Bon, alors je prends mon stylo rouge de professeur de philo pour corriger la copie.
NéoBio, on ne peut pas deviner tous les sous-entendus de ton hypothèse. Il faut préciser les mots et contexte.
et si on était obligé de survivre, d'aprés vous quel serait la premiere catastrophe qui nous forcera à survivre?
Survivre: a priori, je devine que tu sous-entends qu'il s'agit de vivre dans des conditions difficiles ou faisant appel à des pratiques, techniques oubliées ou précaires. En effet, ce que certains appellent survie aujourd'hui n'était que vie il y a un siècle ou deux ou est encore la vie aujourd'hui à quelques milliers de kilomètres d'ici.
La première catastrophe qui nous forcera à survivre: tu sous-entends qu'il y en aura plusieurs. Tout cela est bien orienté et inquiet.
La vie n'est-elle pas une perpétuelle adaptation? Il y a seulement 30 ans, personne n'avait d'ordinateur individuel, d'internet ou de téléphone portable (quand on voyait un gars téléphoner avec son bibop, on se foutait de sa gueule). Aujourd'hui, tout cela est normal et a généré de nouveaux comportements. A ce moment-là, la sidérurgie lorraine manifestait, l'inflation était à 12%, le pire était annoncé. Il n'est toujours pas là même si ponctuellement certains ont vécu des moments très difficiles.
Ton hypothèse fait la part belle aux théories du catastrophisme. C'est oublier que l'homme sait s'adapter et évoluer dans un environnement en évolution permanente. Il le fait depuis des milliers d'années.
Derrière ta question sourde une inquiétude qu'il faut arriver à relativiser. Quelle catastrophe peut nous toucher et quelles en seraient les conséquences à moyen ou long terme?
Dans un pays développé, les difficultés peuvent être liées à un événement climatique de portée moyenne (importante à l'échelle individuelle pour quelques-uns mais supportable pou rla collectivité) comme les tempêtes ou un épisode de neige. Les difficultés économiques sont aujourd'hui aidées par la collectivité alors qu'autrefois elles l'étaient par les familles. On peut toujours imaginer un effondrement brutal de ce système mais ça ne s'est pas vu depuis plus de 60 ans.
La crise actuelle est-elle un signe annoncateur d'un futur plus difficile? On peut toujours faire dans le catastrophisme.
Dans la durée, les choses évoluent et ça n'est jamais tout blanc ou tout noir. La dernière étude sur le logement en Frane constate qu'il est plus cher de se loger qu'il y a une quarantaine d'années mais aussi que le confort a progressé et la taille des logements aussi avec en moyenne une pièce de plus par famille.
A+