Toi tu veux des réponses que je n'ai pas.
D'abord faut qu'on réunisse un collectif de personnes ressources, telles Cubitus, médecin urgentiste, Anke, ancien infirtmier urgentiste, je pense aussi à Pao, sous-officier pompier et infirmier SAMU, Pics, pompier et d'autres afin de monter un cahier des charges, sous la houlette de David qui connait le mieux ces activités.
?
Ok, j'attendrais des nouvelles avec impatiente au sujet de ce projet.

Salut,
Loin des corps constitués et des secours organisés, il faut relativiser l'urgence. Voici ce qu'on fait théoriquement en cas d'accident spéléo :
- d'abord parer à l'urgence vitale, éviter le sur-accident,
- puis stabiliser ce qu'on peut,
- on effectue ensuite un bilan de son état,
- mettre la victime dans une position d'attente confortable pour elle (au chaud, bien hydratée et alimentée*)
- la personne désignée pour aller donner l'alerte prend le temps de se reposer si besoin et de prendre des forces avant de partir (on sait très bien qu'une fois partie, cette personne donnera son maximum et risquera peut-être les 3 secondes sans attention pour aider son copain),
- dans l'attente des secours, ceux restés auprès de la victime font simplement ce qu'ils peuvent pour lui assurer une attente la moins mauvaise possible.
- les secours feront le nécessaire pour une meilleur prise en charge de la victime et une évacuation la plus rapide possible.
Merci
Quels types de soins êtes vous formés à donner en théorie afin de stabiliser la victime ?
Salut,
Pour les problèmes en rando un peu musclés, c'est ce qu'on dit et redit de manière récurente:
- Une formation commune ( mais solide ) en secourisme ( avec mises à jour régulières, etc... ).
- Un téléphone costaud avec une bonne batterie ( et batteries de rechange ) pour appeler les secours !
Je suis tout à fait d'accord avec toi, et l'objet de mon post est bien de réfléchir à une formation de secourisme adaptées au activités outdoor.
Pour le reste...
Qui ne le serait pas ?
Un trauma lourd nécessite un équipement lourd, impossible a gérer sans l'intervention des secours ( pompiers / SMUR ) voire secours spécialisés du terrain en question ( secours de montagne, spéléo etc... ).
Il faut se former, mais il ne faut pas non plus attendre de soi-même l'impossible... le premier acte de secourisme c'est savoir quand composer le 15.
Encore une fois, nous sommes en accord complet. Cependant, entre trauma lourd et bobologie, un pont peut être peut être construit et faciliter une attente longue des secours, stabiliser une blessure qui n'attendrait pas les secouristes etc...
Storm X, les questions et points soulevés sont tous interressants, si je peut donner un avis, c'est: d'abord suit tout le programme PSC1, profite pour poser à tes formateurs les questions qui te turlupinent [ La dessus ne t'inquiète pas, le pauvre, je le pousse dans ses retranchements
] et ensuite voyons ensemble ici les points qui auront encore besoins d'être éclaircis, afin de trouver une solutions en se basant sur des possibilités concrettes, crédibles et réalisables et en prenant en compte de présence ou pas de materiel, et si materiel il y a, lequel ou lesquels. Yep !
La dessus
[...]
Si ce n'est pas indiscret, peux tu nous donner des exemples de situations qui te posent problème ou qui te suscitent des interrogations?
Je vais tenter de décrire la situation la plus commune pour moi, une randonnée en solitaire. Cette situation me pose énormément de questions.
Lieux : moyenne montagne / milieu rurale
Durées : d’une après midi à plusieurs jours
Matériel de secours : trousse de secours type (similaire à celles décrites dans le post référent) ; objectif soigner la bobologie
Couverture radio : complète mais attention au relief et souterrains (de fortifications

)
Temps d'attente éventuel des secours : d’une heure à plusieurs jours
Les situations qui peuvent survenir : - Traumatismes des membres, de la colonne vertébrale, du crâne
- Coupures et plaies
- Brûlures
- Morsures de chiens ou autres
- Crise cardiaque
- Accident vasculaire cérébral
- Insolation et coup de chaleur
- Hypothermie
- Déshydratation et hypoglycémie
- Piqûres d'insectes, de serpents, réactions allergiques
- Empoisonnements
Leurs conséquences directes :
- Déplacement réduit ou impossible
- Infection
- Désorientation
- Choc émotionnel (effet chimpanzé)
- Perte de connaissance
- Coma
- Mort
- ?
J’en ai surement oublié, je suis loin d’être un expert…
Dans tous les cas, face à ces blessures, au vu des conséquences et du contexte, les soins à apporter auraient, selon moi, deux principaux objectifs :
- Stabiliser jusqu’à l’attente des secours
- Permettre le déplacement (couverture portable, abri, retourner à la civilisation)Est ce les bonnes solutions ou vaut il mieux faire quelque chose d’autre ?
Face à ce constat…que faire en terme de soin ? Avec le PSC1 je suis formé et préparé à arrêter une hémorragie temporairement et…rien d’autre.
Imaginons rien qu’un instant que je chute lors de ma rando ; fracture à un membre inférieur. Que peux ton faire pour répondre aux deux objectifs cités précédemment ? Immobilisation ? Fabrication d’attelles ? Comment ? Quelle forme ? Comment les placer ? Etc.
Imaginons encore, je m’amuse à sculpter au couteau un morceau de bois, et vlan, je ne respecte pas les règles de sécurité de bases, le couteau ripe profondément dansa ma cuisse. J’applique des pansements compressifs, je peux me déplacer difficilement. Une infection me gagne, que faire pour la ralentir / stabiliser ?
J’arrête là mon imaginaire, on y passerait des semaines tant les cas peuvent être nombreux et différents. Pour moi, la réflexion qui doit être mobilisée est la suivante : quels soins pour stabiliser ma/mes blessures afin de me déplacer et/ou d’attendre les secours le plus longtemps possible.
On revient sur ce que me répète mon formateur PSC1 et au mot d’ordre à la survie :
l’adaptabilitéMais comment on le lit depuis des lustres sur ce forum en particulier, pour pouvoir s’adapter correctement encore faut il avoir été entrainé aux bases, d’avoir été préparé à réaliser certains gestes,
d’avoir pratiqué.Et c’est là qu’était mon attente face au PSC1 : acquérir les bonnes techniques, les bon gestes et les pratiquer « réellement ». Une formation « spécialisée » activités outdoor présenterait, en supplément des acquis du PSC1, les soins permettant la stabilisation d’une victime sur une plus longue durée qu’une trentaine de minute.
Voila, j’espère avoir été claire, étant encore moins qu’un néophyte dans le milieu du secourisme, tout cela reste très flou.
