Salut,

Nous avons eu quelques discussions sur les accidents récents en Corse. Il ne faut pas se tromper....des galères (plus ou moins volontaires) il en arrive tout les jours....
Ce qui décide d'une issue fatale, c'est souvent la conjonction de plusieurs facteurs, plus ou moins indépendants, qui transforment une galère en accident...
J'ai trouvé pour vous une perle dans un site riche d'enseignement

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Auteur: David (

)
Date: 16 jun 2004 19:10
Dans le même style y'a qq années:
fin décembre, on monte avec un copain au refuge du Balaïtous (3h de montée) mais un peu tard. Evidemment on se fait prendre par la nuit et la neige 300m sous le refuge (au parking c'était de la pluie)
C'est plus ou moins skiable à partir de ce moment mais comme on n'y voie qu'à 1m maxi à cause du vent on continue à pied...
2h plus tard, on tourne en rond à l'altitude du refuge (non gardé). On comprend plus rien (super les cartes espagnoles dans le genre: faut y aller au pif) et vers 23h, après que ma frontale soit tombée en rade pile gelée (elle remarchera dans la voiture), on trouve un joli pin à crochet et on dors là en essayant de faire un mur avec de la poudreuse. Heureusement on avait des sacs de couchage (pas de couvertures dans les refuges pyrénéens) & un réchaud qui a gelé aussi pour être en harmonie avec l'environnement.
Nuit bien bien glaciale, le lendemain je me réveille (enfin c'est plutôt l'action de sortir du sac) sous une petite congère => je suis plein de neige & mes fringues sont dures comme du bois, je regarde dehors (c'est facile) la neige a fini de tomber chouette, et et le refuge est à 20m à peine m.....
On est tellement dégouté et crevé de la nuit qu'on redescend skis sur le dos. En passant, j'oublierai 2-3 affaires au parking histoire de dire que c'était une belle journée L'aspect positif c'est que j'ai perdu 5kg cette nuit là c'est mieux que weight-watcher!!http://www.skirando.ch/forums/read.php?f=6&i=22961&t=22729Plusieurs erreurs :

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Transposition de l'expérience passée (alpes) au contexte pyrénéen (Le vrai gros piège pour les "hommes d'expériences" ):
- Les cartes espagnoles sont spéciales (

) et les refuges des pyrénées, ce n'est pas l'hôtel

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-Ici on évite le pire, ils ont des sacs de couchage, et un réchaud
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Inexpérience/ Matos inadapté: -Les frontales ont des piles gelées : soit il faut prendre des frontales avec des accus déportés dans un sac isotherme. Soit il faut des piles lithium. Soit on met la frontale sous la cagoule de la veste !
-Le réchaud est soit inadapté (butane) soit non protégé du froid (cartouche au contact de la neige), soit son usage n'est pas maitrisé....
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Manque d'anticipation : Absence de tente ou tarp vraisemblablement, sursac ?
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L'eau ? (il y un post surréaliste sur le site : trois jours sans eau ! : Il y a des dingues qui font de la montagne sans réchauds en hiver pendant trois jours et qui comptent sur les ruisseaux !)
Facteur Chance Emporté :

La nuit il ne pleut pas, le lendemain il fait beau semble-t-il, personne n'est blessé par une entorse ou même une bonne grosse tendinite, la gourde ne s'est pas renversée dans le sac à la montée, les skieurs sont tiptop forme....etc
Tout fini bien !!!!

did,