Bonsoir,
excellent sujet que tu nous proposes Roger

Petite contribution empirique et à chaud…(en espérant ne pas être trop redondant avec ce qui est dit plus haut) :
A l’étranger, en situation d’urgence, il m’est arrivé de constater que les sources d’infos sont multiples, exponentielles en cas de crise et avec des degrés de fiabilité très variables.
S’informer en amont : Pour mesurer et évaluer la valeur d’une information, la connaissance du milieu sera toujours un plus, et donc être informer en amont de la situation politique, des enjeux et des risques est essentiel. Ex : connaître les zones d’éruption et/ou sismique, ainsi que les évènement qui s’y rapportent et la réactions des acteurs par le passé (pour ne pas prendre un sujet plus « guerrier »).
Mesurer la valeur de l’info : Il est nécessaire de connaître l’origine de l’information (qui), la zone géographique concernée (ou), comment et auprès de qui cette info a été recueillie (qui et par qui) et surtout le groupe date-heure de recueil de l’info et celui de l’évènement (quand). Ensuite, il vaut mieux recouper cette information pour en mesurer l’exactitude. Donc il est nécessaire de multiplier ses sources (capteurs) locales, nationales et internationales, ainsi que les vecteurs (moyens) pour ne pas être coupé du monde.
Multiplier les sources et à différents niveaux : Capteurs :
- la population selon qu’elle a vécue ou qu’elle rapporte l’évènement
- les autorités locales en prenant en compte leurs origines
- les autorités de tutelles éventuellement : ONG, ONU, etc.
- les forces en présences : nationales (mais là il faut être prudent) et internationales (prudence aussi mais si vous êtes expat ou étrangers au pays c’est plus facile).
- les autorités internationales : ambassade et consulat
- les médias TV et Radio.
Moyens :
- contact physique en usant du conversationnel
- Radio : RFI ou France inter
- TV : LCI (en lisant le bandeau) et surtout BBC ou CNN
- les journaux s’ils paraissent et là attention à leur orientation (politique / ethnique / religieuse)
- les moyens téléphoniques divers à disposition et/ou en état
Quelques précautions : Les populations véhiculent une information plutôt juste quand elles ont vécu l’évènement et que celui-ci est récent. Mais il est souvent difficile d’en mesurer l’ampleur. Cette info se déforme avec le temps et l’éloignement et par le phénomène du bouche à oreilles (l’homme qu’a vu l’homme, qu’a vu l’homme qu’a vu l’ours). C’est aussi la source la plus vulnérable car elle peut être facilement manipulée.
Les autorités locales ont plus de recul et possèdent aussi leurs propres capteurs. Mais selon leurs natures, elles peuvent parfois orienter involontairement leurs informations, ne vous procurant qu’une vision partielle de la réalité.
Les forces locales sont, de mon point de vu, à éviter : elles sont au cœur de l’évènement et ont énormément de chose à gérer. Selon la situation et l’évènement, vous serez traiter comme des VIP ou des indésirables (parfois pire

). Ne prendre contact auprès des autorités locales que si on est connu de leurs services où que l’on connaît particulièrement bien certains de leurs membres (pas forcément les plus hauts gradés).
RFI est assez fiable

. C’est avec CNN les deux médias auxquels je me fie pour l’info brute. Je me réserve l’analyse.
Les ambassades, quand elles sont réactives

, sont les meilleures sources en cas de pépin. Là aussi les expériences sont diverses, mais globalement et partant du principe qu’elles ne nous veulent pas de mal, je suis leurs infos et me fis plus volontiers à leur analyse de la situation à l’échelle du pays, de la région ou d’une ville importante.
Le ministère des affaires étrangères diffuse et tient à disposition un certain nombre de conseils et de conduites à tenir selon les pays ou les zones géographiques (consultable sur le NET me semble-t-il).
A+

Christophe.