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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Mort en testant ses compétences  (Lu 17146 fois)

11 mars 2010 à 21:55:20
Réponse #25

Diesel


Il y a beaucoup d'impondérable dans la survie. Trop pour affirmer qui pourrait survivre à coup sûr Lilou.
C'est facile après coup de dire: j'ai pu survivre parce que j'avais le mental, les techniques et tout le toutim. C'est sans doute vrai comme c'est sans doute aussi vrai que le mec d'à coté avait lui aussi sans doute les mêmes capacités mais y est quand même passé.
Ce que l'on voit à la TV n'a rien à voir avec de la survie justement.
C'est une prise de risque calculée. Stroud et l'autre guignol ne se mettent pas en danger sans avoir mis toutes les chances de réussite de leur coté.
Et ils ont suffisamment de jugeote pour dire stop lors que ça risque de partir en vrille. Voir assez de monde autour pour les aider. ;D
C'est une situation accepté, planifié, calculé et même scénarisé. Je ne dis pas que ce n'est pas pédagogique mais ces gars là ne mettent pas leur vie en jeu. Eux ils connaissent les risques.

vaut mieux etre vivant et raconter ces exploit que être sous terre on raconte rien, enfin si aux asticots ... ::)
Je ne crois pas que ce soit le genre de truc qu'on claironne. Un exploit ? non, ça n'a rien d'une performance sportive.
Passer à coté de la mort (pour autant qu'on s'en rende compte), ça fout les jetons quand on est sensé. ça devrait rendre plus prudent, plus réfléchi normalement. ;D
Tu voudrais quoi Géante Verte ? une médaille pour une connerie que tu as fait ou un diplôme de la plus grosse poisse qui puisse t'arriver. :lol:
Si tu restes en vie, tu l'as ta récompense.  ;)

11 mars 2010 à 22:21:20
Réponse #26

Bison


Citation de: Diesel
Si tu restes en vie, tu l'as ta récompense.
Et après, si t'es pas égoïste, tu deviens instructeur de survie de pilotage ... ;D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

11 mars 2010 à 22:34:22
Réponse #27

Wapiti


Croyez-moi quand on se sent mourir et qu'on en réchappe, on a plus vraiment envie de faire des c… après.

11 mars 2010 à 22:57:51
Réponse #28

vagabond


Croyez-moi quand on se sent mourir et qu'on en réchappe, on a plus vraiment envie de faire des c… après.

HS on
Après une expérience de mort imminente (ou clinique, je ne connais pas la définition exacte), je ne vois pas les choses comme ça, je dirai que la relation à la mort est totalement différente, mais c'est une autre histoire qui n'a rien à faire ici.
HS off

Vagabond

« Modifié: 11 mars 2010 à 23:18:32 par vagabond »

11 mars 2010 à 23:34:00
Réponse #29

Bison


Considérations personnelles de haute philosophie, accrochez vous! :

La vie est un jeu.
Pour jouer, il faut risquer de perdre.
Pour jouer longtemps, je n'hésite pas :  je triche! :)
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

11 mars 2010 à 23:35:09
Réponse #30

jeantroovpa


HS on
Après une expérience de mort imminente (ou clinique, je ne connais pas la définition exacte), je ne vois pas les choses comme ça, je dirai que la relation à la mort est totalement différente, mais c'est une autre histoire qui n'a rien à faire ici.

Me semble que l'approche est un peu différente quand tu as vraiment failli y passer avec une de tes connerie et lorsque tu as failli y passer pas à cause d'une de tes connerie. Je suis pas sure qu'on voit beaucoup de NDE (near death experience) quand la mise sur la scelette est volontaire (d'ailleurs il est dit qu'il n'y a pas (ou quasi) de report de NDE dans les cas de tentative de suicide; source wikipedia).
HS off


Citer
vaut mieux etre vivant et
Citer
devenir instructeur de survie de pilotage ...
que de
Citer
raconter ces exploit sous terre aux asticots ...

c'est ca ?  :D
désolé ;#

12 mars 2010 à 00:27:03
Réponse #31

jeantroovpa


Limite vous vous réjouissez de la mort d'un gars (genre il a ce qu'il mérite), et ensuite ça part en bruit complet.
Ce fil c'est un peu n'importe quoi.

