:12:58
Réponse #4

Le-Jerome


Bonjour tout le monde

D'abord un bon point pour L'humain : tu as tout compris, et heureusement j'ai déjà parcouru une bonne partie du chemin  :doubleup:

Et merci pour vos réponses, concernant les questions que Leif pose, cela se résume en une seule question, sur laquelle peut débuter le fil conducteur de ce post :
"comment éviter qu'un enfant ne devienne une future victime"
Concernant le fait de savoir dans quel contexte on définit la victime, je pense que lorsque on est chétif à l"école, on l'est dans la rue, et qu'en continuant comme cela on le sera dans le boulot et dans toutes les situations limites de la vie, en couple aussi (si vous avez la chance de trouver quelqu'un).

Si un BG flaire votre faiblesse, votre patron un peu limite la flairera aussi, les mauvais collègues de travail aussi, les faux amis aussi.
Donc pour moi la forme change mais le fond reste le même : si on a un comportement, une attitude générale et un non verbal qui autorise les abus, on sera malmené. Un jour ce sera par un BG dans le tramway, le lendemain par le responsable hiérarchique mal luné, et la fois d'après par un groupe "d'amis"...Si les conséquences physiques sont différentes, celles sur l'équilibre psychologique, la santé à moyen terme et la vie sociale peuvent êtres désastreuses dans tous les cas.

Pour moi il y a une violence et une seule basée sur les mêmes principes (effet de groupe, identification de l'élément faible et isolé, non respect de l'autre etc...) mais qui prend des formes variées selon le contexte social, le lieu, l'âge des protagonistes...
- dans le travail avec les collègues et la hiérarchie directe (le harcèlement au travail)
- à l'école (brimades de l'élève souffre douleur)
- dans les transports, la rue (incivilités, agressions)
- dans une famille, une fratrie, une famille recomposées, lorsque il existe des préférences inavouées etc...
- en voiture (avec votre voiture de 1 tonne iriez vous plus facilement klaxonner, faire les phares et forcer le passage à l'élément le plus faible : une voiture sans permis conduite par une personne âgée devant une file d'automobilistes tous aussi pressés, ou à un semi remorque ?  :huh:)

Jérôme


 




« Modifié: 12 avril 2010 à 12:23:35 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 avril 2010 à 12:47:11
Réponse #5

H.H.L


Je pense qu'il faut faire la part entre se sentir victime et apparaitre comme une victime. J'ai pour exemple un copain à moi, 1m93 pour 100 kg costaud qui fait beaucoup de rugby et qui apparait sur de lui. Pourtant il est très mal à l'aise dès qu'une situation tourne au conflit, et il fait tout pour éviter l'affrontement.

Pourtant, dans la rue il a plutôt le profil du type à pas em****er. Se sentir victime est donc un sentiment qui n'est pas le monopole des "petits" gabarits. Cela tient plus du sentiment que de la pensée rationnel (analyse du poids,taille, entrainement..).



12 avril 2010 à 14:54:13
Réponse #6

Bison


Bonjour,

Il ne faudrait pas tout remettre sur le dos des parents :
Trois enfants, même éducation =>  trois personnalités (morales, physiques et intellectuelles) tellement différentes!

Pour ma part, j'ai le sentiment qu'il existe de vraies têtes à claques, des enfants et des adultes "qui le cherchent", dirait-on, à se faire persécuter.

Pour y remédier, je serais bien en peine de fournir un conseil avisé.

Des pistes, peut-être?
 - trouver une activité où il est champion (on a tous nos points forts)
 - encourager l'effort physique, quitte à y aller très lentement
 - valoriser les "exploits"
 - liste ouverte d'activités de renforcement de la confiance en soi ...
 - apprendre à se mettre en colère ...
 - apprendre la "détermination" :  le coup de pioche qui casse la pierre, le coup de hache qui fend la buche ...
 - la gym ... super école! la base de tout!

Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

12 avril 2010 à 15:02:13
Réponse #7

Nathan-Brithless


Salut Jérome  :)

C'était le rôle de tes parents de te protéger contre les paroles stupides et délétaires de ton grand frère. C'était également leur rôle de t'apprendre qu'en tant être humain à part entière tu avais/as le droit de ne pas être brimé et de te défendre.

critique facile, je suis pas fan...!
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

12 avril 2010 à 16:35:42
Réponse #8

Humain


critique facile, je suis pas fan...!

Salut Nathan  :)

Je conçois que tu trouves cette critique un peu facile, pourtant je n'en démordrai pas  ;) .
Les parents ne peuvent pas tout, et parfois ils auront beau faire de leur mieux, leur gosse ne prendra pas le "bon" chemin (pour autant que ça puisse exister, ce dont je doute). Pourtant il y a un minimum auquels ils doivent s'astreindre uniquement parce qu'ils ont accepté de mettre cet enfant au monde. Outre le toit et l'alimentaire, ils doivent le protèger de ce qui peut le détruire, l'empêcher de grandir harmonieusement, jusqu'à ce qu'il soit assez fort pour y faire face lui-même. Les brimades d'un grand frère qui sont tolérées par les parents indiquent au gamin qu'il est normal qu'il les reçoive. Comment avoir confiance en soi quand ceux qui sont sensés être tes guides et protecteurs dans ton jeune âge, te laisse tomber? Bien sûr chaque parent fait ce qu'il peut avec son propre bagage, mais agir, même en vain, même maladroitement, c'est un million de fois préférable à l'indifference car le gosse aura vu qu'il en "vaut le coup" pour ses parents. Et ceci constituera un terreau fertile où des graines apportées par d'autres vents pourront germer.

Je crois fermement que ce principe s'applique à tous les humains qui ont accepté un jour de devenir parent.

  l'Humain
« Modifié: 12 avril 2010 à 17:34:57 par Humain »

12 avril 2010 à 16:54:15
Réponse #9

ulysse


Salut, tes préoccupations sont celles de beaucoup je pense. Il est jamais trop tard pour y remedier.
Toutes les situations de la vie sont des prétextes à y travailler.
Apprendre à se debarasser de la violence accumulée, de manière symbolique bien sur. La pratique d'un art
peut faire office mais d'autres activités peuvent remplir la meme fonction. Au début on galère et puis on y
arrive de mieux en mieux. Ca evite de rester bloquer dans ses obsessions et ça peut permetre d'etre
receptif à son environnement pour y trouver d'autre solutions.
Et puis apprendre à ne plus accepter de recevoir de la violence. Là aussi ça peut prendre un certain temps.
Je suis assez d'accord, la pratique d'une activité physique est benefique. On prend conscience de son corps et
on lui fait de plus en plus confiance. Les bonnes sensations physiques sont bonnes pour le psychique.

12 avril 2010 à 17:09:59
Réponse #10

Nathan-Brithless


Salut, Oh toi l'humain..
Sur le principe, je suis on ne peut plus d'accord avec toi(et suis parent moi-meme, comme toi je suppose, d'après le contenus de ton post)).Ce qui me pose question,c'est la critique publique que tu fait des parents du gars( quel que justifiée soie cette critique!) sur un forum public (et bien que le gars en question soie in fine protegé par l'anonymat d'un pseudo).
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

12 avril 2010 à 17:21:46
Réponse #11

ulysse


juste pour rebondir sur la question des parents. C'est clair que c'est important que ça peut etre une partie de
l'explication. Mais bon chacun part avec ses propre cartes plus ou moins bonnes et doit essayer d'en tirer
le meilleur. Ca peut aider de comprendre le pourquoi mais je prefere insister sur des domaines sur lesquels
on a la possibilité d'exercer une influence.

12 avril 2010 à 17:36:57
Réponse #12

Le-Jerome



Des pistes, peut-être?
 - trouver une activité où il est champion (on a tous nos points forts)
 - encourager l'effort physique, quitte à y aller très lentement
 - valoriser les "exploits"
 - liste ouverte d'activités de renforcement de la confiance en soi ...
 - apprendre à se mettre en colère ...
 - apprendre la "détermination" :  le coup de pioche qui casse la pierre, le coup de hache qui fend la buche ...
 - la gym ... super école! la base de tout!


