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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Réelle situation de survie  (Lu 8285 fois)

03 juin 2007 à 17:13:49
Lu 8285 fois

Gofannon


Je me posait une question.
Est ce que l'un de vous à t-il déjà fait face à une vraie situation de survie où votre matériel et vos connaissances ont permit de vous en sortir sans dommages?
(pas de situation de survie urbaine qui sont malheureusement trop fréquentes)

Parceque je me demandait si le fait de s'intérréssé justement à la survie n'avait pas un rôle préventif dans les risques de vivre une vraie situation où notre vie ou du moins notre santé est en jeu.
''Ce n'est pas la façon dont la lame est aiguisée qui fait le talent du sabreur.'' Yvan Andouart
''Le couteau a beau être tranchant, il ne peut tailler son manche.'' Mahmud de Kachgar

03 juin 2007 à 21:08:08
Réponse #1

Anke


Bon, c'est peut-etre débile...
Très interressé par tous les posts ( et notamment celui concernant le mec mort de froid sur le gr 20 et les schémas mentaux, et le petit livre mémo), je me suis posé la question suivante :
A partir de quand s'estime-t-on en situation de survie. Je veux dire, moi ( pékin moyen avec un  peu de connaissance de rando, sans plus) quand je vais m'apercevoir que "ça chie", n'est-il pas déjà trop tard.
Je veux juste faire allusion aux faux sentiments de sécurité ( genre : " meuuuuh non, ça va le faire !) que l'on peut générer, surtout seul.
Pour ma part, j'aimerai votre avis sur ma manière de procèder, je vous la livre pour recevoir vos conseils, vos critiques.
Je pars, seul, en général pour une journée avec bivouac( gr 21, en Normandie), retour le lendemain de bonne heure. Je laisse à mon épouse le trajet prévu et lui téléphone( ou un "texto" )vers midi ( je pars vers 5h) et vers 20 h ( pour lui faire un bisou à elle et aux mômes).
Je pars du principe que si je suis " au taquet", pour moi il est déjà trop tard ( mon boulot en libéral: si je ne bosse pas, je ne mange pas !)
J'ai même ( vous allez rire) gravé un point d'interrogation sur ma blague à tabac ( fumeur et pauses) pour penser à ... penser !
Ma réflexion est peut-etre déplacée, je suis peut-etre timoré et devrais me mettre à la couture ou au macramé. Mais peut-etre aussi avez vous vos propres modes de fonctionnements, pour garder en esprit une certaine "méfiance" ou tout du moins un certain éveil pour ne pas dépasser ce point limite sans s"en apercevoir..
En espérant ne pas avoir été trop brouillon...

03 juin 2007 à 21:24:42
Réponse #2

enzo


Peut-être à partir du moment ou tu te poses réellement la question ?!!!  :-[
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

03 juin 2007 à 21:25:41
Réponse #3

guillaume


Je me posait une question.
Est ce que l'un de vous à t-il déjà fait face à une vraie situation de survie où votre matériel et vos connaissances ont permit de vous en sortir sans dommages?
(pas de situation de survie urbaine qui sont malheureusement trop fréquentes)

Parceque je me demandait si le fait de s'intérréssé justement à la survie n'avait pas un rôle préventif dans les risques de vivre une vraie situation où notre vie ou du moins notre santé est en jeu.
Pour moi, apprendre les techniques de survie est une certaine philosophie. J'aime savoir me débrouiller tout seul avec l'aide de Mère Nature. J'aime aussi être prêt pour "le cas où". J'aime aussi à penser que je peux vivre qu'avec mon sac.
Bref, on peut voir ça comme de la prévention. Je n'ai jamais été confronté à une réelle situation de survie, j'ai eu quelques déboires mais rien de plus. Les seules expériences "survalesques" que j'ai eu, sont mes trips de survie alors bon...  ::).

a+

03 juin 2007 à 21:26:55
Réponse #4

Corin


je me demandait si le fait de s'intérréssé justement à la survie n'avait pas un rôle préventif dans les risques de vivre une vraie situation où notre vie ou du moins notre santé est en jeu.
On pourrait définir la survie par le fait que plusieurs items manquent (nourriture, eau, protection contre la pluie, le froid,...) ou que les conditions (météo, physiques, matérielles) ne sont plus réunies.

