Salut,
Je n'ai pas tout lu sur la Grèce, je me contenterai de partir de ton article:
Le programme d'économies de 4,8 milliards d'euros porte un sérieux coup au pouvoir d'achat, avec une réduction de 60% du quatorzième mois et de 30 % du treizième mois des employés du secteur public (32 % des salariés) ainsi qu'un gel général des retraites. D'une manière générale, toutes les administrations, les entreprises et les organismes publics subissent un tour de vis. Par ailleurs, la plupart des taxes sur la consommation augmenteront. La TVA passera de 19 à 21% et le litre d'essence deviendra 8 centimes plus cher.
L'UE et le FMI rassurés
«Ce sont des mesures socialement très dures et dangereuses pour la croissance», estimait mercredi Alexander Law, économiste chez Xerfi. Pire, elles sont symboliques par rapport à une dette insoutenable qui dépasse 110% du produit intérieur brut, soit quelque 250 milliards d'euros. Sauf qu'Athènes a enfin réussi à rassurer l'Union européenne, qui l'a immédiatement approuvé, ainsi que le FMI. Si aucun de ses voisins n'entend mettre la main à la poche, ils envisagent désormais de se porter caution pour la Grèce, ce qui la protègerait de la spéculation des marchés sur sa solvabilité. Une victoire douce-amère pour le pays conscient qu'il ne peut sortir sans casse d'une crise engrangée par des années de mauvaise gestion
Les économies annoncées portent sur 2% de la dette. C'est à dire pas grand chose ou alors un programme de remboursement sur 50 ans, à condition d'être qu'il n'y ait plus de déficit budgétaire... Or, la mode est au déficit budgétaire depuis 30 ans dans la plupart des grands pays.
La difficulté pour un pays, c'est s'il y a un moment où il faut payer l'addition. La France est aussi très endettée (je vous mets la courbe de la dette depuis 35 ans, reprise sur Wikipédia ). Tant que les prêteurs savent que l'Etat peut continuer à emprunter pour rembourser ses dettes précédentes, personne ne s'inquiète vraiment.
C'est un mode de gestion où l'on emprunte de plus en plus pour payer le fonctionnement et non l'investissement et où l'on finit par emprunter pour rembourser ses emprunts. Ca stérilise l'économie.
Chacun se passe le singe. Et ce sont les générations futures qui paieront... Où sont les dirigeants grecs d'il y a 20 ans?
Après, il faut être honnête, tout le monde profite de la situation: des populations qui profitent à moindre frais de sociétés confortables (quoi qu'on en dise), des politiques qui n'ont pas à annoncer les mauvaises nouvelles, des institutions financières qui peuvent ainsi générer et gérer toujours plus d'argent...
Aucun d'entre nous n'a envie qu'on lui dise que la fête est finie, qu'il faudra bosser 50h par semaine avec 30% de charges et que la retraite ne pourra être envisagée, en fonction de la pénibilité du travail, qu'entre 65 et 75 ans...
Qui peut dire à la Grèce qu'elle doit faire avec la richesse qu'elle produit? Qui a envie d'entendre que la France régresse sur le plan industriel avec une valeur ajoutée moitié moindre qu'en Allemagne?
A+