Ah, tiens, un sujet que je maitrise, pour une fois... (Je suis MF2 de chasse-sous-marine et MF1 d'apnée. On s'en fout, c'est juste pour dire qu'on se fait torturer sur le sujet de l'apnée lors des exams...).
Plusieurs points :
1 - déjà, parler de "survie" en apnée, c'est assez strange. Survie implique temps à mon sens. En apnée, tu n'auras AUCUN temps pour la reflexion, sauf entrainement préalable. Même sur un sujet très entrainé, la panique vient très vite.
2 - La question initiale étant "comment prendre une bonne inspiration". Ce n'est pas seulement la dernière inspiration avant l'apnée qui compte, qu'aussi les 3 ou 4 précédentes.
Pour s'entrainer, d'abord, comme dit plus haut, se relaxer. Baisser, pour ceux qui maitrise un peu leur corps, le rythme cardiaque. De toute façon, l'immersion provoque (c'est physiologique) une baisse du RC. Les apnées préalables aussi, d'où (entre autres) les meilleurs résultats obtenus entre la première apnée de piscine et les suivantes. L'organisme s'est calmé, etc... (je résume sévère...).
Ensuite, faire une inspiration à fond , pause, puis expiration à fond. 3 fois. ATTENTION! Par "à fond", il ne s'agit surtout pas de faire une hyperventilation! Le tout est à faire "avec mesure", pas facile d'expliquer par ecrit, ça se bosse en bassin, et SOUS SURVEILLANCE.
Une fois ces 3 cycles faits à fond, faire un cycle de 3 inspi/expi normales. Visualiser son apnée si on sait faire... Puis graaaaande goulée d'air , et hop. AVec un peu d'entrainement, on arrive très vite à augmenter ses temps d'apnées. ATTENTION. Mesurer ses temps d'apnée est comme se mesurer le b!te, c'est débile. Je posterai ici un scan d'un article que j'avais écrit sur le sujet pour une revue d'apnée, si ça en intéresse certains, pasque j'ai la flemme de tout réécrire. l'ego et les c*u!lles sont vos deux ennemis.

faut apprendre à reconnaitre les signes de soif d'air, déclenché comme très justement dit par David par le surplus de CO2, et non par le manque d'O2, et les apprivoiser. Le ventre qui commence à faire plocploc (en fait le diaphragme qui envoie des signaux pour relancer la ventilation), les muscles qui crament, etc.
On est d'accord, pas le temps de faire tout ça quand on tombe du bateau...
Un dernier truc en ce qui concerne une remontée d 'urgence. IL est tentant (et psycho) de vouloir regarder la surface (quand est-ce que j'arrive?). Or c'est à proscrire. ça induit une tension au niveau des sinus carotidiens (de mémoire), et favorise la syncope, si les conditions ad hoc sont déjà réunies.
3 - En apnée (comme en bouteille) ne jamais équilibrer ses oreilles en remontant. Inutile, dangereux, source de barotraumatisme.
4 - Attention quant à ce chiffre de 6m. En plongée, le plus gros delta de pression est dès le début. On peut aisément se péter les oreilles dans 5m d'eau...
5 _ comme dit plus haut, la détente est primordiale, le travail musculaire étant une grosse source de conso d'O2.
6 - Exact pour l'histoire de posture des épaules. Je développerai plus tard, je suis sur un mobile, c'est la m*rde taper, et au fond de ma forêt, ça passe pas ...