La question du feu de foret est, ecologiquement, une question de frequence, due a l'humain. Apres le feu, ca repousse toujours, apres le caterpilar et l'homme par contre...
Oui, c'est plutôt pour ça que le feu a mauvaise image en France (et encore, surtout en Provence) , car c'est un substitut économique au Caterpillar : pour déboiser à peu de frais pour contruire ou faire un golf... enfin, ça c'était jusque dans les années 70/80 , avant que ne soient déclarés inconstructibles les terrains incendiés.
Le problème c'est pas tant à l'origine le feu en lui même, c'est plutôt le nombre d'incendies (volontaires) et le fait que bon, en prennant l'exemple autour de Marseille, on en est à compter sur les doigts d'une main les "massifs forestiers" qui comptent encore des arbres sur pied et à se dire "pourvu que celui-ci n'y passe pas cette année sinon y aura vraiment plus rien"... ça c'est pas le cycle de la nature
Car depuis que je suis né, je n'ai tjrs pas vu repousser quoi que ce soit sur les zones brûlées (ne pas oublier la fantastique érosion des sols qd y a plus de végétation, surtout à des endroits où le sol n'est en fait que qques cm de terre sur une dalle calcaire...)
Le problême là c'est que justement la "forêt" n'atteint plus son climax depuis longtemps... le climax méditerranén c'est du chêne vert et son cortège floristique de feuillus, ce n'est en aucun cas ces p#*¿ns de pins d'Alep ou le chêne kermes omniprésent...
Ensuite (ça me fait revenir mes cours "d'écologie du paysage"

) il faut voir que les changements ruraux et péri-urbains que sont la rurbanisation (les urbains qui vont vivre en proche périphérie) et l'abandon des pratiques agricoles font que d'une part on construit proche des arbres et d'autre part la végétation gagne vers les habitations (les champs abandonnés se boisent avec le temps) et donc tout incendie devient dramatique et dangereux... on n'est pas dans le cas de la taïga avec 0,00001 habitant à l'hectare...
Voilà pour expliquer la vision du feu des méridionaux (en Savoie j'ai été témoin d'un feu de forêt mais les gens ne s'en faisaient pas : trop d'arbres pour que ça ait une quelconque conséquence et trop humide pour que ça soit étendu...)
Ce qui est triste c'est que des écosystèmes sont en train de se faire bouffer par les arbres dans certains coins où il y a peu d'incendies (ou pas encore je dirais, par manque d'arbres assez gros et contigus) comme le Larzac où les vaches subventionnées ne remplaceront jamais la brebis pluri-millénaire et laissent le milieu se refermer (c'est bien la peine de réintroduire le vautour pour le laisser s'affamer par la suite

) et que proposer des solutions comme écobuage ou feux maîtrisés sont impossibles auprès des populations (y aurait aussi une faute à incomber aux médias qui attisent tout ça, ça fait des infos dramatiques à dire l'été en période creuse...

)
Bref, sujet bien compliqué que celui du feu...