Salut à tous, grosse coupure de courant, je retrouve enfin l’usage de mon ordinateur.
@Maritho : « Mais je ne comprend pas comment on peux accepter ou imposer la douleur, la mutilation à sois-méme, un proche ou un individu lambda.... à part bien sur contexte de combat ou médical »
Faut mettre les choses dans leur contexte : les Pokot (qui sont ma référence pour parler) ou les Masaï (qui fonctionnent à peu près pareil) sont des peuples guerriers. La jeune fille qui fuit les mutilations est mise à l’écart évidemment parce qu’elle n’est pas mutilée et donc femme mais aussi parce qu’elle est considérée comme peureuse. Quelle dignité a une femme qui a peur d’un simple couteau ? (c’est pas moi qui parle, hein ?

). Être mutilée, c’est aussi une dignité…
@Mad
Je serais contente d’en savoir plus sur tes activités et celle de ton épousé à l’occasion. On est parfaitement en accord par ailleurs sur la question de l’écoute à donner et de l’empathie nécessaire, même si ce n’est pas un exercice facile. A quels types de procédures penses-tu pour améliorer cette écoute ?
Pour ce qui est de la barbarie, tu dis :
« Et si un chinois était venu dire au début du siècle dernier ou à la fin du XIX° à nos curés et chirurgiens que l'excision des jeunes filles onanistes était un acte barbare et monstrueux ? »
On est bien d’accord qu’on est toujours le barbare de quelqu’un. Cela dit, l’exemple des Chinois au XIXe siècle, même si je comprends le fond de ta pensée, est du coup un sacré contre-exemple puisqu’ils pratiquaient, eux, le bandage des pieds. Or le bandage des pieds et les MGF (mutilation génitales féminines, c’est le sigle officiel) ont beaucoup en commun. C’est dans les deux cas une sorte de question d’honneur dans des sociétés (ou des classes, chez les Chinois) qui y sont très attachées. C’est aussi un moyen de maintenir le contrôle des ventres : si la femme ne va pas « voir ailleurs » l’homme s’assure que les enfants qu’il élève sont bien les siens. Par ailleurs, je crois qu’on ne peut pas nier tout à fait la question esthétique (si si) qui rendait un pied bandé si érotique et rend peut-être la femme mutilée si ce n’est désirable du moins féminine.
Pour ce qui est des pratiques occidentales qui choquent les Africains, la première qui me vient c’est le fait qu’on mette nos vieux dans les maisons de retraite, mais c’est pas tout à fait sur le même plan.
J’ai par ailleurs appris récemment qu’on fait actuellement des chirurgies plastiques de la vulve

. Vous allez peut-être me dire que c’est un choix personnel et que ça ne met pas les gens en danger, n’empêche. Je trouve que ça en dit long quand même sur le type de pression sociale folle que subissent les sociétés occidentales sur l’apparence qu’il faut avoir.
Bref. Ce message a AUSSI pour finalité de me faire passer à 70 posts au compteur parce que Lily, avec le sous-titre "obsédé", c'est quand même pas sérieux