Je sors de ce film de Clint Eastwood. J'ai passé un très bon moment.
J'ai pensé vous en parler parce que, d'une certaine manière, il parle de survie. Tout le film, basé sur le personnage de Mandela et sur celui du Capitaine de l'équipe de rugby sud-africaine en 1995, parle de dépassement de soi. Pour gagner une coupe du monde, pour diriger un pays mais aussi, d'une autre manière, pour pardonner à des gars qui vous ont mis 27 ans dans une cellule de 6 m2.
Ca parle de ne pas être cassé par les autres, de se relever quand on est complètement découragé. Plutôt que de devenir complètement lyrique (si ce n'est déjà fait...

), je vous livre le poème dont il est question dans le film. Il m'a beaucoup impressionnée. J'imagine que beaucoup d'entre vous le connaissaient déjà... (traduction française à la suite)
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
Depuis l'obscurité qui m'envahit,
Noire comme le royaume de l'enfer,
Je remercie les dieux quels qu'ils soient
Pour mon âme indomptable.
Dans l'étreinte féroce des circonstances,
Je n'ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l'adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.
Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l'horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.
Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.