Pour les quatre premières lignes, cela s'appelle du renforcement positif. En revanche me mettre dans une activité comme la gym n'aurait rien changé, cela a été tenté (karaté, équitation) : je me suis à nouveau retrouvé le souffre douleur du club, au karaté je servais de punching-ball dans les combats, et à cheval j'avais une trouille bleue (surtout du saut d'obstacle).
La solution d'urgence aurait plutôt été je crois : parler, parler, et parler. Rassurer par les mots. Pratiquer un sport individuel comme la course d'endurance, ou un cours de self défense très adapté et en très petits groupes.
Ne pas hésiter à demander les conseils d'un psy pour enfants, y passer quelques séances aussi (bon à l'époque, ça n'était pas dans les mœurs).
Il n'y a pas vraiment eu d'erreurs des parents (si ce n'est de laisser le frère ainé tenir des propos stupides et effrayants) mais plutôt des difficultés non résolues dans leur enfance, une fragilité propre à eux, mais je ne m'étendrai pas sur le sujet, trop personnel et hors de propos sur un forum. Je crois que quand un parent souffre ou a souffert en silence, l'enfant le ressent, même si ce n'est pas dit.

Lui apprendre à se mettre en colère, comment ?

L'idéal serait effectivement de travailler par tous les moyens sur l'estime de soi, l'envie de contact avec les autres, le respect de soi même afin que les autres nous respectent.
Sur ce que dit L'Humain : absolument vrai, trop forcer et inhiber l'agressivité de l'enfant à défaut de la canaliser, pour en faire un "brave petit garçon bien sage, bien poli et gentil", modèle de réussite éducative est à mon sens une très grave erreur, c'est aussi ce que j'ai ressentit.

Peut être aussi chercher à comprendre :
- de quoi l'enfant à t'il peur ?
- comment vit il le fait qu'on l'ennui ?
- comprend t'il que c'est absolument anormal ?
- As t'il envie que tout cela cesse, définitivement ?

La prise de conscience que l'état de souffre douleur, même installé depuis longtemps, n'est pas normal et n'est pas une fatalité.

Au passage, je ne remercie pas ceux qui autorisaient des enfants de 16 ans redoublant, à côtoyer des gamins de 12 ans, en classe de 5eme sous prétexte "que les bons devaient stimuler les mauvais", résultat : comment un grand bébé de 12 ans se défend t'il face à un véritable petit truand de 4 ans son aîné ?






 
« Modifié: 12 avril 2010 à 17:57:47 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 avril 2010 à 17:38:43
Réponse #13

Anke


Pour ce qui est des parents, on fait comme on peut avec le matos qu'on a ! Je me suis limité à donner des pistes des idées, en expliquant bien que ça n'était pas forcément des bonnes, mais que c'était ce à quoi je pensais sur le moment, après c'est aux gamins de faire et aux parents d'être présent si y'a un "billet de parterre".
Enfant chétif, discret et timide, je n'ai pas été un "t^te de turc", mais un peu celui dont on rigole parce qu'il est "gauche" ou pas du même milieu. Jusqu'au jour ou j'en ai eu marre et c'est la révolte qui m'a aidé. Le gars ( j'avais 12 ans) me tenait les poignets en me vociférant dans le portrait, puis m'a molarder dans la gueule ! Moi, le timide, le contrit,je ne sais pas ce qui m'a pris je te lui ai foutu un coup de boule de derrière les fagots en hurlant : " j'en ai marre que tu me fasse chier ! ". Bilan : je lui ai pêté le nez, j'en revenais pas, ses potes sidèrés : " t'es cinglé ? Tu y'as pêté le nez ! C'est bien fait pour sa gueule". Après le pion, le dirlo et tout le machin, tant pis, le mec m'a plus jamais emmerdé, j'avais gagné, je pouvais le faire, voire le refaire. Ce jour là, ma vie à changée.... Mes parents n'étaient pas là, j'étais en pension.
Etre une victime ? On est pas obligé ....