Tu as raison mais depuis le début ce qui ressort de ce fil c'est qu'un mec est mort, volontairement ou faute de savoir ou d'expérience; à partir de là on est confronté à la mort de quelqu'un qui a(vait) une passion similaire.
Et ce jours là quelques milliers d'autres hommes sont mort...

On ne peut pas mener l'enquête plus loin alors qu'est ce qu'il y a plus retirer ou à disserter sans tomber dans le jugement-subjectif ?

Que tu veux dire de plus, dans quelle direction veux tu faire aller le sujet ?

---
édité parce que c'était vraiment m**deux ce que j'avais marqué
« Modifié: 12 mars 2010 à 01:24:31 par jeantroovpa »

12 mars 2010 à 07:45:24
Réponse #32

Patrick


Limite vous vous réjouissez de la mort d'un gars (genre il a ce qu'il mérite), et ensuite ça part en bruit complet.
Ce fil c'est un peu n'importe quoi.
C'est bien d'être docte merci de nous ouvrir les yeux  :closedeyes:. Je ne me réjouis pas de la mort d'un motard qui roule à 220 km/h, je me dis juste que les conséquences ont juste été plus en rapport que pour un gamin mort de mucovicidose ou un sauveteur dans une panne d'hélico.

Quand j'ai faillit crever dans un accident de moto alors que j'avais fait le con, je me suis dit tout ce qui arrive est juste, mérité et, au final, pas très cher payé.

12 mars 2010 à 08:29:56
Réponse #33

vagabond


d'ailleurs il est dit qu'il n'y a pas (ou quasi) de report de NDE dans les cas de tentative de suicide; source wikipedia).

C'est ce que j'essaie de dire, une prise de conscience de la vie en y intégrant la mort sans peur, mais sans vouloir y aller beaucoup plus vite que prévu.

C'est bien d'être docte merci de nous ouvrir les yeux  :closedeyes:. Je ne me réjouis pas de la mort d'un motard qui roule à 220 km/h, je me dis juste que les conséquences ont juste été plus en rapport que pour un gamin mort de mucovicidose ou un sauveteur dans une panne d'hélico.

C'est tellement vrai, c'est ce qui me fait penser que ce type à fait son choix et que je ne peux même pas savoir ce qui l'a motivé, alors, le comprendre !

Après, chacun peut penser selon sa propre expérience, ses propres désirs et ses envies les plus secrètes, mais ça ne nous donnera pas le pourquoi du comment.

Vagabond

12 mars 2010 à 09:49:52
Réponse #34

aurochs


Je vais parodier Descartes qui disait que "le non sens est la chose la mieux partagée du monde"... moi je dirais plutot que c'est l'inconscience qui est la mieux partagée du monde...

Je vous invite à regarder sur Direct 8, mercredi 17 à 19h45 : "Les sauveteurs de l'extrême" Entre autre, on y voit des gens souvent chevronnés qui affrontent les Highland l'hiver, au péril de la vie des sauveteurs. Ce qui me met en pétard, c'est la sorte d'égoisme de ces gens là, qui mettent en péril la vie d'autrui, pour satisfaire leur plaisir ou leur orgueil.

Très instructif aussi ( mais c hors sujet ici) de voir ces sauveteurs qui appliquent intégralement le protocole du secouriste (PAS) et ne se prennent pas pour des médecins.

Aurochs 

12 mars 2010 à 10:49:26
Réponse #35

Bison


Salut Aurochs!

Citer
Ce qui me met en pétard, c'est la sorte d'égoisme de ces gens là, qui mettent en péril la vie d'autrui, pour satisfaire leur plaisir ou leur orgueil

Moi j'ai toujours un malhaise en lisant cela ...

Si on allait jusqu'au bout de cette logique, plus personne n'irait en montagne, et ce serait la déprime chez les sauveteurs ...