En fait, nous avons tous connu des situations border line. Une randonnée que l'on termine sans bouffe, une nuit où l'on ne dort pas parce que l'on a trop froid, une hypothermie passagère, un parcours facile brutalement enneigé, un sac à dos qui dévale la pente et répand son contenu loin de toute main secourable...

Bref, il y en a des dizaines de situations où le fait de comprendre comment elles peuvent déraper permet d'éviter le pire.

Autrement dit, la question que tu poses n'est pas de savoir combien de fois on a connu une situation de survie mais combien de fois on en a évité.

A+
« Modifié: 04 juin 2007 à 07:25:58 par Corin »

03 juin 2007 à 23:16:53
Réponse #5

Sayamon


Ben je sais pas mais bon quand ça commence à partir en vrille on le sens quand meme... de la à dire que c'est de la survie j'en sais rien.

Mais bon là on va encore tomber dans de la définition de mot pour savoir ce que "survie" représente pour nous.

Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

04 juin 2007 à 00:12:33
Réponse #6

PlatypuS


Peut-être à partir du moment ou tu te poses réellement la question ?!!!  :-[

Peut-être un peu subjectif comme limite, non?

N'est-on pas en survie dès l'instant où la perte de contrôle de la situation menace notre vie, présente un risque pour notre intégrité corporelle (selon des critères objectifs) ?

Je me rends compte avec ce que je propose que cela implique :
_un état où l'on est en survie sans le voir... (manque de discernement ??)
_et un autre où l'on est conscient des risques que l'on prend (la situation ne part pas en sucette) et donc où l'on n'est pas en état de survie...

M'enfin... à débattre...
Mon avis à 2 balles !!
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

04 juin 2007 à 06:53:46
Réponse #7

Corin


A partir de quand s'estime-t-on en situation de survie. Je veux dire, moi ( pékin moyen avec un  peu de connaissance de rando, sans plus) quand je vais m'apercevoir que "ça chie", n'est-il pas déjà trop tard.
Je veux juste faire allusion aux faux sentiments de sécurité ( genre : " meuuuuh non, ça va le faire !) que l'on peut générer, surtout seul.
La question que tu poses sous-tend une vraie problématique: à quel moment faut-il arrêter l'activité dans laquelle on s'est engagé? A quel moment faut-il considérer que l'on doit renoncer? A quel moment doit-on s'estimer en danger?

Les trois décès de la semaine dernière sur le GR20 sont là pour nous rappeler qu'il ne s'agit pas d'une question inutile. Nos activités ne sont pas sans danger.

Il faut considérer en premier la conformité de la situation avec les prévisions ou la programmation: tu pars pour une randonnée légère en montagne, la neige tombe et tu ne l'as pas prévu. Voilà une situation qui peut dégénérer et où le fait d'avoir envisagé ce qu'il faut faire peut t'éviter de prendre une décision fatale.
En second, il faut considérer l'intégrité physique: une coupure même légère, une brulûre même limitée sont des signes qui doivent alerter.
En troisième, il y a l'intégrité matériel: perdre tout ou partie de son matériel, destruction partielle ou totale...

C'est là où le kit de survie sert de repère: si tu t'en sers, c'est que tu as atteint la limite et que tu es en situation de survie.

Donc, on ne peut pas dire à quel moment on se trouve en situation de survie: une simple hypoglycémie peut mettre quelqu'un en danger. Il faut prendre l'habitude de fixer des limites et les respecter. Un effort physique n'est pas anodin et toute différence (des trois critères évoqués plus haut) avec la pratique normale doit alerter.

A+
« Modifié: 04 juin 2007 à 07:27:56 par Corin »

04 juin 2007 à 07:58:20
Réponse #8

mazzeru


Salut,

Pour moi, il y a la survie immédiate et la survie envisageable, ou situation à risque.

Je m'explique.

Survie immédiate, et ça, je l'ai déjà vécu. Je plonge avec un pote , profondeur 36 métres.
Probléme de détendeur chez lui, plus d'air car il fuse ( le détendeur). Remontée d'urgence...
On ne se pose pas de questions, les réflexes jouent. je vérifie instinctivement la vitesse de remontée.On passe à deux sur un détendeur. le pote est inquiet, mais ne s'affole pas, il est confiant car entrainé.Palier à 5 métre... on économise le bloc Ouf!!! on replongera l'après midi. ;)

Survie envisageable ou à risque. Là aussi, c'est du vécu. Randonnée dans les Alpes avec de la neige et des potes. Le brouillard arrive, la nuit avec. on ne trouve pas la grange indiquée sur la carte dans laquelle on a choisi de dormir. Par ailleurs, nous n'avons pas de tente. Nous marchons une bonne partie de la nuit en tournant en rond. Nous finissons par trouver la fameuse grange vers minuit et nous passons une très bonne nuit dans le foin.
Au matin, dégagé cette fois, nous constatons que nos traces sont passées très prés d'un beau ravin... Et alors, on se dit qu'on est passé assez près d'une situation critique...
Bien sur , on aurait pu faire un igloo, ou envisager le bivouac dans la neige, mais avec des si, on refait le monde.

Des exemples comme ça, chacun pourra sans doute en donner quelques uns.
A mon sens, ce n'est pas le matériel qui fait la différence, c'est surtout une bonne expérience du terrain et parfois un petit sixiéme sens ou une bonne étoile.

En effet, si l'on veut éliminer les situations à risque de la vie, il faut acheter un coffre dans une banque et s'enfermer dedans.

04 juin 2007 à 09:13:35
Réponse #9

aurochs


 ^-^ D'accord avec Mazzeru. Il y a les galères objectives et lessituations à risques plus subjectives.

En s'entraînant à la survie c'est plutôt celles-ci auxquelles on se prépare. Elles ont beau être sbjectives, elles 'en sont pas moins réelles dans certains cas. ex : GR corse, Guyanne...

En ce qui me concerne, je pense que ce sont certaines galères limites qui déclenchent notre préparation. Du vécu ?

J'avais 15 ou 16 ans, avec la famille dans les Vosges. A l'hôtel, je remarque sur une carte qe lelac noir et le lac blanc ne sont séparés que par une crête. Excursion au lac noir, je propose de passer au lac blanc par la crête... Sans carte ni boussole... Bonne neige poudreuse dans laquelle on s'enfonçait bien... Et grosse frayeur ! On a quand mêmeréussi (mon père resté à l'hôtel avait déjà alerté les secours). Depuis, je ne me sépare pas de ma boussole, mini sur ma montre.

Je ne vais pas encombrer ce fil de mes multiples galères, Mais je pense que ce sont à aque fois des avertissements sans frais qui nous forcetà réfléchir et à envisager de vrais situations de survie.

Aurochs

04 juin 2007 à 09:21:06
Réponse #10

Kilbith


Bonjour,

Je ne parlerais pas ici des multiples galères....dans lesquelles les connaissances "Randos/survis" sont utiles.

En revanche, ayant été confronté à AZF sur Toulouse. Je peux confirmer que la préparation et une bonne connaissance/réflexion/anticipation ont été un avantage énorme dans le cas d'une vraie catastrophe non anticipé.
La situtation à été délicate, elle aurait pu devenir alarmante. Une bonne connaissance des phénomènes météo, des risques chimiques..etc...Ont permis une gestion correcte de l'évènement.

De même, la réaction lors d'accidents de la route : Protection, avertissement, évaluation de la situation, appel des secours après avoir repéré l'endroit exact...Ont favorisé la gestion de la crise.

Donc rien de Ninjaesque, juste du bon sens, de l'anticipation et quelques connaissances qui aident à déchiffrer la siutation et à orienter l'action

Did, ;)

04 juin 2007 à 10:24:41
Réponse #11

Gofannon


Je pense que le fait de se préparer matériellement et mentalement à une situation de survie permet d'éviter d'avoir à faire face à une vrai situation car on se rend compte des risques que l'on cours.
Par exemple, je ne m'éloigne plus de mon sac lors d'une randonnée, je me débrouille pour toujours avoir une lame et de quoi faire du feu sur moi, je fais moins l'abrutis dans les arbres quand je suis loin de chez moi...
''Ce n'est pas la façon dont la lame est aiguisée qui fait le talent du sabreur.'' Yvan Andouart
''Le couteau a beau être tranchant, il ne peut tailler son manche.'' Mahmud de Kachgar

04 juin 2007 à 11:42:09
Réponse #12

Diesel


Est ce que l'un de vous à t-il déjà fait face à une vraie situation de survie où votre matériel et vos connaissances ont permit de vous en sortir sans dommages?
Ah, si j'avais connu ce forum plus jeune .....
J'ai eu quelques sortie (en particulier en hiver) très limites. Enfin, ce sont celles qui m'ont le plus marquées en tout cas.
Ce ne sont ni mes connaissances ou mon matériel qui m'ont sauvé par contre.  ::)
si j'avais eu l'un ou l'autre, je n'aurai pas eu le "bonheur" de découvrir quelques année plus tard avec le recul des ans que ce n'était pas une" rando un peu plus galère que d'habitude" mais bien de la survie.
On est con quand on est jeune (mais plein d'énergie, ça sauve quand on est inconscient des risques  ;D).
Chacun a sa propre conception de ce que le terme survie englobe mais il reste un  tronc commun pour tous. Et ce forum est un vecteur de savoir et de prise de conscience extrêmement précieux à plus d'un titre. :love:

Loué soit le manitou et les membres de ce forum pour leurs expertises dans pleins de domaines. :akhbar:



04 juin 2007 à 12:02:03
Réponse #13

James


Un nombre mémorable de fois.

Faut dire que j'ai toujours fait des sports "limite", de l'enduro, a la planche a voile dans les vagues, les regates en voilier, le surf des neiges, le skate longboard sur la route, et j'en passe... Et ca rate pas, t'as beau etre conscient des dangers, un jour tu te rate... En general je m'en sors car, je suis prepare, tetu, inventif, peu impressionable, souvent les trois.

Mais on penetre un domaine plus vaste que la "survie sauvage", ou d'autres regles de securite de base s'appliquent selon les sports et les cas, bien qu'il y ait un tronc commun. Il est evident que faire du feu au firesteel ne sert a rien quand t'as pete ton pied de mat a 500 metres de la cote...

04 juin 2007 à 12:09:03
Réponse #14

DavidManise


Est ce que l'un de vous à t-il déjà fait face à une vraie situation de survie où votre matériel et vos connaissances ont permit de vous en sortir sans dommages?

Bah oui.  Mais pour repondre a ta question ca m'arrive moins souvent maintenant que je suis moins con :)

Le truc c'est qu'il y a toujours une partie du probleme que tu ne controles pas, que tu ne peux pas prevoir, etc.  J'appelle ca le facteur m*rde.  C'est l'inverse du facteur chance.

Les connaissances de survie, c'est clair, servent d'abord et avant tout a eviter les situations de survie.  Quand on sait guerir, on sait aussi prevenir.  Ca vient ensemble, parce qu'on comprend mieux les mecanismes qui generent les emmerdes dans la nature.

Le truc c'est qu'une fois qu'on est conscient des risques, il faut voir comment on a envie de les gerer.  En gros, on doit toujours trouver un compromis entre sa liberte de faire des choses, et sa securite.  Pour moi, la survie c'est un ensemble de techniques et de connaissances qui me permettent une plus grande marge de liberte.  Sachant faire ce que je sais faire et sachant ce que je sais, j'ai la possibilite de sortir un peu plus des sentiers battus sans pour autant me mettre en danger de maniere inacceptable (de mon point de vue).

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

04 juin 2007 à 18:30:54
Réponse #15

lepapat


Moi ce qui m'a fait prendre conscience pour la survie, se fût ma première annèe chez les scouts   ;D.

