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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: PSC1 en cours, des questions a poser ?  (Lu 22856 fois)

07 mai 2010 à 19:07:55
Réponse #25

François


Cà me fait une belle jambe si je suis isolé au milieu de l'Atlantique, du Sahara ou au fin fond de la Corrèze :D

Bon, je crois qu'on ne parle pas de la même chose et que c'est un sujet tabou, je regrette de l'avoir abordé.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

07 mai 2010 à 19:17:23
Réponse #26

lambda


ben non, ou tu vois écris ou suggéré que c'est tabou??  ;)
continue à développer, c'est intéressant tout ça...
- qu'est ce qui serait intéressant d'après toi de faire/changer pour combler le fossé entre le secourisme dans l'hexagone et celui que tu as rencontré en Afrique?
- pour permettre à un civil formé aux premiers secours en France de rendre son baggage applicable et efficace dans des contrées "plus engagées"?
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

07 mai 2010 à 21:44:51
Réponse #27

Bison


@ François :

On a beaucoup parlé il y a quelque temps de la valeur du psc1 (ou BEPS) et de ses limitations hors du cadre urbain dans ce post et dans d'autres, d'ailleurs.

Si tu peux apporter ton grain de sel, au niveau des compétences complémentaires que tu as pu apprécier chez tes secouristes de brousse, ce serait certainement un "plus".
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 mai 2010 à 23:42:37
Réponse #28

Corin


Je vais encore faire mon esprit fort mais il y a des fois ou ce genre de question me fait sourire tant on prend la survie pour une discipline olympique. ;D
Chacun y va de sa vision d'une situation de survie, de ce qu'il pense le plus probable selon son activité mais malheureusement c'est tirer des plans sur la comète.
... On s'en sors ou pas. Si on s'en sors, c'est qu'on a forcement eu les compétences nécessaires non ?.  :nana:
T'as raison: en premier, je bouffe le pingouin  :D

Plus sérieusement, je trouve intéressant que chacun livre sa vision sans chercher à se laisser influencer par ce que les autres ont écrit. Cela permet de découvrir des visions différentes voire de dédramatiser certaines situations.

  • Je n'ai aucun goût pour le sujet et n'en suis pas un spécialiste, mais après avoir travaillé avec des « medics » Sud-Africains, il me semble que les formations françaises en secourisme sont bien insuffisantes dans un contexte de survie, et même de vie, en milieu isolé. Il me semble qu'il y a un chainon manquant quelque part entre le secouriste et le médecin urgentiste. Peut-être pour des raisons réglementaires ?

Je suis d'accord avec François.
En France, nous passons le PSC1 pour pouvoir apporter les 1ers soins aux autres. Pour cela, il faut rester dans le cadre légal. On ne peut dépasser la règle et prendre des initiatives qui nous exposeraient à des sanctions pénales.

En revanche, à titre personnel et pour se le pratiquer à soi-même, rien n'interdit de se renseigner et d'apprendre des techniques qui relèvent du corps médical. Il est clair que c'est la responsabilité de chacun de décider de ce qu'il peut se faire à lui-même, étant entendu qu'on ne viendra pas se plaindre contre sa propre action ;).
A partir de là, comme les navigateurs et d'autres, on peut apprendre à poser un garot, s'extraire une dent ou se poser une atelle. Faut juste être conscient que l'on ne pourra se plaindre qu'à soi-même en cas de problème, mais qu'entre ne rien faire et se louper, il y a un risque qui parfois mérite d'être pris.

A+

08 mai 2010 à 08:47:53
Réponse #29

Bison


Bonjour,

Citation de: Corin
On ne peut dépasser la règle et prendre des initiatives qui nous exposeraient à des sanctions pénales.

Mais de quelle règle s'agit-il?

Moi je n'en connais qu'une, avec son corollaire.

1. Tu porteras secours, dans la mesure de tes moyens. (Le premier moyen étant d'appeler les secours.)
2. En cas de nécessité, il n'y a plus de règles. "Nécessité fait loi"

Poussons les choses à l'extrême.