1. Ces gens là seraient partis (ils partaient bien autrefois ...) avec ou sans sauveteurs.

2. Ces gens là, autrefois, se secouraient bien entre eux.

3. Le sauveteur de l'extrême, ce héros ... il l'a choisi son métier !  Parce qu'il est semblable aux gens qu'il sauve! Et plus c'est difficile, voire risqué de sauver les personnes en perdition, plus il y a de satisfaction à l'avoir fait ... Ce qui fout vraiment en rogne un sauveteur, c'est l'échec de sa mission ... En gros :  arriver trop tard, constater des dégats irréparables .

Un grand merci d'avance à ceux qui ont cette vocation ! Mais ne tapons pas sur l'objet même de cette vocation!
« Modifié: 18 mai 2010 à 07:45:48 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

12 mars 2010 à 10:52:22
Réponse #36

Bison


Décidément, ce fil part dans toutes les directions !

Si on continue sur le sauvetage, j'ouvre un nouveau fil ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

13 mars 2010 à 22:30:25
Réponse #37

Nävis


En lisant les réponses j’ai vu qu’il fallait préparer sa sortie (ce qui semble logique) mais serait-il possible d’expliquer comment vous faite, quelle méthode vous utilisez (grille de risque, méthode document unique, …) et que prenez vous en compte.

Au début, beaucoup commencent de façon empirique. Lectures (de cet excellent forum par exemple), suivi d'expérimentations au fond du jardin, au cours de pique-niques et lors de sortie tranquilles. Après plusieurs ballade, on commence déjà à réaliser ce qui nous manque parfois, ce que le poids signifie, et ce que l'on emporte toujours mais que l'on n'utilise jamais.

Là, normalement il est temps de se poser et de s'interroger sur les risques et sur ce qu'il convient d'emporter (même si on ne s'en sert pas) et ce qui mérite de rester à la maison. Une bonne méthode pour réfléchir est de le faire en pensant à la règle des 3 et aux compétences qu'il faut préserver!

Ensuite on continue l'expérimentation progressive. Avec toujours un back-up! Tu veux chercher ta nourriture toi-même? Pas de problème, mais prends de quoi manger au cas où. Tu veux te débrouiller sans réchaud pour faire chauffer de l'eau à la saison froide? Prends un thermos rempli avec toi si jamais tu échoues. Une nuit bivouac surprise, garde sac de couchage et sursac avec toi. Etc, etc...

Si quelqu'un arrive à me retrouver un lien sur les compétences à préserver, je lui serait très reconnaissante!




13 mars 2010 à 23:00:05
Réponse #38

François


Carcajou N°3 ?
EDIT : Pour ceux qui ne connaissent pas : Carcajou n°3 - SAC À DOS & RÈGLE DES TROIS - page 32 - C.V.M.D.

Et peut être les précédents aussi
« Modifié: 13 mars 2010 à 23:27:32 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

15 mars 2010 à 09:32:27
Réponse #39

Wapiti


Bonjour !

Il y en a pourtant qui ne supportent aucune règle, aucune soumission sans pour autant indisposer les autres. Quelle attitude devons nous avoir envers eux ?

Certains pensent que les fumeurs, les alcooliques, les autres toxicomanes ne devraient plus être pris en charge par les assurances sociales parce qu'ils coûtent cher à la collectivité, puis ceux qui roulent trop vite, pratiquent certains sports, etc.

Le couple Kraft est mort en assouvissant sa passion et tant d'autres encore.

Paradoxe de notre société qui ne nous empêche pas de vivre sous certaines condition mais qui nous empêche de mourir autrement que comme ce qui est convenu.

Mort en testant ses compétences ? Qu'en était-il de ses connaissances ? Les secondes n'impliquent forcément les premières.

À +

15 mars 2010 à 10:33:47
Réponse #40

vagabond


Ma façon de penser est intimement lié au libre arbitre.

Cet homme à fait son choix, comme nous pouvons faire les nôtres, bien sur, pour lui le résultat est définitif mais c'est ce qui nous attend tous.

Alors mourir dans les bois, en faisant ce qu'on aime ou la même au fond d'un lit des suite d'une maladie quelconque, laquelle vous souhaiteriez-vous ?


Il y en a pourtant qui ne supportent aucune règle, aucune soumission sans pour autant indisposer les autres. Quelle attitude devons nous avoir envers eux ?

Celle que nous aimerions inspirer, et pour moi, c'est foutre la paix car personne ne peut s'autoproclamer gardien de la science, du savoir et de la vérité.