Premier treck, pas d'équipement prèvus à cette effet  :down: ( sacs à dos, chauss de marche, ect )
                    pas de notion d'orientation ( les autres non plus  :-[:down:
                    pas de bouffe prèvus en cas où on ne rejoins pas le camp  :down:
                    une p*tain de " drache "  >:(, comme on "s'est les faire" dans mon beau pays :down:
                    et la cerise sur le gâteau, perdus dans la "jungle" ardenaise  :down:

L' annèe d'après, je ne connaîssais rien en survie, mais j'avais de l'équipement, de la bouffe dans le sac à dos, des vêtements de pluie,... Bref je m'était prèparer a affronter une situation "pourâve"  ;D

Maintenant, c'est la même chose, je me prèpare en cas où  ;) ( voyages à l'étranger qui fini mal, ect )
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 juin 2007 à 20:03:56
Réponse #16

thorgaal


Le truc c'est qu'il y a toujours une partie du probleme que tu ne controles pas, que tu ne peux pas prevoir, etc.  J'appelle ca le facteur m*rde.  C'est l'inverse du facteur chance.

Encore heureux qu'il y ait le facteur m*rde ! Une randonnée qui se passe sans le moindre problème, pas une goutte d'eau, température idéale, avec des ronces couvertes de mûres, des noisetiers et des chataîgnes fraichement tombées tout le long du chemin, c'est agréable sur le moment, mais ça ne laisse aucun bon souvenir, et ça ne t'apprends rien ; alors que se sortir d'une sitation catastrophique, d'abord c'est édifiant, et puis ça fait des super anecdotes à raconter autour d'un feu de camp  ;), donc moi je dis : Vive l'imprévu! Vive la m*rde!
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

05 juin 2007 à 20:42:02
Réponse #17

Diesel


C'est vrai que les moments foireux que j'ai eu restent parmi les plus forts.
Mais j'ai des souvenir de mers de nuages, de lacs, de lumières, de neige, de glacier, d'animaux, de rencontres etc...   qui n'avait rien de galère et qui sont des souvenirs aussi fort.
Si il faut en baver pour avoir des souvenir à raconter ... Oh cong comme dirait James. :o

Je peux te dire que ma 1ère mer de nuage ou un magnifique lever de soleil rougeoyant sur mes volcans alors qu'il avait neigé pendant la nuit sont beaucoup plus fort émotionnellement que les fois ou je me suis caillé à en perdre mes plombages.
Ce n'ai pas le souvenir de ces nuits qui sont de bons souvenirs mais le fait d'être resté en vie malgré ça.

C'est le fait de ne pas être passé loin d'une catastrophe et de s'en être sorti qui est un bon souvenir, pas le moment vécu. Il ne faut pas confondre les deux. Pas besoin d'être suicidaire ou accro à l'adrénaline. Il n'y a pas forcement besoin de sensation forte pour exister ou sembler vivant. Attention à ce petit coté malsain que certains semblent confondre.

05 juin 2007 à 20:57:49
Réponse #18

Pierrot


Citer
alors que se sortir d'une sitation catastrophique, d'abord c'est édifiant, et puis ça fait des super anecdotes à raconter autour d'un feu de camp 

Le but de ce forum est justement d'éviter de se mettre dans des situations catastrophiques pour justement ne pas avoir à s'en sortir.  ;)


Citer
Mais j'ai des souvenir de mers de nuages, de lacs, de lumières, de neige, de glacier, d'animaux, de rencontres etc...   qui n'avait rien de galère et qui sont des souvenirs aussi fort.

Attention mon pingouin, on devient vite nostalgique.....


05 juin 2007 à 21:14:04
Réponse #19

Diesel


Ce sera sans doute de la nostalgie le jour ou je ne pourrais plus en vivre d'autres Pierrot.
Ce n'est pas encore la cas et même avec un déambulateur, je suis sûr que je pourrais encore m'amuser (surtout si il est en magnésium).  ;D

Ce sont des souvenirs magnifiques, ils n'ont rien de nostalgiques.
Mon seul regret c'est de n'avoir pas pu les partager et de n'avoir que des mots pour les décrire.
J'espère pouvoir en partager quelques autres avec des ami(e)s (en septembre par exemple).  ;)

