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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Retenir sa respiration  (Lu 31284 fois)

21 septembre 2006 à 13:29:46
Lu 31284 fois

Matt


Salut a tous,

On parle beaucoup de survie en montagne, en foret,…, mais s’il y a un endroit où je ne suis pas très à l’aise, c’est bien sous l’eau. Je pense que c’est un sujet qui a sa place dans ce forum : on peut rencontrer des situations comme être coince dans une voiture qui s’engouffre dans un lac, ou avoir a secourir une personne qui se noie,…

Ma question est donc la suivante : Comment retenir sa respiration le plus longtemps possible ?

Je ne suis pas très bon à cet exercice (voire très mauvais), mais j’ai remarque que ce n’est pas en prenant la plus grande respiration possible que je tiens le plus longtemps. De même, mon temps s’améliore toujours après un premier essai.

Comment prendre une bonne inspiration qui permettra d’être plus efficace dans une situation critique ? Quels  principes appliquer en statique ? Sous l’effort ?

J’ai trouve ça sur le site de la Croix Rouge Canadienne :

« Un certain nombre de facteurs, dont l’âge, la masse corporelle et l’état de santé global, influent sur la durée pendant laquelle on peut retenir sa respiration sans problème. La majorité des personnes peuvent aisément retenir leur respiration entre une et deux minutes. Il peut être dangereux de tenter de retenir sa respiration plus longtemps, particulièrement sous l’eau.
Pour survivre, notre organisme a besoin d’oxygène (O2) et de dioxyde de carbone (CO2).  Le réflexe de la respiration est déclenché par la proportion d’O2 et de CO2 dans le circuit sanguin. 
Beaucoup de personnes prennent des inspirations forcées ou une série de courtes inspirations rapides avant de tenter de retenir leur respiration sous l’eau pendant une période prolongée. C’est ce que l’on appelle l’hyperventilation, et cela peut perturber l’équilibre entre l’O2 et le CO2 dans l’organisme, amenant le cerveau à croire qu’il n’est pas nécessaire de prendre une autre inspiration. 
Si cela se produit, votre organisme peut utiliser rapidement la majorité de l’oxygène disponible, et vous pouvez perdre connaissance. Après avoir perdu connaissance, les réflexes inconscients de l’organisme reprendront : vous halèterez ou vous cesserez complètement de respirer. »

21 septembre 2006 à 13:46:54
Réponse #1

Waylander


ah...un sujet qui me tient à coeur : l'apnée.
déjà une chose très simple et de base : ne pas faire de mouvements inutiles sous l'eau afin de ne pas gacher ses forces et l'air amassé dans les poumons. nager puissamment mais lentement. ne bouger que très peu les bras. c'est pourquoi beaucoup d'apnéistes utilisent la nage du dauphin une fois sous l'eau. ou les bras le long du corps, on utilise le battement de jambes du crawl.
l'hyperventilation est dangereuse et peu provoquer des comas. franchement un des meilleurs exemples pour permettre à son corps d'avoir une meilleur endurance : le yoga. la tranquilité de soi et du corps. un homme stressé ne peut pas retenir sa respiration très longtemps. Le Grand Bleu, film de Luc Besson explore bien cet aspect du yoga qu'utilise Jean Marc barr avant de plonger (alias Jacques Mayol).
les homo delphinus : les apnéistes dont les battements du coeur ralentissent presque jusqu'à disparaitre afin de ne gaspiller et de n'utiliser que très peu d'air.
il ne faut pas jouer avec l'apnée. mon seul conseil c'est : la tranquilité. no stress. ne pas avoir peur d'être sous l'eau. un truc veridique : une fois sous l'eau réfugie toi dans un monde. pense à des choses calmes. à la nature . tu verras, tes muscles se détendront très vite

21 septembre 2006 à 14:00:17
Réponse #2

DavidManise


Salut !

Bon ben pour avoir fait un peu d'apnée et de plongée, je te dirais que ça se travaille, tout simplement. 

Il faut, à la base, avoir un bon cardio, donc plus de globules rouges et une "réserve" tampon d'O2 plus importante.  Cette "réserve" peut être un peu augmentée en s'hyperventilant, mais c'est potentiellement risqué (voir CRC).  Le tout est surtout d'évacuer le plus possible de CO2 et de se détendre à fond avant de plonger, en expirant plusieurs fois longuement.  Comme ça quand tu entres dans l'eau t'es "propre" de CO2 et t'es détendu.

Je me répète, mais le truc qui fait la grosse différence, c'est de se détendre à fond, et d'être très économe dans ses mouvements.  Bouger doucement, nager doucement, ne pas se stresser.  En situation d'urgence, c'est pas DU TOUT évident à faire.  Juste le stress te fait consommer bcp plus d'O2 et tu tiens bcp moins longtemps. 

En apnée, au fur et à mesure que le taux de CO2 augmente dans le système, tu commences à ressentir le besoin de respirer, ça brûle, etc.  Là, de soufler un petit peu, tout doucement, soulage pas mal et t'aidera à tenir un peu plus longtemps. 

L'un des tests de base pour obtenir le brevet de plongée de base, au Québec, c'est 25m d'apnée, autrement dit la traversée d'une piscine sous l'eau.  La plupart y arrivaient sans problème à l'entraînement, mais le jour de l'exam, avec le stress, bcp ont échoué.  Il faut vraiment savoir se maîtriser et se calmer.  C'est en large partie un truc mental.

Après un moment, c'est bizarre.  Je me souviens d'avoir régulièrement passé un cap, en apnée, où je me retrouvais à ne plus ressentir du tout le besoin de respirer pendant de longues secondes après les 2 minutes, voire les 3 minutes.  Ça me faisait flipper, du coup je remontais...  mais je n'ai jamais eu de problème, personnellement.

Ah oui...  j'étais non-fumeur dans le temps ;)  Le CO qu'on se prend avec les clopes monopolise sans arrêt une partie des globules rouges, et du coup on est *beaucoup* moins performant en apnée si on fume.  Encore une bonne raison d'arrêter cette m*rde en bâtonnets.

Bref, à part ces quelques conseils, le truc qui fait la plus grosse différence c'est vraiment de bosser son apnée régulièrement, dans l'eau ou pas d'ailleurs.  Ça peut se bosser n'importe où, et c'est bien pratique dans le métro parfois <rire>

Anecdote sur l'utilité de l'apnée : "incendie" aux résidences étudiantes, un jour.  Une fille qui oublie une gamelle d'huile sur le feu.  Ça fume ÉNORMÉMENT.  Du coup, y'a 300m de couloirs complètement enfumés.  Connaissant le trajet par coeur et sachant que je pouvais le faire en apnée, je passe, les yeux qui piquent mais sans inhaler de fumées, et j'ouvre toutes les fenêtres que je peux sur le trajet...  et je suis arrivé de l'autre côté sans problème.  De l'autre côté du mur de fumée, à l'entrée du long couloir, il y avait qques dizaines de personnes et deux pompiers qui ont été plutôt surpris de me voir arriver et expirer un grand coup <rire>

Bref, très pratique !!!

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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21 septembre 2006 à 14:11:08
Réponse #3

mijour


Il ne faut pas non plus retenir sa respiration jusqu'à n'en plus pouvoir, parce que là, vous relachez tout et c'est fini,
il est préférable d'expirer progressivement.
Et oui, ça s'apprend, je devais presque faire 45m (nagé) sans prendre d'air à l'époque où je faisais de la natation et là, je dirais que 25m serait déjà un exploit.
Enfin, j'ai jamais été très forte à ce jeu  :D
« Modifié: 21 septembre 2006 à 14:21:40 par Maximil »

21 septembre 2006 à 14:14:19
Réponse #4

DavidManise


Ouais attend 45m c'est déjà vraiment pas évident, et 25m c'est mieux que 99% de la population ;)  Donc y'a pas de quoi rougir, franchement ::)

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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21 septembre 2006 à 14:26:45
Réponse #5

Maximil


Mijour est modeste: dans les premières fois qu'on a été nagé ensemble dans le lac avec les ragondins  :D, j'avancais tranquillement avec mes palmes (pas de chasse mais longues quand même) et elle a démarré en brasse papillon ! Ca fait bizarre :o Surtout quand en passant en crawl (sans palme) elle m'a distancé (moi avec palmes)  >:( Fallait vraiment que je force pour tenir la vitesse. La prochaine fois, j'essaierais avec en plus mon propulseur spécial au méthane  >:D ;D

Sinon pour l'apnée, un autre truc est à quel moment a-t-on vraiment besoin de respirer: ca s'apprend aussi. C'est pour cela que le premier essai est souvent moins bon que le deuxième: on sait que l'on aura pas besion de respirer avec x secondes et que c'est pas la peine de stresser ou de se dire: "j'ai plus d'air": on peut tenir bien plus longtemps.

Attention, évitez de travailler ce genre de choses en étant seul.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

21 septembre 2006 à 14:35:51
Réponse #6

emmuel


J'ai beaucoup pratiqué l'apnée, plus jeune, effet Grand Bleu aussi.
Juste un truc à propos de l'hyperventilation : il faut s'en méfier.
Une petite copie partielle d'article d'un monsieur que j'aime bien.
Et voici le lien, je recommande aux pratiquants d'apnée de tout lire…

http://www.jp-petit.com/dangers/apnee.htm

Que faire pour accroître le temps d'apnée ?

Il y a trois procédés.

- Le premier consiste à maîtriser cette sensation d'étouffement. C'est ce que font certains plongeurs, avec des techniques s'apparentant au yoga (les mêmes qui permettraient par exemple de maîtriser une douleur).

- Le second consiste à tenter d'emmagasiner le plus d'air possible avant de retenir sa respiration, par exemple pour plonger sous l'eau.

- Le troisième consiste à pratiquer, avant la plongée, l'hyperventilation.

...Pour accroître son temps de plongée en apnée le troisième procédé est de loin le plus efficace, mais aussi le plus dangereux. Voyons pourquoi. Pour "s'hyperventiler" le plongeur va haleter pendant un temps plus ou moins long. Ce faisant il ne prend pas forcément de puissantes inspirations, mais ventile efficacement ses poumons. Il évacue ce faisant l'air résiduel en le remplaçant par de l'air frais. On sait que lors d'une respiration normale, tout l'air contenu dans les poumons n'est pas renouvelé à chaque expiration-inspiration. Ce mécanisme d'expiration-inspiration est commandé par un muscle : le diaphragme, et dans une plus faible mesure par les muscles qui abaissent et élèvent les côtes. Mais le procédé à ses limites. Ce faisant on ne saurait vider ses poumons de tout l'air qu'ils contiennent. En ventilant le volume pulmonaire par halètement on renouvelle pratiquement totalement cet air. Les poumons contiennent alors un fluide qui est identique à l'air ambiant et non un mélange d'air inhalé et d'un air résiduel, chargé en gaz carbonique, cette charge étant issue de respirations précédentes.

...En clair : l'hyperventilation diminue la quantité de CO2 contenue dans l'air pulmonaire. L'hémoglobine du sang est une molécule capable d'absorber et de véhiculer à l'a fois l'oxygène (oxy-hémoglobine) et le gaz carbonique (carbohémoglobine). L'hyperventilation diminue donc non seulement la quantité de CO2 contenue dans les poumons mais également celle contenue dans le sang.

...On ne peut pas accroître le pourcentage d'oxygène contenu dans l'air atmosphérique (vingt pour cent, le reste étant constitué d'azote). Mais on peut accroître la quantité d'oxygène contenue dans le sang. Si on poursuit cette activité d'hyperventilation, au bout de quelques dizaines de secondes on éprouve une sensation de vertige, phénomène qui traduit l'enrichissement du sang en oxygène. Si on bloque alors sa respiration, en surface ou sous un mètre d'eau, dans une piscine, en restant parfaitement immobile, on sera surpris de l'accroissement de la performance en apnée. Des temps d'apnée d'une minute peuvent ainsi être obtenus assez rapidement. Avec quelqu'entraînement. Beaucoup de sujets peuvent atteindre une minute (toujours dans la moindre activité physique), le maximum humain (pour les "recordmen de la spécialité" ) se situant aux environs de trois à quatre minutes.

Pourquoi arrive-t-on à tenir si longtemps sans respirer ?

...Ce n'est pas tant parce qu'on a réussi à charger le sang en oxygène que parce qu'on a, avant l'apnée, appauvri celui-ci en gaz carbonique. Or ce dernier joue le rôle d'avertisseur de danger. Ce danger, quel est-il ? C'est la syncope, qui se manifeste lorsque le taux d'oxygène dans le sang descend en dessous d'un certain seuil. Celle-ci est extrêmement dangereuse car il n'y a aucun signe avertisseur, comme par exemple une sensation de malaise. Elle est instantanée et se traduit par une perte de conscience du sujet, sans reprise de l'activité respiratoire. Celui qui se noie de cette façonl gardera ses poumons secs. On voit donc comment fonctionne l'apnée après hyperventilation. Un plongeur qui utilise cette technique accroît notablement ses performance mais ce faisant débranche son dispositif d'alarme (la sensation d'étouffement liée à la montée du CO2 dans son sang). Il peut donc tomber en syncope sans avoir ressenti le moindre inconfort, la moindre sensation d'étouffement.
« Modifié: 21 septembre 2006 à 15:33:10 par emmuel »

21 septembre 2006 à 15:44:58
Réponse #7

James


L'hyperventilation a d'autres effet.

Une technique de therapie "naturelle" ou "douce" appellee le Rebirth l'utilise.
Le sujet respire a donf, allonge sur le sol. A donf pendant 10 minute, a remplir ses poumons au max, et les vider aussi au max, et le plus rapidement possible. Au bout d'un moment , l'ivresse prend. certains considerent cela comme un experience mystique, ou l'utilisent pour regler leurs problemes psychiques. Moi je trouve que cela ressemble a une bonne decharge d'adrenaline et une tres grosse d'endorphines, que du tres connu donc.

21 septembre 2006 à 15:48:53
Réponse #8

Pierre


Salut Matt,

Ma question est donc la suivante : Comment retenir sa respiration le plus longtemps possible ?

Pour compléter tout ce qui a déjà été dit.
C'est comme toute situation liée à la survie, et les débats sur le forum sont nombreux sur le sujet et si tu as remarqué la règle est toujours la même : Eviter de se trouver dans telle ou telle situation et puis "be prepared" ... être prêt.
Et donc, pour en revenir à l'apnée si tu veux "retenir ta respiration le plus longtemps possible" sous l'eau dans une situaton de survie, il faut déjà évacuer stress et panique, il ne faut pas craindre l'élément liquide. Ensuite il faut que tu sois conscient de tes capacités et confiant en elles. Pour chacun de ces aspects, il faut s'entrainer, s'entrainer et s'entrainer .

J 'ai également pratiqué la plongée..... dans ma jeunesse... et différents types d'activités liées à l'apnée: apnée statique et dynamique en piscine, polo subaquatique, chasse ... . Etant passioné, j'avais avalé aussi quelques bouquins et tout ce qui a déjà été dit est parfaitement juste. Mais, j'ai beau savoir tout ca, en théorie et en pratique ...ancienne, s'il m'arrivait une situation catastrophique comme tu les décrit ... et bien je serais dans une sacrée m***e  :'( ...parce que j'ai perdu l'entrainement, le controle ... les réflexes .

Donc pour résumer ma réponse c'est : être prêt et pour être prêt c'est : s'entrainer au différents aspects de la question (évacuation du stress et de la panique, maitrise de l'élément liquide, détente, respiration et .... en dernier performance en apnée   ;) .

A+
Pierre
« Modifié: 21 septembre 2006 à 17:04:01 par Pierre »

22 septembre 2006 à 12:46:51
Réponse #9

Matt


Merci pour vos temoignages et info :). Y'a plus qu'a s'entrainer  ::)

22 septembre 2006 à 13:07:28
Réponse #10

emmuel


Ouais…
Lis en entier l'article dont j'ai mis le lien plus haut, quand même.
C'est aussi une question de survie.  ;)
On y apprend notamment que certaines cellules de ton corps sont détruites
par une pratique répétée et dans certaines conditions… C'est très interessant.

22 septembre 2006 à 13:17:33
Réponse #11

enzo


Pour chacun de ces aspects, il faut s'entrainer, s'entrainer et s'entrainer .

Bonjour Matt  :)
Il n'y a que l'entraînement !
Entré à l'USMA plongée en 1989 mes entraînements mon permis de faire une apnée statique de 3' 32" ..... presque 4 ans après mon inscription !
75 m en dynamique ( 2 X 33m + 1/2 longueur ) avant même pas 45 "
La natation , nage avec palmes permettent de développer la capacité thoracique
mais surtout je ne fume pas !
Je te conseilles de t'inscrire dans un club d'apnée , plongée , chasse mais pour progresser il faut un encadrement pour ne pas faire les erreurs qui peuvent être fatal un jour.....

http://www.ffessm.fr/
Ici tu pourras trouver ton bonheur

et celui ci est plus complet ( je ne le retrouvais plus ! )
http://www.chez.com/defaut/apnee/centrale.htm?

@ + Patrick
« Modifié: 22 septembre 2006 à 20:59:22 par enzo »
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

22 septembre 2006 à 23:03:20
Réponse #12

enzo


Dans son livre  HOMO DELPHINUS , Jacques Mayole relate sa rencontre avec un ex-professeur d'université américaine qui lui expliquait :



c'est quand même niveau très haut  ( voir maître Yoda ! )
En fait le truc est de ne pas penser , occuper son esprit ailleurs !
Je m'exprime comme un cheval mais je courre pas aussi vite ! 
Mais l'apnée s'apprend comme toute discipline sportive ...
Re lien  ;)
http://www.chez.com/defaut/apnee/centrale.htm?

@ + Patrick
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

23 septembre 2006 à 08:31:27
Réponse #13

Pierre


Salut,

c'est quand même niveau très haut  ( voir maître Yoda ! )
En fait le truc est de ne pas penser , occuper son esprit ailleurs !

Attention quand même, a réserver à des personnes initiés au minimum  ;)

A+
Pierre

02 juin 2010 à 20:45:31
Réponse #14

Baptiste


Juste en aparté, c'est quoi la musique du début, je connais, mais je ne me souviens pas du titre...

Merci
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

02 juin 2010 à 21:05:28
Réponse #15

marco 2


Bon puisque le sujet a été déterrer, j'ajoute ma petite pierre tardive.....

Pour améliorer sa ventilation, il vaux mieux utiliser ses abdos....contracter-les et pousser les vers le haut a l'intérieur, puis souffler (en gardant leur position) en abaissant les épaules vers le bas....de cette façon, vous éliminer une plus grandes partie de votre air résiduel sans compromettre l'équilibre des gaz....donc amélioration de la zone tampons des globules rouges, sans débrancher la sonnette d'alarmes.... ;)



Marco en préparation RIFAP.....
quand je rentre dans une foret, je pars pas au combat, mais je rentre chez moi
Moniot van moeren

il y en as pour qui le verre est a moitié plein, d'autre pour qui il est a moitié vide......et pour vous?????

04 juin 2010 à 09:48:55
Réponse #16

REd


Juste en aparté, c'est quoi la musique du début, je connais, mais je ne me souviens pas du titre...

Merci



Description : Le recordman du monde d'apnée, Guillaume Nery s'est amusé à faire du Base Jumping sous l'eau, au dessus du Trou Bleu de Dean (Bahamas). Ce trou bleu est le plus profond du monde avec 202 mètres de profondeur. Musique : Archive - You make me feel

20 octobre 2011 à 16:40:15
Réponse #17

Mani


C'est aussi un sujet qui me tiens a coeur. J'avais lancer un sujet sur la survie en mer et bord de mer ou je parlais de l'apnée. Je pense qu'avoir des notions de base ( ce qu'il faut faire et ne pas faire ) est assez important, je ne parle pas ici de devenir un champion.

Plusieur regles a suivre:

- PAS D'HYPERVENTILATION!!!! Ceci est trop dangereux, certain expert en apnée l'utilise mais ils le font parce qu'ils maitrisent. Cela permet de faire baisser le taux de CO2 dans le sang mais n'augmente pas vraiment le taux d'O2.
De plus le taux de CO2 dans le sang donne au cerveau l'information capitale qui est " j'ai besoin d'oxygene ", si le taux est faussé par l'hyperventilation le cerveau declenchera le signal d'alarme trop tard...

- rester calme et efficace!! Une apnée qu'elle soit courte, longue, en competition ou pour le plaisir doit se faire dans les meilleure conditions. Il faut etre calme et sur de soit, ne pas paniquer et gerer son stress. Ceder au stress et a la panique equivaut a utiliser plus d'oxygene et donc a racourcir son apnée.
Se debattre n'importe comment sous l'eau gaspille autant l'oxygene que les calories precieuses qui pourraientt nous servir a autre chose.

- une bonne preparation!!!! Dans la mesure du possible, si c'est vous qui decider de faire une apnée ( c'est a dire si vous n'y etes pas contraint) il est important de la preparer un minimum avant de plonger. Inspiration profonde non forcée suivis d'expiration profonde forcée sur la fin pour eliminer un maximum de CO2.

- Temporiser entre chaque apnées!!! Evitez d'enchainer les apnées sans prendre le temps de souffler de reuler les taux de gaz de votre sang avant de remettre ca.

- NE PAS PENSER AU TEMPS!!! Le fait de penser au temps nous empeche de nous concentrez sur le reste.
Une phrase de Loic Leferme exprime bien cela " il ne faut pas penser au temps, meme le fait de se dire de ne pas y penser c'est deja y penser...)
- savoir compenser un minimum!!! J'ai vu beaucoup de gens qui descendent a 2m50 et qui ressortent en disant qu'ils ont mal aux oreilles... Normal ils n'ont jamais entendu parler de compensation. Il suffit d'une apnée un peu profonde pour perforer un tympan et en mode survie un tympan percé est encore plus genant que dan sla vie quotidienne. De plus pendant une descente le fait de pas avoir mal aux oreilles permet de mieux gerer son apnée.


Dans un monde parfait l'apnée se pratique au moin a deux, dans une eau qui aurait pour temperature ideale 27 degrés, dans une eau claire et qui ne bouge pas... Ce n'est pas toujours le cas donc ce sont des variantes a integrer avant votre depart, jouez la securité plus qu'autre chose. l'eau froide rend l'apnée tres difficile surtout sans equipement, le courant implique une nage ou un palmage plus intense etc...
Une autre chose a prendre en compte c'est le fait qu'une apnée peut etre faite sur une distance ( traverser un passage ) ou sur la profondeur ( recuperer un objet ou de la nourriture ), ce sont des apnées differentes qui posent chacune leurs problemes.

J'aurai bien d'autre choses a dire sur le sujet mais qui ne cardreraient pas avec le sujet du forum.

J'espere que ces info profiteront a certain.

20 octobre 2011 à 17:22:01
Réponse #18

Karma


Question bête mais tu parles de compenser en descendant... en apnée est-ce qu'il faut aussi rééquilibrer en remontant ?

20 octobre 2011 à 17:30:31
Réponse #19

Mani


En remontée une simple deglutition remet tout a la normale vraiment utile quand tu remonte d'une profondeur de plus de 6 m je pense avant on ne ressent pratiquement pas de gene enfin moi non.

20 octobre 2011 à 19:18:53
Réponse #20

kovaks


Ah, tiens, un sujet que je maitrise, pour une fois... (Je suis MF2 de chasse-sous-marine et MF1 d'apnée. On s'en fout, c'est juste pour dire qu'on se fait torturer sur le sujet de l'apnée lors des exams...).

Plusieurs points :

1 - déjà, parler de "survie" en apnée, c'est assez strange. Survie implique temps à mon sens. En apnée, tu n'auras AUCUN temps pour la reflexion, sauf entrainement préalable. Même sur un sujet très entrainé, la panique vient très vite.

2 - La question initiale étant "comment prendre une bonne inspiration". Ce n'est pas seulement la dernière inspiration avant l'apnée qui compte, qu'aussi les 3 ou 4 précédentes.
Pour s'entrainer, d'abord, comme dit plus haut, se relaxer. Baisser, pour ceux qui maitrise un peu leur corps, le rythme cardiaque. De toute façon, l'immersion provoque (c'est physiologique) une baisse du RC. Les apnées préalables aussi, d'où (entre autres) les meilleurs résultats obtenus entre la première apnée de piscine et les suivantes. L'organisme s'est calmé, etc... (je résume sévère...).
Ensuite, faire une inspiration à fond , pause, puis expiration à fond. 3 fois. ATTENTION! Par "à fond", il ne s'agit surtout pas de faire une hyperventilation! Le tout est à faire "avec mesure", pas facile d'expliquer par ecrit, ça se bosse en bassin, et SOUS SURVEILLANCE.
Une fois ces 3 cycles faits à fond, faire un cycle de 3 inspi/expi normales. Visualiser son apnée si on sait faire... Puis graaaaande goulée d'air , et hop. AVec un peu d'entrainement, on arrive très vite à augmenter ses temps d'apnées. ATTENTION. Mesurer ses temps d'apnée est comme se mesurer le b!te, c'est débile. Je posterai ici un scan d'un article que j'avais écrit sur le sujet pour une revue d'apnée, si ça en intéresse certains, pasque j'ai la flemme de tout réécrire. l'ego et les c*u!lles sont vos deux ennemis.;D
faut apprendre à reconnaitre les signes de soif d'air, déclenché comme très justement dit par David par le surplus de CO2, et non par le manque d'O2, et les apprivoiser. Le ventre qui commence à faire plocploc (en fait le diaphragme qui envoie des signaux pour relancer la ventilation), les muscles qui crament, etc.

