Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Réserve et BOB - Partage.  (Lu 10714 fois)

31 janvier 2010 à 20:23:27
Réponse #25

Kilbith


Il y a un élément qui est un peu trop absent de ce fil, je crois, c'est que l'homme est un animal social. Dans tous les groupes que j'ai vu vivre ou survivre dans des conditions difficiles à travers le monde, l'entraide était la règle. Pas parce que c'est moral, mais parce que c'est comme çà qu'on a les meilleures chances.

+1

tu pourras venir à l'artigue ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

31 janvier 2010 à 21:47:42
Réponse #26

vagabond


En fait le vrai pb, pour moi, ce ne serait pas vraiment les autres, ça serait moi...
Je ne crois pas que tu sois le seul concerné, jusqu'où suis-je capable d'aller ? Est-ce que je resterai assez vigilant ? Et surtout, pour beaucoup, comment vais-je supporter ce que je suis vraiment ?

Il y a un élément qui est un peu trop absent de ce fil, je crois, c'est que l'homme est un animal social. Dans tous les groupes que j'ai vu vivre ou survivre dans des conditions difficiles à travers le monde, l'entraide était la règle. Pas parce que c'est moral, mais parce que c'est comme çà qu'on a les meilleures chances.
D'ailleurs, qui dit que ce n'est pas l'autre couillon du coin de la rue qui vous sortira de dessous les décombres de votre maison, ou que vous n'aurai pas besoin de lui pour en sortir votre gosse ?
L'un n'empêche pas l'autre, je n'ai jamais écris ni lu que l'on devait organiser l'euthanasie de tout le monde, juste que je ne suis pas mère Thérésa et il est hors de question que j'aide tout ce qui passe pour quémander un morceau. Maintenant avec celui ou celle qui peut m'apporter quelques chose, les paramètres sont différents.

Une communauté est entrain de poser ses bases, comme toute forme de société, elle ne correspond pas à tous le monde.

Si on regarde bien, ce sont les arguments qui font les SDF d'aujourd'hui, ils n'apportent plus assez à la communauté. Pourquoi devrais-je penser différemment en cas de m*rde dans le ventilo ? Quelle morale peut me demander d'aimer et d'aider mon prochain juste parce qu'il est dans le caca ? Surtout qu'aujourd'hui, quand je soulève la problématique des préparatifs, il me rit au nez.

Je crois que ce n'est pas idiot de prévoir son BOB, ou son catakit, ou ses réserves en tenant compte qu'on sera peut être beaucoup plus nombreux que prévu. En se concentrant éventuellement sur ce qui est vital. Abri, eau potable, premiers secours.
Pour les gens dans ma situation, préparatifs = sacrifices. Faut-il que je sacrifie encore plus pour les personnes qui pensent que rien ne peut leur arriver ? Ceux la même qui crient au paranoïaque quand j'essaie de leur faire comprendre.

Vagabond

31 janvier 2010 à 23:26:42
Réponse #27

François


Il n'est pas dans mon idée de faire la morale :lol:
Seulement d'indiquer ce qui marche selon moi. Rien de bien original : l'union fait la force, même quand on ne choisi pas ses alliés.
EDIT : j'aurai du ajouter, encore mieux quand on peut choisir ses alliés, et merci Didier :)
« Modifié: 01 février 2010 à 18:32:43 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

31 janvier 2010 à 23:55:46
Réponse #28

vagabond


Il n'est pas dans mon idée de faire la morale :lol:
Seulement d'indiquer ce qui marche selon moi. Rien de bien original : l'union fait la force, même quand on ne choisi pas ses alliés.
Je suis entièrement d'accord avec toi, mais là ou j'ai un énorme doute, c'est dans la mise en application.

Tous les pays qui ont traversé des crises graves nous ont laissé des témoins qui racontent presque tous la même chose : Les prédateurs de tous ordres n'ont pas un profil type, ce sont juste des sangsues opportunistes.

De plus, toute personne qui n'a pas anticipé un tant soit peu et qui vit comme une cigale prête à me vampiriser quand la bise arrive, risque fort d'être un vrai handicap sans compter que c'est l'approbation tacite de toute les dérives.

L'union fait la force, mais je vois ça comme dans la rue, avec des gens qui ne sont pas ceux que je choisirai comme amis mais c'est exactement les personnes avec qui demain n'est plus un rêve mais un espoir.

Vagabond

01 février 2010 à 07:00:23
Réponse #29

Gwangi


Citer
Je crois que ce n'est pas idiot de prévoir son BOB, ou son catakit, ou ses réserves en tenant compte qu'on sera peut être beaucoup plus nombreux que prévu. En se concentrant éventuellement sur ce qui est vital. Abri, eau potable, premiers secours.
Un peu comme le couvert "en plus" si quelqu'un débarque à l'impromptu : quand il y en a pour 2 (nous on est deux), il y en a pour 3. Bien d'accord sur le principe, mais comme les situations de catastrophe sont plus ou moins "à durée indéterminée", prévoir en fonction est tout aussi difficile que de prévoir seulement pour soi et sa petite famille. Après, heureusement bien sûr que cela n'exclue en rien les comportements d'entraide.

01 février 2010 à 09:02:39
Réponse #30

Wapiti


Bonjour !

Rappelons un principe majeur : Avoir des réserves c'est bien, penser aux solutions pour les renouveler avant épuisement, c'est mieux.

Pour avoir des amis, il suffit de pendre un jambon à sa porte, une fois mangé, les derniers se disputent la ficelle.

Une certaine solidarité se construit autour d'une relative abondance, la pénurie génère l'adversité dans un premier temps. Elle peut se révéler dangereuse, sinon fatale. Ensuite, l'entraide revient dans la misère générale, avec toujours en parallèle une prédation par nous mêmes ou extérieure.

On rencontre des opportunistes dans les deux camps et c'est logique.

Quand il y en a pour deux, il y en a pour trois, quand il y en pour trois… C'est vrai, on peut partager une baguette en cent parts égales, voire plus, ce n'est pas pour ça qu'après personne n'a plus faim.

Un peu HS.
Vu à la télé, il y a 45 ans, on demandait à une passante quoi faire pour une famine en Afrique. Réponse :
– Il n'y a qu'à leur donner un bol de riz par jour.
– Mais ils sont des millions.
– Alors, une cuiller !

Cette personne était plus soucieuse d'arranger son maquillage pour être vue à son avantage que que du sort des intéressés.

À +


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //