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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: impression climatique, très subjective et discutable, mais impression quand même  (Lu 3799 fois)

17 décembre 2009 à 11:00:55
Lu 3799 fois

lambda


Salut les amis...  :)

Je me posais une question ce matin...

C'est juste un ressenti, une impression, hein?, rien de fondé scientifiquement ou ne serait ce que par une lecture de statistique quelconque...

j ai l impression (du moins ici en hollande) qu on a des hivers plus froids, plus réalistes... je m explique...
L année dernière, on a eu pour l hiver 2008-2009, la première fois depuis bien des années (3 ans pour mois et bien plus pour les locaux), les canaux d un parc naturel et historique (ecomusée) gelés en masse, et permettant de faire du patin à glace, activité au combine traditionnelle pour les hollandais.

ils ont donc dépoussiérés leurs patins dormant dans les armoires depuis des années, et roulez jeunesse...

Cette année, on a aussi des neiges assez "précoces"  ::) et des débuts de temps froids sympas (-7°C il y a 2 jours, au bord de La Haye)...

l'été cette année a été aussi franc du collier, et "normal"...

enfin bon, depuis 2 ans, j ai l impression que ca redevient un peu plus "normal" et marqué côté saison.

Comme je suis un grand rêveur et au final assez optimiste, je me dis... pareil, le climat se "retape..."??

enfin comme je vous le disais, ca reste une impression hautement subjective et surement sur une trop courte période pour signifier quelque chose...

et de par chez vous, qu est ce que vous constatez depuis 2 ou 3 ans?

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

17 décembre 2009 à 11:05:45
Réponse #1

Pierr


Je pense effectivement qu'il s'agit de cycles trop courts. On doit avoir une combinaison de cycles courts (décennie), moyens (siècle) et longs (glaciations ...)

17 décembre 2009 à 11:09:46
Réponse #2

DavidManise


Cette année, ici, complètement l'inverse.  C'est n'importe quoi.  On n'a pas eu trop chaud avant août (pas de grosses pointes de chaleur avant ça, 25-27 la journée alors que d'habitude on se paye des 30-35 de moyenne en juillet)...  et on était en t-shirts jusqu'il y a une semaine ou deux, sauf quelques épisodes de mauvais temps passagers.  Bref c'est comme si les saisons avaient pris un gros mois de retard...  ou comme si le gulf stream était descendu un peu...  :'(

Faut un échantillon de données plus grand.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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17 décembre 2009 à 11:17:25
Réponse #3

Chris-C


Citer
et de par chez vous, qu est ce que vous constatez depuis 2 ou 3 ans?

yes , l'hiver dernier à été un "vrai" hiver, cet automne à été un vrai "automne", mais en même temps
paf sur une semaine les T° font n'importe quoi.
Sur des périodes de 2 à 3 jours on passe du vent du Sud et des T° en hausse, la pluie et le lendemain Mistral (vent du Nord)
qui séche tout et fait chuter les T°.

Dans le Sud de la France les T° on été correcte jusqu'à fin Novembre, c'est à dire douce, par contre en Septembre on c'est tapé
une semaine de froid intense avec gelée nocturne un truc de fou. Je me souviens de vacanciers Allemands venus profité de L'été indien
provençale, gratté les par-brises de la voiture le matin et raccourcir sérieux leurs vacances.

La les T° on chuté depuis la 1ère semaine de Décembre.

Je trouve que même si les saisons ont l'air plus "normales" le passage de l'une à l'autre est brutal et chaotique.

a+


17 décembre 2009 à 11:20:36
Réponse #4

lambda


J en suis bien conscient, que c'est vraiment trop court pour se faire une idée un tant soi peu fiable...
Mais même si ca reste "accidentel" ou "évènementiel", c'est toujours ca de pris pour moi, et ca fait me plaisir quand même...  :)
Je vous l ai dit, rien de scientifique ou véritablement rationnel là dedans...

un pur "feu de camp" quoi...  :-[

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

17 décembre 2009 à 12:00:43
Réponse #5

lepapat


Et bien à l' instant même, il neige à Tournai  :love:. Ce là fait seulement 2 ans qu' on revois de la neige  :love:. Je me rappelle qu' il y a 3 ans, on ( SPW, anc MET ) n' avais quasis pas dû jeter de sel sur les routes en hiver, ce qui n' était pas normal d' après mes collègues.

Maintenant il ne faut pas tiré des conclusions active sur le climat, faudra bien une 10 années pour ce faire une idée valable  :)

Par contre, profitons de la neiges  :love:
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


17 décembre 2009 à 12:23:47
Réponse #6

** Mathieu **




une piste peut-être aussi, avec le nouveau cycle solaire qui n'en finit pas de ne pas démarrer : alors démarre ou démarre pas ?