Est-il interdit d'enseigner des compétences qui iraient au delà du PSC1? Dans ce cas, il faudrait interdire d'enseigner la médecine. Ou alors bien spécifier qu'un étudiant toubib à la veille de son diplôme est prié d'oublier tout ce qu'il sait, tout ce qu'il a appris à faire, et de laisser crever quelqu'un sur place plutôt que d'intervenir hors de son champ officiel de compétence.

Est-il nécessaire, par ailleurs, d'avoir le PSC1 pour porter secours efficacement, pour mettre quelqu'un en PLS? Pour pratiquer une réanimation (pratique apprise en dehors d'un cursus officiel)

Le club alpin Belge a une formation de secourisme en montagne qui va un peu au delà du PSC1. Est-ce illégal de donner une telle formation?

Serait-ce illégal de donner un PSC1 accompagné de notions de physiologie un peu plus poussées, qui permettraient de comprendre ce que l'on fait, de voir les tenants et aboutissants?

Faut supprimer bien des cours au lycée, alors!

Je crois pour ma part que c'est tout-à fait approprié, innataquable, pourvu que les enseignants aient la compétence nécessaire. C'est là que se pose amha la seule contrainte légale au niveau de l'enseignement du psc1 :  les formateurs ne sont pas qualifiés pour aller au delà.

Bien sûr, si l'enseignement n'a pas reçu tous les cachets, toutes les signatures ministérielle, il ne peut donner lieu à un diplôme officiel. On s'en fout un peu, non?

Pour ma part, je n'ai jamais hésité à enseigner des choses qui allaient au delà du programme minimum officiel.
Je suis sûr que cela a sauvé des vies, à commencer par la mienne. Mais, d'une certaine manière, j'apprenais à nager à des gens qui n'auraient de toute façon pas le droit d'aller se baigner.

Illégal? Incitation à dépasser une interdiction? Aucun fonctionnaire, aucun législateur n'a jamais eu le culot de s'opposer officiellement à cet enseignement complémentaire ... (Donné en toute "visibilité, enregistré dans les carnets de vol ...)

Ce qui était "hors programme" dans les années 70 et 80 (et mal vu de certains collègues conservateurs) est maintenant incorporé dans les programmes au niveau européen.

Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 mai 2010 à 09:16:13
Réponse #30

Corin


Mais de quelle règle s'agit-il?

Moi je n'en connais qu'une, avec son corollaire.

1. Tu porteras secours, dans la mesure de tes moyens. (Le premier moyen étant d'appeler les secours.)
2. En cas de nécessité, il n'y a plus de règles. "Nécessité fait loi"

Poussons les choses à l'extrême.
Pour prendre un exemple, l'immobilisation d'une fracture. Il y a 20 ans, on apprenait ça à tous les apprentis BAFA Montagne. Aujourd'hui, il en est hors de question.
Idem pour les points de compression. Enseignés autrefois, ils ne le sont plus.

Si tu te retrouves confronté à une fracture ou une hémorragie artérielle et que tu utilises ces techniques, tu t'exposes à plus d'ennuis que si tu en restes à ce que l'on t'a appris.

Est-il interdit d'enseigner des compétences qui iraient au delà du PSC1? Dans ce cas, il faudrait interdire d'enseigner la médecine. Ou alors bien spécifier qu'un étudiant toubib à la veille de son diplôme est prié d'oublier tout ce qu'il sait, tout ce qu'il a appris à faire, et de laisser crever quelqu'un sur place plutôt que d'intervenir hors de son champ officiel de compétence.
Un étudiant en médecine est considéré comme un professionnel très rapidement. Dès la 2ème année, les étudiants commencent à pratiquer en tant qu'externes.
Ils assurent des gardes aux urgences notamment et peuvent ainsi suturer, etc.

A+

08 mai 2010 à 10:29:18
Réponse #31

ulysse


Pour prendre un exemple, l'immobilisation d'une fracture. Il y a 20 ans, on apprenait ça à tous les apprentis BAFA Montagne. Aujourd'hui, il en est hors de question.
Idem pour les points de compression. Enseignés autrefois, ils ne le sont plus.

Si tu te retrouves confronté à une fracture ou une hémorragie artérielle et que tu utilises ces techniques, tu t'exposes à plus d'ennuis que si tu en restes à ce que l'on t'a appris.
Un étudiant en médecine est considéré comme un professionnel très rapidement. Dès la 2ème année, les étudiants commencent à pratiquer en tant qu'externes.
Ils assurent des gardes aux urgences notamment et peuvent ainsi suturer, etc.

