Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: construction abris et réglementations  (Lu 5710 fois)

28 décembre 2009 à 20:36:16
Lu 5710 fois

camoléon


bonjour,

Je me demandais s'il existait une loi réglementant la construction en foret d'abris, type tippie ou autre, c'est à dire d'abris "légers", avec les moyens trouvé sur place (branches mortes, lianes...)? Est ce que c'est à rapprocher de la loi sur le bivouac?

Beaucoup de temps passé et des abris retrouvé démontés et éparpillés au sol, plus que l'œuvre de "vandales" plutôt celle de gardes?   
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

29 décembre 2009 à 10:07:35
Réponse #1

camoléon


en fait, j'avais en tête votre post, dans le même groupe, sur le bivouac, mais ce sont les réglements sur les forêts domaniales qui s'appliqueraient peut être le plus. Je me demandais si, d'une maniére générale, la construction d'abris légers en branchages était autorisées dans nos forets françaises.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

29 décembre 2009 à 11:06:47
Réponse #2

Wapiti


Bonjour

L'établissement d'abris par entassement ou empilement de branches ne sont pas des constructions à proprement parler puisque non maçonnées ni vraiment menuisées (assemblages par mi-bois).

Ça peut être solide, mais ça n'est qu'un tas de bois agencé d'une certaine manière, il pourrira naturellement sur place, le bois n'étant pas traité ou revêtu (peinture, verni, etc.).

Comme il n'y a pas prélèvement (glanage), mais seulement déplacement de bois mort et qu'il reste dans la surface boisée, il n'y a aucune contravention aux règlements privés ou des eaux et forêts.

La seule chose qui éventuellement peut être reprochée c'est l'usage de liens imputrescibles (cordages synthétiques), des clous ou des bâches plastiques restant à demeure. L'abattage en sève même de perches est interdit. Le prélèvement de rameaux couverts de feuilles vertes est en principe lui aussi interdit : certaines espèces sont rares.

Bien sûr, si on se sert sur un stère, on se fait taper sur les doigts, si on est pris en flagrant délit.

À +

« Modifié: 29 décembre 2009 à 12:28:23 par Wapiti »

29 décembre 2009 à 12:17:11
Réponse #3

camoléon


ok, merci!
Donc,pas d'amende pour ce genre d'empilement et, sur le principe, rien ne justifie la destruction de ces abris par une autorité. Ou à la limite, pour la sécurité des promeneurs (abris qui s'écroule sur une personne, proprio responsable)?
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

29 décembre 2009 à 12:26:38
Réponse #4

Wapiti



29 décembre 2009 à 17:20:21
Réponse #5

Nävis


Il me semble qu'en France l'accès aux forêts n'est pas libre. Il y a soit un propriétaire privé, soit un propriétaire étatique.
Si l'accès est toléré (et ce n'est pas toujours le cas), le propriétaire est en droit de décider ce qu'il ne veut pas voir sur son terrain. Pas besoin d'arguties constructo-techniques!

Concernant la responsabilité civile du propriétaire, cela concerne (selon le code forestier je crois) les dégâts que ses arbres pourraient causer au routes et voies de chemin de fer. Pas aux promeneurs qui se ramasseraient un tas de bois écroulé sur la figure. Il y avait eu beaucoup de discussion à ce sujet après les tempêtes d'il y a quelques Noëls.

Quand au ramassage ou à la récolte de quoique ce soit, vivant ou mort, il relève de ce qui s'appelle le droit d'usage, également réglementé par le code forestier. La situation peut ainsi varier entre deux bouts de ce qui paraît être la même forêt pour le promeneur.

Concernant la construction d'un abri, à moins d'être sur son propre terrain, il est judicieux de faire en sorte de ne laisser aucune trace de son passage.
Le bivouac est parfois toléré dans certains lieu (parc naturels), mais avec des restrictions. Ce n'est pas un "droit".

29 décembre 2009 à 19:37:18
Réponse #6

Wapiti


Les forêts domaniales sont libres d'accès au public à l'exception des parcelles en culture. En cas de chutes possibles d'arbre, y pénétrer peut être interdit par sécurité.

Déplacer un tronc mort pour en faire un siège afin de ne pas se mouiller les fesses n'est pas interdit. Sinon dans ces conditions pourquoi autoriser d'y entrer : le promeneur soulève de la terre en marchant et ainsi dérange une micro faune, il fait toujours du bruit (100 % des cas, l'homme étant aussi discret qu'un cheval au galop), tout les animaux sont effrayés.

Habitant en lisière de la forêt de Saint Germain-en-Laye, les cabanes des gamins y sont nombreuses, à ma connaissance, elles ne furent jamais interdites.

Les seules interdictions sont les prélèvements (pour emporter) de toutes natures, malgré une certaine tolérance, et d'y faire du feu. Voir à ce sujet le feu dans cette sous-rubrique.

Ceux qui auraient les textes de loi concernant les huttes et cabanes seront gentils de nous en faire profiter.

N'étant plus des enfants, il va de soi que nous ne devons pas laisser de traces de notre passage.

À +
« Modifié: 29 décembre 2009 à 19:43:57 par Wapiti »

29 décembre 2009 à 19:56:22
Réponse #7

camoléon


Citer
Habitant en lisière de la forêt de Saint Germain-en-Laye, les cabanes des gamins y sont nombreuses, à ma connaissance, elles ne furent jamais interdites.

ça me fait penser que dans mon coin (93), la mise en place de tente, même si ce n'est que pour un très court moment, est interdite, à l'exception des tentes d'enfants. Une bonne excuse pour emmener ses gamins en forêts! ;#

jolie forêt que celle de St Germain en Laye, j'ai habité dans le coin pendant mon adolescence et j'en garde de bons souvenirs.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //