J'ai retrouvé il y a quelques temps un vieux TamTam dans mon tiroir et je me suis demandé s'il était encore actif. C'était la grosse mode au milieu des années 90 avant l'arrivée des téléphones portables.
Après quelques recherches, il se trouve qu'il existe toujours un réseau actif et apparement il est toujours utilisé, surtout par les médecins, pompiers (en gros les métiers avec astreinte) ainsi que... les dealers parce que les pagers sont très difficiles à detecter !
Si je parle de ça ici c'est qu'ils me semblent présenter un grand interêt pour la survie.
Voilà un texte que je reprend du site de l'opérateur qui a racheté la marque Tatoo
http://www.emessage.fr/fr/index.html Les téléphones portables inadéquats pour les messages d’alerte lors d’une catastrophe
Adéquation uniquement pour les communications personnelles après la catastrophe
La Fédération internationale des opérateurs de réseaux GSM vient de publier une étude sur le rôle des téléphones portables en cas de catastrophe naturelle. Elle en arrive à la conclusion suivante : si les portables peuvent assurer les communications personnelles après la remise en service des infrastructures, ils sont inadéquats pour envoyer des messages d’alerte immédiatement avant et pendant la catastrophe. Pour ces fonctions, la Fédération recommande l’usage de réseaux de radiodiffusion, si possible basés sur satellites.
La Fédération internationale des opérateurs de réseaux GSM vient de publiée une étude intitulée The Role of Mobiles in Disasters and Emergencies. Elle y examine le rôle joué par les portables dans les catastrophes naturelles de l’année 2005, notamment le tsunami ayant ravagé l’Asie du Sud, le cyclone Katrina, le tremblement de terre du Pakistan et les inondations du sud de l’Allemagne. Dans ces conditions extrêmes, des millions de personnes ont utilisé leur portable pour joindre leur famille, demander du secours, envoyer ou recevoir des informations importantes — Avec pour résultat une surcharge des réseaux et une panne généralisée.
L’étude souligne le rôle secondaire, voire négligeable, joué par les portables lorsqu’il s’agit d’envoyer des messages d’alerte avant une catastrophe. Elle met ainsi en évidence le fait que les réseaux GSM ne sont pas une panacée en matière de télécommunications. Car en effet, en cas de danger, l’alerte doit être envoyée rapidement à une multitude de personnes, et il est alors nécessaire d’utiliser des technologies « point-multipoint » du type radio, télévision ou réseaux pageurs. C’est la seule solution permettant de déployer efficacement les mesures préventives indispensables pour faire face à la situation. L’étude souligne également l’importance des messages écrits par rapport aux messages parlés en cas de danger imminent, importance due à la plus grande capacité des réseaux diffusant les messages écrits.
Sans s’attarder sur les différences entre les technologies de radiodiffusion disponibles, l’étude rappelle que les coupures de courant sont un problème majeur pour l’organisation des secours. Les réseaux pageurs présentent ici des avantages certains, puisqu’ils sont indépendants des liaisons filiaires et des émetteurs, souvent en panne après une catastrophe. C’est ainsi par exemple qu’après le cyclone Katrina, le réseau GSM de l’opérateur T-Mobile est resté en panne durant cinq jours, et n’a été totalement disponible qu’environ un mois plus tard. Ainsi encore que durant les inondations de Bavière, la rupture de ponts empruntés par des câbles du réseau Vodafone a entraîné une panne générale de ce réseau GSM durant plusieurs jours. Les technologies de radiodiffusion basées sur satellites sont évidemment bien moins sensibles à ce genre de problèmes.
Les réseaux GSM d’Asie du Sud étant par contre redevenus opérationnels peu après le tsunami, ils ont permis de compenser le manque d’informations officielles, d’organiser les secours, de diffuser des informations importantes, et de reprendre contact avec des personnes momentanément disparues. L’étude en conclut que les portables sont le moyen de communication le plus important après une catastrophe.
À une époque où se multiplient les situations extrêmes dues aux catastrophes naturelles, aux défaillances techniques et au terrorisme, il est plus que jamais nécessaire d’examiner dans quelle mesure les moyens de communication disponibles sont effectivement aptes à remplir leur fonction. C’est ce que fait l’étude de la Fédération internationale des opérateurs GSM lorsqu’elle conclut que les téléphones portables, inadéquats pour envoyer des messages d’alerte, jouent néanmoins un rôle déterminant après une catastrophe. Ils ont notamment permis d’organiser des collectes au profit de régions dévastées par l’intermédiaire de services payants mis spécialement en place par les opérateurs de réseaux GSM.
J'en ai cherché aussi sur ebay, on peut en trouver pour quelques euros, ils ont une autonomie de plusieurs semaine (!!). Ils sont réactivables grâce à un numéro de téléphone.
Donc pourquoi pas en équiper sa "tribue". Quelqu'un a une experience de ce type de pagers ? en a dans son EDC/BOB ?