Chacun a bien le droit imprescriptible de se foutre de tout ce qui ne le touche pas directement. Juste pour être cohérent il ne faut pas faire semblant de s'y intéresser, et ne pas discourir sur l'attitude des autres quand on fait comme eux.
jiluc. 
C'est le genre de phrase qui me plait énormément : Pas d'hypocrisie.
Je vais vous raconter une petite histoire qui résume assez bien ce que peut devenir l'aide, mais pas seulement internationale.
C'est un oisillon qui tombe de son nid, sur le chemin glacé il a froid et se met à faire cuicui à tous va pour que quelqu'un le sorte de ce mauvais pas.
Une vache qui passe par là, l'entend et comprend très vite sa détresse. Elle réfléchit quelques minutes avant de prendre la décision de lui lâcher une bouse sur la tête, au moins il aura chaud.
La bouse s'étale sur le petit oisillon, qui en ressort la tête et se met à lancer des cuicui de bonheur dans l'air froid.
Un renard passe par là, entend le petit oisillon, s'approche, le sort délicatement de la gangue de m*rde, l'essuie tout aussi délicatement et avec encore plus de délicatesse, en fait son repas.
La moralité de cette histoire est simple, ce qui te fout dans la m*rde ne le fait pas forcément pour ton mal et ce qui t'en sort, même avec délicatesse, n'est pas forcément pétri des meilleurs intentions à ton égard.
est-ce que l'aide internationale est un droit ? les Haitiens attendent cette aide, l'exigent même .
Ce n'est pas vrai en Haïti, c'est vrai partout.
Depuis le temps que nous offrons de l'aide aux autres pays, et depuis que nous montons des projets à long terme, et bla bla bla. Et bien rien ne change, ils sont toujours dans la mélasse et attendent gentillement que nous arrivions avec un camion plein de bouffe.
Des réflexions sont menées presque chaque jour pour essayer de trouver des solutions, entre autre n'apporter de l'aide que pour la réalisation de projets locaux.
Facile en deux lignes sur l'écran, mais très ardue dans la réalité, confronté à la culture et aux tabous des sociétés en demande, sans compter sur la corruption.
Mais c'est encore pire de ne rien faire, je crois.
J'aimerai en être sur, mais les retours que nous avons des personnels sur place ainsi que les différentes analyses des années passées ne nous donnent malheureusement pas confirmation de cet état de fait.
Voilà, quelques pistes de réflexion à mettre en parallèle avec les vôtres.
Vagabond