On est d'accord, pas le temps de faire tout ça quand on tombe du bateau...

Un  dernier truc en ce qui concerne une remontée d 'urgence. IL est tentant (et psycho) de vouloir regarder la surface (quand est-ce que j'arrive?). Or c'est à proscrire. ça induit une tension au niveau des sinus carotidiens (de mémoire), et favorise la syncope, si les conditions ad hoc sont déjà réunies.
3 - En apnée (comme en bouteille) ne jamais équilibrer ses oreilles en remontant. Inutile, dangereux, source de barotraumatisme.
4 - Attention quant à ce chiffre de 6m. En plongée, le plus gros delta de pression est dès le début. On peut aisément se péter les oreilles dans 5m d'eau...
5 _ comme dit plus haut, la détente est primordiale, le travail musculaire étant une grosse source de conso d'O2.

6 - Exact pour l'histoire de posture des épaules. Je développerai plus tard, je suis sur un mobile, c'est la m*rde taper, et au fond de ma forêt, ça passe pas ...
« Modifié: 20 octobre 2011 à 19:34:27 par kovaks »

21 octobre 2011 à 08:08:12
Réponse #21

Mani


Pour l'histoire de six metre c'est ce que j'expliquai compenser oui dès qu'on amorce une descente on doit compenser mais remonter d'une profondeur de 6m on a pas besoin de deglutir pour eliminer la compensation cela se fait tout seul, au dela une deglutition s'impose.

21 octobre 2011 à 10:48:01
Réponse #22

Karma


Merci pour les infos, à chaque fois que je plonge en apnée je me pose la question... comme je suis déjà à moitié sourd, je suis un peu flippé ;).

24 octobre 2011 à 16:29:53
Réponse #23

huapi


Bonjour tous,

Votre conversation m'interpelle. Je ne suis pas un adepte des activités aquatiques parce que je n'aime pas l'eau, mais dans ma jeunesse j'ai un peu pataugé dans la mer ou l'océan (Indien). C'est à ces occasions que j'ai constaté qu'il m'était impossible de descendre à moins de 3m, car j'avais la tète dans un étau et quelqu'un serrai fort  ;)
J'ai toujours considéré que c'était ma limite physique et qu'elle était indépassable, mais à vous écouter il existerait une procédure magique que vous appelez "compensation" et qui permettrait de desserrer l'étau; Pouvez vous me dévoiler ce secret?
« Modifié: 25 octobre 2011 à 13:36:27 par huapi »

24 octobre 2011 à 16:43:40
Réponse #24

kovaks


ça n'a rien de secret  :)... La douleur que tu ressens (normalement) se situe au niveau des tympans, comme si tu enfonçais un coton tige dans ton oreille comme un bourrin.

La pression de l'eau augmente avec la profondeur (env. 1 bar tous les 10m). Cette pression va s'exercer partout sur ton corps, et aussi sur tes tympans, membranes très souples. Elle va les déformer jusqu'à un seuil de tolérance, et la douleur va apparaitre à ce moment.

La solution est simple, en fait il y en a deux. J'omet le première, trop complexe sans entrainement et aisance dans l'eau (Béance tubaire volontaire, ou BTV). La plus simple, ou manoeuvre de Vasalva, consiste à se pincer le nez, pour le boucher, puis à souffler légèrement par le nez. L'air, bloqué, va partir de l'autre coté, et équilibrer les tympans (pression opposée à celle exercée par l'eau). Cette manoeuvre doit être :
- quasi immédiate lors de la descente (dès le canard idéalement).
- progressive (sans brutalité)
- tout au long de la descente
- sans forcer si ça ne passe pas.

Normalement la descente, sauf contre-indication médicale, ne cause pas les symptômes que tu évoques, le crâne dans un étau, sauf à avoir les sinus bouchés (rhume ou contre indication quelconque à la pratique de la plongée). Si le Vasalva ne fonctionne pas, voir l'ORL.

Tu peux très bien tester le Vasalva hors de l'eau, tu dois sentir tes tympans se déplacer.

Une des raisons de l'échec d'un vasalva est aussi, justement, le stress. Quelqu'un d'aquaphobe a souvent beaucoup plus de mal que quelqu'un qui aime l'eau.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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