Vagabond

15 mars 2010 à 10:44:49
Réponse #41

Bison


Citer
Alors mourir dans les bois, en faisant ce qu'on aime ou la même au fond d'un lit des suite d'une maladie quelconque, laquelle vous souhaiteriez-vous ?

Bon, moi j'aimerais faire ce que j'aime faire le plus longtemps possible ...

Et cela m'aurait profondément vexé de mourir en pratiquant un métier où la règle est de survivre!
Cela me vexe encore aujourd'hui d'avoir survécu en partie par la chance.

Orgueuil? Vanité?
Il faut bien une motivation quand on cherche à "bien" faire son job, ou à "bien" pratiquer une activité à risques ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

15 mars 2010 à 10:54:55
Réponse #42

vagabond


Bon, moi j'aimerais faire ce que j'aime faire le plus longtemps possible ...
Houla, je n'ai pas écrit qu'il fallait être suicidaire ou inconscient, même si c'est mal dit, mais que nous irons tous au paradis (merci Michel POLNAREF) alors, je préfèrerai que ça m'arrive en faisant ce que j'aime plutôt qu'en souffrant mille enfers au fond d'un lit.

Maintenant, ce n'est que mon point de vue mais j'essaie de comprendre (pas toujours facile) celui des autres.

Vagabond

24 avril 2010 à 23:20:47
Réponse #43

aquinatis


C'est dur de juger d'une situation, sans connaître vraiment la motivation du gars (oui c'est licite de VOULOIR partir sans portable, même si c'est un risque - pas toujours: quand je pars en hiver en forêt chez moi, le portable ne passe de toute façon pas), son expérience (visiblement il ne partait pas à l'assaut de la face Nord des Droites en moonboots et tee-shirt), les circonstances exactes de la mort (hypothermie? impossible de faire ce diagnostic là en post-mortem).
L'alpiniste le plus expérimenté prends des risques, toujours: il y a 25 ans que je pratique la montagne, et oui les meilleurs y passent parfois, voire souvent; le caillou qui te tombe sur la tronche, ben n'importe quel backup n'y fera rien si l'engin passe les 100 kilos et les 200 km/h; si peut-être, rester à la maison.
Pouvoir prendre ce risque pour soi-même, en toute conscience, est la condition de la liberté.
Maintenant on vit aussi dans une société où la collectivité choisit d'aller chercher l'alpiniste en difficulté, ou de soigner le fumeur, l'alcoolique, le toxico, et heureusement. J'ai fait du secours en montagne, comme doc du temps où je bossais au SAMU, et franchement jamais je n'ai vu aucun sauveteur, pilotes d'hélico, pompiers ou gendarmes, médecins, se plaindre de risquer sa vie pour le gars qui s'était cassé la gueule sur sa paroi: tous le faisaient avec passion, avec plaisir.
La mort dans ces conditions est toujours regrettable, voire stupide, mais vivre sa passion est un choix, non criticable je pense.
J'ai un peu laissé tomber la montagne, où je ne vais plus si souvent, mais je pars souvent en forêt: je laisse à la maison mon goretex, mo super sac suédois, ma paire d'Asolo haute montagne, ma tente ultra légère, mon réchaud même: pour retrouver le plaisir des vielles pompes en cuir, du sac en coton canvas, du feu à faire soi-même, du tarp rustique, du ciré de base. Le choix de la "non-technologie", que beaucoup pratiquent ici je crois, est un risque en soi. Le choix de partir est un risque.
Même à la limite l'attitude du néophyte qui accumule connerie sur connerie est "respectable", certes pas recommendable, certes pas forcément intelligente. "Into the wild" est un beau film sur la liberté, et bon sang que ce gars là est mort dans des conditions stupides...

24 avril 2010 à 23:39:57
Réponse #44

Raiderscout


Aquinatis

 :up: +1

A+

Christophe.
"Be Prepared !"

25 avril 2010 à 02:56:11
Réponse #45

mirmidon


Aquinatis 

+1

tes propos sonnent juste :up:

Ta réflexion intelligente et ton modèle de respect devrais etre suivie par beaucoup

je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

25 avril 2010 à 08:47:26
Réponse #46

Bison


Bonjour,

Belle réflexion de fond, Aquinatis.