A+
Prodiguer des soins c'est un probleme de société et la société évolue. Aujourd'hui on est dans le principe de précaution et donc dans une spécialisation des compétences pour éviter au maximum les dommages collateraux. A l'interieur de ce contexte, se signaler à l'institution competente avant de savoir se debrouiller est coherent. C'est une évolution, certainement qu'elle a ses limites. Notamment dans les endroits ou l'institution spécialisée est absente.

08 mai 2010 à 11:02:29
Réponse #32

Raiderscout


Salut  :)

+1 avec DIESEL
AMHA la chance (quelque soit le nom qu'on lui donne) a son mot à dire indépendamment de nos croyances et de nos volontés...après, la différence se fait sur toutes les autres compétences apprises et maitrisées et avant tout la faculté de faire face moralement puis intellectuellement. Il n'y a pas d'autre explication au fait que l'autre ait ramassé et ne s'en soit pas sorti et pas moi  :blink: le quart de seconde de "choc" passé, il faut reprendre le dessus dans les "3 secondes" en s'appuyant sur ces fameuses compétences.

+1 avec BISON
AMHA c'est un peu l'arlésienne l'histoire du type qui se retrouve à payer toute sa vie pour être intervenu malheureusement au lieu de ne rien faire dans une situation de péril. Chaque situation doit être décortiquée indépendamment de toute autre et c'est le rôle du judiciaire appuyé par des spécialistes (notamment quand des familles dans le deuil portent plainte sous le coup de la douleur ou très mal conseillées). OUI des mauvais gestes il y en a en secours à personne mais cela m'agace profondément de voir les instructeurs ou moniteurs s'appuyer dessus pour en faire des généralités qui pousse ainsi le secouriste à ne pas faire plustôt que d'agir parfois au risque de se tromper (et cela s'applique à beaucoup d'autres métiers à responsabilité). C'est parfaitement contre productif pédagogiquement et cela pousse à l'attentisme et au non interventionism...mais là je m'emporte  ;# 

Seul celui qui ne fait rien ne commet pas d'erreur...mais toute sa vie en est une.

Je vais plus loin que les programmes dans ce que j'enseigne et je me tape un peu de ce que dit la loi quand des personnes sont en péril ou en danger, n'en déplaise au contribuable et au législateur. Ce n'est pas une bravade c'est un fait.

Je ne peux me recycler dans toutes les qualifs passées par manque de temps... donc je n'agis pas ou me cantonne seulement à l'alerte ? Bref je m'abrite derrière des "règles générales" alors que chaque cas est particulier.

En résumé il ne me parait pas concevable que l'action se cantonne aux seules choses et gestes techniques appris quand l'intelligence de situation commande d'aller plus loin. Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi mais d'appliquer le P.A.S. et parfois de dépasser ses droits par devoir.  :closedeyes:

Bon là j'ai l'impression de sortir du sujet alors ne pas hésiter à dégager le post aux oubliettes  ;#.

Chouette WE à tous  ;)

Christophe.


"Be Prepared !"

08 mai 2010 à 11:16:13
Réponse #33

Wapiti


HS.

Tout le monde à le devoir et l'obligation légale, selon ses possibilités, de porter secours à autrui, il n'est point nécessaire d'être diplômé. En revanche, si une personne est connue comme étant elle-même secouriste ou médecin, elle ne peut se dérober à ses obligations sauf si elle se met en danger, comme tout le monde d'ailleurs.

Porter secours, ça tout le monde le sait ou devrait le savoir, ça commence par soustraire à un danger ou l'écarter, ce qui n'implique pas forcément d'intervenir physiquement sur la personne.

À propos de ce que dit Anke, la mort (la sienne propre) quand on la sent venir est acceptée. Heureusement, notre instinct nous commande de la surmonter. Si nous sommes conscients, nous faisons en sorte d'y parvenir en demandant une aide extérieure car nous savons pouvoir y échapper et que seuls nous n'y pouvons rien.

Pour y avoir été confronté récemment, je me souviens qu'à un moment j'ai faillis abandonner. Une paire de baffes, dont je n'ai plus souvenir, m'a ramené parmi les vivants. La suite fut prise en charge par la médecine.

Ni fatalisme, ni mysticisme dans mon attitude, simplement l'impression que je n'étais plus maître de mon sort. Et là, je n'avais pas l'EDC qui va bien.

Survivre c'est se dépasser ou s'y faire aider.

À…

08 mai 2010 à 11:31:09
Réponse #34

ulysse


Ok raiderscout je comprends bien ton discours.
Mais quand je dis prodiguer des soins est un probleme de societé c'est aussi parceque c'est un probleme ethique. Les conaissances sont validée par l'experience. L'experience c'est la pratique régulière. En Australie il existe des association de nageur-sauveteur sur les plages. Ce sont des civils qui s'investissent dans le secourisme en pratique c'est une formation théorique, des entrainements physiques et une permanence secouriste sur les plages. Quand ces gars qui bossent par ailleurs  passent un week-end sur deux à prendre en charge des accidents divers en collaboration avec un systeme de soins, au bout de quelques années je pense qu'on peut parler d'experience et ce systeme inspire la confiance et l'adhesion du citoyen lambda.
Leurs conaissances sont validée par l'experience, et ils ont pu suivre l'evolution et les consequences de chacune de leur action dans ce cadre des dizaines de fois.
Encore une fois on fait avec ce qu'on a sous la main. Donc si tu as pas acces à l'institution spécialisée par isolement géographique ou manque de moyens (dans certains pays c'est comme ça) evidemment tu te débrouille et ça devient une histoire humaine.

08 mai 2010 à 11:38:43
Réponse #35

Karote


Citation de: Corin
Un étudiant en médecine est considéré comme un professionnel très rapidement. Dès la 2ème année, les étudiants commencent à pratiquer en tant qu'externes.
Ils assurent des gardes aux urgences notamment et peuvent ainsi suturer, etc.

A+

Petit HS pour préciser
Juste pour préciser on est externe en 4° année, avant on ne peut pas faire de garde aux urgences. Par contre on a qq stages en service de médecine et chirurgie et la possibilité de faire pas mal de geste si on a la motiv'.

Bonne journée.

08 mai 2010 à 14:14:33
Réponse #36

Corin


+1 avec BISON
AMHA c'est un peu l'arlésienne l'histoire du type qui se retrouve à payer toute sa vie pour être intervenu malheureusement au lieu de ne rien faire dans une situation de péril.

Chaque situation doit être décortiquée indépendamment de toute autre et c'est le rôle du judiciaire appuyé par des spécialistes (notamment quand des familles dans le deuil portent plainte sous le coup de la douleur ou très mal conseillées).

OUI des mauvais gestes il y en a en secours à personne mais cela m'agace profondément de voir les instructeurs ou moniteurs s'appuyer dessus pour en faire des généralités qui pousse ainsi le secouriste à ne pas faire plustôt que d'agir parfois au risque de se tromper (et cela s'applique à beaucoup d'autres métiers à responsabilité). C'est parfaitement contre productif pédagogiquement et cela pousse à l'attentisme et au non interventionism...mais là je m'emporte  ;# 

Seul celui qui ne fait rien ne commet pas d'erreur...mais toute sa vie en est une.

Salut,

J'ai le même agacement que toi pour la prudence à laquelle on nous oblige. Mais on ne peut pas inciter les gens à se lancer dans des actes de secourisme s'ils ne sont pas formés pour.
Quelques pistes sur le site de l'INRS (c'est lié à la sécurité du travail). Ca n'est pas totalement transposable mais pas loin.

Mais dans une société organisée, il est logique que l'on exige notamment en zone urbaine, en raison de la proximité avec des secours, de la possibilité d'être en lien avec un médecin régulateur, que les gens ne prennent pas d'initiatives autres que celles des savoirs qu'ils maîtrisent.

Après, hors d'une zone de couverture, loin des secours, on fait ce que l'on sait puis ce que l'on peut.

A+

08 mai 2010 à 16:09:22
Réponse #37

ulysse



Mais dans une société organisée, il est logique que l'on exige notamment en zone urbaine, en raison de la proximité avec des secours, de la possibilité d'être en lien avec un médecin régulateur, que les gens ne prennent pas d'initiatives autres que celles des savoirs qu'ils maîtrisent.

Après, hors d'une zone de couverture, loin des secours, on fait ce que l'on sait puis ce que l'on peut.

A+
on est d'accord.
pour revenir au sujet ça rentre dans l'analyse de l'environnement et la façon de s'y inscrire de la façon la plus coherente et la plus sure. Cette organisation de société fait partie de notre environnement et la façon d'enseigner le secourisme en tient compte. Maintenant je suis d'accord faut tenir compte egalement de l'endroit ou on l'enseigne. De part la spécificité des accidents qui peuvent survenir dans une zone et la densité du reseau de soins local.
Les soins hors zones de couverture ç'est vrai que c'est de la survie mais est-ce adapté à la demande des citoyens desirant se former au secourisme de façon generale? Je vois plutot ça comme une particularité à enseigner à un public spécialisé (ex: secourisme pour journalistes en zone de guerre, pour soldats, pour marin, pour expat en zone isolée, etc... chaque catégorie ayant des aspects spécifiques à maitriser)

08 mai 2010 à 18:45:48
Réponse #38

Corin



Les soins hors zones de couverture ç'est vrai que c'est de la survie mais est-ce adapté à la demande des citoyens desirant se former au secourisme de façon generale? Je vois plutot ça comme une particularité à enseigner à un public spécialisé (ex: secourisme pour journalistes en zone de guerre, pour soldats, pour marin, pour expat en zone isolée, etc... chaque catégorie ayant des aspects spécifiques à maitriser)

Si dans tes proches tu as un professeur de réa, il peut t'apprendre plein de trucs que tu pourras pratiquer sur toi. Tu es libre. Si tu te loupes et que tu ne te plains pas, l'affaire est claire.

C'est sur cette base de la liberté de chacun de s'appliquer les soins qu'il veut que les navigateurs apprennent à suturer, soigner des dents,... Pour se l'appliquer à eux-mêmes.

Donc libre à chacun d'apprendre pour lui-même.

Enfin, pour le reste, et positiver, si vous prodiguez des soins qui ne sont pas prévus par les textes mais que vous sauvez la personne parce que vous saviez faire le geste, personne ne vous demandera où vous l'avez appris.
Faut juste pas se louper. C'est ce que dit la loi. Elle ne dit pas que vous ne devez pas faire. Elle dit que vous n'avez pas le droit à l'erreur. A partir de là, chacun se détermine.

A+

08 mai 2010 à 20:21:24
Réponse #39

ulysse


bon bah je crois qu'on est d'accord alors.

08 mai 2010 à 21:22:12
Réponse #40

Bison


Citation de: Corin
La loi ne dit pas que vous ne devez pas faire. Elle dit que vous n'avez pas le droit à l'erreur.

On n'a pas droit à la faute ... ce comportement "pas en bon père de famille".
L'erreur en faisant de son mieux pour sauver quelqu'un?
Faire de son mieux, c'est un comportement de bon père de famille.

Imaginons un quinqua avancé, qui voit un enfant mordu par un méchant serpent. On est loin des secours, le quinqua fait ce qu'on lui a appris, il y a quarante ans :  il entaille, il suce, il cautérise. L'enfant meurt. Le quinqua EST un bon père de famille, a-t-il agi autrement qu'en bon père de famille? A-t-il commis par ailleurs un homicide involontaire?

Un diplomé PSC1 prodigue une réa, et le mec meurt (c'est statistiquement, paraît-il, fort probable):  il a fait de son mieux. Pas de problème?
Oui mais, on est demain, et le programme PSC1 exclut désormais le bouche à bouche ... or, le secouriste a pratiqué le bouche à bouche ... Il a fait une erreur? Il paie?
Et si la boîte de défibrilation enregistre qu'il n'a pas massé exactement au rythme idéal, il paie?

Faudrait pas trop se laisser influencer par les films made in usa ...
 
La loi est un garde-fou, elle est destinée à être appliquée d'une manière raisonnable par des hommes et des femmes raisonnables ... Les exceptions, souvent montées en épingle, sont ... exceptionnelles,  et corrigées en instance supérieure la plupart du temps.
« Modifié: 09 mai 2010 à 12:39:38 par Corin »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 mai 2010 à 09:09:25
Réponse #41

attila82


Slt à tous. +1 avec wapiti et bison, et juste pour cadrer le point légal : il est obligatoire de porter secours à une personne en danger, sinon il y a non-assistance à personne en danger. Ca c'est sur. Par contre le simple fait de prévenir les secours EST une assistance, si on peut faire plus, c'est mieux, suivant son niveau de compétences bien sur.
Pour ce qui en est du cadre strictement légal, aucune titulaire du PSC1 ne saurait etre inquiété parce qu'il aura essayé, et que malheureusement, il y a décès. Bien sur, comme dis plus haut, il y a tjrs possibilité de dépôt de plainte de la famille, passage par la case tribunal, mais les juges ne suivent pas et il n'y a pas de condamnation.
Tout ceci dixit les pompiers et corrigez moi si je me trompe.
De tout façon, je pense que, hors présence des secours officiels ou d'une compétence supérieure à la notre, il vaut mieux essayer, quitte à commettre une petite erreur plutôt que de regarder mourrir la victime en disant : mais qu'est-ce que foutent ces p****n de secours.
@+, Pat...

09 mai 2010 à 12:41:58
Réponse #42

Corin


Salut,

Je rajoute un élément: la loi prévoit la sanction de la maladresse ou de l'imprudence. C'est ce qui explique... ma prudence.

Citer
Le secouriste peut engager sa responsabilité pénale s’il commet des actes dommageables par maladresse, imprudence, inattention ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement. (articles 221-6, 222-19, 222-20, R. 622-1, R. 625-2, R. 625-3 du Code pénal)

Pour ce qui en est du cadre strictement légal, aucune titulaire du PSC1 ne saurait etre inquiété parce qu'il aura essayé, et que malheureusement, il y a décès.
Il ne faut pas se tromper: le secouriste a une obligation de moyen pas de résultat. Il doit mettre en oeuvre tout ce qu'il sait mais n'est pas tenu à ce que ça marche.

En revanche, s'il s'y prend mal, oublie un geste ou pire entreprend un acte pour lequel il n'a pas été formé (trachéotomie, garrot,...), etc. C'est là que sa responsabilité pourra être mise en cause.

A+
« Modifié: 09 mai 2010 à 12:47:59 par Corin »

18 mai 2010 à 22:51:24
Réponse #43

StormX


Bonsoir à tous,

j'étais toujours en train de rechercher des infos complémentaires au PSC1 et adaptées à nos activités et je suis finalement arrivé à débusquer la version 2008 du TTA 150 "TITRE XIII - HYGIENE ET PREMIERS SECOURS"

---> Ici

Le pdf débute en nous parlant de l'hygiène, notamment un chapitre complet sur le traitement de l'eau.Ensuite, outre la complète formation du PSC1, l'armée offre un complément adapté aux situations militaires, autrement dit, de nombreux cas, si ce n'est tous, qui peuvent nous concerner.

Une mine d'information "condensée" en 268 pages pour ceux que ça intéresse :love:
 :)

[EDIT] : ouuups, je viens de voir que cela avait déja été abordé ici :-[
« Modifié: 18 mai 2010 à 23:04:24 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

27 juin 2010 à 09:55:15
Réponse #44

sextius









   Salut  :) !

En phase de formation pour etre guide je viens juste d' obtenir le WAFA ( Wilderness Advanced First Aid ) ,
 brevet validant un stage de quatre jours de " secourisme en milieu isole " qui est largement exige et reconnue en Amerique du nord pour travailler dans l' " outdoor " .

    Dispenses par Wilderness Medical Associates ( http://www.wildmed.com/ ) le WAFA et le WFR ( Wilderness First Responder ) sont en general requis pour etre respectivement guide assistant et guide .

      Les objectifs et contenus  de ces stages collent parfaitement aux problematiques de ce fil : Que faire pour stabiliser et durer quand les secours ne sont pas disponibles avant plusieurs heures voire plusieurs jours ?

          Apprehender la scene de l' accident de facon securitaire ; Faire un premier bilan et stabiliser les fonctions vitales puis un examen detaille ,lister les problemes ; Etablir un plan d'action incluant , les soins , la surveillance de l'evolution de la victime , plans d'evacuation si necessaire .

          Voila shematiquement ce que je suis sense etre a meme de gerer  :blink:  .
De fait j'ai la tete comme un ballon dirigeable et bien qu'ayant passe en tant que pompier volontaire quelques brevets et stages je vais mettre qq temps a digerer .

 Tout a fait emballe par la qualite du cours je vous conseil de jeter un oeil ici:   
                http://www.outwardboundcanada.com/results.asp?CourseRID=204 
                http://www.outwardbound.be/template_news.asp?nws_id=13&level=1&lng_iso=NL

   Outward bond est le "sponsor" historique de Wilderness Medical Associates . L'organisation semble prevoir des sessions en Francais ,en France et en Belgique selon la demande .
  Apparement elle fait appelle a des partenaires ( " sponsors " ) pour heberger les cours et recruter les candidats :    Peut etre une opportunite pour le CEET ?

      Bon matin !

  PS : J'ai pas d'actions chez eux  ;) ,  je le ai juste trouves  :doubleup:




27 juin 2010 à 10:36:45
Réponse #45

StormX


Ce forum va finir par obliger la moitié de ces membres à aller s'installer au Canada !  ::)

Merci beaucoup sextius pour nous faire connaitre cette formation. Peut être que David pourra nous en dire plus, il connait surement cette organisme.  :closedeyes:

Sinon, à tous les grand big boss du CEET, on parlait il y a pas longtemps d'un stage de survie niv 1 et 2 d'une semaine, pourquoi pas un stage WAFA / WFR également ?  :-[

Je serais le premier inscris !  :love:
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

27 juin 2010 à 12:03:18
Réponse #46

Patrick


Le CEETS réfléchit depuis sa création à une telle formation de premiers secours autonomes. Toutefois, cela sous entend travailler avec la Protection Civile qui dépend du Ministère de l'Intérieur et Jeunesse et Sports.

Deux structures qui ne sont pas friandes de tout ce qui n'est pas du sérail.

Du reste la philosophie de la chaîne de secours en France reste la proximité en temps d'intervention d'un maillage de secouriste professionnels assez exceptionnels (SAMU/SMUR/Pompiers pro/Pompiers militaires/PGHM/CRS) épaulés aux besoins par un renfort spécialisé bénévole très important (Croix Rouge, Secours spéléo).

Aussi, le credo de devoir se débrouiller seul pendant plusieurs jours est moins pregnant qu'au Canada ou le territoire est infiniment plus vaste et moins peuplé.

On verra bien.

27 juin 2010 à 17:57:00
Réponse #47

Nävis


Sauf que chaque année, les conditions météo et les aléas naturals font que certains coins de France (et de Suisse) sont bloqués, très difficilement accessibles aux secours, eux-même bien surchargés.
Et que ce genre de formation est autant utile à un groupe de sportifs qui part s'isoler dans les Pyrénées, qu'à une équipe de joyeux français(es) qui part en expédition dans un pays lointain. Les cours de WMT en Angleterre sont régulièrement suivis par les équipes de la BBC qui partent faire des reportages à l'étranger, ainsi que par de nombreux guides qui accompagnent les séjours sportifs, treks, etc.

30 juin 2014 à 00:52:36
Réponse #48

Olivier


À l'issue de la formation PSC1, je m'interroge: y a-t-il un intérêt pour un particulier à avoir un défibrillateur (DSA/DAE) ?

Le moins cher que j'ai trouvé est à environ 1000€, c'est un investissement plus que conséquent, mais après avoir analysé ma situation personnelle, je me rends compte que ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée, me retrouvant parfois isolé avec mon père (plus de soixante-dix ans, problèmes de tension, antécédents cardiaques dans la famille), dans un petit village de montagne pour les vacances, dans un pays dont je ne parle pas la langue, avec une couverture réseau assez aléatoire.

Certains parmi vous ont-ils investi dans un appareil ?

30 juin 2014 à 01:06:35
Réponse #49

VieuxMora


Bonjour,

Un investissement municipal est-il envisageable ? Cela peut être utile à d'autres personnes dans un petit village isolé. Voire un achat collectif.

 


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