Citation de: lefigaro.fr
Les chercheurs du domaine se grattent la tête. Ils voudraient bien comprendre ce qu'il se passe. Mais ils ne sont pas d'accord. Ils se divisent, se déchirent, se parlent, rediscutent, échangent leurs arguments, examinent leurs données… Réfléchissent ensemble. Pourquoi le Soleil joue-t-il la Belle au bois dormant ? Nul besoin d'insister sur le rôle de notre étoile. Sa lumière est la vie. Sa constance est notre survie. Si sa chaleur est parfois un fardeau, son absence est un fléau. Il a beau être d'une parfaite égalité d'humeur, il nous donne aujourd'hui quelques sueurs froides. Car le Soleil semble bizarrement indolent. Sa belle mécanique donne l'impression d'avoir, ces temps-ci, des ratés.

Notre Soleil est l'une des 200 milliards d'étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Il y a des étoiles rouges, des blanc-bleu, des jaunes, couleurs qui reflètent leur température de surface. Notre Soleil est de type G, une catégorie intermédiaire dans la dizaine de types d'étoiles définie par les astronomes. Il est âgé de 4,5 milliards d'années, ce qui correspond environ à la moitié de sa vie. Il est 110 fois plus gros que la Terre, avec un poids 330 000 fois supérieur et une gravité en surface 28 fois plus importante que la nôtre.

Il est composé à 90 % d'hydrogène, les 10 % restants étant de l'hélium. La température de son noyau est de 15 millions de degrés et d'un peu moins de 6 000 degrés en surface. Des réactions de fusion nucléaire ont lieu à l'intérieur de l'astre du jour, les noyaux d'hydrogène fusionnant pour donner de l'hélium en dégageant de l'énergie qui se dissipe sous forme de chaleur et de rayonnement, dont la lumière visible. Dans ce haut-fourneau stellaire, près de 610 millions de tonnes d'hydrogène sont brûlées chaque seconde. Ce qui revient à dire que le Soleil perd 100 millions de tonnes de sa masse chaque seconde.

Toute cette activité nucléaire produit des courants électriques et surtout des champs magnétiques très importants. Et comme la densité moyenne du Soleil est à peu de chose près celle de l'eau, il y a d'importants courants de matière qui se forment. Ce qui fait par exemple que sa rotation n'est pas la même à l'équateur (25 jours) qu'aux pôles (31 jours).

Et sans que l'on sache très bien pourquoi, le Soleil a un cœur qui bat. Ou une respiration. Tout comme notre poitrine se gonfle à l'inspiration, la taille du Soleil varie légèrement, reflétant ainsi son activité. Autre signe de son «dynamisme», tout comme des taches rouges peuvent apparaître sur nos joues lors d'un effort physique, le Soleil se «couvre» de taches sombres lorsqu'il se «remue».

Déjà treize ans de «repos»


C'est un astronome amateur allemand, Heinrich Schwabe, qui en 1825 commença à compter systématiquement les taches solaires. Il réussit à établir qu'il existait une «respiration» solaire tous les onze ans. En fait, il faudrait parler de cycle de vingt-deux ans puisque le Soleil revient au même état, après une inspiration et une expiration, tous les vingt-deux ans. Mais la «cardiologie» stellaire a ses raisons que la raison humaine ne comprend pas. Les cycles ne sont pas si réguliers que cela et ne se ressemblent pas.

Ainsi, nous sommes actuellement dans un cycle de «repos» qui dure depuis treize ans. Le plus court jamais reconstitué a duré neuf ans et le plus long quatorze. Si l'on excepte une période d'inactivité solaire qui aurait duré soixante-dix ans au XVIIe siècle et qui aurait provoqué le mini-âge glaciaire. Mais pour l'instant, le Soleil ne montre toujours aucun signe de reprise d'activité. Les experts se penchent depuis plusieurs années sur ce problème. Ils avaient pronostiqué un réveil solaire en 2007, puis en 2008. Raté. L'an passé, le Soleil est resté sans aucune tache pendant 266 jours. Pour trouver «mieux», il faut remonter à 1913. Quelques signes leur font aujourd'hui penser que le réveil pourrait être pour cette année. Avec une montée en puissance rapide pour un maximum en mai 2013.

Les conséquences peuvent être de divers ordres en fonction de l'intensité de l'activité solaire retrouvée. Du côté positif, une multiplication des impressionnantes aurores boréales. D'un côté plus sombre, des tempêtes magnétiques pouvant affecter les liaisons satellites, les ondes radio ou les circuits électroniques.

Et il y a la grande question de l'influence des variations de l'activité solaire sur notre climat. Pourtant, la différence d'énergie reçue par la Terre quand le Soleil est plus ou moins actif est très faible : ce n'est pas comme si l'on passait des codes aux pleins phares. Mais cela suffit peut-être à provoquer des variations climatiques importantes. La faible activité solaire constitue de ce point de vue une bonne nouvelle. Elle ne renforce pas le réchauffement climatique en cours.

Source : www.lefigaro.fr/sciences/2009/06/10/01008-20090610ARTFIG00354-pourquoi-le-soleil-est-il-en-panne-.php

et aussi : http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p750/articles/a406027-pourquoi_le_soleil_a_des_rat%C3%A9s.html






17 décembre 2009 à 12:32:49
Réponse #7

jeanluc


on observe depuis quelques années des choses bizarres au niveau de la reproduction de truites:fin Août des poissons dont les gonades sont soit-quasi prêtes à la reproduction,soit "seches" comme si elles allaient être steriles(truites sauvages et adultes ,je precise!)
Quand on sait que des variations infimes des temperatures des eaux influent sur la reproduction.... :'(

17 décembre 2009 à 12:34:15
Réponse #8

Maximil


Ne nous dirigeons pas nous en France vers un climat continental ? je connais mal ces définitions.
Ce qui est sûr: les 4 saisons n'existent plus que dans les images d'Epinal ou chez Vivaldi. On a du temperé, du très chaud, du très froid mais sans continuité progressive (du t-shirt à l'anorak en 4 jours) et vraiment prévisible avec des chaleurs de plus en plus importantes et longues, des hivers plus doux mais avec des périodes courtes plus froides et des tempêtes et précipitations plus violentes, plus longues et plus nombreuses.
Un mix entre continental et tropical en fait.

Quand j'étais petit, toute zone géographique mise à part, il était normal de faire des batailles de neige en hiver, normal d'avoir un peu chaud en été, anormal d'avoir un orage en hiver, et nous n'étions pas en t-shirt jusqu'à fin octobre. Tout se dérègle ma p'tit'dame !
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

17 décembre 2009 à 13:03:56
Réponse #9

Wapiti


Bonjour.

Si les capitaines de navires étaient tenus de noter les événements météorologiques importants (obligatoire depuis le XVIIIe siècles). Le premier service météorologique fut créé par la Grande-Bretagne le 3 avril 1850. Le citoyen des États-Unis Mathieu Fontaine MAURY (14 janvier 1806–1er février 1873), réunit le premier congrès international de météorologie à Bruxelles le 23 août 1853. En France, le service fut créé le 17 février 1855 à l'instigation d'Urbain Le Verrier (11 mars 1811–23 septembre 1877), après le désastre causé par la tempête du 13 novembre 1854 à la flotte combinée franco-anglo-turque de la mer Noire, au début du siège de Sébastopol où de nombreux navires furent détruits ou endommagés.

[Renseignements tirés de mon dictionnaire marin (à paraître).]

Ce qui fait que l'observation rigoureuse, la collecte sérieuse et l'interprétation scientifique des phénomènes atmosphériques (météores) n'ont qu'un peu plus d'un siècle et demi. Au-delà, on se base sur les chroniques du temps (avec les exagérations coutumières) et la lecture de carottes de glaces avec une précision (je crois) d'une décennie pour les périodes les plus récentes. Les météorologues s'accordent pour dire que leur discipline n'est pas une science exacte, mais qu'elle s'affine de plus en plus. Et, trop de facteurs externes (éruptions volcaniques par exemple) influent sur les systèmes climatiques.

Les observations à l'échelle d'une vie humaine sont sans communes mesures avec le climat de notre planète, toute interprétation hâtive à caractère alarmiste, voire catastrophique, est à considérer avec circonspection. La peur rend docile : certains en vendent à longueur d'années pour mieux nous contrôler.

Ce qui est dit n'est ni faux ni vrai, tant que ce n'est pas vérifié sur plusieurs siècles (nous ne serons plus là pour l'infirmer ou le confirmer) : le Groenland ne s'appelle pas « Terre verte » pour rien, quand le Norvégien Érik le Rouge y aborda en 982, le climat était plus chaud.

Ne nous précipitons pas vers ce qui nous arrange ou nous déplaît, en disant c'est la faute ou c'est grâce à…, gardons notre calme.

Mon centime de francs.

À +



 

17 décembre 2009 à 13:09:07
Réponse #10

raphael


ma contribution :
j'habite depuis 1982 dans le tarn et garonne , les premières années les automnes étaient pluvieux voir très pluvieux. Je m'en souviens bien car j'allais a pied au lycée  ;# et progressivement il a plut de moins en moins pendant cette période de l'année , j'allais a pied a l'université  ;#

Maintenant que j'ai un petit jardin , je constate qu'il pleut encore moins car la terre est sèche a en devenir de la poussière même en novembre.
Se connaitre et s'accepter


17 décembre 2009 à 14:05:20
Réponse #11

mad


La subjectivité des impressions personnelles en matière de météo et de changement climatique est bien connue : quelques années sans neige, et une chute comme celle d'aujourd'hui prend tout de suite plus de place.
Ce qui "fait sens", ce sont les relevés météo sur une grille complète, et en continu. Là, l'existence d'un réchauffement ne fait plus de doute.
Et il s'accompagne d'une variabilité accrue : augmentation de la fréquence d'évènements extrêmes etc...
Par exemple, il est de plus en plus difficile de prévoir une fenêtre sans cyclone pour un truc aussi banal qu'une transat à la voile  :( ...

17 décembre 2009 à 14:53:59
Réponse #12

lepapat


John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


17 décembre 2009 à 18:21:00
Réponse #13

Aerazur


 :)..de mon coté, celà fait 40 ans que les plus de 40 ans répètent aux plus jeunes, qui n'y connaissent rien, qu" il n'y a plus de saison".

18 décembre 2009 à 09:51:46
Réponse #14

FAb


Salut,

Juste une pierre à l'édifice... une des conséquence du réchauffement climatique pourrait être une vague de froid sur l'Europe... et une augmentation des contrastes thermiques.
Une théorie part du principe que si les glaces du pôle fondent, elles pourraient entrainer un courant marin d'eau froide qui interromprait le gulf stream qui joue le rôle de régulateur thermique pour l'Europe de l'ouest. Si on regarde la latitude de New York et celle et de la France, si on compare leur climat surtout l'hivers, y a pas photo.

FAb

18 décembre 2009 à 10:21:00
Réponse #15

Wapiti


Bonjour FAB.

Là tu parles de la perturbation des courants thermohalins et de la circulation thermohaline provoquant eux-mêmes une perturbation climatique. Il est bon de donner quelques précisions pour comprendre l'informations.

[Textes tirés de mon dictionnaire marin (à paraître).]

Formation d'eaux profondes : phénomène se produisant à deux endroits dans le monde :
— dans la mer de Norvège et la mer du Labrador (au Sud-ouest et au Sud-est de Groenland)
— dans la mer de Wedell (prés de l'Antarctique, au Sud de l'océan Atlantique).
   Les eaux superficielles se chargent en sel, en partie à cause de l’évaporation (bien qu'une partie des pluies d’eau douce retombe dans l’océan, une autre partie atterrit sur les continents) et en partie du fait que l’eau de mer gèle pour former la banquise et expulse son sel vers les eaux situées juste au-dessous de la glace des pôles et du Groenland ; elles deviennent aussi plus froides (car la température est beaucoup plus froide dans ces parties de la terre). L’augmentation de la salinité et la baisse de température rendent les eaux plus denses : elles plongent vers les profondeurs et deviennent des eaux profondes. Ce phénomène active les courants de profondeur et influe sur la circulation océanique globale.

Courants marins.
On peut voir sur un planisphère où figurent les principaux courants marins, qu’ils coulent le long de l'équateur en sens inverse de la rotation terrestre. Ceci semble dû à la différence de vitesse de déplacement en surface entre l'extérieur de la couronne de révolution égale au diamètre de la Terre et la couronne intérieure. En surface cette vitesse est d’environ 9 km/h supérieure, à celle du fond, toujours dans le même sens et par inertie crée les courants marins des profondeurs océaniques.
   Les courants marins viennent buter sur les terres et dévient le long des côtes vers les pôles, à contre sens, se refroidissent, puis redescendent vers l'équateur. La boucle est ainsi constituée. Dans l’hémisphère nord et l’océan Atlantique, les courants comme le Gulf-Stream se déroulent d’est en ouest autour de la mer des Sargasses. Celui-ci refroidit au voisinage de l’océan Arctique et plonge dans les profondeurs.

Courants de profondeur.
Ces courants sont basés sur des différences de température et de salinité entre les diverses couches de l’océan : l’eau froide est plus dense que l’eau chaude, l’eau salée l’est plus que l’eau douce. Son eau étant plus dense, le courant marin plonge vers les profondeurs de l’océan. Les plus profondes portent le nom de courant thermohalins et les moins profonds celui de circulation thermohaline. Les eaux chaudes de surface, plus chargées en sel à cause de l’évaporation, sont plus denses. En hiver, lors de la formation de la glace de banquise, le sel en est expulsé et alourdit davantage l’eau non gelée, elle devient si dense qu’elle plonge vers les profondeurs. Les courants de surface et les courants profonds ainsi formés se trouvent interconnectés.
   L’expression de « tapis roulant » (conveyor belt) décrit ce transport d’eau profonde de l’Atlantique vers le Pacifique et son retour en surface. L’océan joue un rôle essentiel pour la régulation du climat de la planète en assurant un transport de chaleur de l'équateur vers les pôles aussi important que l'atmosphère. Grâce à la capacité thermique de l’eau, l’océan est un énorme réservoir de chaleur. Son inertie thermique étant beaucoup plus importante que celle de l'air, il tempère les changements thermiques saisonniers des masses d’air, qui sans elle seraient beaucoup plus importants. Ainsi les courants chauds de surface réchauffent le climat d'une région. À l’inverse, les eaux froides remontant en surface modèrent la température des eaux des régions équatoriales. Cependant cette circulation reste mal connue car difficile à mesurer directement.

Circulation thermohaline. Circulation à grande échelle dans l’océan mondial liée à la température et à la salinité des masses d'eau. Les eaux, refroidies et salées plongent aux hautes latitudes (au large de la Norvège et du Groenland et dans la mer de Wedell). Elles sont réchauffées dans les Tropiques, et remontent alors à la surface, où elles se refroidissent, et ainsi de suite. On estime qu'une molécule d'eau fait le circuit entier en environ 1 000 ans.
Moteurs de la circulation thermohaline. Il existe deux moteurs à l’origine de cette circulation.
1. Des différences de température : l’eau de mer est d’autant plus dense que sa température est basse.
2. Des différences de salinité (concentration de l’eau en sels). Plus une eau contient de sel, plus elle est dense.
   Dans les régions polaires (océan arctique et mer de Weddell), l’eau de mer froide, donc dense, se transforme en glace, le sel en est alors rejeté (la glace n’en contient pas ou peu) et enrichit l’eau liquide en sel, ce qui la rend encore plus dense et elle plonge vers les fonds marins. En l’absence de source d’eau dense dans le Pacifique, l’eau de fond remonte progressivement grâce à une diminution progressive de sa densité.

Courant thermohalin : courant généré par les différences de température et de salinité des masses d’eau.

Circulation thermocline. Dans la structure verticale de l’océan, zone à fort gradient thermique : au-dessus de la thermocline se trouve la couche d’eau chaude soumise à l’influence de l’atmosphère. La profondeur de la thermocline dépend des régions, des saisons et de la circulation atmosphérique. La zone thermocline désigne donc les courants superficiels, ex. : le Gulf Stream.
Thermocline. Limite entre les eaux profondes, froides et les eaux de surface, plus chaudes. Dans cette zone, on observe de grandes variations de température en fonction de la profondeur. Au contraire, les eaux de surface, toujours en mouvement, et les eaux profondes, sans source de chaleur, ont une température assez homogène.
La thermocline est une couche de transition thermique rapide entre les eaux superficielles et les eaux profondes. En effet, dans les mers et océans, presque tous les rayons du soleil frappant la surface sont absorbés par la couche d’eau superficielle qui ainsi se réchauffe. Le vent et les vagues font circuler cette eau, distribuant la chaleur de manière à peu près uniforme sur les premières dizaines de mètres de profondeur. Au-dessous de cette couche, la temperature chute très rapidement, d'environ 20 °C. C'est la fine couche de transition entre les deux que l’on appelle thermocline. Sous la thermocline, la temperature continue de chuter avec la profondeur mais de manière beaucoup moins prononcée. Dans les océans, 90 % de l’eau se situe au-dessous de cette thermocline à une température comprise entre 0 et 3 °C. Les plongeurs peuvent observer, surtout en été, une thermocline de quelques degrés dans les premiers mètres d'eau. Les vents n’ont plus d’influence après 800 m de profondeur, et ne peuvent générer les circulations océaniques profondes.   
   En lac et en étang existe aussi une thermocline, différente de celle de la mer. En effet, on observe, deux fois par an, une inversion de couche entre niveau profond et niveau superficiel. Des micros-courants font couler la couche superficielle au printemps et au début de l’hiver, permettant la survie des poissons près du fond (eau plus fraiche et mieux oxygénée en été, et plus tempérée en hiver).

C'est la faute à… mais il faut expliquer pourquoi ?

Mon centime de franc.

À +

 


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