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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Sortez gagnant des situations difficiles par les mots, les gestes et le silence  (Lu 4131 fois)

27 mars 2010 à 10:19:06
Lu 4131 fois

gahús



Sous titre du livre du journaliste Gerard Zenoni : Tais-toi, je t'écoute...
Ce fil serait peut être plus à sa place dans feu de camp...
Toutefois les conseils basiques du livre peuvent s'appliquer "dans la rue" avant de se battre si nécessaire.

Le 1er chapitre est téléchargeable :
http://www.pocket.fr/evolution-fiche-livre-9782266184106.html

Le rôle du silence (ne pas répondre au tac au tac) est particulièrement mis en valeur.
A ce sujet il évoque une anecdote historique (vraie ou fausse) rapportée par F Giroud :

Quand Chamberlain a compris qu'il n'était pas le Premier Ministre capable d'être le chef de l'Angleterre en guerre, il a choisi lui-même son successeur, comme c'était alors la tradition au sein du parti conservateur anglais. Et il a désigné Lord Halifax.

Pour donner le maximum d'atouts au gouvernement, il a souhaité que Churchill fasse partie du cabinet. Il l'a convoqué et lui a dit : "Halifax est le meilleur, mais nous avons besoin de vous. Acceptez-vous d'être le numéro deux ?"

Churchill, par patriotisme, par devoir, par cette authentique grandeur qu'est l'abnégation devant l'intérêt supérieur a dit oui. Quelques heures après, un homme qui avait un peu de génie, Lord Beaverbrook, le tycoon de la presse anglaise, demande à Churchill de le recevoir d'urgence et lui dit : "Il parait que vous avez accepté qu'Halifax soit Premier Ministre ? Ce n'est pas possible !" Churchill répond qu'il s'agit là d'une affaire d'Etat et qu'il n'en discutera pas avec lui. Beaverbrook insiste. Churchill remarque qu'il ne pouvait pas faire autrement.

Beaverbrook dit : "C'est un crime contre la Nation. Il n'y a que vous qui puissiez mobiliser la Grande-Bretagne", il insiste, il discute ; Churchill est au fond convaincu de ce que dit Beaverbrook, mais objecte : "J'ai donné ma parole, je ne la reprendrai pas". Alors Beaverbrook dit : "Je vous demande une seule chose. Quand vous serez convoqué par Chamberlain avec Halifax et qu'il vous demandera de confirmer votre acceptation, restez silencieux trois minutes. Trois vraies minutes. Cent quatre-vingt secondes. Avant de dire oui. Au nom de l'Angleterre, je vous le demande !"

Churchill trouve cela saugrenu et ne voit pas comment ça pourrait changer la situation, mais il a de l'amitié et de l'estime pour Beaverbrook. Il promet. Le lendemain, Churchill et Halifax sont dans le bureau de Chamberlain, à Downing Street. Et Chamberlain dit : "Voulez-vous, je vous prie, confirmer à Lord Halifax que vous acceptez d'entrer dans son cabinet ?..." Et Churchill se tait. Une minute. Il se tait. Une minute et demie, il se tait. Avant que les trois minutes se soient écoulées, Lord Halifax disait : "Je crois que c'est Winston Churchill qui doit être Premier Ministre". Le moins que l'on puisse dire c'est que ces trois minutes ont joué un rôle majeur dans l'histoire de la Deuxième Guerre.

27 mars 2010 à 14:32:15
Réponse #1

hug0


Je ne connaissait pas cette histoire! J'adore  :doubleup:


C'est vrai que la communication passe aussi et surtout par le non verbal...

Merci beaucoup Alios.

27 mars 2010 à 14:42:11
Réponse #2


Bonjour

Voilà un sujet que je trouve fort intéressant, que je vais suivre avec assiduité et en silence.   

28 mars 2010 à 16:27:44
Réponse #3

Lorka-85


quand une personne vous provoque, dans la rue, bus, ou autre.

est-ce une bonne idée de la regardé 3 secondes dans les yeux de façon neutre et déterminé, ne RIEN répondre, pour montrer qu'on a conscience de sa provocation, et que ça ai plus de chance de s'arrêter sans violence, que de faire le type qui regarde ailleurs, ignore, etc, selon vous ?

28 mars 2010 à 19:32:26
Réponse #4

Patrick


quand une personne vous provoque, dans la rue, bus, ou autre.

est-ce une bonne idée de la regardé 3 secondes dans les yeux de façon neutre et déterminé, ne RIEN répondre, pour montrer qu'on a conscience de sa provocation, et que ça ai plus de chance de s'arrêter sans violence, que de faire le type qui regarde ailleurs, ignore, etc, selon vous ?
Oui c'est un bon moyen de faire monter la mayonnaise et de prendre un coup de boule. Il y a vraiment des codes qu'il faut connaître, chez tout les mamifères le regard dans les yeux c'est un language non verbal de défi. alors il vaut mieux être bien sur de générer la soumission chez l'autre. Et même là, soumission un jour et l'autre jour il est dan sle même bus avec trois de ses potes et là, foot à 5 avec ta tête.

1. tu descend du bus dès que tu peux
2. tu essaye de désamorçer même si la terre entière penses que tu es un foie jaune (toi tu sais ce que tu es)
3. si rien ni fait tu frappe le premier sans en lui laisser la possibilité

Si tu essayes de désamorcer et qu'il sent que tu n'a pas les moyens derrière ça risque aussi de mal se passer.
2.

28 mars 2010 à 19:50:44
Réponse #5

Lorka-85


bonne réponse patrick, merci bien.  ;)

C'est sur qu'il faut avoir confiance en sois de façon a assurer en cas de confrontation physique, pour se permette de rester zen et silencieux, tout en regardant la personne 2-3 secondes, et lui montrer qu'on l'a calculer.
Mais je pense que ce genre d'individus n'a pas l'habitude qu'on leur résistes, et qu'il se désarçonne mentalement facilement, mais, dans le doute , "be the grey man"   :doubleup:
« Modifié: 28 mars 2010 à 20:12:51 par Lorka-85 »

28 mars 2010 à 20:00:48
Réponse #6

Patrick


Mais je pense que ce genre d'individus n'a pas l'habitude qu'on leur résistes, et qu'il se désarçonne mentalement facilement, mais, dans le doute , "be the grey man"   :doubleup:
Ne crois pas ça, ils se construisent par la castagne depuis leur plus jeune âge, dans un monde dur. Morfler, il connaissent et faire mal aussi.

Toi, même si tu es dégourdis, tu vis dans un autre mondre, plus civilisé, par définition, plus inhibé.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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