J'aime bien la nuance entre le respectable et le recommandable!

Juste un petit truc "technique" :
Citer
le portable ne passe de toute façon pas
Sauf à avoir réellement essayé le 112 en plusieurs endroits, on ne peut pas être catégorique ...
Et encore ... si le 112 ne passait pas hier, il passera peut-être l'année prochaine  :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

25 avril 2010 à 22:53:00
Réponse #47

aquinatis


Souvent j'ai le portable: mais ce qui est une sécurité parfois est aussi un "pousse au crime", on part ainsi en se croyant safe, on prend peut-être moins de précautions.

J'étais en forêt lors de la dernière tempête, avec l'ami PH. On a dormi dans un petit buron et le matin au réveil un bel épicéa de 30 mètres, tombé la nuit à quelques mètres de nos têtes. D'un côté c'est débile de partir en forêt par une telle tempête (pas vraiment annoncée chez moi ceci dit),mais la soirée à voir courir les nuages, les bruits des arbres toute la nuit, la surprise du matin (quelques centaines d'arbres à terre sur le trajet du retour) valaient vraiment le coup. La sensation d'avoir passé 48h dans un endroit où l'on n'aurait pas du se trouver, la galère de la progression la veille (quelques heures de marche exténuante dans une neige super molle), tout ça en a fait une belle expérience. Pas "recommendable" une fois de plus, pas vraiment safe, ni maîtrisée totalement (cf l'arbre...: comment maîtriser ça, à part "ne pas y être").

26 avril 2010 à 09:17:18
Réponse #48

Bison


Bonjour,

Citer
Souvent j'ai le portable: mais ce qui est une sécurité parfois est aussi un "pousse au crime", on part ainsi en se croyant safe, on prend peut-être moins de précautions.

Eternel débat style C2C et parfaitement stérile :  je reformule et on n'en parle plus?

a) Celui qui prend des risques inconsidérés en comptant sur les secours ... il doit en exister, mais ceux-là on ne peut rien pour eux.

Je pense cependant qu'ils sont (très) rares :  secours ou pas, personne n'a envie d'aller se casser la colonne vertébrale, ou d'aller faire un infarctus en plein soleil "en comptant sur l'hélico". 

Il existe plutôt des touristes que le mileu de la moyenne montagne impressionne et que le GSM rassure quelque peu, en particulier lors de sorties familiales. Mais ce ne sont pas pour autant des casses-cou, ce sont juste des gens impressionnables .  Qu'ils soient forcément inexpérimentés, souvent inconscients des pièges du milieu, c'est naturel. Faut-il leur interdire l'accès à la montagne? Autre débat explosif ...

b) Celui qui a besoin de laisser son GSM à la maison pour se retenir de prendre des risques inconsidérés ... Cela existe? J'en doute un peu :  il y a eu tellement de cas de témérité folle avant les GSM ...

Mais il existe certainement des personnes qui ont besoin de couper totalement toute possibilité de laison avec le monde extérieur pour se sentir tout à fait libre dans leur tête, tout à fait "en harmonie" quand ils sont dans la nature. C'est respectable ... surtout quand cela est annoncé sans détour. Mais franchement, je préfère que l'on ne fasse pas l'éloge de cette attitude sur un forum de survie ...

c) Restent tous les "audacieux mais non téméraires" qui prennent le GSM comme "couche de sécurité", conscients de ses faiblesses, mais conscients aussi que ces 70 ou 100 g d'électronique peuvent un jour ou l'autre se révéler ultra précieux, pour eux-mêmes ou pour autrui.

Je crois que c'est une pratique à la fois recommandable et respectable.
Tout-à-fait dans la philosophie du forum, qui possède d'ailleurs une section dédiée "SAR" - Search And Rescue / Recherche et sauvetage.

Les "limitations" du GSM ont déjà été bien examinées, de même que la spécificité du 112 et les divers moyens de tirer le meilleur parti d'un gsm à l'agonie.

Un jour, on en fera bien une page wiki ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

17 mai 2010 à 11:36:46
Réponse #49

alaindecy



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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