07 juin 2007 à 07:21:31
Réponse #20

Fredo


Oui une fois, c'était l'effet troupeau, c'était il ya 20 ans mais ca marque :p
j'ai trés longtemps randonné seul donc j'avais tjr le minimum pour passer une nuit même si incomfortable.
La j'arrive en chine pour travailler, et le premier jour je discute avec mon patron en me présentant et découvre que lui aussi est passioné de course de fond.
Il me dit qu'il prépare avec un groupe le marathon de hong kong, mais que ce WE il ont prévus de monter sur le petit sommet pas trés loin de notre camp pour le lever de soleil.
Le " sommet " fait 800m et nous somme au niveau de la mer, l'un d'entre eux a déjà fait la balade en 3h A/R en famille.
Nous partons donc à 4H du mat , je suis équipé d'une vieille paire de paraboot, d'un jean, d'un T shirt et d'un blouson léger en coton, d'une lampe de poche  et l'un de nous porte un sac avec de l'eau.
Il tombe une pluie fine mais on décide de continuer " au cas ou ca ce dégagerait ..."
La pluie augmente la visibilité tombe en dessous de 3m et bien sur on finit par perdre la trace.
On essaye de la retrouver pendant 2-3h avant de commencer à s'inquiéter, mais pour moi ca se gate , semelle en caoutchouc de paraboot + pluie importante sur un sol argileux en pente.... ca glisse...
Bref je commence à me ramasser tte les 5 min.. ca use vite.
Bien sur aucun d'entre nous n'a de boussole, moi je viens d'arriver de france avec 22kg de bagage pour 16 mois , j'avais donc amené 0 affaires de randonnée/sport ,on m'avait dit que je pourrai tout acheter à mon premier WE à Hong kong.
La visibilité n'a plus jamais dépassé 3m ce jour,la pluie n'a pas arreté non plus et lorque que l'on c'est retrouvé perdu dans une forêt de bambous aprés 2-3 heures le groupe se décide à abandonner et essayer de descendre pour retrouver soit la mer soit une route.
Partis à 4H du matin, nous avons retrouvé la civilisation vers 19H après 15H de marche/chutes sans aucun arrêt, au début nous étions pressés et aprés le sol ruisselait de flotte et nous n'étions pas équipé pour supporter les conditions météo sans se réchauffer en bougeant.
J'ai si bien dormi que le décalage horaire a été de suite récupéré.


A postériori voila ce que cela donne de se laisser promener sans se préocuper de rien.
Je ne pouvais pas me procurer une carte détaillé du coin, il n'y en avait pas, ni me balader avec un EDC ( en 89 les étudiants fuyaient par cette province, les controles par l'armée étaient omniprésents et pour donner l'ambiance , l'un des expats a eut des tirs de sommation parcequ'il n'obtempérait pas assez vite, donc sortir un peu de matériel hétéroclite d'une boite et essayer de s'expliquer avec les mains aille aille..).
Mais à minima des vêtements pour supporter la fraicheur d'une nuit dehors nous auraient enleve tout risque.

Fred

nb le seul truc positif de l'affaire, c'est qu'il n'y a eut aucun mouvement d'humeur , aucun reproche, aucune plainte pendant la journée, pour souder un groupe c'est du rapide même si inutilement dangereux.
« Modifié: 07 juin 2007 à 07:33:11 par Fredo »

07 juin 2007 à 09:52:28
Réponse #21

James


C'est vrai que les moments foireux que j'ai eu restent parmi les plus forts.
Mais j'ai des souvenir de mers de nuages, de lacs, de lumières, de neige, de glacier, d'animaux, de rencontres etc...   qui n'avait rien de galère et qui sont des souvenirs aussi fort.
Si il faut en baver pour avoir des souvenir à raconter ... Oh cong comme dirait James. :o
....

C'est le fait de ne pas être passé loin d'une catastrophe et de s'en être sorti qui est un bon souvenir, pas le moment vécu. Il ne faut pas confondre les deux. Pas besoin d'être suicidaire ou accro à l'adrénaline. Il n'y a pas forcement besoin de sensation forte pour exister ou sembler vivant. Attention à ce petit coté malsain que certains semblent confondre.


Euh, sur, faut pas deconner, Le plus sympa c'est quand ca se passe bien, mais les mauvaises experiences ne font pas forcement de mauvais souvenirs...

07 juin 2007 à 10:02:06
Réponse #22

Diesel


Euh, sur, faut pas deconner, Le plus sympa c'est quand ca se passe bien, mais les mauvaises experiences ne font pas forcement de mauvais souvenirs...
Après coup non.  ;)
C'est ce que me disait justement mon ex au téléphone, il y a deux jour.  ;D

 


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