Bonjour, la contribution que vous allez (peut-être) lire ci-après est une ébauche d'un projet plus ambitieux dont le propos sera de présenter plus avant la lecture et le commentaire d'une contribution de Schwert (c'est son pseudo) en deux parties sur le très bon site
www.outdoor-magazine.com, animé par une connaissance, l'ami James.
Le site et donc les articles sont en anglais, je me suis lancé dans la traduction de l'un d'eux, qui développe très précisément la manière qu'a eu l'auteur de se préparer à l'éventualité de catastrophes naturelles et de situation d'urgence en milieu urbain. Cependant, une bonne part des réflexions développées sont tout à fait transférables à un milieu plus "naturel".
Pourquoi s'intéresser à l'auteurSi vous vous frottez à ses contributions, vous verrez qu'il est proche de bien de nos centres d'intérêts. Ainsi, il pratique la randonnée forestière, le canoé, mais aussi la photographie, et manifeste un intérêt certain pour les belles lames. Il nous propose de très intéressants compte-rendu de ses lectures, d'auteurs états-uniens, souvent "historiques", des pionniers tout court ou des initiateurs de la randonnées en espace sauvage, notamment une jolie présentation de la
Nessmuk trilogy, cet ensemble de trois outils (une hachette double fer, un grand couteau et un pliant, mis au point par son créateur au XIX
e siècle pour subvenir à ses besoins dans le cadre de parcours sauvages de longue durée dans une optique de légéreté (MUL déjà?)
Mais surtout, il agit aussi en fonction de son expérience. Il nous montre ses divers kits d'urgence réalisés ou revisités à la lumière de son "vécu", puisqu'il s'est retrouvé pris dans le séisme de 2001 qui frappa le centre de Seatlle.
Une méthode quasi scientifiqueEst-ce dû à sa formation de chimiste ou à son métier d'analyste-programmeur, il a conçu plus que des kits mais une quasi-méthode comprenant à la fois des objets, mais aussi des règles de comportement, il insiste sur la nécessité du savoir-faire en matière de survie.
Point de départ de son raisonnement: une analyse documentée de la situation particulière de la ville de Seattle...... mais aussi de son lieu de travail. Sont recensés d'une manière quasi-géographique les caractères climatiques (zone hyper océanique à hiver doux, qui le pousse par exemple à remarquer que quelques centimètres de neige revêtent alors un caractère catastrophique), géologiques (zone sismique à haut risque, volcanisme), les contraintes des lacs qui traversent la ville sur les déplacement, le risque humain n'est pas négligé (il revient sur les émeutes anti-OMC de Seattle et la perturbation des transports qu'elles ont engendrée). il envisage aussi les contarintes légales du port d'arme dans sa région.
Des scénarions catastrophiquesIl developpe ensuite, peut-être rapidement dans son article, des scénarios probables de déroulement de catastrophe; il n'oublie pas le risque terroriste. Cette partie est nourrie de son expérience mais aussi de ses propres besoins et de ses engagements collectifs.
L'article envisage comme un fil directeur la survenue d'un séisme à son lieu de travail. Il passe alors à son approche de l'équipementce qu'il nomme son approche par "cercles (
rings) concentriques". Il détermine en fait un scénario général de "sortie de crise:
-sortir si possible indemne de la zone touchée
-se soigner ET soigner les autres
-leur porter secours
-prendre des nouvelles et en donner
-retourner chez lui
Les kits en cercles (rings) concentriquesSans se focaliser uniquement sur l'aspect matériels des choses mais en insistant aussi sur les savoir-faire (dans l'emploi de chaque objet, dans l'enchaînement des gestes à faire en cas de..., dans l'emplacement de chaque objet, chaque kit, et même avec une réflexion sur chaque étape de sa journée de travail, en envisageant le kit d'urgence dont il pourrait disposer, Schwert nous décline précisément, et photos à l'appui, le contenu et l'intérêt de chaque kit.
Si vous êtes sages

je m'efforcerai de reprendre celui-ci, mais pour faire bref, voici globalement l'articulation de l'ensemble:
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on-body kit, le kit sur soi, principalement dans un gilet en laine et sur la ceinture.
2,5 kg de haute technologie ET de tradition
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Hat/coat kiten complément du premier
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shoulder bag kit plus d'élément dans une besace
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desk kit le materiel d'urgence et de premier secours fourni par sa société revisité à sa sauce
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car kit devinez...
A chaque fois, l'association de produits traditionnels: gilet en laine, pantalon en toile huilée ou très techno: radio multibande, Leatherman Juice.
Autre constante, la redondance: dans chaque kit plusieurs moyens de faire du feu (5 en tout je crois), 4 lampes, et surtout plusieurs couteaux avec un faible pour les production Ingram (un superbe Lacer).
En plus de mettre l'accent sur les communications (radio et transport)en situation de crise (ce qui est assez rare), Schwert propose une approche certes individuelle (comptes sur toi!) mais aussi altruiste (il est bénévole sur son lieu de travail et dans des équipes de soutien humain et radio aux secours et n'exclut jamais le secours aux autres. Collègues ou amis avec qui il dit se réunir pour envisager les scénarios de crise. Et c'est là l'intéressant, le risque majeur aux Etats-Unis d'Amérique ( malgré d'énormes couacs récents) est traité et envisagé par tous les échelons du pays depuis bien plus longtemps et avec plus d'efficacité que par chez nous.
Bon ça va je n'ai pas été trop long???
To be continued