12 avril 2010 à 17:41:37
Réponse #14

Patrick


Ca peut aider de comprendre le pourquoi mais je prefere insister sur des domaines sur lesquels on a la possibilité d'exercer une influence.
Justement, je pense que l'intervention d'Humain nous permet de prendre conscience de cette influence primordiale en tant que parent qui va lourdement impacter ce sentiment chez nos enfants.

Comment espérer une rebellion, un sens inné du refus, si nous avons été conditionné depuis notre plus tendre enfance a mériter peu de valeur et de respect.

12 avril 2010 à 17:47:47
Réponse #15

Humain


Salut, Oh toi l'humain..
Sur le principe, je suis on ne peut plus d'accord avec toi(et suis parent moi-meme, comme toi je suppose, d'après le contenus de ton post)).Ce qui me pose question,c'est la critique publique que tu fait des parents du gars( quel que justifiée soie cette critique!) sur un forum public (et bien que le gars en question soie in fine protegé par l'anonymat d'un pseudo).

Je reconnais que j'ai peut-être été maladroite dans ma façon de formuler mon idée. Cependant je ne me serai pas permise de parler ainsi si Jerome n'avais pas parlé de ses heurts avec son frère sur ce forum public.

  l'Humain

12 avril 2010 à 18:02:35
Réponse #16

alexr


Pour les quatre premières lignes, cela s'appelle du renforcement positif. En revanche me mettre dans une activité comme la gym n'aurait rien changé, cela a été tenté (karaté, équitation) : je me suis à nouveau retrouvé le souffre douleur du club, au karaté je servais de punching-ball dans les combats, et à cheval j'avais une trouille bleue (surtout du saut d'obstacle).

La peur est-elle vraiment un problème ? Dans une activité engagée (ou perçue comme telle, etc.), il me semble normal d'avoir peur. On y va quand même (progressivement, avec accompagnement, etc.), on progresse, la peur recule, ce qui renforce la confiance en soi.

12 avril 2010 à 18:09:17
Réponse #17

Le-Jerome


La peur est-elle vraiment un problème ? Dans une activité engagée (ou perçue comme telle, etc.), il me semble normal d'avoir peur. On y va quand même (progressivement, avec accompagnement, etc.), on progresse, la peur recule, ce qui renforce la confiance en soi.

En théorie oui, en théorie...
Mais dans la pratique : c'est très délicat, il faut vraiment qu'il y ait quelqu'un de formidable derrière toi pour te soutenir dans tes échecs, dans tes peurs, ne pas te forcer non plus au delà d'une certaine limite. C'est franchement une opération délicate

Anke : ton récit sur le coup de boule à 12 ans  :doubleup: :doubleup: :doubleup: c'est le déclic qui m'a toujours manqué, bon sang !


un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 avril 2010 à 18:12:02
Réponse #18

Le-Jerome


Je reconnais que j'ai peut-être été maladroite dans ma façon de formuler mon idée. Cependant je ne me serai pas permise de parler ainsi si Jerome n'avais pas parlé de ses heurts avec son frère sur ce forum public.

  l'Humain

Pas de soucis pour moi, ne t'inquiètes pas et j'apprécie réellement la justesse de ton analyse.
Au contraire, je te remercie   :)

Mince, j'aurais voulu faire pareil que Anke !
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

12 avril 2010 à 18:47:56
Réponse #19

alexr


Mais dans la pratique : c'est très délicat, il faut vraiment qu'il y ait quelqu'un de formidable derrière toi pour te soutenir dans tes échecs, dans tes peurs, ne pas te forcer non plus au delà d'une certaine limite. C'est franchement une opération délicate

Disons qu'il faut être déterminé, car personne ne peut faire la démarche à ta place.

Quelle que soit l'activité, je pense que la logique est comparable à celle d'un entraînement physique : progressivité, régularité, ténacité...

Après, l'avantage de pratiquer l'activité X ou Y en groupe (outre l'encadrement, les conseils techniques), c'est l'effet d'entraînement (la pression du groupe), qui parfois peut aider à franchir le pas (si le groupe est sympa, aide un peu).

12 avril 2010 à 18:54:48
Réponse #20

Gros Calou


En théorie oui, en théorie...
Mais dans la pratique : c'est très délicat, il faut vraiment qu'il y ait quelqu'un de formidable derrière toi pour te soutenir dans tes échecs, dans tes peurs, ne pas te forcer non plus au delà d'une certaine limite. C'est franchement une opération délicate

Salut Jérôme, il faut vraiment que tu participes à un stage SD/SP, ce n'est pas un, mais tout les formidables stagiaires que tu auras derrière toi + le "coach", pour te soutenir et t'expliquer tes peurs. Mais pour cela ne pas hésiter comme tu viens de le faire d'expliquer pourquoi tu es venu. Tu apprendras justement à ne pas aller au delà de tes limites, Switch on switch off, ouvrir les yeux et prendre conscience. Oui c'est pas facile, oui il faut prendre la décision, oui c'est un gros travail, mais quel bonheur une fois que le message est passé, une autre vision et des réponses, beaucoup de réponses.

 ;)

 

12 avril 2010 à 19:02:13
Réponse #21

Wapiti


Matho, les cochers, pardon les coaches, c'est pour les chevaux ou les bourrins.  :lol:

__________
Quel que soit le nombre s'il est au-delà de tes capacités de riposte tu deviens victime. On trouve toujours plus fort que soi.

Souviens-toi de ce qui fut mis en scène dans la film Le Bon, la brute et le truand, la brute au gros sergent nordiste : quand tu vas tomber, tu vas faire un sacré potin (si ce n'est pas la réplique exacte, c'est l'idée).

Même sans violence physique de nos semblables on peut se sentir victime, par définition la victime c'est celle qui subit.

Même sans être timoré, ce sentiment survient avant, pendant ou après et nul n'en est exempté. Il y en a qui se maîtrisent ou ont appris à le faire, mais la peur est là quoi qu'on fasse. Heureusement que nous avons peur, c'est ce qui nous permet de survivre.

L'éducation d'où qu'elle nous vienne et aussi imparfaite soit-elle nous aide à y parvenir, toutefois ça ne fonctionne que si nous n'y participons nous-mêmes. Ce n'est évident pour personne pas plus pour les plus doués que pour les autres.

La peur est nécessaire, elle nous évite de faire des c…, bien que mal contrôlée, elle nous en fait faire aussi.

Dans la vie il faut apprendre à ne pas se laisser uriner le long de la jambe, il faut se faire respecter et pas qu'avec le muscle. Malheureusement ceux qui exige le respect oublient qu'il doit être réciproque avant tout. Trop de gens confondent crainte et respect.

Je l'ai compris le jour où en classe de 5e, un grand et gros balaise pourtant du même âge (deux têtes et 30 kilos de plus), m'a ceinturé, je l'ai balancé par dessus mon épaule et il est retombé lourdement sur le macadam de la cour. Après, les aînés des classes de 4e et 3e m'évitaient par crainte.

Il faut parfois se montrer teigneux, même si on est pas méchant, la tranquillité est à ce prix.

À +
« Modifié: 12 avril 2010 à 20:08:22 par Wapiti »

12 avril 2010 à 19:13:21
Réponse #22

Gros Calou



12 avril 2010 à 19:56:43
Réponse #23

Anke


Le_Jerome,
Je ne suis pas une référence, loin de là, mais à un moment donné de toute façon tu vas " prendre" quoique tu fasses. En fait la trouille réside dans ce que représentent ceux qui détiennent le pouvoir institué ( dans mon cas, les profs, les pions, le surveillant général, le dirlo et au final les parents et ce qu'ils pourront penser) auant d'interdits qui te conditionnent à avoir peur des conséquences. Sauf que les conséquences immédiates, c'est d'avoir la gueule en "8" et là, les parents ils ne sont pas à ta place, c'est toi qui morfle. Alors c'est bon, tu vas prendre la "rafale" en rentrant parce que t'as ruiné le jean, t'es en sang, t'as un "mot" du "surv gal" et alors ?
L'autre gros con, là, il a pris un coup de boule et ça va bien ! De toute façon y z'étaient pas là pour intervenir et te défendre ( le cas échéant) alors tu t'es démerdé tout seul, du mieux que t'as pu et pis c'est tout. N'empêche que l'ot' là, il s'y frottera plus avec son nez pêté, m*rde alors, c'est moi le héros de MON film à moué.... Et là mon pote, c'est finir de subir, le monde t'appartient, tu fais comme t'as envie ( presque !) et c'est toi qui construit ta vie.
T'es le maitre du monde.
Faut juste se faire un peu violence et essayer. Après ado, c'est les nanas... ça c'est dur ! ( Pardon, les filles) t'as les dents qui baignent et le venin à fleur de peau et pis c'est les autres nazes qui se "les font" toutes... Et toi tu "sèches" avec tes bons sentiments, ton écoute, "t'es un super copain titi ! Mais que un copain...." Rahhhhhh ! Et t'as l'ot là, super salaud qui les jette toutes les 5 mn, qu'est vache comme c'est pas permis, et elles en redemandent (c'est comme ça qu'on le perçoit en fait, c'est pas forcément vrai) Alors y'a des moments y'en a plein les bottes d'être "gentil"...
La gentillesse, et la bonté, ça se distribue avec parcimonie et sur des gens ciblés, sinon, on gaspille... Gentil avec tous, effectivement t'es une victime offerte et tes qualités ne sont utiles à personne...

12 avril 2010 à 20:19:53
Réponse #24

Bison


Re-bonjour!

Citer
En revanche me mettre dans une activité comme la gym n'aurait rien changé, cela a été tenté (karaté, équitation)

Ben non, cela n'a pas été tenté! J'ai dit la gym ... pas le combat, pas le saut d'obstacle.
La gym (saut, cheval, barres parallèles, barre fixe, anneaux ... ) c'est la discipline par excellence pour développer l'intelligence du corps.

Après, toutes les "portes" s'ouvrent avec une étonnante facilité!
Là comme ailleurs, il y a les surdoués et les moins doués, mais tout le monde est susceptible de progresser.
Et quelle jouissance quand on commence à maîtriser deux ou trois trucs de base ...

La natation et l'athlétisme ... tout le monde peut progresser aussi et dépasser le sourdoué qui ne s'est pas entraîné correctement.
Bénéfices moraux et bénéfices physiques, les deux vont de pair. Et le regard des autres change, et le regard que l'on porte sur soi change aussi.

Quand je parlais d'apprendre à se mettre en colère ... ben je pensais à un truc du genre à ce qui est arrivé à Anke ...

Bon, c'est de la théorie certes.
Mais c'est aussi une situation à laquelle je suis confronté avec un de mes petits-fils "par adoption".   
Le gamin a bientôt cinq ans, et les filles le bousculent dans la cours de récré.
Il chiale sur place, et les surveillantes ne font même plus attention à lui, même quand il se prend une belle bosse.
D'une certaine manière, on peut les comprendre, tellement il a alors une attitude qui n'incite pas à ce qu'on le console ... Alors que c'est par ailleurs un charmant bambin! (Pas chétif du tout, d'ailleurs).

Atavisme évident :  le père biologique est une épave à 25 ans.
Le gamin n'est pas né "guerrier".
 
Dans la famille recomposée, on fait ce que l'on peut.
Et la gym (jeux et psychomotricité avancée à cet âge) est au programme :  il ne se débrouille pas mal, comme il se débrouille plutôt bien en piscine. Il est même doué au foot, le diable!

Ce ne sera jamais un mâle alpha, mais on espère bien qu'il va prendre confiance en lui, qu'il va, comme Anke, se fâcher un jour un bon coup, et sortir de cette mentalité innée de victime.

En tous cas, les parents ont conscience du problème et font de leur mieux pour le sortir de là.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //